Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Un enfant, Yuuri n'osait pas y croire. Il y avait sûrement une explication rationnelle. Oui, ce monde était un de ces univers rempli de magie. Mais un enfant ne pouvait pas naître sans qu'il le sache. Comment tout ça pouvait arriver. C'était donc à cause de ça qu'il était resté dans ce monde. Pour qu'il assume ou se défende de cette apparition soudaine d'un bâtard. Vu que ces terres étaient dans une époque plus proche du moyen-âge et malgré leur vêtement parfois du vingtième siècle européen. C'était le terme, même s'il ne l'appréciait pas des masses.
« Un enfant ? Mais comment ? Dites-moi à quoi il ressemble…
- Yuuri, comment as-tu osé ? Quand as-tu pu semer la vie ? C'était durant tes soi-disant absences ? Comment tu as pu te donner à une autre personne sans que je le sache.
- Mais je n'ai rien fait. Je suis toujours vierge d'ailleurs. »
Wolfram qui l'avait saisit par le col pour frapper lâcha un peu de lest avant de regarder avec étonnement son souverain. Ce dernier essayait de ne pas mettre de l'huile sur le feu. Il avait levé les mains pour montrer à quel point, il était innocent et que cette situation l'étonnait autant qu'eux.
« Puis, j'ignore comment a été conçu. Je sais que peu de chose sur ce monde. J'étudie encore avec Gunter comment fonctionne ce monde. Il ne m'a pas encore parlé de ce genre de sujet… Et c'est peut-être mieux ainsi... »
Yuuri connaissait la manière dont Gunter l'admirait. Et il craignait le jour où il lui expliquerait comment la magie faisait pour donner la vie. Il ne comprenait pas pourquoi cet enfant le considérait comme un père. Oui, il était puissant magiquement parlant. Mais les seules fois où il avait utilisé ses dons, il finissait généralement fatigué. Il pouvait en partie comprendre la colère de Wolfram. Mais que pouvait-il faire. Il était hors de question qu'il l'embrasse. Il y avait bien trop de monde. Il lâcha un soupir. Il était rapidement secoué par le mazoku blond. La colère du blond était légitime dans un sens. Il n'allait pas plus loin de simples baisers. C'est à peine s'il osait toucher la langue de son vis-à-vis.
« Tu n'as jamais eu d'intention impure pour les filles de ton monde pendant toutes ces années ?
- J'en ai eu, certes, mais je n'ai pas été plus loin que lui tenir la main. Ou effleurer des lèvres. Rien de mal. Puis adolescent, il est normal parfois des pensées impures.
- Dans ce cas, je pense qu'il faudrait voir cet enfant de l'amour ou illégitime le plus rapidement possible. »
Le soldat aux cheveux bleus était gêné, il semblait vouloir disparaître et ne pas voir son souverain et son promis se chamailler. En plus, un d'entre eux était dans ses habits de nuit. Il respira quelques secondes avant de se tourner doucement vers la porte.
« Il est actuellement ici, derrière cette porte mes seigneurs. En plus de ça, elle est en possession de l'insigne des maoh et sa famille possède... »
Donc, c'était peut-être la fille d'un ancien maoh. Ou encore la petite fille. Ce n'était pas impossible que ça soit une descendante d'Edwund. Vu que les enfants de Cecilia étaient à ses côtés et l'aidaient. Il excluait cette possibilité d'une énième surprise de l'ancienne maoh. Un insigne, c'était comme un titre de propriétés. Vraiment, il avait bien fait d'étudier un peu de l'histoire européenne dans son monde. Ça lui permettait de saisir certaines choses sans qu'on lui explique. Un sceau royal, ça ne l'étonnait qu'à moitié.
« Vous avez le même insigne ?
- Oui et mon demi-frère possède celui de mon père. Il héritera des titres des Von Voltaire. Un des sept lords qui habitent sur les terres mazokus. La broche que je t'ai prêtée est le seul héritage que j'aurai.
- Ce qui explique combien tu tenais à ce que je te le rende.
- En effet. »
Gunter sortit de sa torpeur, il se mit proche de son souverain.
« Ce n'est pas possible que ça soit un enfant de notre roi… Puisque je viens à peine de finir le blason ce matin même. Son blason personnel Donc cet enfant n'est pas le vôtre, mais celui d'un autre maoh. En plus il à peine dix-huit ans, c'est encore un jeune mazoku.
- Allons voir ! »
Jamais avant ça, il n'avait vu Gunter et Wolfram sur la même longueur d'onde. Le soldat aux cheveux bleu s'écarta pour laisser le mazoku aux cheveux blonds faire face à un enfant. La jeune fille mesurait à peine plus d'un mètre. Elle avait des cheveux noirs et ses pupilles étaient aussi sombres que celles de Yuuri, sauf qu'elle avait la peau encore plus bronzé que le souverain. Il était déjà sûr et certain que cet enfant était une mazoku à cause de ses cheveux et ses yeux. Elle portait des habits plutôt simple pour une héritière de mazoku, elle ne semblait pas très riche. Peut-être que c'était la raison de sa présence.
Quand Yuuri la regarda, il lui donnait dix ans au grand maximum, mais sachant que les mazokus vivaient bien plus longtemps que les humains, elle ne pouvait pas être sa fille. Elle était très mignonne, enfin si elle ne fronçait pas autant les sourcils…
« Elle ne peut pas être mon enfant, je sais que les mazokus vivent plus longtemps que les humains. Donc, il est possible qu'elle est née bien avant moi…
- Papa ! »
La jeune mazoku se jeta sur lui, mais vite arrêté par Conrad qui fit tomber un couteau. Elle était envoyée ici pour le tuer, mais pourquoi ? Il n'avait rien fait de si grave ? Si ? Il en savait rien, mais son cœur avait manqué un battement. Cet enfant était un jeune assassin mazoku. C'était pour ça qu'elle fronçait autant les sourcils. Les enfants-soldats ça ne lui plaisait pas beaucoup.
« Votre majesté, vous allez bien? Pas de blessure?
- Je vais bien Gunter, je te remercie. »
Le soldat aux cheveux bleu saisit la jeune fille et l'écarta du souverain. Il semblait apeuré.
« Pardonnez-moi, je n'aurai jamais pu deviné que cet enfant qui se prétendait le vôtre pourrait être un assassin. Je suis désolé. Vraiment, je vais me charger d'elle. Pardonnez-moi, votre majesté. »
Yuuri savait qu'être roi pouvait être dangereux, mais être victime d'une attaque si tôt et surtout faite par un enfant mazoku. C'était vraiment trop étrange. Qu'est qui a pu se passer dans sa vie pour que cette mignonne petite fille vire comme ça. Ce monde, encore une fois, le surprenait. Et pas du bon sens. C'était bien beau de voir les personnes LGBT comme normales, mais au final, il manque quelques enseignements à ce monde. L'air de rien, il était tombé sous la surprise et il commençait à sentir la dureté du sol du château sans compter qu'il avait mal à sa cheville. Il avait du mal tombé, c'était bien sa veine. Gunter était indigné.
« Même si c'est une enfant, tenter de tuer le maoh est un haut crime.
- Elle est à peine plus âgé qu'une enfant allant en primaire. »
Il tentait de se lever, mais il avait mal. Il s'était sûrement tordu la cheville. Il massa un peu l'endroit et ses alentours comme il avait vu faire lors de ses matchs de base-ball. Comme il n'était pas un titularisé, il avait eu le loisir d'observer les soigneurs agir. Il s'y prenait sûrement mal car la douleur était toujours là. Il ne pouvait pas faire appel à sa magie pour l'aider.
« Bon sang, c'est mon pied dominant en plus.
- Il est légèrement gonflé.
- Oh majesté, vous devez tellement souffrir. J'aimerais tellement souffrir à votre place, s'exclama Gunter en pleurant. »
C'était presque prévisible pour Yuuri que cet homme agisse de cette façon.
« Je vais bien, Gunter. Ce n'est pas sérieux, je ne vais pas trop marcher et laisser le temps soigner cette blessure. Rien de très grave comme tu le supposes. Je suis désolé, mais je vais me reposer un peu plus sur vous les gars.
- Appelez un médecin ! Invoquer le meilleur docteur du royaume entier pour qu'il vienne au château.
- S'il vous plaît, appelez Gisela et faites-la venir. Aussi faites en sorte que des gardes s'occupe de cet enfant. Ne la tuer pas. Gardez-la juste. Disait calmement Conrad. »
Il était rassurant pour Yuuri de faire confiance au soldat. Le semi-mazoku le comprenait un peu plus que le reste des gens dans ce monde. Vu qu'il avait passé un moment sur terre. Wolfram insista pour aider le souverain à se déplacer. Il sourit et avançait au rythme effréné du mazoku blond dans les couloirs. Si bien qu'il se demandât s'il n'empirait pas son cas.
Quand il arriva dans une pièce qui ressemblait à infirmerie, il vit au loin une demoiselle aux cheveux verts foncé et yeux émeraude. Elle avait un sourire tendre. Elle invita le roi à s'installer sur un des lits. Elle vint rapidement vers lui. Elle portait un espèce d'uniforme militaire majoritairement blanc, seul mes bords et les épaules était de couleur bleue. Elle s'agenouillait avant de prendre avec délicatesse sa cheville tordue.
« Vous en faites pas mon seigneur, c'est juste une entorse.
- On s'est déjà rencontré avant ?
- Possible, mes mains sont souvent bien utiles quand il arrive quelque chose. Je suis une guérisseuse. Ma magie est centrée sur ça essentiellement. Il se peut qu'on se soit déjà croisé lors de la fin de vos aventures. Qui plus est, je pense que je me suis occupé de vos blessures quand vous êtes arrivée. Mon père s'en fait pour vous.
- Vous… Vous êtes la fille de Gunter ? »
La jeune femme rit un peu et sourit à son souverain. Comment un homme aussi vif que Gunter pouvait avoir une fille si douce. Il y avait de quoi être surpris.
« Si je m'attendais à ça. Il est bien assez âgé pour père, voir grand-père. Mais ça ne me surprends pas qu'il a une fille. Je suis content qu'il a une. Je me demande qui était cette gentille femme qui a donné naissance à cette personne….
- Votre majesté ! »
Quand on parlait du loup, le voici qui venait à lui. L'homme avait couru dans les couloirs. Il pleurait. Le sourire de la dame ne fanait pas.
« Je.. Je ne suis pas marié ?
- Vous êtes un père célibataire ? Ou divorcé ?
- Je n'ai pas divorcé, je me suis même pas marié. »
Yuuri ne comprenait pas vraiment. Alors que Gunter se mouchait plutôt bruyamment dans un mouchoir. Le maoh questionna du regard la jeune femme qui pouffa.
« J'ai été adoptée… Essayez de pas trop marcher sur cette jambe pendant deux semaines. J'ai ce qu'il vous faut pour permettre de vous déplacer quand il il le faut. »
Le souverain n'avait même pas senti la dame qui avait soigné sa jambe. Mais il sentait qu'il avait besoin de temps. Il avait un peu moins mal. Il vit les bandage autour de sa cheville et elle lui tendit une cane. Elle était faire entièrement en bois et semblait être à sa taille.
« Une canne ?
- Oui, elle se nomme Nodobue numéro un.
- Je vais utiliser une canne, pourtant, je suis jeune.
- Tu ressembleras à un aristocrate anglais de ton monde, intervint Conrad qui n'était pas loin. »
Il saisissait l'objet avec un petit soupir. Il n'avait pas d'autre choix que d'accepter cet objet au nom des plus étrange.
Conrad insista pour aller quelque part. Ne pouvant pas se déplacer à pied. Il était rapidement mis sur un cheval tenu par le soldat semi-mazoku. Ce dernier marchait et il n'était pas le seul à marcher. Cette situation gênait beaucoup Yuuri. Il aurait aimé aussi marcher.
« Votre cheville est soignée, mais elle besoin de repos pour se remettre. Dois-je vous rappeler votre magie en partie endormie.
- Oui, je sais, mais pourquoi ce voyage.
- Vous devez connaître un peu plus le territoire sur lequel vous régnez.
- ça me rappelle un voyage scolaire en montagne. Je me demande s'il y a de l'écho ici aussi. Je veux entendre ça. »
Yuuri prit sa respiration, il devait avoir les poumons remplis d'air avant de se mettre à crier. Ce qu'il n'avait pas prévu par contre, c'était que des gens se mettent à le faire à sa place.
« Yoohou ! »
Un groupe se mit à répéter le cri comme si ce dernier était important.
« Quel est ce cri Conrad ?
- C'est une sorte de sort que tout le monde fait dans une montagne. Vous dites quoi au Japon ?
- On dit plus Yahou…
- C'est n'est pas très communicatif. Mais pourquoi pas. »
Il ne voyait pas en quoi un cri avait à être attirant ou non. Mais il devait avoir une raison pour laquelle ça fonctionnait comme ça dans ce monde. Un vieil homme s'approcha d'eux, il avait fait partie du groupe de crieur.
« Voilà qui est fâcheux, vous avez une jambe blessée monsieur. Vous devriez aller dans cette direction, c'est le mausolée et le château de Shino par là. »
L'homme indiqua la ville au loin de son doigt.
« Je suis sûr que vous souhaite seront réalisé.
- Merci pour votre gentillesse monsieur. »
Bien qu'il venait de cette direction, Yuuri n'avait jamais été dans le mausolée pour le moment. La ville où était le château était donc connue dans les environs. C'était tant mieux.
« Tu veux un coup Yuri ? »
Conrad avait sorti un verre dans lequel il versa un liquide. La couleur était légèrement brune, c'était peut-être l'équivalent mazoku du café. Il buvait un peu avant de sentir le goût âcre de l'alcool contre son palais.
« Mais c'est de l'alcool ! Je n'ai pas l'âge légal pour ce genre de boisson Conrad.
- Je vois, il faut être plus âgé au Japon pour boire ? Mais pas ici, dès seize ans, les gens peuvent boire de l'alcool humain comme mazoku. C'est là que l'on considère que les gens sont assez mûrs.
- Mais les mazokus ne grandissent pas vite non ?
- Je suis à moitié mazoku, donc j'ai grandi comme un humain, je vieilli juste moins vite qu'un simple humain. Mais il est vrai que Wolfram a grandi lentement. Qui plus est, il est purement mazoku, vu que mère l'es et que son père l'es aussi depuis des générations. C'est à seize ans qu'un mazoku peut faire son choix de vie. Certains restent artisans, cultivateur, d'autres se voit à des postes plus importants. Cet enfant qui est venu auprès de vous est sûrement plus âgé que l'on croit, surtout s'il un sang bleu comme mon demi-frère. La fille de Gunter a décidé de consacrer sa vie aux soins des gens. Par exemple.
- Je vois, seize ans… Et moi, je suis le maoh à dix-huit ans…
- J'espère que Gunter ne voudra pas pour ça.
- Vous le connaissez bien, même si vous êtes parfois froid avec lui…
- Je ne suis pas froid, c'est lui qui est trop affectueux avec moi.
- Il veut simplement vous aider. C'est limite s'il ne m'embrasserait pas les pieds.
- Ce n'est pas faux. En tout cas, c'était agréable comme balade.
- Merci de m'avoir amené ici, Conrad. J'espère que cette jambe guérira vite…
- Moi aussi. »
Les deux hommes restèrent un moment sur les flancs de cette montagne à profiter de la vue.
