Chapitre 69 : Helplessness

L'adolescent hocha la tête et observa, le cœur battant à tout rompre, l'aiguille s'approcher lentement de lui. Il finit par fermer les yeux ne pouvant supporter l'inéluctable et attendit, vaincu, la piqûre qui aurait tôt fait de trahir sa vraie nature !

— Docteur Geller ! Oh pardon, j'ignorai que vous étiez en consultation…

L'alpha rouvrit les yeux brusquement afin d'aviser le nouveau venu, une liasse de papiers en main et le regard hagard de quelqu'un qui n'avait pas ou très peu dormi.

— Nous avons reçu les résultats, il faut à tout prix que vous regardiez ça !

La biologiste se leva en s'excusant et emboîta le pas à son confrère dans le couloir.

Avec un regard entendu, Isaac et Scott tendirent l'oreille sur leur conversation. Leurs cœurs s'emballèrent de soulagement et de joie… Les miracles existaient donc bel et bien !

Une banale grippe saisonnière, certes quelque peu agressive, mais rien dont quelques adolescents en pleine santé ne pouvaient se remettre !

Ils furent tous les deux reconduits dans l'infirmerie de fortune tandis que l'effervescence se répandait comme une traînée de poudre chez les adultes avant de contaminer les lycéens. Le soulagement emplissait la pièce d'une odeur si marquée que les deux loups-garous s'en imprégnèrent avec une délectation non feinte.

Il fallut quelques heures supplémentaires pour que la suite s'organise. Les parents furent contactés et informés des règles d'hygiène de base afin d'éviter la propagation de l'épidémie au reste de la ville. Des masques en papier seraient distribués à tous à leur arrivée ainsi que des flacons de gel hydroalcoolique.

L'annonce comme quoi le lycée serait fermé jusqu'au mercredi suivant fut accueillie avec des exclamations de joie malgré la fatigue générale. De quoi permettre aux élèves de se soigner tranquillement, mais aussi à l'équipe sanitaire de désinfecter totalement le bâtiment pendant que les fédéraux continueraient leur investigation.

En l'absence d'un premier cas, l'hypothèse retenue fut que les terroristes responsables de la propagation de l'épidémie avaient dû infiltrer le lycée, mettant ainsi les étudiants en contact avec le virus de la grippe. Malgré le soulagement de tous, les fédéraux ne s'expliquaient pourtant pas pourquoi quelqu'un s'était donné tant de mal pour répandre une maladie aussi bénigne. Ça n'avait aucun sens !

Vu l'heure, il fut décidé qu'un rapide repas serait servi aux adolescents avant que la quarantaine ne soit finalement officiellement levée.

Enfin, ils purent récupérer leur téléphone et furent invités à sortir, dans le plus grand calme jusqu'à l'extérieur du lycée envahi par leurs véhicules et ceux de leurs parents.

Isaac et Scott aidèrent les deux filles à rejoindre l'extérieur avant d'être doublés par Luna, le teint plus pâle que jamais. Elle s'enferma précipitamment dans les toilettes des filles sous le regard proprement inquiet des deux loups.

Durant les quelques heures d'isolement, Isaac avait profité du sommeil de la jeune fille pour soulager quelque peu sa douleur sans que celle-ci ne remarque quoi que ce soit. Pourtant, elle semblait encore vraiment mal.

— Je vais vérifier que tout va bien !

Lydia dont le teint tout aussi pâle était rehaussé par la teinte écarlate de ses joues et de son nez offrit à son petit-ami un regard brillant de fièvre empli d'incertitude avant de hocher péniblement la tête pour lui signifier son accord. Il était clair que cette perspective ne l'enchantait pas, mais elle était bien décidée à suivre les conseils de Derek à ce sujet.

Scott, en parfait gentleman, lui offrit son bras libre qu'elle attrapa après une violente quinte de toux avant qu'ils ne continuent leur avancée vers le parking.

En dépit de l'interdiction pour les garçons d'entrer du côté fille, le louveteau s'avança doucement dans la pièce où les bruits en provenance de la cabine occupée par Luna ne pouvaient démentir son état.

Elle avait fait partie des plus mal en point durant la période de quarantaine, à croire que son corps avait plus de difficulté que les autres à combattre la maladie. Comme Stiles, deux jours plus tôt, elle rendait le faible contenu de son estomac avec des spasmes douloureux et violents.

— Eh ! Ça va aller ? Tu veux que je rappelle un médecin !

Elle sursauta presque en entendant le son de sa voix, avant de se tourner vers lui et lui offrir un sourire qui se voulait rassurant malgré sa triste mine.

Elle se leva chancelante et tira la chasse d'eau sans qu'Isaac n'aperçoive les petites baies de gui qui s'y trouvait, puis se dirigea vers les lavabos pour se passer de l'eau fraîche sur le visage et se rincer la bouche.

— Merci, ça va aller ! C'est juste… Je peux affirmer sans me tromper ne jamais avoir été malade comme ça !

Son air amusé convainquit le jeune homme qui lui offrit malgré tout son aide pour rejoindre la sortie.

— Ton père est arrivé ?

— Je vais rentrer avec Ian et Max ! Mon père travaille !

Au loin, Isaac aperçut son alpha saluer Allison d'un signe de main avant qu'il ne se tourne vers eux et ne les rejoigne. La rouquine était déjà partie.

— Et il ne peut pas prendre un jour de congé en sachant que tu es à ce point malade ?

Le sourire que la jeune femme lui offrit semblait affreusement sincère et étrangement peiné.

— Tu t'inquiètes vraiment pour moi ?

Son ton désespéré et surpris fit froncer les sourcils aux deux garçons qui échangèrent un nouveau regard complice comme il n'avait cessé de le faire durant leur captivité au lycée.

— Évidemment ! C'est à ça que servent les amis !

L'intonation joyeuse de Scott combinée à son geste de main amical sur l'épaule de la jeune fille et à son sourire solaire eut raison des nerfs de l'adolescente.

Le rythme cardiaque de la brune s'emballa puis, sans signe annonciateur, de véritables torrents de larmes dévalèrent sur ses joues au plus grand désarroi des deux garçons.

Avec une incertitude évidente, Isaac l'attira contre lui pour la réconforter, faisant par la même redoubler les pleurs de la demoiselle qui se laissa aller dans son étreinte sans résister.

— Excuse-moi !

Elle renifla avant de finalement se détacher doucement du torse du louveteau où l'on pouvait voir se découper sur le bleu pâle de son t-shirt, une auréole humide de tristesse.

Elle eut ensuite un hoquet de rire entrecoupé de sanglots tandis qu'elle s'essuyait les yeux avec impatience.

— C'est juste la fatigue… Je ne suis pas aussi pathétique d'habitude.

— Tu ne l'es pas, la rassura encore Scott avec son éternel air bienveillant.

— Les dernières vingt-quatre heures ont été dures pour tout le monde, ajouta Isaac avec son sourire lumineux.

Elle se passa une main lasse sur le visage et leur offrit un sourire incertain et timide avant de les saluer d'un geste de main. Ils l'observèrent se diriger vers une berline grise dans laquelle se trouvait déjà Maxime.

Le conducteur, qui devait être le père de ce dernier leur lança un drôle de regard qu'ils n'arrivèrent pas à analyser avant qu'il ne démarre et s'éloigne du lycée.

Ils se tournèrent finalement l'un vers l'autre et Scott ne put s'empêcher de tapoter l'épaule de son ami.

— On a fait une super équipe !

Le louveteau lui sourit avant de soupirer, peinant encore à réaliser que cette sinistre histoire puisse avoir une conclusion si heureuse.

— Je vais essayer de convaincre Lydia de la voir !

— OK, je vais juste appeler ma mère pour la rassurer et… Merde, mon père arrive, il m'avait proposé de me raccompagner !

Isaac suivit le regard de son ami pour apercevoir l'agent fédéral, débarrassé de sa combinaison sanitaire et arborant un costume de toute évidence taillé sur mesure, avancer vers eux d'un pas vif.

— On se voit plus tard !

Avec une perfidie évidente, l'alpha s'élança en direction de sa moto avant de s'élancer à son tour sur la route.

Isaac eut la décence d'offrir une moue désolée au père de son ami avant d'à son tour quitter le lycée.

À seulement quelques kilomètres de là, dans le véhicule des Carter, l'ambiance était tout aussi étrange.

Maxime, qui arborait d'énormes cernes sous les yeux sans parler de son nez et de ses joues rouges, était bien décidé à confronter sa famille malgré son état d'épuisement avancé.

— Je sais que vous êtes derrière tout ça ! C'est quoi votre plan ?

Il toussa à s'en décoller la plèvre et posa une main sur son torse comme si ce simple geste pouvait diminuer la douleur dans sa poitrine. Il se déroba au geste de son père qui lui en avait le pouvoir. Il refusait de se laisser amadouer avant d'avoir obtenu les réponses à ses questions.

— Ne te mêle pas de ça, Maxime ! soupira son père, las de devoir le lui demander une fois de plus.

— Tu n'as pas le droit de me demander ça ! Et toi, Luna… Comment tu as pu faire semblant d'être malade ?

Luna avait déjà repris des couleurs et ne semblait plus du tout malade ce qui était d'autant plus rageant pour son frère.

— Semblant ? Tu crois vraiment qu'on peut faire semblant de se sentir aussi mal ? C'était horrible ! Je ne sais pas comment tu fais pour supporter ça !

— Parce que tu crois que j'ai le choix ?

Il avait presque envie de pleurer tant la situation lui semblait injuste, la fatigue et la douleur ne l'aidant pas à garder son sang-froid.

— Peu importe ! Luna… Je… Qu'est-ce que je dois faire pour te convaincre de les laisser tranquilles ?

Sa voix s'était faite suppliante et le cœur déjà mis à rude épreuve de Luna, se serra d'autant plus. L'avenance des garçons lui avait permis de reprendre le contrôle de son humanité, sans parler de l'affaiblissement de son côté animal provoqué par l'ingestion du gui qui lui avait permis, à son plus grand désespoir, de tomber malade à l'instar des autres humains.

Une fois de plus, elle se sentait totalement perdue, ne sachant pas quelle décision prendre…

— Si je renonce, est-ce que tu me pardonneras, Maxou ?

Elle ne manqua pas la précipitation du rythme cardiaque de son frère.

— Je ne peux rien te promettre, mais si tu me laisses du temps… peut-être que…

— Laisse tomber !

La tristesse revenait l'étreindre avec force. Si seulement elle pouvait lui dire la vérité, peut-être que tout s'arrangerait entre eux ! Elle avait juste besoin d'un espoir, aussi minime soit-il !

— Quoi que tu en penses, Maxou, tu es mon frère et je t'aime !

Elle ne rata pas le coup d'œil sévère de son oncle à travers le reflet du rétroviseur !

— Luna…

Max soupira de fatigue.

— Même si je te pardonne, on ne sera jamais plus que des cousins !

Il semblait navré d'avoir à le lui redire !

— T'es vraiment aveugle, tu vois même pas qu…

— Luna ! Assez !

La jeune fille croisa les bras, les yeux brillants de larmes d'impuissance.

Maxime remarqua l'étrange ambiance, l'envahissant un peu plus de peur…

— Qu'est-ce que vous me cachez d'autre ?

oOo

Enfin, un nouveau jour se leva emplissant la chambre de Stiles d'un éclat synonyme d'espoir. Aucune ombre n'était venue les attaquer durant la nuit.

L'état de santé de Stiles ne s'était pas amélioré sans pour autant s'être aggravé.

Son état de fatigue extrême, sa fièvre, sa toux et les courbatures intenses habitant ses muscles ne lui laissèrent aucun répit, sans parler de ses maux de tête affreux qui le faisait serrer les dents dans des grognements de douleur.

La seule amélioration dont il pouvait se réjouir concernait les cauchemars de son humain. S'ils n'avaient pas disparu, maintenant qu'il en connaissait la cause et la substance, il pouvait avec plus de facilité réconforter l'adolescent, parfois même sans que celui-ci ne se réveille, l'apaisant de ses chuchotements rassurants qui s'immisçaient jusqu'à lui dans ses songes.

Peu après midi, du bruit s'éleva du rez-de-chaussée. Derek se leva aux aguets, prêt au combat jusqu'à ce qu'un éclat de voix lui fasse relâcher la pression dans son corps.

— Qu'est-ce qui se passe, Fluffy ?

Même lorsqu'il parlait du nez, Stiles était attendrissant ! L'ancien alpha expira, amusé de se savoir amoureux à ce point.

— Ton père et Scott viennent d'arriver !

Et comme pour corroborer ses mots, les deux hommes pénétrèrent dans la chambre du jeune homme au même instant.

Noah étreignit son fils ayant vécu, à distance, la peur de le perdre. Ils prirent le temps de savourer leurs retrouvailles, d'assouvir leur besoin primaire de contact rassurant, échangeant les dernières nouvelles quant à leur état de santé, le tout, sous le sourire attendri des deux loups-garous attendant en retrait près du bureau.

Finalement, Noah décréta qu'il avait besoin de repos et prit congé.

Derek décida quant à lui d'aller préparer le repas pour le fils du shérif et lui et laissa aux deux amis l'occasion de se retrouver à leur tour.

Scott commença le récit des événements qui avaient eu lieu au lycée dans les grandes lignes tandis que Stiles, malgré ses paupières lourdes, l'écoutait avec un intérêt sincère.

— Lydia était ravie de rentrer chez elle, soi-disant qu'Isaac l'a suffisamment vu moche pour les dix prochaines années. Il essaie justement de la faire changer d'avis à l'heure où je te parle.

— J'arrive pas à croire que Derek m'ait caché cette histoire, soupira Stiles qui avait forcé un sourire sur ses lèvres.

— Sans vouloir te vexer, vieux ! T'as vraiment sale mine, je veux dire… encore plus que les autres ! T'as l'air d'avoir perdu du poids et tu fais peine à voir ! Je pense qu'il ne voulait juste pas t'inquiéter pour rien. Tout ce qui importe à présent, c'est que tu te reposes pour guérir. On trouvera comment ils ont pu t'atteindre pour t'inoculer cette merde ! Compte sur nous !

En frère de toujours, Scott se sentait encore plus concerné !

Stiles le remercia d'un hochement de tête, déjà fatigué d'avoir tant parlé !

Une nouvelle quinte de toux le secoua et l'alpha lui tendit un verre d'eau qui était posé sur la table de chevet !

— Des nouvelles de Deaton ?

— Juste un SMS disant que la meute n'était plus établie à Spring Falls, mais il suit leur piste et a bon espoir de les retrouver rapidement !

Le fils du shérif expira douloureusement avant de fermer les yeux quelques instants.

— Maxime et Danny ? Comment vont-ils ? Et… et Luna ?

Scott fronça les sourcils à l'évocation du dernier nom et inspecta son ami du regard… Il connaissait cet air et savait que son acolyte de toujours avait quelque chose derrière la tête !

— Malades tous les trois… comme tout le monde d'ailleurs ! Tu sais que j'ai dû subir mon père pendant presque deux jours ? Je crois que j'aurais préféré avoir la grippe moi aussi !

Stiles se perdit dans ses pensées sans vraiment réagir aux plaintes de son meilleur ami qui décida avec un sourire inquiet de le laisser se reposer pour rejoindre sa petite-amie, elle aussi alitée !

Derek lui apporta son repas tout de suite après le départ de l'alpha et l'adolescent se força à avaler quelques bouchées malgré son absence d'appétit ! Puis, comme si l'effort l'avait vidé de toute énergie, il s'assoupit à nouveau.

Dans l'après-midi, Derek l'aida à grimper dans la baignoire au plus grand désespoir de l'humain qui avait fui les bains depuis cet épisode proprement cauchemardesque qui avait marqué son enfance.

Après avoir défait son lit pour en changer les draps, le lycan était revenu s'occuper de lui, le savonnant tout doucement afin de l'aider à détendre ses muscles courbaturés, discutant avec lui pour lui changer les idées, l'aidant à retirer de sa peau les vestiges laissés par la fièvre commençant doucement à décliner grâce aux médicaments qu'il continuait d'avaler à intervalle régulier !

L'hyperactif avait beau adorer que son loup prenne ainsi soin de lui, il ne pouvait s'empêcher de se sentir gêner d'être pour lui un tel poids et ne put s'empêcher d'en parler avec son homme.

— Tu dois en avoir assez de veiller sur moi depuis près de trois jours. Tu peux aller prendre l'air, tu sais, je…

— Je ne vais nulle part ! répliqua l'adulte en affrontant son regard miel.

Il passa l'éponge de bain contre sa joue avant d'esquisser un sourire.

— Et j'adore m'occuper de toi, alors pas de jérémiades !

Bien que peu convaincu, l'adolescent ne répliqua rien. Ils sortirent finalement de la salle de bain après s'être séchés et habiller. Enfin, Stiles accepta de se blottir contre son loup trop heureux de regarder un film dans ses bras. Il ne tarda pas à s'endormir une fois de plus.

La nuit tomba doucement sur la ville, et la pleine lune baigna la chambre de ses rayons lumineux qu'aucun nuage ne venait troubler.

Apaisés par la fin de la quarantaine et les bonnes nouvelles que la journée leur avait apportées, Derek et Stiles s'endormirent facilement.

La nuit calme et paisible fut de courte durée.

Un hurlement troubla l'oreille de Derek qui se réveilla en sursaut, réveillant Stiles dans la manœuvre.

Son souffle haché trahissait sa panique tandis qu'il se levait précipitamment.

— Derek ?

Au même moment, le téléphone de l'ancien alpha sonna, réveillant au passage le shérif qu'on entendit grogner de mécontentement dans la chambre d'à côté.

— Scott ? […] J'ai entendu ! […] Chez Lydia ? À tout de suite !

Il enfila un t-shirt avec hâte avant de sauter dans son jean.

Sans laisser le temps à Stiles de lui poser une seule question, il s'évada de la chambre pour toquer à la porte de Noah afin de l'avertir de son départ imminent. Celui-ci, parfaitement réveillé à présent, décida de descendre au rez-de-chaussée pour monter la garde en attendant son retour.

Enfin, le lycan était revenu près de son humain, pour l'embrasser avant son départ.

— Derek ! Dis-moi ce qui se passe !

Le loup-garou sembla hésiter avant de finalement céder face aux deux iris déterminés de son compagnon.

— Isaac a poussé un hurlement pour demander de l'aide. Scott et moi allons lui prêter main-forte chez Lydia en espérant qu'il ne soit pas trop tard. Je dois y aller, mais je reviens le plus vite possible !

— Fais attention à toi !

Stiles s'était senti plus inutile et ridicule que jamais tant ses mots semblaient vide de sens et lui… cloué au lit ne pouvait même pas suivre son amant pour prêter main-forte à l'un de ses amis.

Sur un dernier et rapide baiser, Derek s'était éclipsé en lui intimant de dormir.

Stiles hocha la tête, persuadé malgré la maladie qu'il serait incapable de trouver le sommeil dans ce grand lit qui lui semblait soudainement bien vide et froid.

Comment aurait-il pu ne pas s'inquiéter ?