Yo !
J'espère que vous allez bien. C'est plus court que prévu, mais voici donc la dernière partie du triptyque !
Et ! J'en profite pour faire une annonce : Je reposte cette histoire sur AO3 sous le nom « Vert Everywhere », parce que j'ai commencé à faire des dessins pour aller avec cet UA, donc hésitez pas à venir y jeter un coup d'œil ! Bon, c'est pas de supers dessins, je manque beaucoup de pratique et clairement y en a des chouettes y en a des très bofs mais je les aime bien alors je me suis dit que ça valait le coup de les partager. Bref.
Bonne lecture !
5 sens : le l'ouïe, 9
Waltz,
Troisième temps
3, 2, 1 : la deuxième tête du serpent
La radio, les caméras, les micros. C'est un univers que Katsuki a évité. Mais Deku lui tient la main, alors il s'en sent capable.
La foule, les discours, le public. C'est un univers qui n'aime pas Izuku. Mais Kacchan respire à côté de lui, alors il sourit.
Personne n'a rien compris. All Might est mort depuis une semaine, et le peuple n'a pas l'impression d'avoir changé de vie. Il y a moins de combats, peut-être, plus de silence. Il y a les rats et les serpents qui se battent dans la ville, les joueurs de flûte qui sifflotent dans la rue et les pattes des fourmis qui bruissent sur les murs.
Personne ne débarrasse la ville des nuisibles.
Le gouvernement n'a rien fait.
Les héros n'ont rien fait.
Seulement, du silence est né un bruit de parasites, un bruit qu'on a toujours voulu chasser mais qui cette fois s'installe, et pour de bon.
Les êtres du dessous sont remontés à la surface.
Et maintenant, Izuku va parler.
Ils se souviennent de sa violence. Ils ne peuvent pas oublier.
Ses yeux sont fermés, ses mains sont gantées et il chantonne un air enfantin, comme s'il ne savait pas qu'il était à l'antenne.
Oh, Izuku n'a pas fini son plan, non. Une semaine, il savait que ce n'était pas suffisant. Il n'en démord pas. Il a pris cette semaine pour convaincre les héros. Pour se préparer à convaincre le peuple.
« Bonjour ! »
Il marque un temps, comme s'il attendait une réponse. Il soupire.
« Vous croyez me connaître. Et je ne vous blâme pas. Mais je suis mort deux fois, j'ai eu le temps de changer.
— Deku, ton script …
— Je l'ai écrit, mais je ne peux pas le lire. J'avais oublié. »
Kacchan se mord la langue. Izuku l'entend. Le bruit le fait hautement sourire.
« Donc. Vous connaissez mon nom. Enfin, mes noms. Qu'est-ce que la presse écrivait, déjà ? La vipère d'internet ? Le Vilain aux caméras. Le tueur de journalistes. L'obsédé de Ground Zero. Sur ce dernier point, vous n'avez pas tort … Et Ground Zero. Vous connaissez son nom. Vous l'avez entendu, prononcé, il est familier à un point déroutant. Vous connaissez sa voix. Le bruit de ses explosions. Quel doux …
— Vous nous connaissez tous les deux, mais vous nous connaissez pas ensemble. Ergo, vous savez rien.
— Oui ! Voilà, c'est ça.
— On vous doit des excuses. Pour le chaos. Pour les deuils. J'étais comme vous avant. Je ne voyais que ce qu'on voulait bien nous montrer, surtout, que ce que je voulais voir. Mais s'il y a un recto il y a toujours un verso. Chaque pièce a deux côtés.
— Et tous les serpents ont deux têtes. Deux têtes, deux cœurs, pour une entité. Une paire d'ailes.
— Deku, tu les perds …
— Nous sommes l'amphisbène. C'est la première fois que vous nous entendez, c'est la première fois que vous nous voyez. Vous n'êtes pas convaincus. Vous n'avez pas à l'être. Vous n'avez pas votre mot à dire. Ne pensez pas que je vous arrache votre liberté, non. Elle n'a jamais existé. Le choix est une illusion. Moi non plus, je n'ai pas le choix. Si je n'étais pas là, devant vous, à parler, je serais en train de mourir ou en train de tuer. Je n'ai pas eu le choix. Je ne l'ai toujours pas. Et si je pouvais choisir … je refuserais seulement.
— Les lois, les héros, les dirigeants, rien n'est choisi par nous. Vous n'avez jamais rien choisi. Pourtant, vous y réfléchissez. Sans être capable de changer quoi que ce soit.
— Ce que vous pouvez choisir, c'est d'être en accord ou en désaccord avec vous-mêmes. Rien de plus. Moi je veux vivre. Pour ce faire, j'ai besoin de Kacchan. Pour avoir Kacchan, j'ai besoin de détruire le Bien et le Mal. C'est simple. Il n'y a jamais eu d'autre option. »
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Est-ce que ce serait pas un genre de fin ?
Hm … Je sais paaaas. J'hésite. Je vois pas où les emmener après ça, je pourrais m'occuper de la création du nouveau monde mais … urgh … j'aime cette histoire pour des choses plus intimes que la politique ?
On verra si j'y reviens.
Mais pour l'instant … Complete.
Ouh, ça me fait bizarre.
Très bizarre.
Aaaah.
Nan je reviendrai poster ici en vrai, je sais pas faire le deuil des fics sur lesquelles j'ai passé du temps.
Et puis il faudra bien un épilogue où ils se retrouvent tous les deux, une fois tout ça établi.
A plus tard ? Des bisous !
