Bonsoir à tous,

C'est avec grande émotion que je poste ce chapitre. L'ultime chapitre de cette fiction. Le dernier d'une longue série, bien plus longue que ce à quoi je m'attendais quand j'ai commencé cette aventure. Je tenais à remercier tous les lecteurs, tous ceux qui ont pris le temps de laisser des commentaires et tous ceux qui m'ont soutenu dans cette aventure. J'espère qu'elle vous aura plus et qu'elle n'aura pas été trop longue.

Ce chapitre est plus court que d'ordinaire. C'est voulu. Ce n'est qu'un prologue pour ne pas terminer sur notre faim. Mais c'est bel et bien la fin. Je vais cependant créer des chapitres qui viendront compléter cette histoire. Mais les chapitres seront classés M uniquement et feront donc l'objet d'une histoire à part. J'ai déjà écrit 1 chapitre, sur leur première fois dans ce centre de remise en forme. L'idée de ce qui s'est passé lors de leur premier Noël après leur séparation me trotte également dans la tête. Il y aura aussi sans doute la nuit du mariage qui complètera la collection. Et d'autres idées qui me viendront sans doute à l'esprit de temps en temps.

Pour ceux qui me suive, je travaille sur plusieurs autres histoires. La plupart sont des AU mais il y en a une, sur laquelle je viens de retomber que j'avais complètement oublié, qui ne l'est pas. Une fois qu'elle sera finie, je la posterais.

En tout cas, encore un grand merci pour votre soutien, vos mots et vos vues. Cette histoire a été un plaisir à écrire.

A bientot :D

Sur ce... {Enjoy}


oOo

Son esprit émergea lentement mais surement. Le brouillard s'évapora en douceur, lui permettant de se concentrer petit à petit sur son environnement. Ce fut d'abord sur sa respiration, profonde et régulière. Puis sur les sensations qui commençaient à désengourdir son corps endormi. Il imagina une vague de chaleur l'inonder progressivement, démarrant du bout de ses orteils et qui remontait lentement le long de son corps. La chaleur qui régnait dans la pièce l'aidait à se détendre, à se sentir serein et en paix. Son corps était semblable à une plume, léger et chaleureux.

Il fronça légèrement les sourcils. Maintenant que son esprit reprenait de plus en plus conscience de son environnement, il pouvait désormais sentir un poids contre sa poitrine. Il pouvait sentir une chaleur contre son flanc. Il pouvait sentir un souffle contre son cou. Peu à peu, les souvenirs de la veille lui revinrent en mémoire. Nino mettant son costume. Marinette dans sa robe magnifique. Alya dans sa robe de mariée, à couper le souffle. Les cérémonies, les échanges, les regards, les rires et les danses.

Sa respiration se bloqua. Contre lui, la forme bougea légèrement et un doux grognement s'éleva dans la chambre. Adrien sourit. Même sans ouvrir les yeux, il savait qui était à ses côtés. Même si son cerveau n'avait pas encore tout traité de la soirée, le souvenir de certains regards, de certains rires refaisait surface. Et surtout, surtout, l'ouverture du bal et ce qui a suivi. Son cœur se remit en marche, cette fois tambourinant contre sa poitrine. Instinctivement, il resserra son étreinte sur la forme à ses côtés. Il pria intérieurement pour que le battement impie de son cœur ne la réveille pas, pas encore. Il voulait encore la sentir contre lui. Il sentit une vague de chaleur et de bonheur l'envahir quand elle s'installa un peu plus contre lui. Le sourire qu'il avait sur son visage s'étira un peu plus. L'odeur de son parfum, un mélange subtil de son odeur naturelle et du sien, remplit ses narines. Il retint un gémissement et força un peu sur ses paupières pour éviter que l'émotion ne montre trop dans ses yeux fermés.

Les souvenirs de la veille remplissaient encore et encore son esprit. Après la danse, les mots qu'ils avaient échangés, les murs qu'ils avaient brisés, les aveux qu'ils s'étaient enfin admis. Tout. Chaque baiser, chaque touche, chaque caresse. Ce sentiment de passion inassouvie qui l'avait envahi, ce sentiment de manque qu'il avait cherché à combler en la redécouvrant milles et unes fois. Ce sentiment d'urgence qui l'avait possédé quand il l'avait amené ici. Ce sentiment d'appartenance quand il l'avait prise sur ce lit, sous cette douche et sur ce plan de travail, un nombre incalculable de fois. Il avait eu soif d'elle, encore et encore. Il l'avait redécouverte sans retenue, chaque centimètre carré de ce corps qu'il avait déjà connu quand ils étaient plus jeunes.

Il ne la laisserait plus partir. Jamais.

Parce que si jamais il la laissait partir une fois de plus, il n'arriverait jamais à s'en remettre. Il en était certain.

Il ouvrit finalement les yeux. La pénombre n'était pas très importante. Sans bouger la tête mais juste les yeux, il remarqua que le soleil était déjà levé depuis un certain moment vu la luminosité qui perçait à travers les stores. Prudemment, il baissa légèrement le regard et tomba sur elle.

Marinette.

Le sentiment de plénitude qui l'envahi le submergea. Il déposa un léger baiser sur le haut de sa tête, cherchant à la réveiller en douceur. Ils devraient bientôt rejoindre Alya et Nino pour la suite des festivités. Ils avaient déjà manqué la quasi-totalité de la soirée ! Même s'il se doutait que les deux mariés sont plus qu'heureux de la tournure des évènements, Adrien savait que cette journée comptait également beaucoup pour Marinette. Et il ne voulait pas l'en priver. Il aurait largement le temps de se l'accaparer après. Mari' bougea contre lui, grommelant une nouvelle fois quand il déposa un second baiser sur son front cette fois. Il rit légèrement, ce qui déplu à la brune endormie.

« Princesse ? Chuchota-t-il, déplaçant sa main le long de son corps nu contre le sien et déclenchant un frisson sur sa peau laiteuse. Princesse, il faut se réveiller. »

Nouveau grognement. C'était tellement adorable ! Il ne s'en lasserait jamais.

Il s'écarta légèrement d'elle suffisamment pour pouvoir baisser son visage et commencer à embrasser chaque partie de peau que ses lèvres pouvaient trouver. Finalement, sans ouvrir les yeux, Marinette se redressa et vint capturer ses lèvres des siennes. D'un geste rapide, Adrien se tourna et vint s'installer complètement sur elle, la bloquant entre lui et le matelas. Par surprise, Mari' haleta, son cri finissant sa course au fond de sa gorge alors qu'il insérait sa langue en elle. Elle gémit dans le baiser et roula ses hanches contre les siennes. Il grogna, réveillant une envie encore – visiblement – inassouvie.

« Ce n'est pas comme ça que nous rejoindrons Alya et Nino pour la journée. Susurra-t-il, glissant ses lèvres contre son cou qu'elle tendit pour lui donner meilleur accès.

- Qui a dit que je voulais les rejoindre ? »

Sa voix était rauque. De plaisir, de fatigue ou des deux, Adrien ne sut le déterminer. Une nouvelle pression bien trop familière monta en Adrien. Alors qu'elle haletait suite à une petite morsure sur la jonction entre son cou et sa clavicule, il remonta en trainant sa langue sur sa peau et vint se mettre à son oreille.

« Qu'est-ce que tu veux Mari' ?

- Toi. Réclama-t-elle en se collant encore plus contre lui, attisant leurs désirs revenus à la charge. »

Qui était-il pour lui refuser une telle demande ?


oOo

Une heure trente plus tard, ils arrivaient main dans la main dans la salle de réception. Il était près de midi et la plupart des invités étaient déjà de retour pour le dernier repas du mariage. Avant même qu'ils n'aient pu finir le tour de la pièce du regard, deux voix les appelèrent, attirant l'attention de tous sur eux. Mari' se tassa légèrement sur elle-même alors qu'Adrien l'attirait contre son flanc pour la protéger.

« Dudes ! On ne vous attendait pas aujourd'hui. Se moqua ouvertement Nino en arrivant à leur hauteur, très rapidement suivit par une Alya fatiguée mais resplendissante.

- Grossier. Riposta Adrien avant de rire en frappant son poing à celui du métis. Comme si nous pouvions manquer ce moment.

- Vous avez manqué le principal hier. Rappela sournoisement Alya après avoir déposé des baisers sur les joues légèrement rouges.

- Désolée Aly. »

Le ton vraiment désolé de Marinette fit fondre Alya, Nino et Adrien. Tendrement, il déposa un baiser sur le haut de sa tête, gagnant un regard amoureux et un sourire d'ange. Un « Oooow » s'échappa des lèvres des deux mariés. Alya vint prendre sa meilleure amie dans ses bras, obligeant le blond à se détacher d'elle.

Il grogna.

« Jamais je ne pourrais t'en vouloir pour avoir préféré passer du bon temps avec Adrien.

- Alya ! S'indigna faussement Adrien, faisant éclater de rire Nino et rougir furieusement Marinette.

- Quoi ? Vous ne vous êtes pas amusé ? Rit-elle malicieusement. Tu me déçois si c'est le cas Adrien.

- On s'est beaucoup amusé, merci. Grinça-t-il des dents en retirant Mari' de l'étreinte d'Alya pour la ramener vers lui. Mais notre vie privée ne vous regarde pas.

- Hum… Je me souviens de certaines vacances où tu n'as pas hésitez à nous narguer avec Nino quand nous avons franchi le cap.

- Et tu as eu milles occasions pour me le faire payer avant aujourd'hui. Tu as perdu ta chance quand tu ne l'as pas saisie au lycée Aly. Renifla Adrien, faisant glousser Marinette.

- Je t'avais prévenue qu'il ne fallait pas les taquiner. »

Il bouda légèrement mais combla l'espace entre eux quand Marinette s'avança pour un baiser.

« J'en étais sûr ! Cria une voix juste avant qu'elle ne se transforme en un cri de victoire. File-moi mon fric Alix. »

Adrien et Marinette se séparèrent et lancèrent un regard vers l'intrus. Kim souriait fièrement, envoya un clin d'œil au nouveau couple et pourchassa Alix qui se dirigeait vers la sortie. Alya se mit à rire, accompagnée par Nino.

« Tu nous explique ? Demanda Adrien, les yeux plissés de scepticisme.

- Quand ils ont vu que vous aviez disparu, ils ont parié sur les raisons. Nous n'avons rien dit. Kim a parié que c'était parce que vous aviez enfin craqué et cédé l'un à l'autre et Alix a dit que vous étiez trop butés et aveugles pour ça. Kim avait raison. Sourit Nino en venant se placer aux côtés de Marinette. Je suis heureux pour vous deux Dudes. »

Mari' sourit en rougissant légèrement et appuya sa tête contre l'épaule du métis. Il y frotta sa joue et sourit à Adrien.

« Il était temps. Renchérit Nino. »

Il était temps en effet. Mais il était également temps pour autre chose.

Nino et Alya furent rappelés par le traiteur pour qu'ils puissent lui donner leurs instructions. Du coin de l'œil, Adrien vit son père lui faire un signe de tête pour le rejoindre. Voyant les parents de Marinette arriver à leur hauteur, il les salua rapidement et s'excusa pour rejoindre Gabriel.

« Tout va bien chérie ? Demanda Sabine quand Adrien fut assez éloigné pour qu'elle puisse parler sans qu'il entende.

- Oui. Ça va. Sourit-elle timidement, ayant du mal à les regarder dans les yeux.

- Tu n'as pas à avoir honte Maribear. Rassura son père. Surtout pas avec nous. Crois-moi, il est plus simple de vivre avec des remords qu'avec des regrets. Sourit-il quand il put enfin attraper son regard.

- Luka s'en remettra. Intervint Sabine, parfaitement consciente du poids que représentait ce sujet sur les épaules de sa fille.

- Il ne méritait pas ça. Murmura-t-elle en baissant le regard.

- Et toi, tu ne méritais pas de vivre en te demandant tous les jours ce qui aurait pu arriver si tu avais eu le courage de le quitter pour Adrien. L'amour fait mal chérie. Mais l'amour nous fait vivre des bonheurs inatténiables sans lui. Aurais-tu un doute sur ta décision ?

- Non. Jamais. »

C'était sorti un peu plus fort que prévu. Le regard de ses parents se chargea d'une chaleur qui la laissa faible et qui la rassura irrémédiablement.

« Alors c'est que tu as fait le bon choix. Ne le regrette pas et laisse le temps faire son travail sur Luka. »

Marinette leur sourit et les prit dans ses bras. Ils étaient vraiment les meilleurs.

Lorsque Adrien arriva enfin à hauteur de son père, Nathalie l'avait rejoint depuis peu. Les deux ainés le regardèrent avancer et il eut l'impression de revenir des années en arrière, quand il n'était encore qu'un enfant qui allait se faire gronder. Ils se saluèrent silencieusement et Adrien se mit à côté d'eux, regardant également la salle remplie.

« Aya n'est pas revenue ? »

Bien que ce soit une question rhétorique, Adrien sentit un malaise grimper en lui. Il savait qu'il avait l'approbation de son père, peu importe son choix, mais devoir lui annoncer qu'il devrait sans doute faire face à quelques accros dans la presse n'était jamais agréable.

« Honnêtement, je ne sais pas où elle est. Elle a essayé de me contacter plusieurs fois depuis cette nuit mais je n'ai pas décroché. Je suppose qu'elle a pris son vol pour retourner à New-York.

- Effectivement. Attesta Nathalie, faisant grimacer Adrien. Elle a embarquée à six heures ce matin.

- Et puis-je savoir la raison pour laquelle tu ne l'a pas suivi ?

- Tu connais très bien la raison Père. Siffla Adrien, perdant patience.

- J'ai besoin de l'entendre de ta bouche. »

Père et fils échangèrent un regard avant de le détourner. Immédiatement, les yeux d'Adrien cherchèrent Marinette quelques secondes avant de retomber sur elle en plein câlin familiale. Son regard s'adoucit.

« J'ai quitté Aya pour pouvoir être de nouveau avec Marinette. Admit-il avec une tendresse qui laissa son père sans voix.

- Est-ce sérieux ? Se reprit-il après quelques secondes. »

Adrien planta son regard verdoyant dans celui de son père.

« Plus sérieux que jamais. »

La détermination dans les yeux de son fils ne fit que confirmer ce qu'il savait déjà. Après quelques secondes à se regarder, l'ainé hocha la tête en signe d'approbation et posa une main sur son épaule, ce qui surprit le blond.

« Ne la laisse plus filer dans ce cas.

- Jamais. Sourit Adrien. »

Nathalie nota qu'Adrien avait une main dans sa poche, semblant remuer quelque chose vu les légers mouvements visibles sur son poignet.


oOo

Adrien se leva en plein milieu du repas et se gratta bruyamment la gorge pour attirer l'attention sur lui. Il croisa rapidement le regard surpris de Marinette, lui fit un clin d'œil, et reporta son attention sur l'ensemble de la salle.

« Pour ceux qui ne me connaisse pas, je suis Adrien, le témoin d'Alya et un des meilleurs amis de Nino. Vous m'avez sans doute tous croisés hier dans la journée et en soirée mais je n'ai pas eu l'occasion de faire le discours que je souhaitais dire hier soir.

- On se demande pourquoi Agreste. Se moqua Kim à voix haute.

- La ferme Kim. Grogna Marinette, faisant rire tous ceux qui étaient au courant de la situation.

- Laisse-le parler Princesse. Il est juste jaloux. Rit Adrien, gagnant un regard plat de la part du vietnamien. Pour en revenir à ce discours, je tenais à féliciter nos deux jeunes mariés pour cette magnifique journée qu'ils nous ont fait passer. Alya, je te connais depuis le jardin d'enfance et je suis heureux de te voir si épanouie avec cet imbécile que tu as choisi comme mari.

- Hey ! S'indignèrent d'une même voix Nino et Marinette.

- Merci Nettie. J'ai au moins quelqu'un qui me soutien. Railla faussement Nino en frappant son poing contre celui de sa meilleure amie.

- Et Nino, continua Adrien comme s'ils n'étaient pas intervenus, vu qu'Alya est comme une sœur pour moi, je suis fier de pouvoir t'appeler mon beau-frère de cœur. Tu n'imagines pas tous les plans que nous avons montés avec Alya pour attirer ton attention.

- Adrien ! S'offusqua Alya, rougissante. Tu m'avais promis de ne rien dire. »

Marinette s'étouffa avec sa propre salive, se souvenant de tous les plans qu'elle et Nino avaient mis en place pour attirer l'attention d'Alya. Elle récolta un regard blasé de la part du métis et un clin d'œil de la part d'Adrien.

« Même si j'ai l'impression que c'était pareil de ton côté.

- Marinette ! S'étrangla Nino. Tu lui as dit ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles Nino. Feint-t-elle l'ignorance avec dédain.

- Quoiqu'il en soit, hier lors de ton discours, tu as parlé que tu ne pouvais plus attendre une seule seconde avant de la rendre tienne officiellement. Je comprends parfaitement ce sentiment. Alors, j'espère que tu m'excuseras pour te piquer l'idée insufflée par tes mots. »

Alya, comprenant l'intention de son meilleur ami, haleta et sentit les larmes monter aux yeux. Elle regarda rapidement Marinette du coin de l'œil et se mit à trépigner d'impatience. Quand Adrien tourna son attention toute entière vers sa petite-amie, l'ambiance dans la salle perdit de sa légèreté pour se plonger dans une intimité touchante.

« Marinette, Princesse. Je crois que nous savons pertinemment toi comme moi que nous avons perdu énormément de temps ensemble, tous les deux. Nous avons lutté ces six dernières années contre des sentiments que nous éprouvions l'un pour l'autre depuis presque notre première rencontre. Tu as su te faire une place dans mon cœur avec une facilité déconcertante et, étant trop aveugle au début, j'ai déjà perdu du temps en te considérant que comme une simple amie au début de notre relation. »

Les yeux de Mari' s'écarquillèrent légèrement, visiblement surprise de ses paroles si touchantes à son encontre. Encore émotive après tout ce qui s'était passé ces dernières vingt-quatre heures –non, ce dernier mois complet – elle ne put lutter contre les larmes arrivant dans ses yeux, les rendant brillant.

« Je ne veux plus refaire cette même erreur. Mes années lycées font parties des meilleures années de ma vie. Parce que tu étais avec moi. Parce que tu étais à moi et que j'étais à toi. Le temps passé à tes côtés a défilé bien trop vite. Notre séparation a été un déchirement. Je n'aurais jamais cru pouvoir supporter une telle douleur mais j'y suis parvenu. Parce que tu étais encore à mes côtés une fois de plus, comme amie. J'y ai cru. J'y ai sincèrement cru que je pouvais me contenter de ça. Que je pouvais me contenter de n'être que ton ami. Que tant que je faisais partie de ta vie, d'une façon ou d'une autre, tout irait bien pour moi. Pour nous. »

Il vint se mettre à sa hauteur et lui tendit la main. Elle l'attrapa en rougissant et se leva timidement. Ses yeux étaient braqués dans ceux d'Adrien, occultant tout ce qui se passait autour.

« Mais j'avais tort.

- Nous avions tort. Corrigea-t-elle dans un murmure que lui seul put entendre.

- Je ne veux plus perdre de temps à te considérer comme quelque chose que tu n'es pas Princesse. Je ne veux plus perdre de temps à rabaisser ce que tu représentes pour moi. »

Les larmes quittèrent la protection de ses yeux pour glisser contre ses joues rouges. Adrien sourit tendrement et caressa ses joues pour les chasser.

« Chaque seconde passée à tes côtés est insuffisante. Chaque minute passée en ta présence ne dure pas assez longtemps. Je veux pouvoir vivre l'éternité et plus encore à tes côtés même si cela semble impossible. Parce qu'il n'y a que toi. Il n'y a que toi qui me donne l'impression de vivre, qui fait battre mon cœur et qui détient mon cœur. Je veux profiter de chaque instant, aussi court soit-il, pour être avec toi. Alors… »

Il fouilla dans sa poche et en sorti un écrin. Un halètement général remplit la salle mais aucun des deux ne l'entendit. Doucement, juste après avoir essuyé de nouvelles larmes sur ses joues, Adrien s'abaissa et posa un genou à terre. Les mains de Mari' se posèrent sur sa bouche, essayant de retenir les pleurs qui menaçaient de sortir.

« Marinette, Princesse, veux-tu vivre chaque instant qui nous reste à mes côtés ? Même si l'éternité n'est pas assez long à mon goût, je promets que je t'aimerais au-delà de tes attentes à chaque instant et…

- Oui. Oui, oui, oui et milles fois oui. Dans cette vie et dans toutes les autres. Coupa-t-elle, pleurant à chaude larme en se jetant sur lui. »

Adrien trébucha en arrière et ne dut son salut qu'à la table de derrière. Il se releva, emportant Marinette avec lui et l'embrassa à pleine bouche, lui promettant silencieusement de la chérir comme la plus précieuse de Princesse. Un tonnerre d'applaudissement et de sifflement – merci les potes du collège et du lycée – accompagna leur baiser. Quand ils se séparèrent, Adrien pleurant également mais souriant jusqu'aux oreilles, Kim leur lança un « Il était temps Agreste » qui fut ovationné par le reste du groupe.

Ils avaient perdu assez de temps. Peu importe les obstacles à venir, ils les surmonteraient.

C'est avec une forte émotion qu'il passa la bague de sa mère à son doigt, comme il en avait rêvé à l'époque, quand il avait finalement compris et appris à aimer le code de la petite-amie parfaite : le code Marinette.

Marinette Agreste.