« Attend!! »
Le front en sueur, haletant, il se redresse dans un gémissement plaintif. Sa respiration bien trop rapide, se calme progressivement à mesure qu'il émerge des bras tentateurs de Morphée. Par la fenêtre transparaît les faibles rayons de la lunes qui tracent une verticale blanche et éclaire un ovale sur le lit que Natsu fixe sans vraiment le voir. De léger ronflements parviennent jusqu'à ses oreilles et l'informe que ses camarades masculin dorment tous à point fermé. Dans un soupire fatigué, le jeune homme plia son genoux droit de sorte à ce qu'il puisse accouder son bras dessus en se pinçant nerveusement l'arrête du nez. Quelques mèches de ses cheveux couleur cerisier vinrent lui chatouiller le front désormais collant de sueur mais il ne songeât pas un instant à les repousser. Le fantôme qui hantait ses nuits depuis quelques années déjà, tentait sournoisement de refaire surface dans le seul but de l'effrayer. De l'influencer, de l'emprisonner dans ses filets.
« Tout ça à cause de Heartfilia... » Sa propre hypocrisie l'écœura, à peine eut-il formuler cette pensée. Comment, après tout ce qu'il avait appris sur la famille de la jeune fille, pouvait-il encore nourrir ce genre de rancune infondée envers elle ? Mais..en vérité, quelles raisons avait il de se forcer à l'apprécier ? Il n'avait plus de raison de la haire certes. Mais quelles raisons avait-il de la considérer comme son amie, sa camarade?
« Elle fait revivre se qu'il y a de pire en toi... voila pourquoi tu dois la tuer ! » Grinça une voix au creux de son oreille. Un sourire certainement des plus laid, devait sans doute horriblement déformer ses traits, méconnaissable sous son masque d'obscurité. Mais le jeune homme ferma obstinément les yeux, de peur de croiser ceux rubis de l'inconnue. « Regardez comme je l'effraye le pauvre petit prince des dragons. !! » Se réjouit la voix, mauvaise. « Un peut plus... et tu en pleurerais ! »
L'intonation qu'il emprunte se fait soudainement plus mauvaise et moqueuse. Natsu secouât la tête dans une tentative désespérer de chasser la voix, qui faisait vriller son crâne douloureusement. «Tu devrais la tuer la jolie fée ! La princesse des étoiles ne mérite pas de rester si haut dans le ciel ! Je veux sa chute, je veux qu'elle file telle le feu ! Qu'elle s'écrase sur le sol dans un hurlement de douleur, qu'elle pleure d'agonie... je veux qu'elle meurt... Non ! » Il s'enflamme avant de se reprendre. TU veux qu'elle meurt ! » Reprend la voix dans un hurlement volontaire, cette dernière coulante tel de l'acide et faisant frissonner le jeune homme d'horreur.
« Non.. non.. » Gémis le torturé avec supplication.
Mais seul un rire lui répond. Un rire digne de ces méchants qui ont le cœur plus noir que l'ébène, un rire à vous glacer le sang, un rire qui vous paralyse... Un rire, sortie tout droit de la bouche des enfers ! Heuresement il s'estompe, engloutie dans la noirceur de cette part qui ronge Natsu de l'intérieur. Et puis.. c'est enfin le silence. De nouveau, Natsu entend distinctement les ronflements de ses amis, les battements de leurs cœur, la froissement des draps quant ils bougent ainsi que le tic tac de l'horloge murale. Alors enfin il s'autorise à respirer. De nouveau il soupir et les soubresauts qui enraille sa respiration lui indique que les sillons humides qui creuses ses joues ne sont pas que des illusions.
« Il avait raison..il est donc réel. » Natsu frissonne, l'angoisse accélérant la cadence déjà rapide de son coeur. De nouvelles larmes dévalent sans discontinuer le long de sa joue pour choir sur son menton. « Pourquoi je pleure ? Putain je suis pahétique... »
Dans un geste hésitant, Natsu cueille du bout de son majeur, une goutte d'eau saline qui roulait sur sa joue, précéder d'une dizaines d'autres, suivit d'une centaine. A la lueur blanchâtre de la lune, il observe hypnotiser, cette dernière finir sa course sur sa main et s'écraser sans bruit sur la couverture fine et grisâtre qui le recouvre. Son genoux, toujours replier contre sa poitrine mise à nue, lui sert de repose tête, alors qu'il se contente d'observer le tissue absorber la trace éphémère de ce qu'il vient de se passer.
Un marmonnement le distrait et il tourne lentement la tête sur sa gauche. Happy est la, peloter en boule contre l'un des oreiller disposer sommairement sur le lit. Un sourire béa déforme ses traits alors qu'un filet de bave coule de sa gueule jusque sur son menton. Il marmonne son amour pour Carla et le poisson, ce qui arrache un sourire tendre à Natsu. La panique le gagne quand il se rend compte que le sommeil est entrain de le ré-attirer dans ses bras salvateurs. Ses paupières qui peinent à rester ouverte et son corps qui se ramollie en sont la preuve.Mais la terreur de devoir retourner dans ce monde d'obscurité, persécuter par l'être sans visage mais aux pupilles rouge injectés de sang le hante. Une boule se forme dans sa gorge, alors pour calmer son angoisse, il prend le partir de caresser délicatement le doux pelage bleu de Happy. La, sur l'arrête de son museau, allant d'un point entre ses deux yeux jusqu'à sa truffe, c'est son endroit favori, le point de non retour pour l'étrange chat qui, alors qu'il rêve toujours, se met à ronronner de plaisir. D'abord doucement, puis de plus en plus fort à mesure que le jeune homme s'amuse distraitement à lui grattouiller la truffe.
Des bribes de souvenirs lui rappelèrent qu'après être sortie de la taverne crasseuse, il avait retrouver les jeunes femmes et la glaçon de l'équipe qui n'avait pas tirer autant d'information qu'ils auraient souhaiter. Natsu, fière comme un paon leur avait alors fournis les quelques données fournis par l'homme du bar. Peut de temps après Gajeel et Lily les avaient rejoint, avec cependant des informations plus complète que tout les autres, se qui avait rembrunie le jeune homme à la chevelure rose. Après le point, Grey et Erza avaient soulevé l'idée de prendre une auberge pour y passer la nuit. Aucun n'avait trouvé quoi que se soit à redire à l'idée et ils s'étaient donc tous rendu dans l'hôtel le plus proche, et surtout le plus à même de recevoir des visiteurs sanitairement parlant. Ils leurs fallut près de deux heure pour trouver l'endroit adéquat, heureusement car la nuit commençait à tomber sur la sinistre ville, en même temps que s'évéllait la racaille, sortant des décombres pour venir grouiller dans les rues plus sombres que le jour. Deux chambres relativement grande pou accueillir les garçons d'un cotés et les filles de l'autre avait été mis à leur disposition. Se séparant devant les deux chambres dans leurs groupes respectif, c'est à dire Erza, Reby, Wendy et Carla d'un côté, contre Gajeel, Grey, Happy et Natsu de l'autre. Ils s'étaient retrouvez au dîné pour partager un repas puis étaient parti se coucher vers 23h.
Sortant de ses pensées Natsu, proche de son compagnon à poile, peut facilement ressentir les légères vibrassions qui secouaient le matelas et les draps. Entendre son fils adoptif ronronné, à depuis toujours réussit à apaiser les nerf du jeune homme. Et c'est comme ça qu'il se rendormi, plus serin, ses craintes envolé, prêt à tout affronter.
Le noir, encore du noir. Le noir, qu'elle immonde couleur, Natsu commençait à en avoir plus qu'assez du noir. Quoi ? Qu'elle est cette lueur au loin. Attiré par cette dernière, le jeune homme s'en rapproche, quand une voix perse dans l'obscurité. Une voix qui dénote avec tout ce qui est sombre. Une voix douce, celle d'une femme, elle aurait put être si belle, si elle n'avait pas été brisé par le chagrin.
« Aidez-moi ! »
« A l'aide je vous en conjure..»
Le supplice se fait plus bas, comme découragé. Natsu se sent désemparer face à cette voix et continue sa progression plus déterminer à découvrir qui en était la propriétaire. Le noire laisse peut a peut ses teintes dériver vers le gris, mais sans jamais atteindre le blanc, la puretée.
« Il y a quelqu'un ? »
La curiosité transparaît clairement au travers des mots chevrotant, prononcé avec une lenteur mesuré mais aussi forte que son chuchotement le lui permettait. Quelque chose dans ses inflexions, dans son intonation lui rappelait vaguement quelqu'un. Plissant les yeux, dans le but sans doute de chercher si une autre silhouette allait se dessiner au travers du halo. Mais, arrivé à la frontière ou le blanc et le noir fusionne, le jeune homme, plongé dans ses songes, sente une résistance, tel un mur invisible lui freinant le chemin. Comme pour lui indiquer de ne pas aller plus loin. Faisant fit de se pressentiment, Natsu, à l'instar de si il avait était hypnotisé, ne put se résoudre à rebrousser chemin.
« Et faire face à se démon ? Jamais ! » Jure le jeune homme regardant obstinément devant lui, tentant de fuir les yeux dément et le rire éclatant de joie.
Sa main traverse la matière inconnue, il ne ressent aucune douleur ou sensation désagréable à son contact, simplement une sensation de froid pis de chaud qui le prennent de court. La véracité de ses sensations en viendrais à lui faire oublier qu'il était plongé dans un rêve. Le paysage de noirceur, alors qu'il travers le « mur », se transforme en un océan de gris et de blanc confondue. Puis les couleurs se mêlent les unes aux autres, et comme au travers d'un écran biscornue, une image se forme. Dans un premier lieu, le sombre du lieu montré ne permet pas à Natsu de savoir de quoi il s'agit. Puis, un il y a mouvement. Une silhouette frêle et recroqueviller se terre contre un mur. Le sombre de la pièce ne permet pas à Natsu de deviner qui est la personne.
Au vue de sa silhouette, le jeune homme devine qu'il s'agit d'une femme. Elle a les genoux ramenés contre la poitrine, sa tête englouti par le creux entre son corps et ses jambes, ne laissent entrevoir qu'une longue chevelure certainement clair mais dont la couleur échappe encore à Natsu. Même si ses yeux ne sont pas encore habituer à cette luminosité, ce qui ne saurait tarder, le jeune homme entend très distinctement des sanglots. Peut-être sont ils du à la douleur physique que cette position lui confère? Elle doit souffrir des bras puisque ses poignées sont solidement accrochée à des cordelettes fixé au pire derrière elle. Penché comme elle est, le poid de son corps repose sur les frêle membres.
Natsu ressent une peine étrange lui enserrer de nouveau la poitrine. Il ne la connais pas, du moins lui semble t'il. Mais il se sent coupable de 'a position dans laquelle elle se trouve. Pourquoi cette jeune femme est elle enfermé dans de tels condition. En effet son expertises sommaire prêt à Natsu de deviner que la jeune femme est sans doute recluse dans une cave ou à l'intérieur d'une sorte de cachot comme en témoigne les mur en pierre et le sol assortie, de même que l'unique et étroite fenêtre qui ne laisse que très peu passer les rayons de la lune. Les sanglots de la jeune femme se calment. Sa respiration,se fait plus lente. Natsu la croit endormi, enfin jusqu'à ce qu'elle ne lève la tête en regardant dans sa direction. Au même moment, et comme un jeu du hasard, un éclair foudroya le ciel nocturne, octroyant à la pièce exiguë un peu de clarté.
Natsu fit un pas en arrière quand il reconnue les prunelles brunes qui le scrutaient sans sciller, semblant le voir. D'ailleurs, ces dernière s'écarquillèrent comme à la vue d'un fantôme:
Natsu?
Lucy?
L'expression de l'un devait être le miroir de celle de l'autre. Des yeux écarquillés, la bouche ronde dans un O parfait.
Natsu, toujours plongé dans son monde opaque ne pensais plus pouvoir faire un pas. La jeune fille de son côté toujours prisonnière de ses chaînes continuaient de le fixer sans sourciller. Sa bouche articulait des mots silencieux et Natsu réprima une réplique singlante. Elle était vraiment dans un salle état. Pas tant au niveau physique, mais plutôt psychologique. : Des cernes lui mangeaient les yeux et la moitié du visage. Son teint blafard tranchait avec le lugubre de la geôle qui la retenait prisonnière, de la boue maculait ses jambes et la paume de ses mains, comme si elle était tomber dans une flaque. Ses yeux, rouges, injectés de sang portaient les dernières traces de larmes qu'elle avait dû verser. Elle devait geler, tout transpirait le froid et l'humidité, Natsu fut l'espace d'un instant soulagée de sa capacité à ne pas ressentir le froid, mais il se ravisa en percevant les tremblements maîtrisés que tentait de contenir la jeune femme. Elle sort de stupeur quant elle réussi à prononcer de nouveau son nom sans avoir de trémolos dans la voix. L'espace d'un court instant, le jeune homme fut pris de compassion et d'une certaine admiration à l'égard de la magicienne. A cette pensée le jeune sut irroniquement que le semblant de haine qu'il s'éfforcait de ressentir pour cette jeune fille,n'avait plus lieu d'exister.
Il l'avait là, devant lui: Lucy Steel-Heartfilia, dans une des position de faiblesse les plus extrême: seule, désarmée, entravée... Entravé par ces geôlier, par ses murs froid et humides, par ses chaînes anti-Aethernano, par sa magie, par sa naissance, par le passé, par les mensonges -innombrables- qui avaient traversé le temps pendant 400 longues années. Mais en plus et surtout: Entravée par ce destin qu'on lui imposait, qu'on leur imposait à tous les deux. Et à cette instant précis, Natsu ne pouvait pas plus se sentir proche, et semblable à cette jeune femme. Une jeune femme qu'il avait impunément juger, pour sa magie, pour sa famille, pour sa personnalitée. Une jeune fille qu'il avait détesté: pour sa gentillesse, pour sa volontée de tout affronter, pour sa fidélité, pour son sourire trop faux pour être vrai, mais qu'elle s'évertuait à montrer à chaques instant. Pour la souffrance qu'il pouvait lire dans ses pupilles... pour la lumière qui se dégageait d'elle malgré tout. Cette lumière, qui allait tellement en contraste avec son obscuritée à lui, parce qu'elle était inaccessible. Et qu'il n'aurait jamais un tel éclat...
De nouveau il s'injuria pour avoir laisser son esprit divaguer alors que la jeune fille semblait chercher son attention. Il se pliat à sa volonté et s'approcha d'elle, une barrière immateriel mais tangible lui bloqua l'accès. Et il comprit alors, ce flou, signifiait que le jeune femme oscillait entre le conscient et l'inconscient. Ce qui signifait donc que, grâce à l'état de semie-inconscient dans lesquel elle se trouvait il pouvait voir dans qu'elle endroit elle se trouvait, ce parce qu'il avait pénétré dans la défaillance. Pour autant, la jeune femme qui le regardait semblait parfaitement conciente, enfin.. en ocultant son état presque fantômatique. Le jeune homme compris qu'il lui restait un temps limiter pour observer une dernière fois le cadre dans lequelle elle se trouvait. Malheureusement, à part des murs en briques et un sol crasseux, il ne put relever aucun autre indice. Un soupire s'échappa de Ses lèvres et il lui sembla que la jeune femme entravée avait détournée le regard au même moment.
Ou est ce que tu es? Demanda t'il de but en blanc.
Chez moi, ceci est ma maison. Elle lui répondit d'un ton amer en le provoquant d'un regard ironique.
"c'est qu'elle à du répondant la princesse!" L'ombre semblait juire de la situation.Le jeune homme ignora sa provocation DE lUCY qu'il trouva étrange pour la jeune femme mais ne pu empêcher son coeur de rater un battement "il est encore là lui..." Décidant de ne pas prêter attention à ses commentaire il répondit à Lucy avec une nonchalance feinte:
L'ironie ne te va pas, cesse donc de jouer aux durs.
Donc, ou est ce que tu es.. et que fais tu attachées dans cette prison?
Apparement je ne sert pas à grand chose aux deux fous qui ont investi ma maison, de ce que j'ai crue comprendre je n'étais pas assez coopérative ou quelque chose dans le genre.
Décidément, l'ironie et l'amertume ne lui allait vraiment pas. Enervé par ce comportement Natsu grinça des dents mais rongea son frein pour ne pas s'emporter. Elle ne devait pas aller bien pour agir ainsi. Cette pensée bien que véridique le troubla, depuis quand était-il devenu si observateur sur le comportement de la mage? Malgré tous ses efforts pour contenir sa colère et faire taire le rire du monstre tapis plus loin dans l'ombre, Lucy perçu le changement d'humeur du jeune homme.
Excuse moi.. Chuchota-elle presque dans un souffle. Elle se racla la gorge pour s'éclaircir la voix.
Je suis désolée.. je suis fatiguée et...
Natsu lui laissa un lapse de temps pour qu'elle formule sa phrase, il avait conscience de sa rudesse, mais que pouvait il y faire? C'était le propre de sa nature.
Il n'ont pas réussi à me forcer à ouvrire la porte éclipse. Donc l'un d'eux a eu une brillante idée: Puisque " je ne leur faisait pas parvenir ma magie, c'est elle qui viendrait à eux." Je crois que cela fait près de 2 plusieurs heures qu'ils me ponctionnent ma magie dans cette endroit lugubre. Ils ont même pris mes clé. Mais, j'ai une chance! Ils m'ont permis une dernière petite sortie au grand aire!
Sur ses mots, Natsu eut une autre explication pour son teint blafard: ponctionner toute sa réserve d'Aethernanos à un magicien, revenait à le vider progressivement de son énergie vitale. L'urgence de la situation grisa chacuns de ses membres qui se tandirent, inconciement le dragon slayer fit un geste vers elle. Lucy ne s'aperçut de rien, trop occuper à tenter de bouger, son visage dévoilant une expression grimaçante le tout dans un bruit de métal s'entre choquant, alors qu'elle tentait en vain, de trouver une position plus confortable et qui lui éviterais d'exercer trop de pression sur ses bras engourdit. Le sang n'affluait plus jusqu'à ses doigts glacée. Le fourmillement désagréable du manque d'afflux de sang dans ses membres rendaient la situations des plus insupportable pour la jeune fille. Il lui semblait qu'en plus de ses vertiges, qui faisait tourner la pièce autours d'elle au moindre mouvement, son crâne lui envoyait par vagues des martèlement migraineux qui lui donnaient en plus la nausée. Lucy se sentait plus que jamais perdue et au seuile de la mort le réconfort de revoir ses parents lui réchauffa le coeur, avant qu'il ne se glace. Elle ne voulait pas, ne pouvait pas mourire maintenant! Il lui restait encore tellement de choses à faire: Vivre des aventures, apprendre à connaître ses amis de la guilde, ses esprits, se blesser, être victorieuse, tomber amoureuse, apprivoiser l'indomptable Natsu, ou du moins, apprendre à connaître ce qu'il cachait au fond de sa coquille d'obscurité, dévoilé la lumière qu'elle voyait malgré tout en lui, mais qui échappait à chacun et surtout lui même. Oui. Elle voulait vivre, elle le devait! Pour prouver au monde qu'il avait tort, pour empêcher Zeleph et Achnologia de nuire encore à d'autres personnes! Pour que Anna recouvre la paix.
Si on me donnait le choix...
Quoi?
Si on me donnait le choix, entre Vivre ou Mourire... je voudrais Vivre!
L'humeur de son "compagnon" des entrailles de son rêve se rembrunit en grondant, très certainement déçu de la réponse fournie par Lucy. Un sourire naquit sur les lèvres de Natsu et il croisa de nouveau ses prunelles. Remplites de larmes, croulant sous la tristesse et la solitude. Suppliantes mais déterminées! Elle le regardait bien en face, comme le défiant de détourner le regard. Son courage l'impression. Mais la voix coulante de maux caressa le creux de son oreille. "Le courage dissimule si bien la peure, dommage que son corps la trahisse!" La voix jubilait, elle s'exaltait, se repêtrait de la voir si petite, si faibles, si miséreuse, si fragile, si humaine... Natsu peut-être emporté par la marée de ses pupilles marrons, répliqua à l'hantitée:
Peut-être, mais elle au moins arrive à faire face et parler alors même qu'elle est terrorisée, alors même que son corps tremble, alors même que ses larmes coulent sur ses joues. Elle fait face et garde la tête haute.
Alors tu paris sur elle? Soit, je te laisse le choix: Va tu comme elle l'a si bien exprimer, la laisser Vivre... ou Mourire?
Tel un serpent froid est sournois, Natsu perçu sans mal le sifflement mauvais et joueur qui se dégageait du ton de son ombre. Il voulait donc parier? Natsu sourit. Puis, faisant mine d'ignorer son alter égo il s'adressa à Lucy:
Soit, alors je tiens le paris, de te garder en vie!
Et le sourire qu'elle lui offrit en retour, alors même qu'un bruit de pas se faisait entendre du côté de la réalité à Lucy, sembla à Natsu comme l'incarnation du soleil sur terre. Et cela le boulversa. Elle lui souffla un "merci", tandis qu'une clé était tourné dans la cellule de sa prison, et qu'une ombre humaine la dévorait de sa hauteur et qu'une voix méchante lançait:
Alors petite sourie, prête pour un autre don?
Natsu se figea au son de cette voix. Ce ne pouvait pas... et pourtant il le savait, il avait entendu son nom, vue sa silhouette et son visage dans les souvenirs de Anna. Mais il n'avait pas ressentie avec tant de force l'aura de magie monstrueuse qui se dégageait de son corps. Une force colossale qui lui rappela en tout point celle d'ignir. Le jeune homme le ressentait comme un instinct, une passion animal qui lui envoya le signal suivant: dangé! ce type est un vrai dragon, personne ne pourra l'égaler! Mais Natsu ne renonçait pas devant un adversaire. Ca jamais, qu'ils soient humains, mages, démons ou dragons, Natsu les vaincra tous, sans exceptions! Car il se devait d'être le plus puissant!
"Pour toi papa, je vaincrais Achnologia!"
