La jeune femme suspendue à ses bras lui fit faire reculer en arrière.

Elle se détourna totalement et alla s'asseoir à une table vide le regard rivé sur sa table.

Ses amies vint prendre place avec elle.

— Levy ça va ?

— O-oui, souffla t'elle péniblement.

Elle ne voulait même pas se retourner pour voir ce qui se passait.

— C'est qui cette fille ? demanda immédiatement Mirajane comme si elle s'adressait à Juvia qui haussa les épaules.

— Aucune idée.

Levy serrait le tissu de sa robe entre ses mains. La gorge nouée, un désagréable sentiment commença à monter en elle.

*

Le café était vraiment plein aujourd'hui, ça lui donnait vraiment beaucoup de travail mais ça commençait déjà à se vider peu à peu.

Alors qu'il s'approcha d'une table pour prendre une commençait, à peine eût-il à demander ce qu'ils voulaient qu'on le prit dans ses bras.

Il n'aimait pas ça et c'était qui au juste ?

— Gajeel ! Je suis contente de te voir.

Il soupira et la repoussa continuant tranquillement ce qu'il faisait.

Il partit pour signaler à sa mère la commande tandis qu'elle le talonnait.

Il se teint debout près du comptoir et elle s'assit.

— Qu'est-ce que tu fais là ?

— Je me disais que je devais passer un de ces quatre.

— Comment t'as eu mon adresse ?

— J'ai demandé.

— A qui ? demanda t'il aussitôt.

S'il trouvait cette personne qui avait osé donner son adresse à Emira, elle ne s'en sortira pas vivant.

— C'est pas l'important.

Le regard de Gajeel défilait dans la pièce, il avait du travail.

Il remarqua les amis de sa sœur, il ne savait pas qu'elles étaient descendus.

Son regard s'attardait sur Levy, bien qu'elle était de dos.

Finalement, Levy jeta un regard vers eux.

Son cœur se serra à le voyant avec cette fille.

Et quand elle vit qu'il s'attardait sur elle, elle détourna le regard.

Elle jeta une nouvelle fois le regard vers lui mais il ne la regardait plus, il causait avec elle.

— Ne prend pas cet air triste, ils ne sont pas ensemble, lui dit Juvia.

— Je sais, souffla t'elle.

Elle posa sa tête sur la table.

— Je ne devrais pas ressentir ça.

— Quoi ?

— Je suis jalouse.

— Mais s'il t'intéresse c'est normal que tu ressente ça.

— C'est pas ça, je trouve ça égoïste de ma part, il a le droit de s'intéresser à une autre fille.

— Ne dit pas ce que tu ne penses pas réellement.

— Je dis juste ce qui est vrai, marmonna t'elle.

Il ne manquait plus que ça, déjà qu'elle collait déjà trop sur lui fallait maintenant qu'elle vienne le trouver chez lui.

De plus il n'avait pas de temps à perdre.

— J'ai du travail.

Il prit donc le chemin pour se diriger vers la cuisine, il avait une commande à livrer mais Emira lui arrêta la main.

— Tu ne veux pas savoir pourquoi je suis là ?

— T'as qu'à le dire si tu veux que je sache.

— Je veux la voir.

— Tu parles de qui ?

— La fille que tu aimes. J'ai bien envie de voir à quoi ressemble ma rivale.

— Rivale ? s'etonna t'il. Levy n'est la rivale de personne.

Pour lui personne ne pouvait l'égaler.

— Elle s'appelle donc Levy, reprit Emira.

Il n'aura pas du laisser échapper son nom.

Son regard se tournèrent immédiatement vers elle qui causait avec ses amis.

Emira suivit son regard.

— Pourquoi tu regardes ce groupe de filles. Est-ce qu'elle est parmis ces filles là ?

Il ne répondit rien.

— J'ai pas du temps à perdre.

Définitivement il alla prendre le plateau que sa mère avait déjà préparé pour aller servir un client.

Emira l'attendait patiemment, jetant toutefois le regard vers les filles.

Elle se demandait qui parmis ces quatres filles pouvait être Levy.

Pourquoi cogiter alors qu'elle pouvait tout simplement aller demander.

Elle se leva donc pour se diriger vers elle, quand Gajeel l'arrêta en cours de route.

— Ne va pas la voir, dit-il d'un ton ferme.

— Pourquoi tu ne veux pas que je saches qui c'est ?

— Je veux pas c'est tout.

Emira retourna s'assoir. Elle finira par savoir et pas plus tard qu'aujourd'hui.

Elle voulait tellement voir cette personne qui avait su prendre le cœur de Gajeel.

— Tu sais je finirais par savoir, j'obtiens toujours ce que je veux.

— J'ai vu ça et je garde un très mauvais souvenir malgré que j'avais bu et que j'étais mal t'en a profité. J'ai jamais voulu coucher avec toi.

Le regard furieux de Gajeel lui fit mal.

Elle avait profité de sa faiblesse elle savait bien et peut-être c'était pour cette raison qu'il était aussi peu amical avec elle.

Sans se démonter, elle chassa ce sentiment désagréable d'avoir commis une trahison.

— Peut-être mais moi je le voulais. Et puis tu étais déchaîné ce jour.

Gajeel lui jeta un regard froid.

— Fais pas cette tête, je te rappelle juste puisque tu ne veux pas t'en souvenir.

Elle mit à rire gaiement et posa une main sur son bras qu'il s'empressa de retirer.

Le rire joyeux d'Emira attira l'attention de Levy et son cœur de gonfla à cela.

Elle se leva de sa chaise.

— Je crois que je vais rentrer.

— Mais reste avec nous.

Elle ne pouvait pas, sa jalousie grandissait.

Elle monta pour récupérer son sac avant de redescendre et de se diriger vers la sortie.

Sur son chemin elle regarda quand même Gajeel qui lui fixait à son tour, mais elle détourna le son visage toutefois elle sentait toujours son regard sur elle.

Emira vit l'une des filles se diriger vers le sortie et le regard de Gajeel insistant sur elle.

Pourquoi il la regardait comme ça ? Est-ce que...

— C'est Levy ? lui demanda t'elle aussitôt mais il ne répondit pas.

Alors qu'elle voulait reposer la question pour avoir la réponse les autres filles se levèrent et appelèrent son nom.

— Levy ! appelèrent ses amies pour qu'elle ne s'en aille pas.

Mais Levy sortit sans revenir comme ses amies le voulaient.

Le visage d'Emira s'illumina. C'était bien elle et elle se retourna vers Gajeel en souriant.

Bien qu'elle ne l'avait vu que de profil, si elle sortait maintenant elle pouvait avoir une chance de la rattraper.

Elle se leva donc.

— J'ai eu ce que je voulais je peux m'en aller, dit-elle.

Gajeel la vit sortir quand sa tiqua dans sa tête.

Elle sortait directement après Levy, elle voulait aller la parler.

Il se leva à son tour pour sortir et l'en empêcher quand sa sœur bloqua le passage.

— Levy est partie.

— Oui j'ai vu.

— C'est ta faute.

— J'ai fait quoi ?

— C'était qui cette fille ?

— J'ai pas le temps pour tes questions. Laisse moi passer.

— Ah non, tu ne vas pas aller retrouver cette fille.

— Je peux savoir pourquoi tu dicte mes choix ?

— C'est à cause d'elle que Levy est partie.

— C'est quoi le rapport entre eux deux ?

— Et bien Levy était ja...

Lucy arrêta Juvia et lui murmura.

— Ne dit rien, je doute fort que Levy veuilles que Gajeel le saches.

— Levy quoi ?

— Non rien ça va.

Sa sœur et ses amies s'éloignèrent de lui.

Il pouvait enfin sortir mais c'est à croire que ce n'était pas voulu car sa mère fit appel à lui et que bon sang elle avait besoin de lui tout de suite.

Fais chier. Qu'est-ce-que Emira allait raconter à Levy ?

*

Le ciel avait un peu reprit de sa belle couleur bleue.

Mais Levy n'avait pas la tête pour admirer cela.

La gorge nouée et un pincement au cœur, elle avançait lentement.

C'était égoïste de sa part d'être jalouse en ce moment, Gajeel avait le droit de passer à autre chose.

Peut-être c'était pour ça qu'il avait été distant avec elle plus tôt quand elle était arrivée.

Ou bien faisait-elle seulement une mauvaise interprétation. Et puis cette fille pouvait être simplement une amie pour lui.

C'était vraiment ça que Gajeel avait ressenti tout ce temps quand elle était avec Kenji ?

C'était si désagréable et insoutenable à vivre.

C'est vrai qu'elle avait déjà été jalouse quand elle aimait encore Kenji mais ça remontait à loin tout ça et revivre ce sentiment tout d'un coup lui était insupportable et difficile à accepter.

Ses cheveux volaient à cause du vent qui soufflait. Elle fit un nouveau pas quand elle entendit qu'on l'appelait.

Elle ne reconnaissait pas la voix et quand elle se retourna et fut surprise de voir qui c'était.

Pourquoi cette fille venait l'accoster ?

— Levy c'est ça ?

— Euh... oui c'est moi, répondit-elle réticence.

— T'as pas grand chose au final.

Levy fronça les sourcils, qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ?

La jeune fille, dont elle ignorait le nom la détaillait de tête au pied.

Levy aussi regarda la jeune fille devant elle.

Assez grande, de long cheveux blonds, des yeux verts avec un visage plein et ce rouge qui colerait ses lèvres rehaussant son teint.

Oui elle était belle, très belle

— Je vois pas ce qu'il te trouve, dit Emira en inclinant la tête.

— De qui tu parles ?

— Gajeel bien sûr. Je m'attendais à voir plus. Si c'est ça ma rivale je suis déçue.

Pourquoi elle disait rivale ?

Est-ce qu'elle aimait Gajeel ?

Et savait-elle que Gajeel était amoureux d'elle ?

Sans doute.

Alors elle n'avait pas à être jalouse tout à l'heure, Gajeel ne s'intéressait pas à elle si non elle ne serait jamais venu lui parler.

Elle se sentait tout d'un coup stupide.

Emira reprit parole.

— Franchement on aurait dit une gamine. Je ne vois vraiment pas comment tu as pu l'intéresser. Il n'a pas besoin d'une petite fille comme toi mais d'une femme comme moi.

Levy fut prise de court, elle lui jugeait sur son apparence mais elle était tout aussi susceptible de plaire à quelqu'un.

— Alors pourquoi ce n'est pas toi qu'il aime ?

Emira perdit son sourire et ouvrit grand les yeux son coeur battant à tout rompre. Elle avait réussi à toucher là où ça faisait mal.

Toutefois elle reprit contenance, reprenant son assurance.

— T'en fais pas, ça ne va pas être difficile de le faire t'oublier. Comme cette fois où il avait adoré être avec moi.

— Tu... Tu parles de quoi ? demanda Levy le coeur battant.

— Tu ne sais pas ?

Elle se rapprocha de Levy pour lui murmurer.

— Je parle de la très belle nuit qu'on avait passé tout les deux.

Son cœur rata un battement.

— Non, lâcha Levy.

— Oh si c'est la vérité. Tu peux lui demander si tu veux.

Emira s'éloigna de Levy pour la regarder.

— Fait pas cette tête. Tu n'as pas à être jalouse tu sais.

— Je... Je suis pas jalouse. Gajeel est libre, il peut faire ce qu'il veut, souffla t'elle sentant son cœur se resserrer malgré cela.

Elle fit un pas, puis un autre et s'en alla le cœur lourd, se sentant encore plus mal que plus tôt.

Arrivée chez elle, elle se jeta sur son lit serrant son oreiller contre elle.

D'une main, elle caressa le bracelet qu'elle portait, le merveilleux cadeau de Gajeel qu'elle affectionnait.

En fermant les yeux, elle sentait son cœur peser lourd, ça lui faisait mal.

— Gajeel...

Elle ne voulait pas ressentir ça, elle avait peur.

Kenji avait brisé son cœur, elle ne voulait pas le brisé à nouveau.

Elle avait peur d'être briser en aimant Gajeel.

Alors elle préférait rester ainsi, dans le flou de ses sentiments.