Bonjour,
Merci de vos lectures et de vos commentaires sur la première partie de cet OS. Notamment les guests à qui je ne peux répondre de par le site. Merci de vos retours et de votre enthousiasme.
Voici la suite et fin de cet OS, bonne lecture.
Encore un mot pour ma complice. Merci de ton temps Shinobu24, je t'embrasse très fort.
Felicity relisait pour la dixième fois le sms qu'elle comptait envoyer à Oliver pour s'excuser. Deux semaines étaient passées depuis leur dispute ou altercation elle ne savait pas trop comment appeler ce qu'il s'était passé, et il était resté sourd à toutes ses tentatives.
Elle avait commencé par tenter de l'appeler pour s'excuser, mais il n'avait ni répondu ni rappelé à son message, elle lui avait ensuite donné rendez-vous afin de lui parler. Elle avait attendu toute une après midi mais Oliver ne s'était pas présenté. Elle n'avait pas été surprise, seulement déçue qu'il ne lui laisse même pas l'occasion de lui présenter des excuses.
Il ne lui restait plus qu'un long sms comme dernière chance, après ça s'il ne donnait toujours pas signe de vie, elle laisserait tomber. Elle n'en avait pas envie, mais elle ne pouvait pas le forcer à l'écouter. Elle regrettait chacune des paroles qu'elle lui avait dit ce matin là et ce qu'elle avait pu insinuer. Elle comprenait sa colère et le dégoût qu'elle pouvait lui inspirer, et elle voulait absolument lui expliquer pourquoi elle avait réagi de cette façon.
Elle appuya sur envoyé après avoir lu une dernière fois. Elle espérait recevoir au moins un j'ai compris. Elle soupira en posant son téléphone sur son bureau et regarda son planning de l'après midi, une grimace étira son visage en voyant qu'elle avait une réunion avec son ex-mari et un potentiel client.
Ses pensées voguèrent irrémédiablement vers Oliver, s'il était encore présent dans sa vie elle aurait voulu le voir après cette réunion afin de passer un bon moment, de vouloir se rassurer sur qui elle était. Elle soupira, elle allait devoir se débrouiller seule à présent, mais elle ne pouvait nier qu'il lui manquait. Pas uniquement le côté sexuel et sensuel, même si elle admettait qu'elle adorait faire l'amour avec lui, d'ailleurs elle n'avait jamais autant pratiqué qu'avec Oliver….et dans tous les sens du terme.
Il lui manquait tout simplement, son attention de chaque instant, ses sourires, ses éclats de rire, ses petits baisers si tendres après l'amour, ses mains, sa chaleur, son caractère….il lui manquait.
Elle soupira longuement, ferma les yeux et saisit son dossier. La réunion n'allait pas tarder et elle ne voulait pas arriver en retard, Ray aurait une raison de lui faire une remarque et elle ne le voulait pas.
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« Felicity ? Felicity tu m'écoutes !? » Demanda Donna inquiète du silence sur la ligne téléphonique. La blonde sursauta à la voix aiguë et inquiète de sa mère.
« Oui je….oui Maman je suis là. » Elle se redressa dans son lit et tenta de reprendre le fil de la conversation. « Tu disais…. »
« Non, non…qu'est-ce qu'il se passe chérie ? » Donna sentait bien que depuis quelques temps sa fille était lointaine et toujours à cran. Elle était présente, mais son esprit était ailleurs et ce qui était amusant au début commençait sérieusement à l'inquiéter. « Je sais que quelque chose te tracasse…tu sais parfois se confier fait du bien. » Le silence lui répondit et elle tenta une autre façon de faire. « C'est Ray… ? »
Felicity soupira et se demanda si de se confier à sa mère était la solution. Peut-être….ou peut-être pas, Donna Smoak n'était pas réputée pour ses judicieux conseils, mais elle avait une façon de voir la vie d'une façon différente et peut-être pourrait-elle quand même l'aider.
« Non…enfin pas vraiment. » Commença-t-elle. Elle ne savait pas vraiment comment lui présenter les choses alors elle n'y alla par quatre chemins et lui raconta comment Oliver était entré dans sa vie. « J'ai été…horrible et blessante. »
Donna restait sans voix devant ce que sa fille lui racontait, elle n'aurait jamais imaginé que sa fille si sage et si sérieuse irait jusqu'à se louer les services d'un gigolo pour se sentir mieux.
« Attends chérie….tu as payé ce type pour coucher avec toi….c'est bien ce que je comprends. » Felicity lui confirma et Donna explosa de joie. « Bon ok ce n'est pas comment dire….conventionnel comme procédé mais je suis ravie que tu montres ton côté femme assumée et moderne qui se moque des conventions ! »
« Maman… » Plaida Felicity d'une voix traînante. « …ce n'est pas le sujet. Si tu pouvais te concentrer sur mon problème…Oliver m'en veut et je ne sais pas comment arranger les choses. » Soupira-t-elle en se pinçant l'arête du nez.
« Ok….tu veux vraiment te faire pardonner ? » Felicity répondit par l'affirmative. « Force le à t'écouter ne lui laisse aucune chance de se dérober. Dis lui tout ma chérie….soit honnête et dis lui que tu es amoureuse de lui… »
« Je ne suis pas… » S'offusqua Felicity en s'étranglant. « Je ne suis pas amoureuse d'Oliver ! » Donna éclata de rire et lui lança un ça c'est ce que tu penses avant de raccrocher et de laisser sa fille surprise et pensive de sa dernière phrase.
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Felicity n'avait pas fermé l'œil de la nuit après sa conversation avec sa mère. Une seule question avait hanté ses pensées…était-elle amoureuse d'Oliver ? Sa raison lui disait que non ! Elle ne pouvait pas être tombée amoureuse après avoir eu le cœur brisé par son mari, elle ne pouvait pas à nouveau donner sa confiance et son amour à un homme. Mais son cœur lui disait que oui ! Elle se savait amoureuse d'Oliver….depuis un moment déjà si elle était honnête avec elle, mais avait préféré se voiler la face et se mettre la tête dans le sable. Comme quand elle avait commencé à avoir des soupçons pour Ray.
Elle devait lui parler et s'excuser, elle devait essayer encore au moins une fois.
Oliver terminait son service du midi et il n'était pas mécontent. Le restaurant avait été bondé et il n'avait pas arrêté une minute. Il visa sa montre et vit que son rendez-vous n'allait pas tarder à arriver. Il fila en cuisine préparer leur repas et quand il arriva en salle il vit déjà Laurel à l'attendre. Elle lui fit signe et il lui indiqua d'un signe de tête de le suivre. Ils s'installèrent et commencèrent à manger dans la bonne humeur, quand son regard fut attiré par une chevelure blonde qu'il reconnaîtrait entre milles. Il suivit des yeux son entrée et la vit s'adresser au bar, devant sans aucun doute le chercher.
Il l'observait toujours quand il croisa son regard bleu et vit qu'elle s'avançait vers lui avec un léger sourire. Il se leva ne voulant pas qu'elle vienne jusque sa table et surtout qu'elle voit avec qui il déjeunait.
« Salut… » D'un ton gêné et tout bas. Oliver ne répondit pas et croisa les bras lui montrant ainsi qu'il était toujours en colère et blessé. « Je suis désolée de venir te voir ici….mais tu ne réponds à aucun de mes messages. » Expliqua-t-elle gauchement quand elle vit son air blasé.
« C'est généralement le signe qu'on ne veut plus avoir d'appels…ou de sms… » Répondit-il quand même d'une voix froide. « Qu'est-ce que tu veux ? » En soupirant bruyamment. Felicity se figea et l'attitude d'Oliver ne l'aidait pas à se détendre.
« M'excuser….de ce que je t'ai dit l'autre jour. Je n'en pensais pas un mot et je…. » Elle baissa le regard et tritura ses doigts un moment avant de poursuivre. « ….j'ai été blessante alors que tu voulais juste être….gentil et j'aimerai bien que…. »
« Oliver… » Felicity se décala un peu et se pencha afin de voir à qui appartenait cette voix féminine. Elle découvrit une brune aux cheveux longs qui s'avançait vers eux. « …je ne voudrais pas paraître impolie, mais… »
« J'arrive Laurel… » Oliver se tourna vers elle et lui fit signe d'aller se rassoir expliquant qu'il n'en avait pas pour longtemps. Il se tourna à nouveau vers Felicity quand ils furent seuls.
« Je vois...» D'un air blessé. « Et moi qui venait m'excuser…quelle idiote je peux être ! » Les bras ballants en fixant Oliver qui ne disait rien. Elle s'approcha et le regarda de plus près. « Amuse toi bien avec ta nouvelle….je sais pas comment tu nous appelles….des distributeurs de billets ? »
« Arrête tu deviens vulgaire. » Oliver prit finalement la parole et la fixa à son tour. Felicity éclata de rire et fit encore un pas vers lui.
« Tiens tu parles maintenant…. » Elle lui fit un petit sourire en coin et recula de quelques pas. « ….c'est dommage on a plus rien à se dire…. » Elle fit encore quelques pas en arrière et finit par se retourner pour quitter le restaurant le cœur lourd et à nouveau brisé.
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Oliver tournait son téléphone dans les mains nerveux et hésitant à appeler Felicity. Cela faisait quelques jours qu'elle était venue le trouver au restaurant et depuis il ne pensait qu'à elle. Enfin elle envahissait son esprit encore plus qu'avant. Depuis leur dispute et son départ il pensait à elle sans arrêt. Elle lui manquait. Elle lui manquait vraiment. Il adorait passer du temps avec elle, sincèrement. Même si au début elle avait juste été un moyen de gagner plus vite et plus facilement de l'argent, leurs rendez-vous étaient devenus un rituel et il était pressé de la voir à chaque fois.
Seulement leur dispute avait révélé au grand jour que leur relation n'était pas conventionnelle et qu'il obtenait de l'argent en retour de ses faveurs sexuelles. Et c'était ça qui l'avait mis le plus en colère, pas vraiment le rejet dont la blonde avait fait preuve, mais plutôt ce qu'elle lui avait rappelé. Il était un gigolo qui profitait d'une femme et de son argent. Si ses parents le voyaient pensa-t-il en pouffant. Il était tombé bien bas, mais il avait réussi à mettre de l'argent de côté, suffisamment pour ouvrir son propre restaurant et voir l'avenir plus sereinement.
Il ne voyait plus personne d'autre, n'avait plus un carnet rempli de femmes qui n'attendaient qu'une seule chose de lui. La seule qui avait ce privilège était Felicity. C'est pour ça que ses paroles l'avaient autant blessé. Il savait qu'il ressentait quelque chose de fort pour la blonde et depuis un certain temps déjà, et il espérait que sa visite avortée signifiait qu'elle aussi ressentait quelque chose pour lui.
Un élan de courage le saisit et il envoya un sms à Felicity. Il le recommença plusieurs fois avant de trouver la bonne formulation et appuya sur la petite flèche pour l'envoyer. Il soupira profondément, il ne restait plus qu'à attendre qu'elle lui réponde….si elle lui répondait.
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Felicity pénétra dans le hall de l'hôtel nerveuse. Elle sonda les alentours afin de voir si elle reconnaissait quelqu'un et avança vers les ascenseurs. Elle appuya sur le bouton de l'étage et regarda la progression de sa montée, ses pensées voguant vers Oliver et ce message reçu il y avait à peine quelques heures. Elle avait cru rêver quand elle avait vu son nom s'afficher sur l'écran de son téléphone et son message avec une demande de rendez-vous. Serait-il possible qu'il veuille lui parler ? Ou alors il voulait simplement mettre les choses au clair entre eux et qu'elle le laisse tranquille. Il allait lui balancer des horreurs au visage et disparaîtrait de sa vie.
L'ascenseur arriva enfin et elle sortit d'un pas hésitant en se dirigeant vers la chambre qu'elle louait à l'année dans ce palace. C'était un privilège quand on possédait la plus grosse société de la ville. Heureusement pour elle, Ray n'avait jamais découvert ce qu'elle faisait de cette suite, s'assurant avec un énorme pourboire à l'accueil que tout ceci reste secret.
Elle enfonça la carte magnétique dans la porte et entra dans la chambre. Elle se souvenait du nombre de fois où elle était entrée ici et où elle était heureuse des quelques heures à venir, aujourd'hui tout était différent et elle ne savait comment elle serait en repartant.
Elle avança encore un peu et découvrit une table dressée pour deux. Malgré elle son cœur s'emballa à l'idée que finalement elle allait passer un agréable moment. Elle posa ses affaires sur le canapé et tourna sur elle-même afin de trouver Oliver. Il était à l'encadrement de la porte entre le salon et la chambre et l'observait avec un léger sourire les mains dans les poches.
« Salut… » Dit-elle d'une petite voix. Elle voulut dire autre chose mais ne savait pas quoi, elle était nerveuse et les mots s'emmêlaient dans sa tête, se sachant incapable de faire une phrase cohérente.
« Salut… » Dit Oliver à son tour en s'approchant de quelques pas. Ils se fixèrent en rigolant bêtement ne sachant pas comment briser le silence. Ce n'était pas habituel chez eux, ils avaient toujours su se parler.
« Tu….c'est….j'avoue que je….j'ai du mal à comprendre ce que je fais là. » Réussir enfin à dire Felicity en levant les yeux au ciel sous sa bêtise à ne pas savoir s'exprimer.
« Je comprends….je ne suis pas vraiment clair. » En rigolant doucement quand il vit Felicity acquiescer avec une grimace dont elle seule avait le secret..
« Pas vraiment…je viens te voir et tu me parles à peine ….pour finalement me donner rendez-vous ici….pour un dîner apparemment. » D'un ton nerveux en visant la table.
« Je voulais qu'on puisse discuter tranquillement. » Il se dirigea vers la table et déboucha la bouteille de vin rouge, il servit deux verres et lui en tendit un. « C'est un Château Margaux….1982, ton préféré. » Felicity saisit le verre tendu et huma le nectar. Elle ferma les yeux et se laissa gagner par ce que ce vin lui inspirait.
« C'est gentil de t'en être souvenu… » Elle rouvrit les yeux et croisa ceux d'Oliver qu'elle trouva tendres et cela la troubla un peu. « Alors….que voulais-tu me dire ? » Elle prit une gorgée de son verre et attendit nerveusement une réponse.
Oliver continuait de la fixer et pouvait voir sa nervosité et il était dans le même état qu'elle, sa présence à elle seule ne voulait absolument rien dire et il savait qu'il était loin d'arriver au bout de ce qu'il voulait lui dire. Il prit à son tour une gorgée de vin et toussota afin de s'éclaircir la voix.
« Je…je voudrais m'excuser pour ce que je t'ai dis l'autre jour. J'ai été blessant et j'ai dis n'importe quoi. » Il se sentait un peu plus léger après cette approche.
« Non c'est moi qui ait été blessante en te balançant à la figure que je te….payais. C'était déplacé et méchant. » Dit à son tour Felicity précipitamment. « Je…..j'ai réalisé que…. » Elle sentait son cœur s'accélérer à l'idée de ce qu'elle allait lui dire. « …que tu…. » Elle pouffa et releva vers son visage vers Oliver. « ….que tu étais plus que ça. »
Oliver la fixait à son tour et fronça les sourcils ne comprenant pas forcément ce qu'elle voulait dire. Son cœur battait la chamade sous l'idée que peut-être elle aussi ressentait plus que ce qu'ils avaient pu partager durant ces quelques mois.
« Et ça veut dire quoi ? » D'une voix à peine audible. Il posa son verre et en fit de même avec celui de Felicity. Il posa ses mains sur sa taille et l'approcha doucement de lui. Elle haussa les épaules à sa question n'ayant pas envie d'être la première à mettre des mots sur leurs sentiments. « Ok….tu me manques. » Finit-il par dire. « Mais pas ton argent….toi Felicity. Tes sourires, tes éclats de rires, tes grimaces qui me font éclater de rire, ton humour et aussi ton caractère de feu….je crois que….que je…. »
« Je crois que je suis amoureuse de toi aussi… » Termina-t-elle à sa place avec un léger sourire. « Et tu me manques aussi. » Finit-elle en levant ses bras afin de les enrouler autour de son cou.
Oliver sentit un poids s'envoler de sa poitrine et un large sourire illumina son visage. Il s'approcha encore un peu et posa son front contre celui de la blonde. Ils s'observèrent un long moment sans rien dire, juste à se sourire et à réaliser ce que cela voulait dire pour eux et pour la suite. Oliver finit par se pencher et poser ses lèvres sur celles de Felicity qui répondit à son baiser en s'accrochant à ses épaules sous l'effet que cela lui faisait. Pour une fois leur baiser était tendre et langoureux, ils prenaient le temps de se goûter et de s'apprécier. Ils s'étaient tellement manqués que de vivre cet instant leur semblait presque irréel. C'est Oliver qui le cassa à regret à bout de souffle.
« Je suis amoureux de toi… » Dit-il clairement contre ses lèvres. Felicity se mordilla la lèvre inférieure avec un petit sourire gêné. « …et je veux te voir ailleurs que dans cette chambre….et surtout je ne veux plus de ça. » Il chercha dans la poche arrière de son jean et lui montra l'argent qu'elle lui avait donné. « Il y a le compte…enfin sauf la bouteille de vin… » En rigolant nerveusement.
« Oliver non….je…on avait un arrangement et… » Felicity ne voulait pas qu'il lui rende ce qu'elle lui avait donné, elle n'avait jamais attendu ça de sa part. Cet argent il l'avait gagné et était à lui. Oliver posa un doigt sur sa bouche afin qu'elle se taise.
« Non…je n'en veux plus….ce n'est pas moi ça. Et ça ne l'a jamais été… » Il soupira et s'éloignait de Felicity, il devait se confier et lui raconter sa vie avant de la connaître afin qu'elle comprenne qui il était vraiment. « Mon père….mes parents étaient des gens travailleurs et honnêtes qui ont bossé très dur toute leur vie. Mon père avait ouvert une société de traiteur à domicile dans les années 70, à l'époque c'était novateur et il a eu du mal à convaincre. Mais au fil des années la sauce a pris et….j'ai repris les rênes à sa retraite et...avec la crise économique. » Soupira Oliver son regard dans celui de Felicity. « Il avait travaillé toute sa vie pour quelque chose qui a coulé en quelques mois….et je me suis promis de rebâtir ce qu'il avait fait. Et ce moyen de gagner de l'argent était simple...et tu es arrivée dans ma vie…. » En rigolant nerveusement. « …et tout a changé…. » Felicity le regardait les yeux embués. « …mais à présent que je…..que je t'aime….je ne peux plus accepter cet argent. Ça ne serait pas honnête et je ne veux pas de ça entre nous…. »
Oliver s'arrêta presque à bout de souffle de s'être autant confié, cela ne lui arrivait pratiquement jamais et surtout cela ne lui était jamais arrivé avec Felicity. Il lui avait déjà raconté des anecdotes sur sa vie mais jamais sa plus grande blessure.
« Dis donc quand tu commences à te confier on ne peut plus t'arrêter ! » Felicity rigola doucement et décida à son tour d'être honnête avec lui. « Mon mari m'a trompée avec une gamine d'à peine 20 ans et qui aurait pu être sa fille. » Débita-t-elle d'un coup. « Je les ai surpris dans notre maison…dans notre lit….et je peux te dire qu'ils étaient en pleine action. » En rigolant tristement au souvenir de cette scène.
« Je suis désolé… » Oliver tendit un bras et la ramena vers lui en encerclant ses épaules. Felicity haussa les épaules, ce temps là était loin et depuis elle avait évolué. Certes la blessure était toujours ouverte et elle serait certainement encore blessée durant un moment, mais elle savait qu'Oliver n'était pas comme Ray et qu'il ne lui ferait pas mal de cette façon.
« Mais le pire a été ses reproches en me disant que tout était de ma faute, que je bossais sans arrêt et que je prenais à peine soin de moi….il a été odieux et mesquin. » Elle fit une pause et poursuivit. « Mais je lui ai pris la moitié de sa boîte…ça été ma vengeance… » En souriant pleinement.
« C'est une bonne vengeance… » Rigola Oliver en la laissant s'éloigner un peu. Elle fit quelques pas et poursuivit.
« Quand tu m'as dis que tu me trouvais….magnifique je ne t'ai pas cru parce que…mon physique a toujours été un sujet sensible. Je n'ai jamais été la fille avec qui il fallait absolument sortir, ou avec qui il fallait traîner ou être vue…j'étais juste une intello binoclarde qui passait le bal du lycée seule sur un banc…. »
« Je suis certain que tu étais adorable… » Felicity grimaça et rigola d'un rire tendu. « ….peu importe, ce qui compte c'est celle que tu es à présent. Et ton mari a été un idiot fini….il ne te méritait pas. » Oliver s'approcha à nouveau d'elle et chercha ses yeux en prenant son menton entre ses doigts. « Je ne suis pas comme lui et je ne le serai jamais… »
« Je sais.. » Felicity saisit sa nuque entre ses mains et chercha son front du sien. « …je l'ai compris…c'est pour ça que j'étais venue m'excuser….d'ailleurs qui était cette femme avec toi ? » Oliver s'amusa de son ton et fut plutôt content de sa jalousie.
« C'est….Laurel…. » Il maintint le suspens quelques secondes avant de la soulager. « …mon avocate. Elle m'aide à mettre au point les statuts de ma société. » Felicity sentit un soulagement immense l'envahir et rigola nerveusement de s'être imaginée autre chose.
« Seulement ton avocate ? » Demanda-t-elle une nouvelle fois. Oliver éclata de rire et hocha la tête tout en la serrant contre lui.
« Juste mon avocate. » Confirma-t-il avant de l'embrasser tendrement. Felicity se resserra contre lui bien décidée à aller plus loin qu'un baiser.
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« J'ai dis non Fel ! » Oliver quitta la salle de bains Felicity sur ses talons.
« Mais pourquoi !? » Demanda-t-elle encore une fois. « Je pourrais te prêter de l'argent et investir dans ton affaire. » Tenta-t-elle une nouvelle fois. Elle le rattrapa avant qu'il ne quitte la chambre. « Ça t'enlèverai une épine du pied et je retrouverai l'homme que j'aime….j'en ai marre de te voir frapper à la porte de toutes les banques et que tu reçoives un non ferme et définitif…. » Plaida-t-elle en papillonnant des yeux voulant le faire céder.
« Tu ne m'auras pas avec un battement de cils chérie… » Il embrassa le bout de son nez en rigolant.
Cela faisait à présent quelques semaines qu'ils s'étaient retrouvés et aucun nuage n'était venu obscurcir leur idylle naissante. Oliver avait légèrement emménagé chez Felicity, c'était le terme qu'elle avait employé, il avait quitté son travail au restaurant afin de se consacrer entièrement à la création de sa société et depuis il courrait d'une banque à une autre.
Il avait un apport financier, mais il n'était pas suffisant et depuis Felicity voulait absolument lui prêter l'argent qui lui manquait. Cependant il ne voulait pas tout mélanger, cela avait failli leur coûter leur relation, il ne voulait pas que des milliers de dollars viennent encore gâcher leur histoire.
« Ok on va faire autrement. » Finit par dire Felicity voulant avoir gain de cause. « Je vais te prêter l'argent qu'il te manque et tu me rembourseras jusqu'au dernier centime….on va passer par un avocat afin que tout soit légal et que tu sois certain que j'accepte ton argent…. » Oliver la regarda attendrit, il pencha la tête sur le côté et lui fit un léger sourire.
« Tu es redoutable en affaires…tu le sais ? » Felicity hocha la tête et rigola doucement.
« Est-ce que ça veut dire que tu acceptes enfin mon argent ? » Demanda-t-elle d'un air taquin en se mettant sur la pointe des pieds.
« Oui…. » Felicity cria sa joie et sautilla de bonheur, enfin il la laissait l'aider, c'était tout ce qui lui importait. « Mais à une condition…. » Elle fronça les sourcils ne comprenant pas qu'il mette encore une condition à ce qu'elle venait de dire. « …que pour toi tout soit gratuit à vie ! » Ils explosèrent de rire et scellèrent cet accord d'un baiser passionné.
Oliver la souleva et l'emmena sur leur lit pas très loin, leur vie presque commune n'avait pas émoussé l'envie perpétuelle qu'ils avaient l'un de l'autre. Ils auraient même tendance à dire qu'elle était encore plus vivace qu'avant, Donna avait plaisanté sur le fait que c'était plus que normal quand on trouvait sa moitié, chose à laquelle Felicity ne lui avait pas donné tort.
Leur histoire avait démarré d'une drôle de façon et ils s'étaient attachés l'un à l'autre sans vraiment s'en rendre compte. Finalement Ray avait été la pire des ordures mais il l'avait conduite à l'homme de sa vie.
J'espère que vous avez aimé cette seconde partie et j'attends vos réactions avec impatience.
On se retrouve bientôt pour une nouvelle fiction...
