Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien.

Je suis heureuse de poster aujourd'hui un chapitre qui n'existerait pas sans Syndranys qui a énormément aidé à son écriture. Sachez que tous les chapitres seraient d'ailleurs bien fades sans elle.

J'ose espérer qu'il vous plaira, nous attendons vos retours en tous cas !

Mille mercis pour vos reviews qui sont toujours si adorables et qui encouragent énormément.

En dehors de ça, je vous dirais seulement pour aujourd'hui qu'il faut impérativement que vous regardiez Happiest Season si ce n'est pas déjà fait, ce film est absolument génial alors je vous interdis de le louper !

Je vous embrasse tous très fort et vous souhaite une belle semaine. A vendredi prochain ! ;)

Chapitre 35:

Mak attendait, assise dans le couloir d'un lycée qu'elle ne connaissait pas, entourée de gens inconnus. Sur le visage des autres candidats, elle y lisait la même appréhension. Personne n'avait envie d'être ici. Les épreuves d'Art se passaient bien avant tout le reste et l'adolescente, même si elle s'y était préparée, ne pouvait s'empêcher de ressentir l'angoisse de se retrouver à attendre qu'un examinateur l'appelle. Esméralda n'était pas à ses côtés cette fois, sa convocation stipulant qu'elle ne devrait être présente que vers 14h. Et même si cette agaçante parisienne savait l'exaspérer comme personne, elle avouait que sa présence l'aurait rassurée.

Ce matin, Mak avait eu droit à un câlin d'encouragement de la part de sa mère qui s'était levé spécialement pour elle. Sachant que sa fille avait parfois de graves problèmes d'anxiété, Madame Lichtenstenner lui avait répété que ce n'était qu'un mauvais moment à passer, qu'elle lui préparait des crêpes pour son retour et qu'il fallait absolument qu'elle n'oublie pas de respirer !

Aussi, l'adolescente avait eu la joie de recevoir un message de Rider :

Ça va aller Lichtenstenner, tu ne peux pas te planter avec des projets comme les tiens. Je ne veux pas d'une note en dessous de 17/20. Courage !

Ce message l'avait rassurée bien plus que ce que Rider ne le pensait, et pourtant, la jeune fille n'avait pu s'empêcher d'attendre bêtement un signe d'Elsa. Mais rien. Dans environ quarante secondes, elle devrait entrer dans une salle de cours, vendre son projet, et Elsa ne lui aurait donné aucun conseil de dernière minute. Quelque part, elle la comprenait. Bien sûr, comment pouvait-elle lui en vouloir de choisir de ne plus risquer sa vie pour elle ? Ce n'est pas quelque chose qu'on était en droit de demander…

- Mademoiselle Lichtenstein ? Appela un jeune homme en sortant d'une salle de cours, une feuille de papier ressemblant à une liste de noms entre les mains.

- Lichtenstenner, mais je suis flattée, rectifia gentiment Mak, consciente que son nom de famille était une épreuve pour pas mal de monde.

- Pardonnez-moi, sourit l'homme en rabattant ses petites lunettes rondes sur ses yeux. Déformation professionnelle, j'aime beaucoup ce qu'il fait, sourit-il en faisant signe à l'adolescente d'entrer.

- Moi aussi, sourit Mak à son tour en se levant, touchée par la sensibilité que dégageait ce prof d'Art.

Par réflexe, comme elle le faisait avec tout le monde, elle l'observa une seconde en entrant dans la salle. Et une seconde lui suffit pour deviner qu'il était sans doute un peu timide, quelque peu fébrile, probablement encore porté par des rêves un peu fous comme par exemple celui de trouver une cité enfouie sous l'océan… Cette pensée la fit sourire tandis qu'elle posait son sac à ses pieds et restait debout, devant le bureau professoral.

- Bien, commença l'homme. Pas trop stressée ?

- Un peu, avoua Mak, incapable de lui mentir.

- Détendez-vous, ça va bien se passer, assura-t-il alors qu'il n'avait encore vu aucun de ses projets et Mak se demanda s'il disait ça à tous les candidats.

Elle s'en fichait, le stress était si grand dans l'instant que tous mots réconfortants étaient bons à prendre.

- Vous me montrez vos projets ? Demanda-t-il, toujours aussi bienveillant en s'asseyant sur le bureau professoral.

Mak plissa les yeux, reconnaissant là un tic particulièrement récurrent d'Elsa. Cela, elle ne savait pourquoi, la rassura encore davantage, peut-être le destin qui lui donnait un petit coup de pouce. Alors, elle hocha la tête et brancha sa clé USB sur l'ordinateur qu'on avait mis à sa disposition.

Sans argumenter davantage, le jeune homme à lunettes actionna la vidéo et l'observa avec attention.

Mak, durant l'entièreté des trois minutes, choisit de ne pas jeter un seul regard à l'écran et observa simplement son examinateur.

Elle vit son visage se mouvoir au fil des différents messages vocaux qui s'imposaient à lui. Elle le vit froncer des sourcils en ne comprenant pas immédiatement ce qu'elle délivrait par ce projet, puis elle remarqua une grimace sur son visage quand, doucement, il se mit à assimiler le message qui se déroulait devant ses yeux. Il eut un sourire triste quand il entendit sa mère parler de ce vase jaune qu'elle détestait tant. Puis il serra les dents quand Jim annonçait qu'il devait s'éloigner de cette maison. Il partagea un sourire amusé avec Mak quand il entendit qu'elle avait tenté d'avoir moins cinquante pourcents sur une paire de chaussures, mais le perdit vite et serra les poings quand il comprit que la gamine était apparemment fautive dans le drame de cet accident.

Enfin, la vidéo se termina et un silence de mort passa dans la salle. L'homme attendit quelques secondes avant de décrocher son regard de l'écran alors que celui-ci était pourtant noir depuis un moment.

Il inspira, souffla un bon coup, puis ferma doucement l'ordinateur sans un mot. Puis il croisa ses mains sur le bureau, regarda Mak, et commença :

- Bien, ça va ? Demanda-t-il et Mak fut surprise par la question.

- Oui, répondit-elle incertaine. Et vous ?

L'homme parut surpris qu'elle lui renvoie la question, mais sourit enfin, et répondit :

- Je m'occupe des épreuves du bac depuis des années et j'ai rarement eu l'occasion de voir un projet aussi crève-cœur, avoua-t-il en rougissant un peu. Pouvez-vous m'en parler ?

Mak hocha la tête en tentant de calmer les battements de son cœur, puis commença à débiter ce qu'elle avait appris sur le bout des doigts. Elle parla de la technique, du montage, des artistes qui l'avaient inspiré, du rapport qu'elle avait vis-à-vis de la dépression et ce qu'elle en pensait. Elle expliqua chaque plan, offrant les interprétations qu'elle pensait justes, jurant qu'à la fin de cette présentation, quand elle aurait quitté cette salle, ce professeur ne pourrait s'empêcher de visionner une deuxième fois la vidéo. Enfin, quand son temps de parole fut écoulé, elle fut surprise de constater qu'aucun silence n'avait assassiné ses mots.

Le prof souriait sereinement sans la lâcher des yeux, le menton reposant dans la paume de sa main, si attentif que Mak avait l'impression de lui avoir raconté une histoire aux milles rebondissements.

- Vous avez terminé ? Demanda-t-il enfin en voyant que l'adolescente n'argumentait pas davantage.

- Je crois oui, répondit Mak, prenant conscience qu'elle n'avait plus rien à dire.

- C'est déjà pas mal ! Tenta de plaisanter le prof, espérant la dérider un peu, luttant contre l'envie de lui dire qu'elle n'avait pas à s'en faire, que son projet dépassait tout ce qu'il avait pu voir jusqu'à présent. Je peux vous poser une question ? Demanda-t-il tout de même.

- Bien sûr, répondit Mak, après tout, il était là pour ça, non ?

- Quand j'ai visionné votre projet, vous ne l'avez pas regardé une seule seconde, fit-il remarquer et Mak se dit qu'il était aussi observateur qu'elle. Ce qui m'amène à la question suivante et vous m'excuserez si vous la jugez indiscrète, mais, ce projet est autobiographique ?

Mak sourit en plissant les yeux, s'attendant un peu à cette question, étonnée même qu'elle n'arrive que maintenant. Elle hocha la tête et expliqua :

- Ces enregistrements viennent de la boîte vocale de mon père. Et la femme sur la vidéo, c'est ma mère. Elle continue de payer son abonnement téléphonique, c'est stupide.

- Ça ne l'ait pas, sourit l'homme en ayant un regard compatissant pour elle, un regard qui ne trompait pas, un regard qui signifiait que, lui aussi, avait vécu quelque chose comme ça un jour. Bien ! Dit-il enfin comme pour revenir à lui. On passe aux autres projets ?

Mak sourit, soulagé que ce moment soit passé et ouvrit sa grande pochette cartonnée pour étaler tous ces projets sur la table.

L'homme les observa, les manipula avec soin un par un, heureux de voir du fusain, de la peinture, de la photo et tellement de choses encore.

Il nota l'option lourde et passa ensuite à la facultative.

- Celui-ci est très intéressant, fit-il remarquer sans y penser en effleurant du bout des doigts la photographie du tag de la femme à moitié nue qui siégeait, encore aujourd'hui, comme une révolte sur le mur en face du lycée. Vous vous êtes inspirée de Miss. Tic ?

- Oui, j'ai aimé le mélange tag et féminisme, répondit Mak.

- Sans blague ? Sourit l'homme en jurant qu'il n'avait jamais vu un projet hurler à ce point qu'un jour, les femmes gagneraient une guerre vieille de plusieurs millénaires.

- J'ai fini en garde à vue à cause de ce projet, sourit Mak, reprenant une certaine assurance au fur et à mesure qu'elle passait du temps en compagnie de ce jeune homme.

- C'est vrai ? Rit-il. Racontez-moi, demanda-t-il, enthousiaste.

Mak se plut alors à lui raconter les dires de Weselton, ses amies qui l'avaient aidé, ce flic qui l'avait embarquée à cause de son nom, ses profs qui étaient venues la chercher, et c'est une nouvelle histoire que le prof fut ravi d'entendre.

Enfin les minutes passèrent et la fin de l'épreuve arriva finalement bien plus vite que prévu.

- Parfait, nous en avons fini, sourit le professeur en se levant alors que Mak remballait ses affaires.

Il posa une main sur la poignée de la porte de sortie, et déclara :

- Bon, je suis tenu par le secret professionnel, mais à votre place, je ne me ferais pas trop de soucis, sourit-il en lui faisant un clin d'œil alors que Mak attendait qu'il ouvre la porte. Et au passage, j'adore vos cheveux, déclara-t-il en pressant enfin la poignée.

- Merci, rit l'adolescente, se disant qu'elle avait vraiment eu de la chance de tomber sur un type comme lui.

Et quand elle quitta enfin la pièce tandis que le professeur était retourné à son bureau, elle eut la joie d'entendre qu'il relançait sa vidéo. Elsa avait raison, elle avait gagné son pari.

Une semaine plus tard, c'est un nouvel état de stress qui étreignit la jeune fille. Assise à un bureau qu'on avait étiqueté de son nom et de son numéro de matricule, elle jeta un regard autour d'elle. Aucun bruit ne pénétrait cette salle, seulement peut-être le bruissement de feuilles de papier. Devant elle, une copie vierge semblait se moquer d'elle. Les sujets du bac étaient tombés et jamais elle n'avait eu tant de mal à se concentrer pour un devoir. La question, par un hasard douteux, semblait vouloir la taquiner.

Faut-il désirer que ce qui est accessible ?

Le sujet lui parlait, c'était évident, à croire que la personne qui avait pondu ce sujet s'amusait de la situation qu'elle vivait depuis le début de l'année. Bien sûr, un tas d'idées se bousculaient déjà dans sa tête, s'entrechoquant comme des lucioles furieuses. Elle soupira...bon, il ne lui restait plus qu'à expliquer tout ça sur papier et Elsa serait fière d'elle. Elle ne s'inquiétait pas plus que ça, après tout, la philo n'avait jamais été un problème pour elle.

Anna sentit soudainement un poids se jeter sur son ventre. Elle sursauta et se redressa vivement alors que ses yeux étaient pratiquement encore fermés. Elle grogna en se frottant le visage puis ouvrit les yeux pour tomber nez à nez avec une boule de poil avec quelques kilos en trop qu'elle ne connaissait que trop bien. Elle offrit une caresse à Joséphine qui lui donna un coup de tête affectueux et jeta un œil à son téléphone. 7h55. Maudit chat. Elle ne commençait le boulot qu'à 10h et voilà qu'elle se retrouvait déjà réveillée à cause de cette bestiole.

- Même si je te défends toujours, je comprends pourquoi Elsa te déteste par moment…grogna-t-elle à l'attention du chat qui miaula en offrant sa tête, en perpétuelle recherche de grattouille. Tu as faim, c'est ça ? Demanda la rouquine.

Le chat miaula encore comme s'il comprenait que sa maîtresse avait besoin d'un petit coup de pouce pour se lever afin de lui donner à manger.

- J'ai compris…soupira Anna en prenant Joséphine dans ses bras avant de se lever sans grande conviction.

La rouquine, pas du tout réveillée, se dirigea tel un zombie dans la cuisine et versa machinalement une tasse de croquettes dans la gamelle de Joséphine. L'animal délaissa alors volontiers sa maîtresse pour aller déguster son repas tant attendu.

Anna se fit ensuite couler un café et attrapa sa tasse avant de filer vers le salon.

Là, elle fut tout à fait surprise d'y trouver Elsa, sur le canapé, son ordinateur allumé sur la table basse devant elle. La blonde appuyait sans cesse sur le même bouton si bien que la rousse se demanda si sa sœur n'essayait pas de faire passer un message en morse à quelqu'un.

Anna fronça les sourcils en voyant l'air concentré de sa sœur, et demanda :

- Bah, tu es déjà levée ? Est-ce que le mot vacances à une signification pour toi ?

- Je n'arrivais plus à dormir, répondit seulement Elsa sans décrocher son regard de l'écran lumineux, appuyant une énième fois sur le même bouton.

- Pourquoi ? Demanda Anna en venant s'asseoir près d'elle.

- Les résultats du bac tombent à 8h.

- Ah, c'est aujourd'hui ! Se souvint Anna, se réveillant peu à peu. Ne t'inquiète pas trop, elle est brillante cette gosse, assura-t-elle en battant l'air d'un geste de la main.

Soudain, l'écran dévoila enfin la page qu'Elsa attendait depuis qu'elle s'était levée. L'enseignante plissa les yeux, et sa mâchoire manqua de se décrocher quand elle trouva la ligne sur laquelle le nom de Lichtenstenner apparaissait.

- Tellement brillante qu'elle est en rattrapage… soupira Elsa en se pinçant l'arête du nez après avoir lu le résultat au moins trois fois.

- Attends, quoi ? S'exclama Anna qui, persuadée que Mak aurait le bac haut la main, s'était vite désintéressée de l'ordinateur de sa sœur.

- Et merde ! Siffla Elsa en frappant sa cuisse de sa main.

- Mais, comment c'est possible ? Demanda Anna qui ne se remettait pas de cette nouvelle.

- C'est ce que j'aimerais savoir, répondit furieusement Elsa en attrapant son ordinateur pour le poser sur ses genoux, pianotant rapidement sur le clavier.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je suis son professeur principal, j'ai accès à son relevé de note, répondit froidement l'enseignante.

- Ok, bon, je vais te faire un café, déclara Anna qui voyait la colère de sa sœur monter.

La rouquine pénétra dans la cuisine et se mit sur la pointe des pieds pour attraper une tasse dans l'un des placards muraux.

- Non, mais elle se fout de moi ! Entendit-elle bruyamment alors qu'elle allait actionner le bouton qui ferait couler le café d'Elsa.

- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Anna en tendant l'oreille vers le salon.

- Ce n'est pas possible, c'est de la provocation ! S'écria Elsa sans répondre à sa question.

- Elsa ! Répondit Anna. Qu'est-ce qui se passe ?

- Un 4 en philo, non mais tu y crois ça ! Gronda Elsa en faisant de grands gestes alors qu'Anna revenait dans le salon pour déposer la tasse sur la table basse, loin de sa sœur par sécurité.

- Wow, ça, ce n'étais pas prévu, grimaça Anna en reprenant sa place près de sa sœur.

- Evidemment que ce n'était pas prévu ! S'exclama Elsa, définitivement furieuse. Elle a été ma meilleure élève, elle s'est offert une moyenne de 17/20 toute l'année, pour récolter un 4 au bac, c'est tout de même révoltant ! Même Kuzco l'a eu !

- Elle n'a peut-être pas compris le sujet…essaya de défendre Anna.

Elsa ne prit même pas le peine de répondre et soupira en sortant son téléphone de sa poche.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je l'appelle, répondit froidement l'enseignante.

- Ah non ! Refusa la rousse en volant le téléphone de sa sœur de ses mains. Elle doit être assez mal comme ça, je t'interdis de l'accabler de reproches.

- Anna, rends-moi ce téléphone, ordonna Elsa.

- Non, trancha la rousse en cachant le téléphone derrière son dos. Rappelle-toi que tu ne sors plus avec elle. Tu as perdu le droit de la sermonner en dehors des cours. Alors tu ravales ta colère, et tu restes pro.

Elsa soupira, ce que disait sa sœur n'était pas tout à fait stupide.

- Il faut que je fasse quelque chose, je ne peux pas la laisser foirer ces rattrapages et si c'est d'un coup de pression dont elle a besoin, je lui donnerai, que je sorte avec elle ou pas. Je l'avais prévenue que si elle osait me faire un hors sujet, je lui botterai les fesses moi-même, expliqua plus calmement Elsa en s'offrant une gorgée de café qui sut la calmer instantanément.

Toujours aussi délicate…pensa Anna, presque amusée par la situation.

- Je comprends ta frustration, assura-t-elle. Tout ce que je te demande, c'est de la laisser digérer cet échec sans en rajouter. Tu sais à quel point tu peux être maladroite quand tu es en colère, et je ne crois pas qu'elle ait besoin de ça.

- Je sais… soupira Elsa passant une main dépourvue de vie sur son visage. Très bien, une journée, consentit enfin l'enseignante. Je lui laisse une journée pour encaisser et pour me calmer surtout. Demain, j'interviens, décida-t-elle et Anna sut qu'il ne servirait à rien de négocier.

- Sois gentille avec elle pour une fois…souffla tout de même la rouquine.

- Ça dépendra d'elle, contra Elsa en buvant le reste de son café d'une traite.

Elle marchait sans but sous le soleil de juillet, les mains dans les poches et son casque vissé sur les oreilles, une musique bien trop forte lui détruisant les tympans. Le pas traînant, les épaules voûtées, les cheveux bleus devant les yeux, Mak se sentait défaite, anéantie même.

I'm a mess, chantonnait Bebe Rexha en lui enleva plusieurs points d'audition et l'adolescente devait avouer qu'elle trouvait dans ses paroles une véracité d'une effroyable ironie.

Les résultats étaient tombés hier : elle n'avait pas eu son bac. Pire encore : elle n'avait pas eu son bac parce qu'elle avait lamentablement fait un hors sujet à l'épreuve de philo. Elsa allait la tuer si elle l'apprenait.

Ce n'est pas la fin du monde lui avait dit Kuzco - lui-même l'avait eu de justesse - mais pour Mak, c'était une condamnation à mort. Il reste les rattrapages avait renchérit Alice, mais même en sachant cela, la jeune fille aux cheveux bleus se sentait au bout du rouleau. Ne pas avoir ce fichu diplôme était la certitude d'une année supplémentaire au lycée. Une année de plus en tant qu'élève. Une année de plus loin, très loin, d'Elsa… et en même temps si proche.

Mak sortait du travail, et alors qu'elle aurait pu profiter du reste de sa journée pour bosser son rattrapage, elle déambulait seule, perdue dans un million de pensées tumultueuses. Elle voulait disparaître sous terre tant elle était terriblement déçue d'elle-même, se sentant déjà vaincue alors que rien n'était encore joué.

Et le destin avait décidé de s'en mêler sous l'apparence d'une délicieuse et magnifique prof de philo.

Au coin d'une rue déserte, alors que Mak s'arrêtait au feu rouge, une voiture s'arrêta juste à côté d'elle. Elle n'y prêta aucune attention, concentrée sur les paroles que la chanteuse hurlait dans son casque. Et, alors que le feu passait au vert et lui indiquait qu'elle pouvait traverser, Mak manqua de tomber à la renverse lorsqu'un 4x4 rouge s'arrêta pile devant elle, lui bloquant le passage.

- Priorité aux piétons ! s'exclama la jeune fille en fusillant la voiture dont les vitres teintées ne lui permettaient pas de voir le conducteur.

Ce fut à ce moment précis que les connexions se firent dans son cerveau. Ce 4x4, cette couleur… Les yeux de Mak s'agrandirent alors que la vitre côté passager descendit en face d'elle, révélant un visage qu'elle connaissait très bien.

Elsa, dissimulée derrière une paire de lunettes de soleil, la fusillait du regard, de cela Mak en était persuadée.

- Lichtentenner… La ferme et monte.

Comme pour l'inciter à grimper à la place passager, Elsa déverrouilla la porte d'une pression sur un bouton côté conducteur. Mak, encore sous le choc, mit quelques secondes avant de s'approcher de la portière. Maladroitement, elle l'ouvrit et s'engouffra dans l'habitacle où une agréable fraîcheur régnait grâce à la climatisation. Refermant la porte, la jeune fille aux cheveux bleus s'y colla presque, mettant le plus de distance possible entre elle et son professeur. Elsa semblait réellement en colère malgré sa tenue décontractée.

- … Qu'est-ce que tu fais ? Questionna la jeune fille en fixant la route devant elle.

Elsa ne répondit pas immédiatement, concentrée sur la conduite. Mak ne tarda pas à reconnaître le chemin qu'elle empruntait puisque celui-ci menait directement vers l'appartement des sœurs Lange. Une étrange sensation s'empara des tripes de la jeune fille, qui ne savait plus si elle était heureuse d'être près d'Elsa ou si elle voulait s'enfuir le plus loin possible.

S'arrêtant à un feu rouge, la blonde se tourna vers Mak, ôtant ses lunettes. Ses yeux lançaient des éclairs.

- Je sais que tu as foiré ton épreuve de philo, j'ai vu les copies. Je vais te faire réviser jusqu'à l'épuisement et tu vas avoir ces foutus rattrapages, Lichtentenner. Il est hors de question que tu sois dans ma classe l'année prochaine. Et n'ose même pas me dire que c'est un problème de manque d'inspiration, ajouta Elsa en référence à la première dissertation vierge que lui avait rendu son élève.

Sous le choc, Mak ne répondit pas immédiatement.

- Et pas d'objections, jeune fille, je ne te laisse pas le choix.

Ce jeune fille arracha un frisson à Mak. Troublée, elle ne sut dire si elle appréciait le surnom ou non. Le reste du chemin se fit dans le silence. Un silence très pesant. Elsa ruminait et Mak se posait un million de questions supplémentaires. Lorsque le 4x4 rouge se gara devant un immeuble que la jeune fille connaissait bien, celle-ci eut un temps d'arrêt. Elsa comptait-elle la faire réviser chez elle ? Suivant cette dernière, Mak s'extirpa du véhicule et emboîta le pas à une Elsa qui avait déjà fait claquer sa portière. En quelques pas rapides, elle l'avait rejointe et s'engouffra devant elle alors que, galamment, la professeur lui tenait la porte. À moins que ce fut pour s'assurer que la jeune fille ne s'échappe pas au dernier moment.

Dans l'escalier qui menait à l'appartement d'Elsa, Mak marchait devant elle. Elle sentait le regard de son ex-petite amie dans son dos, lui brûlant la peau entre les omoplates.

En vérité, Elsa ne savait pas exactement ce qu'elle était en train de faire. Elle comptait bien faire réviser Mak - les rattrapages étaient des oraux - mais en voyant cette dernière juste devant elle, ses jolies petites fesses moulées dans ce short qui lui allait si bien, la professeur sentait autre chose que de la colère au creux de son ventre.

Passant devant Mak une fois arrivée sur le palier, Elsa déverrouille la porte d'entrée et pénétra dans son appartement, la jeune fille aux cheveux bleus sur ses talons. Celle-ci, incertaine, osa à peine poser son sac à dos au sol et encore moins suivre la grande blonde jusque dans le salon. L'appartement était vide, Anna n'était visiblement pas là et Joséphine devait être cachée dans un coin, craignant la colère de sa seconde maîtresse.

- Qu'attend tu pour venir ? entendit Mak depuis l'entrée.

Ce fut le signal qu'elle attendait pour pénétrer plus en avant dans l'antre de sa professeur de philosophie. Un millier de souvenirs lui revinrent en mémoire alors qu'elle s'immisçait dans le salon où était éparpillé un certain nombre de documents.

- Tu veux boire quelque chose ?

Mak se tourna vers l'entrée de la cuisine où se tenait Elsa. Elle semblait plus détendue mais la jeune fille aux cheveux bleus ne savait toujours pas sur quel pied danser, elle se sentait très mal à l'aise. Cet appartement, qui pendant des mois, avait été synonyme de sécurité et de bien être, semblait sonner différemment aujourd'hui. Elle fit donc un non de la tête et Elsa revint simplement vers elle, une bouteille d'eau réutilisable à la main.

- Pourquoi veux-tu m'aider ?

La question, très soudaine, surprit Elsa aussi bien que Mak, qui l'avait pourtant posée. Pour se donner une contenance, celle-ci croisa les bras sur sa poitrine et releva la tête, posant son regard sur la professeur. Elle ne se laisserait pas intimider par l'adulte, pas aujourd'hui.

- Je te l'ai dit, Lichtentenner… Je ne veux pas t'avoir en cours l'an prochain, répondit Elsa en soupirant, s'essayant sur son canapé.

Nulle trace de colère sur son beau visage, uniquement de l'inquiétude. La blonde était préoccupée et Mak s'approcha, restant toutefois debout. De cette façon, elle était un peu plus grande que sa prof de philo, ce qui était rare. Mak avait lu quelque part que cela lui donnait une position de force, mais elle en doutait en sentant la moiteur de ses mains.

- Tu fais ça parce que tu ne peux pas supporter ma présence dans ta classe ou parce que tu… Tu ne veux pas que je sois encore ton élève un an de plus ?

Mak grimaça intérieurement.

Apprends à parler, putain ! se reprocha-t-elle alors qu'elle se rendait compte que la question n'était pas très claire.

Elsa ne voulait-elle simplement plus la voir ou voulait-elle être tranquille pour, peut être, reprendre leur histoire ? L'espoir faisait battre le cœur de Mak, qui prit appui sur sa jambe solide. Elsa lui avait dit au téléphone, juste avant son oral d'art, qu'elle lui avait pardonné son mensonge… mais que c'était trop tôt. Avait-elle eu assez de temps ? Il y avait-il des règles à suivre dans ces moment-là ? Des codes à respecter ? Des limites à ne pas franchir ? Le monde des adultes était si compliqué…

- Les deux, Mak, les deux, répondit Elsa après avoir pris une grande inspiration.

Mak sentit un poids s'envoler de ses épaules. Celle-ci sourit, doucement, et contourna la table basse du salon, venant s'asseoir face aux nombreuses feuilles et juste à côté d'Elsa.

- Très bien. Alors… Révisons.

Avec toute la maturité qu'elle possédait, Mak se concentra sur les cours de philo d'Elsa en faisant fi de ce qu'elle lui avait dit, de l'espoir qui faisait battre fortement son cœur. La blonde pouvait-elle l'entendre d'ailleurs ?

L'après-midi passa ainsi, puis le début de soirée, entre l'irréel de cette situation et le bonheur d'être seule avec Elsa. Malgré l'interdiction de l'embrasser, de la toucher, de la caresser ou même de la regarder trop longuement, Mak, pour une fois docile, passa une journée merveilleuse. La première depuis longtemps, se dit-elle en observant la blonde se lever pour aller chercher à boire. Finalement, Mak s'était détendue et avait accepté de partager une bière avec la jeune femme, qui revint avec deux verres à moitié rempli.

Les révisions avaient bien avancées également. Avec son petit cerveau survolté, Mak retenait tout, tout de suite. Comment avait-elle réussi à faire un hors sujet ? Sûrement en ayant l'esprit accaparé par ses problèmes avec la belle blonde se tenant près d'elle. Mais aujourd'hui, elle avait prouvé qu'elle était prête pour les rattrapages. Si Mak se détendait et parvenait à ne penser qu'à sa réussite, alors c'était dans la poche !

- Donc, le rattrapage, c'est un oral. Un jury va te poser des questions et tu devras répondre. J'ai toute confiance en toi et en ton petit cerveau pour leur débiter tout ce qu'ils veulent entendre sur chacun des sujets abordés, termina Elsa avec un sourire en se laissant aller en arrière dans le canapé.

Mak sourit à son tour en se donnant la permission de détailler Elsa, qu'elle trouvait très belle aujourd'hui. La jeune fille termina sa bière et reposa doucement le verre sur la table basse, entre deux feuilles de philo noircies par l'écriture d'Elsa. Celle-ci fit de même.

- Merci pour ton aide, Elsa, répondit Mak en passant une main nerveuse dans ses cheveux bleus.

Elsa suivit le geste des yeux, jalouse de cette main.

- Et… heu… je vais y aller, dit-elle, consciente qu'elle n'avait plus vraiment sa place ici.

Mak commença à se lever lorsqu'elle fut, sans s'y attendre, retenue par la main d'Elsa, qui s'enroula autour de son poignet. La jeune fille se retourna vers son professeur, baissant le regard vers le visage de la blonde dont les beaux yeux bleus la transperçaient littéralement. Pour la première fois, elle ne sut déchiffrer ce regard.

- … Elsa... ?

Le temps sembla s'arrêter alors que Mak fixait son ex-petite amie sans comprendre ce qu'elle voulait. Ou sans oser y croire, car la poignée autour de son bras ne fit même pas mine de s'adoucir, au contraire. Un véritable combat avait lieu dans le regard de glace d'Elsa, un combat entre son cœur et sa conscience. Un combat contre cette petite voix qui l'avait maintes fois mise en garde par le passé. Devait-elle la laisser partir ? Ou, bien au contraire, devait-elle la retenir ? Le pouvait-elle ? Que désirait-elle exactement ? Elle en avait pourtant une idée très précise...

Mak se tourna complètement vers son professeur et, sans le savoir, ce simple mouvement permit au cœur de gagner la guerre. Elsa saisit vivement l'autre poignet de la lycéenne et l'attira vers elle, brusquement et sans douceur. Mais cela importa peu à Mak, se disant qu'elle pouvait tout accepter, surtout lorsqu'elle sentit les lèvres de sa tendre professeur se poser sur les siennes, enflammant son être tout entier. Sans attendre, la jeune fille se plaça à cheval sur les cuisses de son aînée qui n'avait toujours pas lâcher ses poignets, comme si elle avait peur de voir la jeune fille aux cheveux bleus s'enfuir si elle la libérait.

Celle-ci, pourtant, ne comptait aller nulle part. L'adolescente, comme une insignifiante poupée de chiffon, se laissa faire sans résistance quand Elsa s'amusa à maintenir ses poignets d'une main autoritaire derrière son dos. Et ne fit preuve d'aucune objection quand elle sentit les lèvres d'Elsa dans le creux de son cou, et finit même par gémir quand elle devina les dents d'Elsa se planter dans la peau de son épaule. Elsa brutale, elle se surprenait à adorer ça.

La jeune fille le sentait, ce professeur resterait à jamais sa faiblesse car même si ce baiser était le dernier, Mak ne désirait pas être ailleurs. Lorsqu'Elsa se décida enfin à lui lâcher les poignets, elle noua ses bras autour de son cou, ses mains glissant dans sa chevelure blonde avec délice, la jeune fille s'enivrant du parfum de son ex-petite amie, rapprochant dangereusement ses hanches des siennes. Cette dernière caressa son dos, ses hanches, ses cuisses… puis posa des mains aventureuses sur ses fesses, que ce petit short ne cachait plus tant que cela malgré les longues chaussettes que portait Mak. Le contact, pourtant soudain, plus terriblement à la lycéenne qui sentit une forte chaleur s'insinuer au creux des ses reins et la titiller, ne demandant qu'à être touché et libéré. Elsa entreprenante, elle en avait rêvé.

Une pensée qui sembla parvenir jusqu'à Elsa. Celle-ci ne faisait preuve d'aucune retenue, d'aucun filtre. Si elles avaient fait plusieurs fois l'amour depuis leur première fois, c'était la première fois que Mak voyait son professeur agir ainsi, avec empressement et brutalité. En quelques secondes, la lycéenne se retrouva allongée sur le canapé, surplombée par une Elsa qui lui dévorait le cou, faisant naître en elle un millier de fourmillements terriblement agréables. La jambe que la blonde glissa entre les siennes termina d'enflammer les sens de l'adolescente, qui glissa ses mains sous le t-shirt d'Elsa.

Celle-ci lui avait dit qu'Anna s'était absentée, Mak ne craignait donc pas d'être surprise sur le canapé du salon dans une position compromettante. Alors, quand Elsa lui ôta son haut, elle en fit de même et envoya le vêtement quelque part dans la pièce.

À demi-nue sous les yeux fiévreux de sa prof de philo, la jeune fille se sentait fondre alors qu'elle était déjà vaincue. Elle n'avait jamais vu le regard d'Elsa aussi sombre et orageux et cela faisait naître une profonde excitation chez elle, trouvant un écho à ce qu'elle avait déjà ressenti quelques mois plus tôt, la première fois qu'elle l'avait vu en colère, dans cet escalier. Quelques instants plus tard, Mak avait ôté le soutien-gorge de sa prof de philo, qui se retrouva sur le sol à quelques pas du malheureux t-shirt de cette dernière. Le contact entre leurs corps les électrisa et les soulagea en même temps alors qu'elles échangeaient un long baiser dominé par la blonde, qui caressait de sa langue celle de l'adolescente. Elsa avait toujours eu un petit côté dominateur, mais c'était la première fois que Mak le ressentait à ce point. Et, Elsa dominatrice, Mak jura qu'elle pourrait s'y habituer.

En toute honnêteté, elle se laissait dominer et prendre avec plaisir, s'abandonnant complètement, consumée par son désir et son amour destructeur pour Elsa. Parce qu'au final, qu'est-ce qui reste ? Un odeur sur un tissu, un frisson sur l'épiderme, un gémissement étouffé par un baiser… Ici, entre elles, tout était différent et pourtant si familier. Aucun doute ne passa dans l'esprit, comme si Mak n'existait que pour se donner à elle. Elsa dévorait, Mak perdait tout, et elle était d'accord.

Bientôt, les deux femmes furent nues sur le canapé. À aucun moment l'idée de rejoindre le lit les effleura, la chambre représentant leur amour alors que ce canapé représentait leur passion commune, leur désir l'une pour l'autre et l'interdit qu'était leur relation. Retenant les bras de Mak au-dessus de sa tête, la bloquant sous son poids, Elsa s'insinua en elle en sachant qu'elle en avait le droit et la fit frémir, brusquement, rapidement mais non sans passion. Une passion dévorante face à laquelle elle abdiquait malgré toutes ses résolutions. Elle lui fit l'amour de bien des façons, touchant et jouant avec le corps de Mak plus que celle-ci joua avec elle, gardant le contrôle, comme toujours.

Mak cru effleurer une petite mort en sentant ainsi son professeur s'immiscer en elle. La jeune fille arrêta de respirer alors que ses hanches, comme si elles s'animaient d'elles-mêmes, ondulèrent contre la main libératrice de la blonde qui en demandait toujours plus.

Par réflexe, parce qu'elle restait quelqu'un d'un peu sauvage, Mak voulu la toucher, libérer ses poignets de son emprise persistante, mais d'un mouvement sec qui n'appelait pas à la négociation, Elsa plaqua de nouveau ses mains sur le tissu du canapé, lui faisant comprendre sans un mot qu'il était dans son intérêt de se laisser faire.

Mak grogna, unique argument que son cerveau était capable de traiter dans l'instant, et Elsa n'offrit pour seule réponse qu'une morsure sur sa lèvre inférieure. La morsure d'un amour fou. Une morsure qui aida la jeune fille à capituler encore un peu plus, complètement abattue par un désir qui assassinait toute morale.

Elsa, sûrement un peu taquine dans l'instant, s'amusa à la sentir frémir sous ses doigts sans accentuer ses gestes, si bien qu'un nouveau grognement sortit de la bouche de l'adolescente, ce qui lui valut une nouvelle morsure, encore plus incendiaire, désirant lui faire comprendre qu'ici, le contrôle qu'elle avait sur elle n'était pas quelque chose qu'elle était prête à partager. Elsa un peu sadique, Mak aurait pu se damner pour que ça dure encore.

Et quand l'enseignante jugea que Mak ne pourrait en supporter davantage, elle consentit enfin à lui offrir la libération qu'elle avait tant attendu. Elsa sentit sa main se faire broyer par les phalanges de l'adolescente qui se crispait autour de ses doigts. Et après de longues secondes, ce fut une Mak dépourvue de toute énergie qui se laissa tomber mollement sur le canapé. La respiration haletante, Mak tenta de ralentir les battements frénétiques de son cœur en sentant son corps brûlant contre celui d'Elsa.

Elsa, elle aussi épuisée de l'avoir tant désirée, se laissa aller contre son corps, posa sa tête sur son épaule et entreprit de retirer sa main de son entrejambe.

- Reste… souffla Mak, les yeux fermés alors que l'orgasme n'avait pas tout à fait quitté son corps, désirant la sentir encore un peu.

Et pour la première fois de la journée, Elsa obéit et laissa sa main en elle. Elsa docile, Mak aimait ça aussi.

Alors ? Qu'est-ce qu'on en pense ?