Disclaimer: Aucun élément de l'univers de Harry Potter ne m'appartient, je ne fais donc pas d'argent avec cette histoire.
Ce chapitre était censé être plus long, mais je voulais publier quelque chose pendant le mois de septembre alors j'ai décidé de couper. Aussi, la relation LV/HP commence à être réciproque alors pour ceux que ça dérange...Il n'y aura pas de scène explicite alors à vous de juger, mais si vous n'aimez pas contentez vous de ne pas lire ou de garder vos commentaires pour vous. Vous êtes prévenu alors vous acceptez les conséquences si vous continuez tout de même de lire.
Sur une note plus joyeuse, je crois que vous serez très heureux des événements de ce chapitre ;) Bonne lecture!
Harry Black
Chapitre 34 : Réunion
Il était à Azkaban. Seul. Même les aurores avaient déserté la place depuis que leur présence était devenue obsolète. Avec Voldemort pratiquement en contrôle du pays, toutes les forces avaient été rapatriées dans les halls du ministère. Leur prochaine cible.
Il avança dans les couloirs, une mèche de cheveux appartenant à sa mère dans la main. Les détraqueurs volaient à ses côtés sans l'importuner. Ils ne devaient même pas sentir sa présence. En échange, Harry les ignorait aussi. Aucun n'était celui qu'il recherchait. Selon les instructions du Seigneur des ténèbres, sa cible s'illuminerait à sa vue tant qu'il gardait les doigts bien refermés autour du butin qu'il avait tiré de Bellatrix après l'avoir installé au manoir. Rodolphus s'occupait d'elle en attendant son retour.
Il marchait lentement en balayant les lieux du regard. La lumière serait-elle aveuglante ou à peine perceptible ? Ce serait idiot de passer tout droit. D'autant plus que la prison couvrait une grande superficie. Il ne voulait pas rater l'heure du repas.
Lorsqu'il le vit finalement, ce fut du coin de l'œil. Il se tourna complètement pour confirmer qu'il n'avait pas halluciné. Une aura argent se dessinait bel et bien autour de la créature. Il se dirigea vers elle et celle-ci ne fuit pas, incapable de percevoir son avancée et le danger qu'il représentait.
Quelques mètres les séparaient à peine quand une boule de lumière prit forme au centre du corps vaporeux du détraqueur. Voldemort avait déjà jeté le sortilège sur la mèche de cheveux, Harry n'avait qu'à attendre en continuant toujours d'avancer jusqu'à ce qu'il sente le contact de la créature sur sa peau.
La lumière qui avait pris naissance se mit à battre tel un cœur. Le détraqueur sembla désarçonner par ce mouvement. Ressentait-il comme une indigestion face à cette agitation dans son estomac ? Harry se saisit du poignet squelettique de la créature, ignorant sa froideur et le globe sembla exploser en son sein, se débattant afin de remonter le long de sa gorge. Harry, relâchant sa prise, put voir pour la première fois un détraqueur être malade. Comparativement aux humains toutefois, ce qu'il rejeta ne s'écrasa pas sur le sol, mais se mit à voler doucement dans les airs. Alors que la créature s'éloignait en gémissant, la lumière tourna autour de la main du jeune homme. Celui-ci ouvrit sa paume. L'âme de Bellatrix trouva refuge dans la mèche de cheveux qu'elle contenait. Harry referma aussitôt la main sur le fil d'argent. La première partie était faite.
Il transplana directement au manoir sans prendre la peine de redescendre les étages de la prison qu'il avait gravis. Ce n'était pas comme si les protections contre le transplanage étaient encore effectives. La seule raison pour laquelle il restait encore des prisonniers dans les cellules était sans doute parce que seul un puissant sorcier pouvait transplanner sans sa baguette. Dommage pour eux. Ils avaient perdu une belle occasion de s'enfuir.
Harry atterrit dans le hall d'entrée et monta les marches jusqu'à la chambre de Rodolphus. Celui-ci se retourna dès qu'il ouvrit la porte. Ses yeux étaient écarquillés et il ne lâchait pas la main de Bellatrix.
– Est-ce que tu l'as ?
Le jeune homme se contenta de hocher la tête. Il s'approcha du lit et Rodolphus bougea le corps de Bellatrix dans une position assise. Harry donna le cheveu à l'homme qui s'empressa de le donner à sa femme, ouvrant sa bouche puis massant sa gorge jusqu'à ce qu'elle soit forcée de l'avaler avec l'aide d'un verre d'eau.
Le résultat fut immédiat. Un éclat argent traversa le corps de Bellatrix. Ses yeux, vides et dépourvus de la moindre étincelle d'intelligence, s'animèrent et retrouvèrent leur vivacité d'avant. Ils tombèrent aussitôt sur l'homme qui la serrait dans ses bras.
– Rodolphus !
– Bella !
Le couple s'enlaça en pleurant. Harry les regarda. Lorsque leurs larmes furent taries, Bellatrix porta son attention sur la pièce dans laquelle elle se trouvait. Aussitôt, elle remarqua la présence de son fils.
– Harry ! Mon bébé !
Elle l'attira dans ses bras. Mécaniquement, Harry lui rendit son étreinte.
– Maman.
Ses larmes mouillaient le col de sa robe. Il devrait se changer avant d'aller annoncer le succès de sa mission au Seigneur des ténèbres.
– Comme tu as grandi ! Laisse-moi te regarder.
Harry se laissa faire. Avant que Bellatrix puisse se lancer dans une nouvelle crise de larmes qui le retarderait encore plus, il fit un pas en arrière, se libérant ainsi de son étreinte.
– Je dois aller faire mon rapport au maître.
Il sortit de la chambre et referma la porte derrière lui, mais pas avant d'avoir entendu :
– Le maître ? Rodolphus, est-ce que… c'est vrai ? Il est finalement de retour ?
Harry s'éloigna sans regarder derrière lui. Rodolphus pourrait tout lui expliquer. Lui avait autre chose à faire.
Voldemort leva les yeux à l'ouverture des portes. Harry avait été rapide. Le jeune homme avança d'un pas ferme jusqu'à son trône où il s'inclina. Rien sur son visage n'indiquait s'il avait réussi ou échoué. Chez un autre, il aurait pris cela comme une mauvaise nouvelle, mais Harry était un… cas particulier.
– Tout a été fait comme vous le vouliez, maître.
Comme il le voulait ? Sauver Bellatrix lui redonnait effectivement l'une de ses meilleures guerrières et, même sans Harry, il aurait voulu lui venir en aide après toutes ses années de loyaux services. Toutefois, cette mission apportait beaucoup plus de bénéfices au jeune homme qu'à lui-même. Il sourit.
En ce moment, il doutait que Harry soit en mesure de discerner ses désirs de ceux de Voldemort. Ainsi, ce qui satisfaisait le Seigneur des ténèbres le satisfaisait aussi et l'inverse se révélait vrai. Dans ce cas-ci, il n'avait pas tort. Le retour de Bella l'emplissait d'une réelle joie.
– Bravo, Harry.
Le jeune homme n'eut aucune réaction. De la même manière qu'il n'avait eu aucune réaction lorsque, grâce à lui, Voldemort était devenu le maître de la mort. Malgré cette douce pensée, le Seigneur des ténèbres perdit son sourire. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. En temps normal, la situation l'aurait ravie. Ses troupes étaient de nouveau en entier et l'élu, celui identifié comme étant le seul à pouvoir le vaincre, lui était entièrement dévoué, lié à lui de sorte qu'il avait entièrement le contrôle de sa personne. De plus, avec ses horcruxes et les reliques de la mort, il était immortel deux fois plutôt qu'une. Sa frustration n'avait aucun sens.
Il n'avait eu aucun problème à gérer ses émotions depuis qu'il avait créé son premier horcruxe. Il avait toujours été en contrôle. Et maintenant, il devait se battre avec des sentiments et des nuances de sentiments dont il n'avait aucun souvenir d'avoir souffert auparavant. Il ignorait comment Harry pouvait gérer ses émotions en plus de ceux de tous les gens autour de lui…
Il se leva brusquement.
– Suis-moi.
Le jeune homme obéit sans un mot. Il ne s'était pas attendu à autre chose non plus. Harry ne disait que l'essentiel et se taisait autrement. Il était beaucoup plus volubile avant. Voldemort secoua la tête. Tout son problème venait de là justement.
Il avait transféré ses sentiments en lui. Le jeune homme ne ressentait plus rien, mais ses émotions n'avaient pas disparu pour autant, c'était le but du rituel après tout. Cependant, il ne s'était pas attendu à cette conséquence. Sans doute pourquoi il venait seulement de faire le lien.
Il ouvrit la porte de son bureau et fit signe à Harry de s'asseoir. Depuis l'introduction du jeune homme en tant que mangemort, leurs petites rencontres étaient devenues une habitude. Curieux considérant que même ses plus fidèles n'entraient que rarement ici.
Il avait coupé ses cheveux. Alors qu'ils lui arrivaient au ventre, ils ne faisaient plus que frôler ses épaules. Voldemort supposa qu'il les avait fait pousser en hommage à sa mère et maintenant que ses sentiments ne l'encombraient plus, il n'y avait plus vu d'utilité et avait donc opté pour une coiffure plus pratique. C'était dommage, car Harry était sans doute l'un des rares hommes de sa connaissance à qui les cheveux longs convenaient mieux sans pour autant leur donner un air efféminé. Quoique, sa nouvelle coupe dévoilait ses magnifiques yeux verts qui n'étaient plus aussi facilement dissimulés…
Il avait recommencé. Il n'avait jamais pensé que le jeune homme n'était pas attirant, mais il ne s'était jamais révélé une source de distraction jusqu'à maintenant. Si près de la victoire, il ne pouvait se le permettre. C'est pourquoi il devait lui redonner ses émotions. Maintenant.
Il avait caressé l'idée de ne pas le faire. La pensée avait été tentante. Son élément le plus prometteur, à la fois son plus fervent fidèle et son ennemi prophétisé, entièrement sous son contrôle sans aucun risque de trahison ? Seul un fou n'y aurait pas songé. Il l'avait lui-même expérimenté, quoiqu'à un moindre degré. Quelques sentiments en moins ne faisaient pas de tort. Sauf que, maintenant, c'était lui qui ressentait toutes ces… choses.
– Je vais mettre fin au rituel, ce qui te redonnera la capacité de ressentir tes sentiments.
– D'accord.
Pas d'intonation d'aucune sorte. Ni heureux ni déçu. Cela ferait du bien de revoir des émotions éclairer à nouveau son visage. Pas qu'il le fasse pour cette raison. Non. C'était seulement stratégique. Rodolphus était au courant de tout, ce qui voulait dire que Bellatrix le serait également bientôt. Harry n'était pas en état de s'offusquer, mais ses parents adoptifs oui. Or, il ne pouvait pas se permettre de mettre deux de ses meilleurs guerriers à dos. D'autant plus que, Lucius étant le parrain, les Malefoy les suivraient sans doute et ils représentaient une grande part de leurs finances. Non. C'était stratégique et rien d'autre.
Il se leva et tendit les mains en ordonnant au plus jeune de se lever. Voldemort n'eut pas besoin d'en dire plus. Harry avait perdu ses émotions, pas son intelligence. Il lui donna aussitôt ses mains et attendit. Le Seigneur des ténèbres chassa la pensée de la chaleur de ses paumes contre les siennes et plongea son regard dans les yeux de l'autre, chassant cette fois de sa tête son émerveillement devant un vert si pur. Il devait vraiment se débarrasser de ces sentiments. Ce n'était pas sain pour lui et ses plans de conquête.
Contre tous ses instincts, il se plongea dans le flux d'émotions qu'il sentait plus que jamais en lui et retrouva le chemin qu'il avait tracé entre les deux. Avec sa volonté, il les obligea à bouger, se faufilant tour à tour par l'étroit tunnel.
– Tu risques d'être un peu à fleur de peau pendant les premiers temps. Ton corps n'est plus habitué à ressentir.
Harry se contenta de hocher la tête, mais Voldemort sut à la seconde même que le transfert était terminé, car le jeune homme eut aussitôt les larmes aux yeux.
– Maman. Murmura-t-il.
Le Seigneur des ténèbres remarqua qu'il tenait encore les mains du plus jeune et les lâcha aussitôt.
– Va la voir. Je suis certain qu'elle t'attend.
Harry lui sourit, son regard brillant sous l'effet des larmes.
– Merci.
Alors qu'il faisait demi-tour, Voldemort ne put ôter son regard de sa silhouette. Il ne détourna les yeux que lorsque la porte se referma. Il se laissa tomber de tout son poids dans son fauteuil. Pourquoi se sentait-il encore aussi étrange qu'avant ? C'était censé être terminé, non ? Il se rassura en se disant qu'il faudrait seulement du temps. Rares étaient les contre-sorts à l'effet immédiat. D'ici quelques heures, au pire quelques jours, tout serait redevenu normal.
Après tout, ses sentiments ne provenaient que de Harry. Le jeune homme l'admirait, l'aimait même, et ces émotions s'étaient transférés en même temps que les autres. Il était impensable que le Seigneur des ténèbres soit… non. Impossible. Complètement ridicule.
Il se replongea dans son travail. Il avait assez perdu de temps.
– Maman !
Il ouvrit la porte des appartements de ses parents adoptifs sans même freiner sa course. Il haletait sous l'effort, mais il devait voir sa mère. Il l'avait déjà vu, c'était lui qui l'avait sauvé, mais il n'avait pas répondu à son étreinte avec la même chaleur qu'avant, ne l'avait pas embrassé. Il ne pourrait jamais s'excuser sa froideur si celle-ci avait blessé sa mère. Il espérait seulement que Rodolphus lui en avait expliqué la raison. En avait-il seulement eu le temps ?
En effet, ce n'est qu'après avoir poussé la porte qu'il songea que sa mère se reposait peut-être. Comment se sentait-on après avoir perdu puis retrouver son âme ? Était-ce comme se réveiller d'un long sommeil ou son âme était-elle épuisée d'un si long voyage loin de son corps ? Bella était placée comme il l'avait laissée, appuyée contre les oreillers de son lit, Rodolphus assis à ses côtés. Harry mit fin à ses interrogations pour ne plus penser qu'à une seule chose. Il s'élança contre sa mère, enfouissant son visage dans ses cheveux, des larmes dévalant ses joues.
– Mon chéri…
Bella referma aussitôt ses bras autour de lui, le serrant contre elle tout en passant une main dans ses cheveux. Ça, c'était le câlin auquel il rêvait depuis que le baiser du détraqueur lui avait volé sa mère. Cette étreinte-là, pas l'embrassade froide dictée par son manque d'émotions. Il éclata en sanglots. Sa mère était là. Son père était là. Le Seigneur des ténèbres l'avait aidé à la sauver. Le Seigneur des ténèbres l'avait aidé lui en lui ôtant ses sentiments puis en les lui redonnant comme il l'avait promis.
Il était si heureux. Ses sanglots redoublèrent d'ardeur.
– Ça va, mon chéri ?
Il se contenta de hocher la tête alors qu'il peinait à calmer ses larmes afin de pouvoir parler.
– Je… je suis… juste… vraiment… vraiment heureux. Je t'aime, maman.
Des gouttes tombèrent sur sa tête. Sa mère pleurait à son tour.
– Moi aussi, mon chéri. Moi aussi. Je t'aime plus fort que tout.
Elle leva une main pour attirer Rodolphus dans leur étreinte.
– Je vous aime si fort tous les deux.
Rodolphus ferma les yeux et entoura sa femme et son fils adoptif de ses bras forts. Sa famille était finalement réunie après toutes ces années.
Fini! Bella est de retour! J'espère que vous avez aimé!
Mon horaire d'école est assez chargé avec tous mes travaux donc je vais essayer de publier le prochain chapitre en octobre, mais je ne promets rien pour ne pas vous décevoir.
À la prochaine!
