Chapitre XXXI
Impatience
« Au final, le choix t'appartient ! avait dit Rumlow en se tournant vers Steve. C'est toi le meneur des Avengers, alors, qu'est-ce que tu décides ? Veux-tu prendre le risque de sacrifier un de tes hommes ou bien préfères-tu que cette guerre continue encore longtemps ? »
Le blond aurait voulu avoir du temps pour y réfléchir. Qu'ils puissent discuter ensemble de cette idée qui lui semblait vraiment stupide. C'était dangereux pour l'agent. Plus que dangereux, ça vie était en jeu, son existence, et s'ils n'arrivaient pas à le sortir de cette situation ? Et s'il devenait comme Bucky un Soldat assassin ? Et s'ils échouaient ? Il ne connaissait pas suffisamment Rumlow pour « tenir » à lui, mais c'était un mec bien dans le fond, même s'il n'était pas l'un des meilleurs Avengers. Il avait sauvé Tony des mains d'Hydra, il avait combattu à leurs côtés face aux mercenaires de Killian. Certes il avait de temps en temps un étrange comportement, surtout avec eux tous, mais il n'était pas ce qu'on pouvait désigner comme un homme mauvais. Du moins, c'était l'impression qu'en avait Steve...
Au final, il avait cédé, avoir des preuves contre Alexander Pierce était une priorité absolue. Il contrôlait le Shield. Si les Avengers n'avaient pas eu l'opinion publique de leurs côtés, il y avait fort à parier qu'il aurait déjà envoyé ses agents du Striker pour les tuer ! Mais, même avec les images choquantes de l'attaque du bâtiment d'AIM, les gens étaient restés de leur côté. Certes, certains avaient douté, aider par des médias avides de scandales, mais ils avaient toujours trop de soutien pour devenir une cible officielle. Ils avaient malgré tout réussi à confiner les Avengers dans leurs tours, les empêchant de continuer leurs guerres contre Hydra.
Faire croire que Rumlow voulait revenir au Shield était une mauvaise idée. De toute façon, le ténébreux avait répliqué qu'il n'était clairement pas du genre à aller lécher les bottes d'un connard condescendant et ne le ferait pas, même pour jouer la comédie. L'idée était donc de faire croire que le dossier avait marché.
« Il aurait fonctionné. Avait admis Rumlow. Il aurait dû vous donner le vrai. Je ne suis pas un mec bien...
— Tu crois que je suis quelqu'un de bien ? était intervenue Natasha en fronçant les sourcils. Rogers ne se fit pas à ce que l'on a fait dans le passer, mais à ce que nous faisons maintenant ! Si ça avait été le cas, tu sais que je ne serais pas là !
— Tu es ce que tu es par ce qu'on ne t'a pas vraiment laissé le choix. Répliqua le ténébreux. Moi, j'ai choisi ce que je suis.
— Et tu as choisi d'être un héros. Était intervenu Steve. Tu pouvais dire non en t'engageant chez nous, tu as choisi une nouvelle voie comme Romanoff. L'avenir t'appartient, Rumlow. »
Une étrange expression avait traversé le visage de Rumlow. Mais tout le monde s'était ensuite concentré sur leurs plans. Convaincre le Shield qu'ils étaient tombés dans le panneau ne serait pas compliquer. Le plus dur serait de pouvoir garder un œil sur l'agent. Et ce serait bien plus compliqué, car il y avait fort à parier que le Shield le fouillerait de la tête au pied lorsqu'ils auraient mis la main sur lui. Tony rappela que Rumlow ne ressentait pas la douleur et qu'ils pouvaient toujours dissimuler une puce GPS dans son corps. L'idée fut adoptée, même s'il y eut quelques arguments contre. Les trois doctoresses hésitèrent à procéder à une telle opération, n'en voyant pas l'intérêt.
« Je peux aussi bien m'ouvrir, foutre la puce quelque part et refermer avec du fil et des aiguilles. » Avait souri Rumlow.
C'était un argument plutôt brutal, mais efficace. Tony et Gregory promirent de travailler ensemble sur la fabrication d'un appareil pouvant localiser n'importe qui n'importe où sur Terre. Mais le temps leur manquait et il fallait garder à l'esprit qu'il se pouvait que les hommes d'Hydra déplacent Rumlow sur une longue distance. Il ne fallait pas prendre de risque.
Alors qu'il était sur le point de quitter la tour par la porte de derrière, Hill annonçant par téléphone que les Avengers avaient cru aux dossiers. Steve hésita, le rattrapant par le bras.
« Tu n'es pas obligé d'accepter cette mission. Tu prends des risques inutiles. On finira par trouver des preuves contre Pierce !
— Étonnamment, je n'ai pas l'impression de prendre de si gros risque que ça. Admit Rumlow, toujours avec ce sourire agaçant. Tu n'abandonnes jamais un de tes hommes, hein ?
— J'ai abandonné quelqu'un par le passer, ça peut encore arriver ! »
Et le résultat avait été Winter Soldier. Il aurait dû aller voir lui-même dans le fond de la crevasse où était tombé son meilleur ami plutôt que d'écouter ses supérieurs lorsqu'ils lui avaient assuré que tout serait fait pour retrouver son corps. Ils avaient prétendu que le cadavre était méconnaissable pour garder le cercueil fermé et il y avait cru. Il ne voulait pas que la dernière image de son amant soit un visage déformer par une chute trop longue... Il ne voulait pas que ses cauchemars soient hantés par un fantôme désarticulé, voir tomber dans le vide Bucky était un supplice suffisant.
« Y a un autre facteur que personne n'a pris le temps de considérer. Assura Rumlow, sortant Steve de ses pensées. Pour me contrôler, il faudrait qu'ils y arrivent et j'ai une volonté inébranlable. Ils ne peuvent pas détruire mon esprit s'ils n'ont aucune arme pour y parvenir.
— Et s'ils trouvaient comment s'y prendre ? répliqua Steve. Tu te crois invincible, mais tu es un être humain avec des failles et des faiblesses.
— Vous arriverez avant qu'ils ne les trouvent. Rogers, l'occasion est trop belle pour la louper, laisse-moi y aller où je quitterais cet endroit par la force.
— Tu crois sérieusement pouvoir partir par la force si on décide du contraire ? » ironisa le blond avec un sourire sur le coin des lèvres.
Rumlow se rapprocha de lui, arborant une expression emplie de défi.
« Je veux bien essayer... Toi et moi, sur un ring, à mon retour ? »
Il n'y croyait quand même pas ? Au vu de son regard provocateur, si, c'était bien le cas. S'il devait bien admettre une chose, c'est que ce gars était plutôt culotté. Peut-être trop arrogant ? Il l'avait vu combattre contre les mercenaires de Killian et oui, il était doué, mais de là à se sentir capable de l'affronter lui ? Non, il ne prendrait pas le risque de lui faire du mal, même s'il ne ressentait pas la douleur.
« Si tu dois partir, alors laisse-moi au moins quelque chose ! gronda soudainement Gregory. Donne-moi n'importe quoi ! Une photo, un bijou, un bout de dents, mais laisse-moi quelque chose ! »
Rumlow éclata de rire devant l'étrange requête en s'approchant du blond.
« Je n'ai pas de photo à te donner et encore moins de bijoux quant à y laisser une dent, on verra peut-être plus tard si j'en ai une qui tombe. Tu veux un souvenir ? T'es sûr de vouloir quelque chose de moi ? Je t'ai appris à te battre, ça ne te suffit pas ?
— Non, donne-moi autre chose ! »
C'était de la provocation, ce qu'il cherchait, Steve n'en savait rien et savait que la réponse ne lui plairait pas. Rumlow avait relâché son sac, s'approchant de lui en lui saisissant la nuque de ses deux mains et embrassa Gregory aux yeux de tous. Ce n'était pas un simple baissé, mais une étreinte passionnée qui précède l'acte charnel. Le meneur des Avengers jeta un regard à Bucky, le voyant serrer les poings et prêts à intervenir, mais le duo se sépara, l'Agent récupérant son paquetage et leur jetant un dernier regard avant de partir...
Finalement, il lui en mettrait une ou deux dès qu'il serait de retour, juste pour la forme.
Eh bien, ils ne traînaient pas à Hydra du côté de Pierce. Rumlow était à peine sorti du bâtiment qu'il fut déjà suivi par des hommes à peine discrets. C'était désespérant et tellement indicatif, le mec qui contrôlait le Shield avait si besoin que ça de ses « Soldats » ? Ça devait être bien plus grave que ne l'avait imaginé Crossbones. Il fit comme s'il ne les avait pas remarqués, ne serait-ce que pour éviter de faire durer trop longtemps cette mission. De toute façon, il y avait pas mal de monde dans cette ruelle, donc ça pouvait passer et il n'était pas censé savoir que le Shield et Hydra en avaient après lui... Rumlow Brock…
C'était vraiment ironique, non ? Cette situation en elle-même, savoir qu'un Agent double était traqué par les siens pour servir contre ses frères et sœurs ? D'être traqué par ceux qui auraient dû être ses camarades ? Non, il y avait vraiment quelque chose de tordant. Il ne pouvait s'empêcher de sourire en marchant. Et malgré les vagabondages de son esprit, lorsqu'il sentit une main se glisser sous sa veste, il réagit en une fraction de seconde. Saisissant la main et la tordant en poussant le pickpocket contre le mur et celui-ci se mit à rire...
« Erik ? » gronda Brock en relâchant l'homme.
Qui se tourna en levant les mains et oui, l'Agent double ne s'était pas trompé, c'était bien ce foutu Erik ! Cheveux noirs, peau très foncée, ses cheveux avec des dreadlocks d'un côté, attacher par un bout de cuir fin, et rasé de l'autre. Ses yeux bruns brillant de malice derrière des lunettes de vision inutile, une barbe parfaitement taillée sur le menton. Mais qu'est ce qu'il foutait là ?
« Désolé, Cynthia m'a mis au défi d'essayer ! souriait-il.
— Putain, mais tu fous quoi ici ? gronda Brock en fronçant les sourcils.
— Y en a qui pensent qu'on doit te mettre au courant. On a combien de temps avant qu'ils comprennent que tu ne me remets pas à ma place oralement ? En tout cas, bravo, ils mettent le paquet pour essayer de te choper ! Six agents, dont trois, corrompu du Striker. Je suis impressionné, mais ce n'est pas suffisant... Après, si tu veux, on se les fait. Cynthia est en position, un mot de ta part et on peut tous les envoyés six pieds sous terre. »
C'était une idée, mais pas celle qu'il voulait appliquer. Donc, combien de temps ils avaient avant que les hommes du Shield comprennent qu'Erik n'était pas un petit voleur à la tire ? Deux minutes ! Non, ses origines africaines en faisaient le stéréotype du délinquant à qui les autorités ne lui laisseraient pas la moindre chance et cela même s'il avait des allures d'étudiants.
« Les infos ! » Pressa l'agent double.
Erik se laissa aller contre le mur, ses mains se mettant dans ses poches.
« Madame Hydra et Alexander Pierce sont en conflit ouvert. Confirma l'homme avec ironie. Il recrute des agents pour les transformer en Soldat et a priori, il veut « Brock Rumlow » pour son petit projet... Tu n'as pas eu le message ?
— Tony l'a eu, il m'a prévenu.
— Tony ? marmonna-t-il en fronçant les sourcils. Tony Stark ?
— Non, notre Gregory, celui qu'on appelait comme ça, il est de par sa naissance Tony Stark, leurs parents ont inversé leurs rôles quand il a été enlever gamin.
— Alors il est des nôtres au final ? On s'est inquiété pour rien ?
— Pas sûr, je vais encore observer avant de décider, mais il n'a pas totalement oublié où va sa loyauté. »
Cela sembla le satisfaire de l'apprendre, normal en même temps, ils n'aimaient pas les traîtres et même si Tony était proche de cette qualification, il n'avait pas encore franchi la ligne. Oui, il avait dénoncé des agents d'Hydra, oui, il avait situé des basses de l'organisation et oui, il coopérait clairement avec les Avengers... Et s'était sûrement taper Captain America... Mais il ne les avait pas encore dénoncés « eux » alors peut-être qu'ils pouvaient encore le sauver.
« Pourquoi es-tu sorti ? questionna Erik.
— Les Avengers ont un plan pour « ça » et ils m'utilisent comme appât. » Admit Brock.
Il savait que cela le ferait rire et ce fut le cas, les Avengers étaient si crédules, ils se pensaient au centre du monde, mais on ne pouvait pas leur reprocher d'ignorer les choses.
« Tu vas utiliser les Avengers pour t'occuper des « Soldats » de Pierce ? ironisa Erik. Sérieusement ?
— La cible des Soldats, ce sera nous, donc oui, je trouve ça plus intéressant de m'en débarrasser maintenant avec eux plutôt qu'avec vous. Tu ne m'en veux pas au moins ?
— Pas du tout ! C'est du génie ! Et puis, je t'avoue que ces mecs sont chiants. Ils nous ralentissent pas mal... »
La phrase ne lui plus pas. Cela signifiait qu'ils donnaient du fils à retordre aux autres, mais à quel point ? Voulait-il le savoir ? Cela risquait d'être pris comme une faiblesse et si ça remontait en haut. Ça ne plairait pas. Il décida de se taire, mais ajouta tout de même.
« Gregory est mon prochain objectif, j'ai déjà commencé à l'entraîner, fait remonter.
— T'est sérieux ? Je veux dire, il est juste un porteur d'Extremis ! Il a quoi d'intéressant à part cette faculté qui va le tuer ? »
Trop peu de temps, Brock ne pouvait pas continuer sans prendre le risque de mettre en danger Erik, surtout que les Avengers devaient les observaient et qu'eux pouvaient peut-être comprendre qu'il était une connaissance. Ce serait mal pour le mercenaire. De toute façon, il avait dit tout ce qu'il avait à dire, se détournant de son frère d'armes pour l'abandonner là, mais ce dernier le rattrapa, le devançant même.
« Attend, je veux comprendre. Gregory Stark est peut-être intelligent et à fabriquer des trucs vraiment exceptionnels, mais se serait un double de Tony. On en a vraiment besoin d'un autre ? On a Ying aussi !
— Y a quelque chose d'intéressant en lui. Assura Brock, continuant de marcher. Nadia a commencé à faire des recherches sur les données d'Extremis ?
— Bien sûr, elle plonge sur le truc à cœur perdu et les conclusions sont très mauvaises. Il n'y avait pas de remède pour sauver les porteurs ! Killian le savait ! Ils avaient juste une formule pour stabiliser le truc, mais c'est efficace qu'un temps.
— Killian semblait sûr qu'en récupérant les Stark...
— Si tu comptes récupérer le porteur d'Extremis, alors on aura vite des résultats... Mais l'intégrer à notre unité, t'es sûr de ton coup ? Il est vieux ! Il n'acceptera pas nos valeurs et ses désirs ne rejoindront jamais ceux d'Hydra. Elle ne prendra pas un tel risque et...
— C'est un enfant. Assura Brock en retour, s'arrêtant au milieu de la rue. Il n'a jamais été lui-même et l'a compris quand il s'est retrouvé en face du vrai Tony Stark... Quelque chose s'est brisé en lui et il doit tout reprendre de zéro. J'ai commencé à le façonner... Je le travail lentement et je sais que ce ne sera pas compliquer de le convaincre de nous rejoindre et si j'arrive à convaincre un seul d'entre eux de nous suivre, l'autre suivra.
— Tony hait son frère...
— Non, il l'aime. C'est ça qui a fait flancher Tony. On n'avait pas toutes les données, on a pris le risque de l'envoyé et quand les deux se sont croisée, tout à changer pour les deux. Erik, tu connais les effets du lien du sang, ils ont été séparés, ils se sont croisés et le déclic a eu lieux. Ils s'aiment, si on veut récupérer Tony, on va devoir s'occuper de Gregory. J'ai ton appui ?
— Frère et Jumeaux avec ça. Soupira Erik. Ouais, on va dire que tu as mon soutien et puis, c'est un porteur d'Extremis, ça ferait un allié de taille... Et un adversaire de taille... Un amant de taille ? »
Il essayait de voir jusqu'à où il pouvait être impliqué ? Il n'avait pas tort de le faire, c'était comme ça qu'on pouvait perdre un homme. Le sexe entraînait des attachements qui pouvait faire flancher la loyauté des hommes. Les étreintes charnelles prolonger rapprocher les âmes et l'amour pouvait se mêler à l'affaire, un sentiment qu'il ne pouvait pas se permettre d'éprouver ! Erik se rapprocha de lui, trop près pour que cela paraisse innocent.
« Tu crois que je pourrais l'avoir ? demanda-t-il avec un sourire pervers, posant une main sur son torse. Je peux réussir à le convaincre d'entrer dans mon lit, j'en suis sûr. J'ai bien réussi à te convaincre toi, non ? Tu pourras venir nous rendre visite si tu veux...
— Erik, ne me promets pas des nuits de plaisir que tu ne me donneras jamais. » Répliqua Brock sur un ton empli de reproche.
Cela fit rire l'homme qui s'écarta de lui, l'agent double saisissant sa main qui avait une nouvelle foi essayée de prendre son porte-monnaie et c'est un air désolé qu'il afficha. Cynthia avait dû continuer à le provoquer, sans doute par une oreillette, peu importe. Il n'était pas né l'homme qui pourra lui voler quoi que ce soit ! Il repoussa l'homme de sa route, lui lançant un regard qui se voulait menaçant.
« On te couvre ! annonça Erik en se reculant d'un pas, ses mains se levant en signe de soumission. Quoi que tu fasses, on n'est jamais loin de toi et si on sent que t'es en danger, on agira. Tu peux être tranquille. On ne te lâchera pas, même si ce n'est pas moi, c'est un autre. Bonne chance pour cette mission. »
Il se tourna pour reprendre son chemin, Brock le suivant de son regard comme pour s'assurer qu'il partait bien et décida de reprendre sa route. Donc, ils le couvraient ? Qui exactement ? Lesquels des leurs ? Peu importait, c'était plutôt rassurant de savoir qu'il pouvait compter sur ses frères et sœurs. Si les Avengers échouaient à le protéger, les autres y arriveraient, mais il savait que ce serait inutile. Les Avengers étaient peut-être naïfs et manipulables, mais ils étaient une équipe efficace. Ils mettraient à mal le projet de Pierce.
Donc, reprendre sa petite comédie et se faire choper. Vus que le Shield était déjà là, pas besoin d'éterniser tout ça, sauf que passer par une ruelle sombre, c'était tellement gros qu'il fût sûr qu'ils ne tomberaient pas dans le panneau ! À moins qu'ils fussent désespérés ? À quel point les siens faisaient-ils peur à Pierce ? Il voulait le savoir. Alors il prit le risque de traverser l'espace étroit et les siens devaient vraiment faire mal à la branche de celui qui s'occupait du projet « Soldat ». Parce que Brock sentit derrière lui des hommes le suivent et devant, on l'attendait déjà... Ouais, il était fier de ses frères et sœurs ! Il réagit comme il aurait réagi en tant que « Brock Rumlow », se tournant pour faire face à ceux qui l'acculer, fronçant les sourcils en reconnaissant Jack Rollins... Les agents du Striker corrompus par Hydra et contrôler par Pierce.
« Salut, Rumlow, comment ça va ? demanda l'homme avec un sourire mauvais.
— Plutôt bien, hein ? répliqua le ténébreux en se reculant prudemment. T'es là sous les ordres de Fury ?
— Non, t'inquiètes pas. Alors, les Avengers, c'était cool ?
— Intéressant... Là pour me buter directement ?
— Plutôt pour te proposer un job. Tu es un mercenaire, ça ne te dirait pas de la tune facile ? »
L'étau se resserrait autour de lui, mais c'était le but. Au moins, ça ne durerait pas quinze jours ! Il se faisait embarquer, les Avengers venaient, ils frittaient tout le monde, fin de l'histoire pour le projet « Soldat » et on s'attaquer ensuite à Alexander Pierce. Par contre, il faisait quoi ? Il se battait et se laissait battre ou il jouait à l'imbécile et les suivait de sa propre initiative ? Bah, les deux étaient chiants en fait. Il ne voulait pas être vu comme un faible et encore moins comme un abruti.
« Qui veut m'engager et pourquoi ? » demanda Brock, jetant un regard vers l'autre côté de la rue.
Les mecs se contentaient de les attendre, il leur faudrait une dizaine de secondes pour les rejoindre, Rollins avait avancé vers lui, l'autre restant attentifs. Non, vraiment, il n'avait pas envie de se rendre aussi bêtement, il lâcha son paquetage ce qui ne fit augmenter la tension d'en l'air.
« On t'expliquera tout une fois arriver. Aller, tu nous suis ? »
Il avait dégainer son flingue et le pointer vers lui. Bon, Rogers lui avait dit de ne pas jouer le con et, bizarrement, Brock avait juste envie de faire le contraire de ce qu'il disait, esprit de contradiction ou juste regarder s'il s'énervait contre lui ? Bof...
« Rumlow, avance. » Ordonna Rollins en s'avançant d'un pas.
Pas assez près pour qu'il tente quelque chose sans risquer d'être blessé. Il savait que c'était une mauvaise idée. Mais décida de se défendre un peu, marchant lentement pour être rattrapé par les deux hommes derrières lui. Dès qu'il sentit le bout du canon contre ses cotes, il agit, faisant volte-face pour arracher habilement l'arme des mains de l'homme. L'utilisant pour le frapper au visage. Tandis que le second lui bondissait dessus, entravant sa main maintenant armée et la plaquant contre le mur, le bloquant autant que possible avec son corps pour le coincer et l'empêcher d'agir. Les deux autres mecs arrivèrent sur eux pour l'aider à le maintenir. Même s'il réussit à péter le nez d'un des deux en le frappant au visage avec ses rangers, ils s'obstinèrent à ne pas le frapper, sachant que c'était inutile. Brock vit l'aiguille que tenait Rollins, mais vus que le but était de se faire prendre, il laissa faire et le laissa la planter sans ménagement dans son bras.
« T'es vraiment une plaie, Rumlow ! soupira l'agent d'Hydra. C'est quand-même dommage. J'aimais bien travailler avec toi ! »
C'était une drogue puissante qui lui avait été injectée. Il sentait déjà les effets et fut incapable de bouger ses membres, deux hommes le prirent ses chacun par un bras pour et le tirant vers le bout de la ruelle où devait les attendre une voiture.
« T'inquiète, on va bien s'occuper de toi. » Assura Rollins avec ironie.
Crossbones sourit, se disant que c'est lui qui allait s'occuper d'eux.
Ce fut beaucoup trop simple du point de vus de Natasha qui prit conscience qu'ils n'avaient pas toutes les données. C'était impossible. Rumlow était sorti du bâtiment, n'avait pas fait plus de cinq cents mètres qu'il avait été suivi et rattraper. C'était beaucoup trop rapide et elle n'était pas la seule à le penser.
« On loupe quelque chose ! assura Clint. Y a vraiment quelque chose qui nous échappe où ils sont vraiment stupides ?
— Ils n'ont pas remarqué l'erreur qui s'était glissée dans le dossier donc, oui, ils sont stupides où presser. » Fit remarquer Hill en caressant son chat.
Elle l'avait libéré de sa cage. Il avait rejoint ses bras, ronronnant de contentement. C'était un chat tigré de couleur roux, il avait des yeux verts qui observait chacun des Avengers. Il portait un collier noir avec un pendentif. Tout le monde connaissait ce chat, Hill le laissait vagabonder dans l'héliporter de temps en temps, le gardant malgré tout à l'œil. Il était du genre dépendant envers sa maîtresse et même s'il était d'un naturel câlin. Il restait du genre à se cacher dans un coin, sous le bureau de sa maîtresse, sur sa chaise ou quelque part en hauteur. Natasha avait été surprise par l'animal. Elle faisait peur aux animaux et avait toujours cru qu'il ne l'approcherait pas, peut-être une histoire d'instinct. En tout cas, un jour, le chat s'était faufilé dans ses appartements et avait réclamé son attention, s'installant même sur ses genoux avant que Maria ne vienne le récupérer. Il avait souvent essayé de venir la voir, mais sa maîtresse était sans doute très jalouse de prêter son animal, venant toujours le chercher.
« C'est quand même étrange. Continua l'agent de liaison. Cela fait un moment que vous n'avez pas agi, ce n'est pas comme si vous étiez si dangereux qu'ils puissent se permettre une telle erreur de jugement. Vous devez vraiment mettre à mal leurs projets pour en arriver à cette extrémité. »
Elle déposa son chat sur le sol et celui-ci se mit à explorer timidement les lieux. Peut habituer à un espace aussi vaste dans une seule pièce. Pour sa sécurité, ils évitaient tous de le laisser entrer dans la salle de pilotage, surtout parce que s'il décidait de dormir sur le tableau de bord, ça poserait quelques problèmes notables. Ils le laissèrent à la découverte des lieux, reportant leurs attentions sur les images.
« Il ne s'est pas laissé faire. Soupira Steve en fronçant les sourcils.
— Steve, c'est Rumlow, il ne se rend pas ! dut admettre Natasha avec ironie.
— Ho, mon dieu ne m'en parle pas ! soupira Clint en secouant la tête. C'est un mec incapable de comprendre quand il doit se rendre !
— C'est marrant. Assura la rousse avec un sourire.
— Ça a failli te tuer ! protesta l'Archer en fronçant les sourcils. Ce mec est trop arrogant, ça a failli te tuer la dernière fois ! »
En effets, lors de leur dernière mission commune avec Rumlow et une partie du Striker. Ils s'étaient tous les deux retrouvés acculés dans un bâtiment, couper du reste de l'équipe. Bien que les dissidents leur aient proposé de se livrer, l'agent avait répondu par une rafale de balle, les « condamnant » tous les deux. Il avait répliqué qu'ils voulaient juste les capturer pour les torturer et les faire parler, rappelant à la russe que lui n'éprouverait pas la douleur, bref, ils voulaient qu'ils soient au même niveau. En fait, il aurait pu accepter vus qu'il n'aurait rien éprouver, mais elle...
Elle n'avait jamais dit à Clint les véritables motivations de son camarade, il avait été réprimandé pour cette erreur de jugement, mais étant un bon agent, on lui avait surtout tapé sur les doigts. En tant qu'Agent du Shield, ils ne devaient pas éprouver de compassion pour leurs ennemis et encore moins pour leurs alliés, ils devaient être de marbre et Rumlow ne l'avait pas été ce jour-là.
« As-tu une idée de ce qui se serait passé s'ils nous avaient attrapés ? demanda-t-elle en se tournant vers lui.
— Romanoff, ce n'est pas la peine. Barton ne peut pas aimer Rumlow. Soupira Hill qui tourna son regard vers son chat. Pas après ce qui s'est passé lors de son recrutement.
— Ce qui s'est passé lors de son recrutement ? » Lâcha Steve intriguer, fronçant les sourcils.
Les deux agents féminins se jetèrent un regard avant de reporter leurs attentions sur Clint qui croisent les bras sur son torse, ses yeux lançant une menace sourde et elles haussèrent les épaules.
« Tu n'auras cas lui demandé quand il reviendra ! sourit la rousse. C'est une histoire qu'il aime bien raconter.
— Et qui n'a rien de marrant ! Réplique amère l'Archer.
— Non, rien. Soupira Hill. Ha, te voilà toi ! »
La ténébreuse se rapprocha du canapé où était installé Gregory. Elle s'accouda au dossier pour regarder le chat qui semblait avoir décidé que les genoux du Stark étaient très confortables. Le chat ronronna en relevant la tête vers sa maîtresse, se recouchant la seconde suivante, continuant de ronronner, le blond caressant délicatement la créature qui s'imposait déjà.
« On lance l'opération pour récupérer Rumlow dans combien de temps ? demanda Hill en jetant un regard au Meneur.
— Vous voulez en être ? demanda-t-il suspicieux.
— J'aime bien Rumlow, je ne veux pas prendre le risque de le laisser entre les mains d'Hydra alors si vous acceptez mon aide, je viendrais. Je comprends que vous puissiez croire que je ne suis pas votre amie. Je travaille pour Fury et celui-ci ne ce n'est jamais caché d'être votre « ennemi », mais je peux vous assurez que je ne suis pas votre ennemi !
— Bizarrement, je te crois ! avoua Gregory à la surprise générale. J'ai l'impression que je peux te faire confiance... Mais, entre toi et Rumlow, il y a quoi ? »
Il lui faisait confiance ? Lui ? Le paranoïaque du groupe ? Celui qui ne faisait confiance à personne ? C'était étonnant, non ? Hill l'observa quelques secondes avant de soupirer, admettant la vérité.
« On est sorti ensemble deux ans. C'est pour ça que Fury m'a envoyé moi. Il était sûr que Rumlow pourrait être « intéresser » de reprendre notre relation.
— C'était sa relation la plus longue ? demanda le génie sur un ton incertain.
— De ce que j'en sais, oui. Rumlow a ensuite enchaîné les courtes relations... Ça ne durait pas plus de quelques jours... »
Autant de sincérité après ce qui c'était passer dans cette pièce, l'éspionne resta silencieuse, ne sachant pas comment arrêter Hill. Elle n'était pas là lorsque l'Agent avait embrassé Gregory, elle ne pouvait donc pas savoir qu'un étrange jeu de séduction s'était déroulé et le blond devait déchanter face à ces paroles. Était ce mal de laisser-faire ? Le porteur d'Extremis était censé être avec Bucky, ils ne ce n'étaient pas séparé, alors peut-être qu'il valait mieux éteindre cette flamme de la passion qui s'allumait et s'embrassait entre eux, non ? Avant que le « méchant loup » ne croque entièrement le « petit chaperon rouge ».
« Par contre, je ne l'avais jamais vu comme ça avec quelqu'un. Marmonna Hill, pensif. Il semblait vraiment inquiet pour vous la dernière fois et je ne suis pas sûr qu'il ait été un jour comme ça avec moi...
— Dès que l'émetteur arrêtera de bouger, on attendra deux heures pour être sûr qu'ils ne bougent plus et on intervient. » Annonça soudainement Steve.
Il voulait clairement écourter cette discussion, comme si celle-ci n'était pas la bienvenue. Il se tourna vers Hill.
« Vous pourrez venir avec nous. Vous n'êtes peut-être plus agent de terrain depuis quelque temps, mais j'ai vu votre dossier et je sais que vous pouvez être une femme d'action. Reposez-vous tous, mais restez près, on attaque, on neutralise et sécurise les lieux. Pour la suite, on avisera, je veux des preuves contre Pierce avant de prévenir Fury.
— Toi, tu ne dormiras pas là ! annonça l'agent de liaison en faisant le tour du canapé, récupérant son chat qui lâcha un petit ronronnement. Je préfère quand même t'avoir à l'œil.
— J'ai toujours rêvé d'avoir un chat. Admit Gregory dans un sourire. Il s'appelle comment ?
—Goose. »
