Bonjour mes petits visons !
RaR du chapitre précédent :
ShadowVSlight (sur le 1er bonus) : Je ne cherche pas spécialement le succès, j'aime juste écrire des histoires, je les publie pour faire plaisir aux autres ! Si ça marche, je suis contente. Et les reviews ne sont qu'un bonus merveilleux à ça ;) Donc merci du fond du coeur !
Ce texte se situe lors du 2e épisode de la saison 3, après la soirée chez Lorenzo Rey. Mineurs, s'abstenir de nouveau, hééhé x) (mais plus court que la semaine dernière !)
Bonne lecture !
Douche
Magnus avait remué toute la nuit. La soirée chez Lorenzo s'était achevé précipitamment, et aucun sorcier n'avait voulu rester, partant sans demander leur reste. Catarina avait préféré récupérer Madzie, serrée contre Alec, et la ramener chez elles en sécurité le plus vite possible. Magnus avait fait semblant de rien, et que tout allait bien, mais Alec l'avait senti perturbé sur tout le trajet retour jusqu'au loft. Ils s'étaient couchés presque sans un mot, Magnus venant se blottir contre son amant, dans un évident besoin d'être rassuré, sinon par les mots, du moins par les gestes. Alec l'avait étreint sans faire de commentaire, appréciant de l'avoir contre lui, son dos contre son torse, leurs jambes se mêlant, leurs peaux se touchant, ses bras l'entourant. Il aimait savoir que Magnus comptait sur lui, trouvait du réconfort dans sa présence muette, sa chaleur, son odeur.
Ce qui n'avait pas empêché Magnus de s'agiter toute la nuit, tournant et retournant dans les bras d'Alec, tantôt le collant, tantôt le fuyant, pire qu'un chat boudeur qui pousse son maître hors de son lit.
Alec avait passé une nuit épouvantable. Il n'avait réellement trouvé de repos qu'à l'aube, quand Magnus s'était enfin apaisé et s'était roulé en boule contre lui pour enfin dormir profondément et cesser de le réveiller à coups de pieds ou de coudes toutes les dix minutes.
Et malgré tout son agacement pour sa nuit trop courte, dans l'aube qui se levait et qui filtrait à travers les volets, Alec n'avait pas pu empêcher une bouffée d'amour dévorant pour cet homme de le traverser. Il n'en voulait pas à son compagnon d'avoir mal dormi. Comment aurait-il pu, considérant qu'à chaque fois qu'il s'agitait, il cherchait désespérément la présence de son compagnon dans le lit et finissait par revenir vers lui, contre lui, sur lui.
Alec avait d'ailleurs abandonné l'idée de porter un pyjama, depuis sa relation avec Magnus, se contentant de dormir en boxer. D'après Magnus, la mode ne saurait souffrir de quoi que ce soit, et oui, même ses pyjamas étaient à son image, et non, Alec n'y comprenait rien. La seule chose qu'il savait, c'était que Magnus était plus efficace que la meilleure des bouillottes, même plus efficace qu'un chat (et tout aussi ronronnant parfois, au demeurant), et vu que son amant dormait contre lui, voire carrément sur lui, Alec avait abandonné tout vêtement inutile pour éviter de mourir de chaud.
Cela ne l'empêchait pas de se réveiller parfois en sueur, alors que Magnus se réveillait avec la perfection habituelle qui le caractérisait. Parfois, Alec était jaloux de sa régulation corporelle. Il devait y avoir de la magie là-dessous, ce n'était pas humain d'émettre une chaleur de 37°C, être pire qu'un radiateur, dormir sous une couette aussi chaude, et se réveiller parfaitement frais, sans une goutte de sueur le lendemain !
Alec abandonna l'idée de dormir au bout de quelques heures de repos. Magnus, enfin paisible, dormait doucement, son visage détendu contre l'épaule de son compagnon. Le chasseur d'ombres n'avait assurément pas assez dormi, mais c'était tout ce qu'il obtiendrait aujourd'hui. Il avait besoin d'une douche, et ensuite il serait d'attaque. Précautionneusement, il s'extirpa du lit, sans réveiller son sorcier dont les traits trahissaient de son épuisement, et se glissa doucement dans la salle de bains.
L'eau chaude lui ferait du bien.
L'avantage des goûts de luxe de Magnus, c'était l'immense douche à l'italienne de sa salle de bains attenante à la chambre. Qui ne valait pas l'immense baignoire aux dalles de marbre bleu qui se trouvait dans l'autre coin, mais Alec n'avait pas envie de bain, pas seul du moins. Il n'avait jamais été habitué au luxe et s'était contenté depuis toujours de choses spartiates et pratiques. Mais il reconnaissait sans peine que l'immense jet d'eau brûlante de la douche en marbre était une bénédiction.
Il commençait à peine à profiter de l'eau chaude qui délassait ses muscles quand il sursauta, sentant deux mains se poser sur sa taille.
– Pourquoi tu ne m'as pas réveillé ?
Sans surprise, il se retourna pour voir le visage fatigué, mais lumineux de Magnus, nu, sous le jet d'eau chaude, venant aussitôt se coller contre lui.
– Tu avais besoin de sommeil...
– Pardon pour la nuit que tu as passée, lui répondit Magnus en lui volant un baiser léger, ses yeux remplis de tristesse.
Alec raffermit son étreinte. Il aimait ce genre de moment, quand ils n'étaient rien d'autre que deux hommes, sans condition de sorcier ou de chasseur d'ombres, sans maquillage et sans artifice. Seuls ses tatouages restaient présents, preuve de ce qu'il était.
– Ne t'excuse pas, Magnus. Ce n'est rien.
Il aurait pu donner sa vie pour faire sourire Magnus ainsi, ses yeux illuminés d'amour et la peau dégoulinante de l'eau chaude qui leur tombait dessus régulièrement. Il était magnifique. Et il l'aimait plus qu'il n'était capable de le dire ou de le montrer.
Doucement, sans un mot, Magnus attrapa la bouteille de shampooing, l'obligea à se retourner et à s'écarter du jet, et entreprit de lui laver les cheveux.
– Tu fais quoi, là, au juste ? s'amusa Alec, les yeux fermés de plaisir de sentir les doigts de son amant masser son cuir chevelu.
– Je m'occupe de toi pour te faire oublier le fait que tu n'as presque pas dormi la nuit dernière à cause de moi... ronronna Magnus dans son dos, collé contre lui.
Ses doigts, en cet instant précis, n'avaient rien de magique et pourtant Alec aurait juré qu'ils l'étaient, tandis qu'il appréciait le massage, la caresse, ses cheveux moussant doucement, chaque zone de son crâne attaquée avec amour et endurant le meilleur des traitements.
– Magnus... ce n'est plus mes cheveux, là...
– Ah bon ?
La voix amusée de son compagnon ne laissait planer aucun doute sur le fait qu'il était parfaitement conscient de ce qu'il faisait, d'où glissait ses mains pleines de mousse. D'où appuyaient ses doigts taquins, le long du torse et des pectoraux. Et de vers où il se dirigeait avec assurance. Sa bouche venait appuyer contre son cou, et ses dents mordillaient, joueuses.
– Magn...
Alec n'acheva jamais sa phrase. Son amant avait atteint ce qu'il voulait, et il repoussa Alec sous le jet, laissant la mousse s'écouler loin d'eux, l'eau réchauffant leurs deux corps, qui n'en avait nul besoin. Sous les bons soins de son compagnon, Alec se sentait durcir, et il sentait chaque centimètre carré du corps de son amant dans son dos, ne doutant pas qu'il était excité lui aussi.
– Laisse-toi faire, mon Ange, lui susurra Magnus, l'obligeant à se retourner pour lui faire face. Laisse-moi te remercier de t'occuper de moi...
Et il colla son corps humide contre celui d'Alec, l'embrassant passionnément. La douche rapide n'était plus d'actualité. Alec réceptionna le corps parfait contre le sien avec un besoin désespéré d'en sentir chaque centimètre de peau nue contre la sienne. Ses lèvres déjà ouvertes accueillirent celles de Magnus comme un retour à la maison après une longue absence. Aussitôt son amant vint taquiner sa langue de la sienne, quémandant l'approfondissement du baiser, qu'Alec lui céda sans concession. Leurs bouches, leurs lèvres et leurs langues se murent dans le plus vieux ballet du monde, tandis que leurs corps enfiévrés se frottaient l'un contre l'autre, leurs mains baladeuses glissant sur le corps humide de l'autre, se maintenant proches de l'autre, incapables de se lâcher.
Ils respiraient à peine, quand leurs bouches parvenaient à se relâcher mutuellement, leurs yeux éclairés par une envie dévorante, riant à moitié de l'eau qui leur tombait dessus. Peu importait le dérèglement de la magie de Magnus et des autres sorciers, les démons, l'Institut, la complexité absolue de leurs vies, puisqu'ils étaient ensembles, amoureux, nus, excités, et avec une folle envie de faire l'amour.
Comme souvent, Magnus se délectait du spectacle de son Ange, abandonné aux tourments du plaisir. Alec avait été, et resterait pour toujours un soldat. Cela faisait partie de lui, de sa génétique, de qui il était. Il avait toujours ce sérieux au coin des yeux, et cette posture droite et digne. Sauf quand il s'abandonnait dans les bras de Magnus, qu'il fermait les yeux, et qu'il succombait aux assauts du désir, du plaisir. Et c'était une vision hautement érotique, qui aurait pu suffire à faire jouir Magnus à elle seule.
Le corps parfait de son Ange, offert pour lui, sa peau pâle striée de runes et ruisselante d'eau, ses lèvres écarlates d'avoir été embrassées, et ses yeux bleus, saphirs étincelants, touche de perfection dans le tableau de maître qu'il représentait.
– Je t'aime, Alexander, lui souffla-t-il à l'oreille.
Il ne laissa pas le temps à son amant de répondre avant de refermer sa bouche sur l'endroit qu'il avait déjà torturé précédemment, mordant plus franchement, bien décidé à laisser une marque sur son amant. Alec détestait les suçons. Alec adorait les suçons. Il n'était jamais très clair sur la question. Il engueulait systématiquement Magnus quand celui-ci en laissait sur son corps à des endroits visibles, écarlate de gêne à l'idée que quelqu'un les voie, et paradoxalement, aimait en avoir, en arborer pour hurler silencieusement à la face du monde qu'il aimait et était aimé passionnément en retour.
Alors Magnus ne se privait pas. Que valait un regard noir et des reproches marmonnés sans conviction face au spectacle de l'amour de sa vie gémissant de plaisir sous les assauts de sa langue au creux de son cou ?
Après avoir achevé sa marque, rouge vif et suffisamment proche de la nuque pour qu'elle soit moins visible qu'au creux de la jugulaire et de la rune qui l'ornait, satisfait de lui, Magnus laissa doucement courir sa langue le long du corps de son amant, s'agenouillant sans effort.
– Magnus... soupira Alec.
Sublime tableau que celui de son amant, appuyé contre le mur, tête renversée en arrière, yeux clos d'anticipation, souffle court, le corps frémissant, dans l'attente.
Magnus ne se fit pas prier un seul instant. Et referma ses lèvres autour du sexe tendu de son amour. Le gémissement sonore que laissa échapper Alec valait toutes les symphonies du monde. Magnus aimait jouer du corps de son amant comme d'un instrument, pour en tirer ces sons qu'il connaissait par cœur et pourtant redécouvrait à chaque fois, tandis qu'il s'appliquait consciencieusement à lécher toute la longueur du vît offert, taquinant le gland à plusieurs reprises, avant de finalement le prendre totalement en bouche. Aspirant profondément, maîtrisant depuis longtemps ses réflexes de déglutition, Magnus sentit dans sa bouche le goût si caractéristique du liquide pré-séminal, et le cri déformé de plaisir, trop aigu, le convainquirent que son amant était proche de la rupture.
Et il ne le voulait pas comme ça. Mais profondément en lui. Et rapidement. Son désir délaissé pulsait dans son bas-ventre et lui donnait des envies lubriques à assouvir dans les plus brefs délais.
Dans un bruit de succion érotique, il relâcha la verge tendue, et se redressa pour embrasser son amant, lui offrant à son tour le goût de son sexe, les yeux clos par le plaisir.
– Prends-moi mon Ange... et vite... supplia-t-il.
Si, de manière générale, ils inversaient régulièrement les rôles et s'offraient mutuellement à l'autre sans trop y réfléchir, sous la douche, Magnus était toujours le receveur. Alec était plus grand que lui, plus lourd également, et son centre de gravité se situait plus bas que le fin et sec Magnus, ce qui leur assurait une meilleure stabilité quand ils faisaient l'amour debout. Et parce que Magnus avait ce fantasme (souvent réalisé, mais qui restait un fantasme quand même tant il en aimait l'image) d'Alec lui faisait l'amour contre les carreaux de la douche, ses jambes croisés autour de sa taille, tenu à la seule force des bras de son chasseur d'ombre d'amant, les muscles luisant de sueur et d'eau, biceps contractés et yeux plus bleus que jamais.
– À tes ordres, Amour, lui répondit Alec avec un sourire, en inversant leurs positions, de sorte que Magnus était désormais dos contre le carrelage, et Alec sous le jet.
Un sourire lumineux déchirait son visage, et il embrassa Magnus, doucement, amoureusement. Au-delà de leurs besoins primaires et bestiaux, l'amour prédominait toujours leur relation. Magnus n'était pas certain de savoir ce qu'il avait fait dans sa vie pour mériter cet homme, mais il chérirait chaque seconde de leurs vies pour le reste de son existence.
– Lubrifiant, Amour ? demanda Alec.
D'habitude, il en avait à portée de mains à peu près n'importe où dans la maison, de la cuisine à la douche en passant par leur table de nuit, entre deux coussins du canapé, et même sur le balcon, mais de toute évidence, ils avaient dû finir le tube qu'ils gardaient dans la douche. Et l'idée même qu'Alec sorte de cette douche pour aller en chercher quelque part, quitte Magnus une seule seconde, qu'il soit privé de sa chaleur, de son sexe palpitant, de l'image merveilleuse et vibrante qui dansait devant les yeux de Magnus, était insurmontable.
Alors sans même réfléchir, le sorcier claqua des doigts, et le rire de son amant lui apprit qu'il avait parfaitement réussi à faire apparaître ce qu'il voulait entre les mains expérimentées de son compagnon.
Un bouchon à terre et dix secondes plus tard, les doigts lubrifiés de son compagnon se frayaient un chemin dans son corps, tandis qu'il creusait les reins et se concentrait sur les sensations que faisait naître la bouche d'Alec sur la sienne et sa deuxième main sur son sexe, pour ne pas ressentir l'inconfort inévitable de la préparation à la pénétration. La magie pouvait aider bien sûr, mais cela avait une saveur différente de le faire à la main, en prenant leur temps, en étant attentif aux réactions de l'autre. Cela faisait durer les préliminaires, leur permettait de partager d'intenses baisers, et des regards passionnés qui en disaient aussi long que les mots murmurés qui venaient s'échouer sur leurs lèvres.
Quand Alec le sentit enfin prêt, Magnus bouillait littéralement d'impatience, et ne prit même pas la peine de répondre verbalement à son compagnon qui lui demandait si tout allait bien. Il se contenta de se frotter encore plus intensément au corps dur et ferme de son amant, et Alec comprit le message. Une seconde plus tard, les jambes de Magnus étaient croisées autour de la taille d'Alec, qui le soutenait sans effort, et il s'apprêtait à le pénétrer.
– Crie pour moi, mon Amour, lui souffla Alec.
Et sans préavis, pénétra d'un brusque coup de rein le corps de son amant, qui hurla effectivement son plaisir. Alec savait être tendre et aimant. Il savait aussi que sous la douche, ce n'était pas ce que désirait Magnus. Et qu'il fallait simplement accélérer le rythme, river leurs yeux ensemble, et gémir conjointement, dans un coït rapide, intense et brûlant.
– Je t'aime, Amour, parvint à déclamer Alec avec un nouveau coup de rein.
Magnus ne fut pas en capacité de répondre quoi que ce soit. Premièrement, Alec venait de trouver sa prostate. Deuxièmement, la main d'Alec qui ne soutenait pas sa hanche venait de trouver sa verge pour le masturber au rythme de ses coups de reins. Troisièmement, la bouche d'Alec venait de trouver la sienne pour respirer son souffle et avaler ses cris de plaisir. Et c'était beaucoup trop pour Magnus, perdu dans un océan de sensations où tout son corps n'était plus que terminaisons nerveuses.
– Viens pour moi... Viens pour moi, Amour... lui murmura Alec, torturant entre ses mains le sexe palpitant de son amant.
Voir Magnus s'abandonner à lui, le laisser le pénétrer, lui faire intensément l'amour, devenir poupée de chiffons entre ses bras, était un spectacle euphorisant dont Alec ne pouvait se lasser. Son cœur explosait d'amour à chaque seconde aussi assurément que son corps explosait de sensations brûlantes. Il aimait être possédé, ce sentiment d'être rempli, comblé, aimé.
Mais il aimait aussi savoir qu'il était celui qui donnait ce plaisir à son compagnon, il aimait ressentir l'étroitesse du fourreau de chair de Magnus, le sentir autour de lui lui donnait la sensation d'être complet. Entier, comme s'ils n'étaient que deux parties d'un même être, et qu'ils se complétaient à la perfection.
Magnus, abandonné contre lui, chaque centimètre carré de son corps offert à Alec était assurément la plus belle chose qu'il lui avait été donné la chance de contempler dans sa vie.
– Al..c... souffla Magnus.
Alec comprit le message. Un coup de rein supplémentaire seulement, et Magnus hurla son nom à s'en déchirer les cordes vocales, l'orgasme le fauchant sans prévenir. Alec céda aussitôt, jouissant à son tour, rejoignant son amant dans leur petite mort, se fichant dans le cœur de son amant, haletant, le cœur débordant d'amour, la peau en sueur, et l'odeur de Magnus le berçant doucement.
Et quand il rouvrit les yeux, ce fut pour croiser ceux de Magnus, éclairés d'un amour merveilleux, inouï spectacle. Alec savait qu'il n'avait sans doute pas l'air beaucoup mieux. Et ne put s'empêcher de sourire.
Doucement, il se retira, et reposa son amant sur le sol carrelé, s'assurant de son équilibre (précaire) avant de le lâcher. Amoureusement, il frotta doucement le corps souillé de sperme de son amant, les nettoyant rapidement.
– Je n'ai même pas eu le temps de me doucher convenablement, avec ton impatience, râla Alec.
Mais son regard brillant démentait totalement son propos.
– Je te laisse finir tranquillement, promis, lui répondit Magnus en sortant de la cabine de douche, attrapant rapidement une serviette et son peignoir en soie.
Il se planta devant le miroir, grimaça en constatant les dégâts qu'autant d'eau avait causé sur la perfection de sa chevelure (sans parler de l'empreinte écologique, mais Magnus n'avait clairement pas eu la tête à ça. Et il aurait eu froid, à cause du carrelage, sans l'eau chaude qui dévalait leurs corps). Alec le regardait faire, achevant sa douche, se lavant notamment convenablement les cheveux parce que le massage crânien avait clairement été un prétexte, extrêmement pertinent certes, mais un prétexte tout de même à leurs activités torrides.
Le temps qu'il soit propre, Magnus avait fini de se repeigner et remaquiller, ajoutant un bas de pyjama à son peignoir en soie, des bagues et des colliers à sa tenue. Le temps qu'il se rhabille, son amant paressait au soleil dans un de ses fauteuils en agitant les mains pour refaire le lit, au lieu de se fatiguer comme tout humain le ferait.
Il était rassurant de voir que la magie de son amant était redevenue normale, mais Alec préféra demander pour s'en assurer. Il n'en doutait personnellement pas, vu que son compagnon en avait usé lors de leur séance de sexe torride, mais vu l'état de Magnus à ce moment-là, Alec n'était pas tout à fait sûr qu'il ait eu conscience de ce qu'il faisait. S'il réutilisait ses pouvoirs, c'était que tout allait bien et qu'il en avait conscience.
Et c'était heureux qu'il aille bien. Alec voulait lui demander quelque chose à propos de ce shampooing, dont la seule odeur suffisait à l'enivrer, et qu'il associait tellement à Magnus... et désormais, à leurs indécentes activités sous la douche. Il avait besoin d'en avoir, même quand il n'était pas au loft. Surtout quand il n'était pas au loft. Il avait besoin de ça pour surmonter les rares nuits qu'il passait encore à l'Institut, et où il n'avait pas la chaleur des bras de son amant pour le réchauffer.
Prochain texte le Me 25/11 !
Reviews, si le coeur vous en dit ? :)
