Hello à tous !

Et voici le chapitre de ce dimanche !

Je vous souhaite une bonne lecture et éclatez-vous bien !


Chapitre dédié à la chanson de London Calling – The Clash

« Maintenant la guerre est déclarée et que la bataille approche »

PAR ORDRE DU MINISTÈRE DE LA MAGIE

Dolores Jane Ombrage (Grande Inquisitrice) remplace

Albus Dumbledore à la direction de l'école

de sorcellerie de Poudlard

Conformément au décret d'éducation

numéro vingt-huit.

Signé : Cornelius Oswald Fudge, ministre de la Magie.

Dorea fixait l'affiche placardée en long et en large sur le tableau d'affichage, la mine interdite.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda lentement Daphné qui s'était postée à ses côtés.
- Vous n'êtes pas au courant ? dit Henry qui arriva derrière elle.

Les deux adolescentes se retournèrent vers le capitaine de Quidditch, qui arborait fièrement un "I" argenté, épinglé sur sa robe au niveau de sa poitrine.

- C'est quoi cet insigne ? interrogea Dorea en plissant le front.
- C'est l'insigne de la brigade inquisitoriale.

- Et ... c'est quoi la ... brigade inquisitoriale ? questionna la rousse.

- Cette brigade a été créée hier soir par la grande inquisitrice, pour pallier au manque de discipline affligeant dans cette école, expliqua Henry en bombant le torse.

Dorea haussa un sourcil dubitatif et échangea un coup d'œil avec Daphné.

- Et qui en fait partie ? demanda cette dernière suspicieuse.
- Moi, Crabbe, Goyle, Colin, Sanders, Parkinson, Bulstrode et Drago, énonça-t-il. Cela fait suite à la fuite de Dumbledore bien évidemment.
- Dumbledore s'est enfuit ! s'étonnèrent de concert les deux serpentards.
- Ouaip ! En revanche, ne me demandez pas plus de détails, je n'en sais pas plus, dit-il en levant les mains sur la défensive. Mais ton frangin était aux premières loges, dit-il en s'adressant à Dorea.

Dorea et Daphné se lancèrent un nouveau regard, cette fois-ci plus apeuré que le précédent, puis brusquement sortirent du passage de la salle commune pour s'engouffrer dans les corridors des cachots.

- Hé ! Attendez-nous ! s'exclamèrent Théo et Blaise en se glissant in-extremis à travers le passage qui se refermait.

Ils s'empressèrent de les rattraper, alors que les deux jeunes filles marchèrent à vive allure.

- Vous êtes au courant ?! dit Blaise d'une voix forte en marchant à côté de Dorea.
- Oui, Dumbledore s'est enfui, précisa Daphné
- Et Ombrage a été nommée directrice, ajouta Dorea.
- Là, ça pue, commenta distraitement Théo.
- Ça pue, répétèrent les autres en chœur.
- Où est Drago ? questionna Daphné.
- Il avait une ronde de la brigade à faire avec Parkinson – Dorea eut un petit rire moqueur – il nous rejoint après, dit Blaise en observant la rousse d'un œil défiant.

Ils arrivèrent sur le seuil de la Grande Salle et Dorea chercha des yeux son frère. Elle n'eut pas besoin de pousser ses recherches à la table des gryffondors, qu'il s'avançait déjà vers elle, l'air furieux.

- J'ai l'impression que ça va barder pour toi, nota Théo en observant le jeune Potter s'approcher d'eux.
- Bon et bien ...Salut ! dit Daphné en s'esquivant vers la table des serpentards accompagnés des deux garçons.

Dorea les regarda partir en les traitant mentalement de lâches. Puis Harry se posta devant elle et la toisa, ses yeux lançant des éclairs. Elle prit conscience qu'elle ne l'avait jamais vu en colère contre elle. Et d'ailleurs, elle se demanda pourquoi le brun était furax ? Elle pouvait presque ressentir son courroux.

- Tu m'expliques ?! s'exclama Harry.

Quelques têtes se tournèrent vers eux, épiant indiscrètement la conversation.

- De quoi ? demanda innocemment Dorea
- Malefoy et toi ! se récria-t-il la voix tremblante.

Un silence de plomb chuta dans la Grande Salle.

- Je conçois que tu puisses trouver un quelconque charisme à cette fouine ou que selon Hermione, tu aies « une expérience différente de la nôtre », mais ce que je ne conçois pas, c'est que tu m'aies délibérément menti, sur le fait que tu sois sortie avec lui, une fois de plus !
- C'est… C'est Hermione qui te l'a dit ? questionna Dorea d'une petite voix.
- Non, je l'ai vu, t'enlaçer hier soir dans le couloir ! Vous m'aviez l'air très proche tous les deux et Hermione n'a fait que confirmer mes soupçons !
- Je ne voulais pas te mentir, mais je savais que tu le prendrais mal, brama Dorea. Et vu ta réaction…
- Je réagis comme ça parce que justement, tu m'as menti ! interrompit Harry d'une voix forte.
- Harry, je ne voulais pas te vexer. Tu es… tu es la seule personne qui me reste, couina la rousse. Comprends-moi, je n'avais pas envie de me disputer avec toi, pour si peu. Et puis d'ailleurs, il n'y a plus rien depuis hier soir.
- Ça, c'est ce que tu dis ! dit-il avec un dédain qu'elle ne lui connaissait pas.

Dorea comprit qu'il ne servait rien de se défendre. Son frère n'entendrait pas raison tant qu'il ne se calmerait pas.

- J'espère que ça en valait la peine au moins ! ajouta le rouge et or.

Puis il lui tourna le dos et regagna sa place au centre de la table des rouges et ors, encerclés de ses amis. La Grande Salle s'était murée dans un silence pesant et chacun dévisageait Dorea avec un intérêt presque indécent.

La mine chagrinée, la jeune fille déserta le hall pour rejoindre le parc, le besoin de se retrouver seule se faisant fort à cet instant.

Une demi-heure plus tard, elle se joignit à ses camarades devant la salle d'Histoire de la Magie. Elle prit place près de Drago, comme à l'accoutumé depuis plusieurs semaines, et le blond l'ignora superbement, ce qui ne fit qu'augmenter son désarroi. Lorsque le cours débuta, elle amorça la conversation avec son voisin, tâchant de contenir une politesse et un ton obligeant, ne souhaitant pas mettre plus de feu sur la salamandre qu'il y en avait déjà.

- Je sais que tu ne veux plus me parler, mais c'était juste pour te dire que mon frère sait pour nous deux, chuchota-t-elle.
- Je suis au courant, répondit-il froidement à voix basse sans la regarder. Tu ne sais pas encore que le moindre ragot fait le tour en trente secondes dans cette école ?
- Qu'est-ce que l'on va faire ? requit Dorea dans un murmure.

Drago releva vivement la tête et la jaugea l'air quelque peu interloqué.

- On ? répéta-t-il en arquant un sourcil. Je te signale que l'on a rompu hier soir.
- C'est vraiment ce que tu veux ? interrogea Dorea dans un chuchotis.

Le blond la darda de ses orbes grises puis rétorqua d'un ton ferme :

- C'est ce que je veux.
- Bien, dit-elle impassible.
- Bien, dit-il en retournant à ses notes.

Puis elle porta son attention sur le cours, en se disant qu'elle avait au moins tenté une approche. Elle ne ferait rien de plus. Elle ne se jetterait pas à ses pieds dans une veine tentative d'imploration. Et également, une part d'elle avait envie de faire un peu payer le blond pour l'avoir traité comme toutes ses groupies qui se pâmaient devant lui. Il faudrait juste qu'elle trouve une occasion idéale de le faire.

La matinée défila, la nouvelle brigade inquisitoriale déambulant dans Poudlard comme si c'était leur propriété. La jeune fille, avait alors appris, tout comme ses camarades, par le biais de Tracey Davis, qui sortait avec un serdaigle de sixième année, proche de Marietta Edgecombe qui était également présente, ce qu'il s'était passé dans le bureau de Dumbledore la nuit derrière. La serpentard pensa que son frère avait eu de la chance de ne pas être renvoyé, et elle non plus d'ailleurs.

Dorea, Daphné, Théo et Blaise qui ressortait de leur dernier cours de la matinée, arrivèrent dans le Hall d'entrée lorsqu'ils virent Drago, Crabbe et Goyle chahuter Harry et ses amis.

Les trois serpentards repartirent arborant un air triomphant et Dorea, accompagnée de ses amis s'approchèrent du petit groupe.

- Harry ? dit-elle avec une certaine hésitation.

Ce dernier fit volte-face pour la regarder dans les yeux.

- Euh… ça va ? J'ai … j'ai vu que Malefoy venait de te parler… Il n'a rien fait de mal ?

Harry lança un coup d'œil à Daphné, Théo et Blaise, qui eux, étaient restés à l'écart.

- Ton petit copain vient de nous enlever des points, rétorqua le jeune homme agacé.
- Ce n'est pas mon petit copain ! contesta Dorea.
- Vous avez-vu ça ? dit la voix de Fred

Les jumeaux Weasley venaient de descendre l'escalier de marbre et les avaient rejoints devant les sabliers, où celui de Gryffondor s'était brusquement vidé d'une partie des rubis, qui remontaient à présent dans la partie supérieure.

- Malefoy vient de nous enlever une trentaine de points en tout, expliqua Hermione en soupirant.
- Mais il ne peut pas enlever des points aux autres préfets ! s'offusqua alors Daphné en se rapprochant du petit groupe suivit de Blaise et Théo, qui avaient écoutés la conversation dans leur coin.
- Figure-toi que si, Greengrass, rétorqua Hermione en la toisant. Du moins, ceux qui font partie de la brigade inquisitoriale.
- Et comme ce n'est que des serpentards, cracha Ron, tous les sabliers seront vides avant ce soir.
- Calmes-toi Weasley ! riposta Blaise irrité par la remarque du rouquin. Nous, on n'a rien à voir avec ça.
- C'est du pareil au même ! siffla le jeune Weasley. Vous êtes tous pareil.
- Ron, je crois que tu mets tout dans le même chaudron, intervint Dorea calmement. Je te ferais remarquer que pendant plusieurs mois, tu as côtoyé une serpentard. Est-ce que ça été si terrible que ça ? Et puis Daphné, Blaise et Théo ne sont pas comme Malefoy !
- Ouaip, on est d'ailleurs parfois loin d'être d'accord avec lui ! ajouta Théo.
- Toi, le fils de mangemort, la ferme ! s'exclama Ron rouge de colère jusqu'aux oreilles.

Théo arqua un sourcil dédaigneux, porta son attention sur Harry puis dit :

- En parlant de ça, je ne t'ai pas remercié Potter, pour avoir dénoncé mon géniteur dans le chicaneur. Ça m'a drôlement fait les pieds, dit-il un sourire en coin sur un ton mi-sérieux, mi-admiratif.

Ce dernier, ainsi qu'Hermione, Ron, Ernie, Fred et George se regardèrent surpris face à la remarque du jeune Nott.

- Quand je dis que c'est facile de critiquer une personne que l'on ne connaît pas, nota Dorea dans un murmure.
- Ouai, si tu veux, bougonna, Harry.
- En tout cas, Montague a tenté de nous enlever des points également, dit George en passant du coq à l'âne.
- Tenté ? demanda Daphné, les sourcils froncés
- Parfaitement Greengrass, dit Fred. Tenté, répéta-t-il. Car il n'a même pas pu finir sa phrase qu'on l'a forcé à rentrer la tête la première dans l'Armoire à Disparaître du premier étage, expliqua-t-il avec un brin de fierté.

Les serpentards affichèrent une expression subitement horrifiée, se jetèrent un regard affolé et se mirent à courir vers les escaliers de marbre pour venir au secours du capitaine de Quidditch.

- Ça ne sert à rien de lui venir en aide, il ne réapparaîtra pas avant plusieurs semaines s'il le faut, leur hurla l'un des jumeaux à travers le Hall d'Entrée.

Ils débouchèrent sur le premier étage et sillonnèrent les corridors à la recherche de l'armoire, complètement bouleversés.

Ils trouvèrent l'armoire à disparaître non loin de la salle de défense contre les forces du mal.

- Henry ! crièrent Daphné et Dorea.

L'armoire avait une forme triangulaire et était faite de bois sombre, et les portes qui se trouvait de chaque côté était bordées de dessins sinueux en fer forgé.

Dorea tenta d'ouvrir l'une des portes, mais sans succès. Elle laissa la place à Blaise qui avait beaucoup plus de force qu'elle, mais il n'y arriva pas non plus.

- Je vais aller chercher un professeur ! dit Daphné en se remettant à courir dans l'autre sens.
- Le bureau de McGonagall est au même étage ! lui clama Théo avant qu'elle ne disparaisse au coin d'un couloir.

Dorea et les deux garçons, en attendant de l'aide, s'évertuèrent à essayer d'ouvrir la porte par n'importe quel sort.

- Dott', tu ne peux pas essayer avec tes pouvoirs ?! demanda Théo haletant au bout de plusieurs minutes d'efforts vains.

Cette dernière embrassa du regard le couloir qui se trouvait vide à cet instant, recula de deux pas, se postant face à l'armoire, puis d'un geste de main tacha d'ouvrir la poignée. Elle résista et Dorea força, retenant son souffle sous l'effort.

Brusquement, un cliquetis déverrouilla les portes et Blaise et Théo se jetèrent dessus pour les ouvrir et sortir leur camarade de là. Mais l'intérieur de l'armoire se trouvait vide.

À ce moment, Daphné revint, à bout de souffle, suivie du professeur McGonagall qui pressait le pas derrière elle.

- Fermez tout de suite ces portes ! tonna-t-elle le regard sévère.
- Mais professeur…
- Miss Greengrass m'a expliqué ce qu'il s'est passé, dit-elle en arrivant devant eux. Si Monsieur Montague veut avoir une chance de revenir, il faut de suite refermer, ces portes. Sans ça, il ne pourra pas faire le voyage de retour.
- Où est-il ? demanda Daphné, la mine soucieuse tandis que Théo et Blaise verrouillaient à nouveau les portes, l'expression contrite.
- Aucune idée, mais je vais poster quelqu'un devant cette armoire pour surveiller son retour, répondit McGonagall par-dessus ses lunettes rectangulaire.

Soudainement en grand BOUM ! retentit quelques mètres derrière eux, le sol se mettant à trembler. Lorsqu'ils firent volte-face, des feux d'artifices se transformant en un dragon vert et or surgirent, vissant vers eux tel un boulet de canons.

- COUREZ ! hurla Blaise.

Les quatre serpentards filèrent vers le bout du couloir, tandis que McGonagall, retourna vers son bureau pour s'y enfermer puis ils braquèrent sur leur droite et virent Harry s'engouffrer dans une salle de classe.

Des jets jaillirent d'un soleil qui tournait sur lui-même et se répercutèrent contre les murs. Dorea, imitée par ses amis, se protégea alors la tête. Puis sans tergiverser plus, ils s'engouffrèrent également dans la salle de classe où se trouvait Harry, alors que Rusard et Ombrage apparurent à l'extrémité du corridor.

Lorsqu'ils fermèrent la porte, ils s'adossèrent contre le mur à côté, haletant d'avoir tant courut.

- C'était quoi ça !? s'étonna Blaise.
- Des Feuxfous de Fuseboum de chez Weasley ! dit Fred Weasley qui se tenait contre un pupitre face à eux, l'air nonchalant et les bras croisés.

Daphné, avança alors à grande enjambée vers lui, l'air furibonde.

- Qu'est-ce que vous avez fait d'Henry !? s'écria-t-elle d'un ton courroucé.
- Calme-toi Greengrass, dit George sur la défensive qui se trouvait à côté de son frère jumeau. Il l'a franchement mérité. Avoue qu'il a été un peu idiot de s'en prendre à nous ?

Blaise et Théo se lancèrent un regard entendu et Dorea dut admettre que George n'avait pas tort. Ce qu'apparemment pensa également Daphné, puisqu'elle grogna de rage en retournant vers ses amis.

Harry, quant à lui, dévisageait sa sœur pendant que les jumeaux s'avancèrent vers la porte pour l'entrouvrir et voir Ombrage et Rusard se débattre avec les feux d'artifices.

Tous observèrent la scène et alors qu'ils discernaient Ombrage lançait un stupéfix sur l'un des pétards qui explosa avec force, ils éclatèrent de rire en chœur. Dorea songea que cette scène était hors du temps. Se retrouver avec ses amis, son frère et les jumeaux Weasley et rire de leurs propres bêtises comme s'ils se côtoyaient tous et qu'il n'y avait jamais eu aucune animosité entre eux était irréel.

- Impressionnant, chuchota Harry admiratif. Très impressionnant !
- Vous n'aurez aucun mal à réduire le Dr Flibuste au chômage, murmura Dorea. C'est de la très belle magie et franchement, je vous tire mon chapeau sur ce coup-là.
- Merci, marmonna George, qui essuyait des larmes de rire sur ses joues.
- Tu n'es plus en colère contre nous ! dit Fred en ricanant, tandis qu'Ombrage lâchait un sortilège de disparition.

Les pétards se multiplièrent par dix et tous pouffèrent de plus belle.

- Si je le suis toujours, mais là, pour le coup, j'aurais aimé avoir cette idée la première.
- On a pû entendre les récits de quelques-uns de tes exploits à Beauxbâtons, dit Fred. Tu n'es pas mal non plus dans ton genre, en idées tordues.
- Ouaip, franchement, tu devrais en faire autant, et faire vivre un enfer à Ombrage, ajouta George.
- Vous êtes fou, elle va se faire renvoyer ! murmura Daphné à voix basse en se tournant vers les jumeaux, la bouche entrouverte.

Tous se tournèrent vers Dorea qui arborait des prunelles brillant d'insolence.

- La tueuse est de retour, commenta Blaise le ton non moins réjoui par cette perspective.

Un sourire perfide s'afficha sur le visage de la rousse puis elle jeta un coup d'œil à Harry, qui l'observait avec perplexité. Il était temps de reprendre du service et de se venger pour ce que leur avait infligé Ombrage.

Dans l'après-midi, les feux d'artifices continuèrent semant un chaos dans les salles de classes et le château entier. Chacun des professeurs avaient étrangement décidés de ne pas collaborer, ce qui amusait dûment la jeune fille.

C'est ce qu'il se passa en cours commun de métamorphose avec le professeur McGonagall.

- Tiens, tiens, voyez-vous ça, dit le professeur McGonagall d'un ton sardonique, tandis que l'un des dragons surgissait dans la salle de cours émettant de puissantes détonations et de longs jets de flammes. Monsieur Malefoy, puisque vous faites partie de cette ... brigade inquisitoriale, voulez-vous bien prévenir Madame la directrice qu'un feu d'artifice est venu se réfugier dans notre classe ?

Le blond, qui défia le professeur du regard, se leva de sa chaise en la raclant au sol, puis sortit de son pas rageur de la salle de classe, l'air légèrement vexé.

C'est comme ça qu'Ombrage passa sa première après-midi de directrice à courir d'un endroit à l'autre. Lorsque la cloche sonna le dernier cours, Dorea fut ravie de voir une Ombrage échevelée et noire de suie lorsqu'elle se dirigea vers sa salle commune.

Elle monta directement dans la chambre, jeta sa sacoche sur le lit et s'accroupit pour en tirer sa malle et l'ouvrir. Un sourire malveillant se dessina sur son visage quand elle attrapa des bombes de peintures.

Au dîner, la serpentard chemina vers la table des gryffondors, avec quelque peu d'appréhension et s'installa près de lui, le fixant de ses yeux émeraudes.

- Je crois que tu te retrouves à la mauvaise table, Dott', dit-il distraitement, alors qu'il mangeait sa tarte aux pommes.

Un pétard explosa dans les étages supérieurs et un cri – celui du professeur Ombrage - retentit. Quelques élèves ricanèrent à la table des rouges et ors.

Harry l'avait appelée par ce surnom, ce qui était bon signe. Dorea prit une grande inspiration puis se lança.

- Ecoute Harry, je sais que tu m'en veux toujours et je le comprends parfaitement. Mais je ne veux surtout me disputer une nouvelle fois avec toi sur ce sujet. J'ai été idiote, je t'ai menti et j'ai largement mes torts dans cette histoire. Cependant, ce sont mes histoires, insista-t-elle sur le dernier mot. Que ce soit avec Malefoy ou n'importe quel garçon, cela me regarde. Je ne crois pas m'être immiscée dans ta relation avec Chang. Et pourtant, je peux t'assurer que ce genre de pimbêche m'indispose. Alors à toi de voir ?

Elle reprit son souffle, guettant la réaction de son frère, qui n'osait la regarder en face.

- Mais c'est Malefoy ! s'exclama Ron. C'est un petit con qui ...

- Je ne crois pas t'avoir demandé ton avis Weasley, coupa Dorea sèchement. Harry ? ajouta-t-elle en se tournant vers son frère qui redressa la tête pour enfin encrer ses prunelles dans les siennes. Tu es mon frère, poursuivit doucement Dorea. Et tu le resteras toujours contrairement aux autres hommes, qui eux, ne seront que de passages dans ma vie. Malefoy ... c'est juste ... rien. Et je peux t'assurer qu'il est bien différent dans l'intimité que ce que tu crois. Je ne cherche pas à te prouver sa bonne foi car il n'en a aucune, mais je veux juste que tu me fasses confiance à ce propos.

Ron et Hermione furent alors suspendus à la réponse du brun.

- Ok, lâcha Harry au bout d'une trentaine de secondes interminable. Ça te regarde, mais ... je ne veux plus que tu me mentes.

- Je crois tout de même que je te passerais certains détails à l'avenir, non ? dit Dorea en affichant un rictus contrit.

- Je le crois aussi, répondit Harry avec une grimace. Tu as raison, je n'ai pas à m'immiscer dans tes affaires de cœur.

- Je te remercie !

- Mais c'est Male ...

- La ferme Ron, interrompirent Harry et Dorea d'une même voix.

- Tu souhaitais me dire autre chose avant que je ne rende mon diner ? dit Harry avec un sourire railleur en coin.

Dorea leva les yeux au ciel et ajouta :

- Est-ce que tu peux me prêter ta cape d'invisibilité ? demanda-t-elle avec assurance.

Hermione et Ron levèrent la tête, et froncèrent les sourcils.

- Qu'est-ce que tu comptes en faire ? questionna Hermione.
- Je ne vais certainement pas te le dire Granger, puisque tu ne sais même pas tenir ta langue de Miss-Je-Sais-Tout, répondit Dorea d'une voix qui claqua l'air. Alors, Harry ? fit-elle en se tournant vers le jeune homme d'un ton plus doux.
- Si tu veux ! concéda-t-il en haussant des épaules.
- Harry ! réprimanda Hermione.
- C'est sa cape autant que la mienne, Hermione, répondit le brun d'un ton sans réplique.

Dorea toisa la gryffondor avec air victorieux sur le visage, puis se leva pour rejoindre sa propre table.

Le lendemain matin, Dorea descendit les escaliers menant à la salle commune, d'un pas guilleret.

- Tu étais où cette nuit ? lui demanda Daphné, suspicieuse. Je me suis levée vers deux heures du matin en sursaut à cause des explosions des feux d'artifices et j'ai vu que tu n'étais pas dans ton lit.
- Ça, m'a chère Daph', c'est une surprise ! répondit la rousse d'un ton joyeux.
- Tu n'as rien fait de répréhensible au moins ? interrogea sa comparse en affichant une mine inquiète.

- Oh, non, ne t'inquiète pas Daphné. C'est tout le contraire !

Elles montèrent les marches des grands escaliers et arrivèrent dans le Hall d'entrée où plusieurs élèves s'étaient agglutinés devant le mur de pierres à côté des doubles portes de la Grande Salle.

Les deux serpentards se frayèrent un chemin, tandis que plusieurs élèves éclatèrent d'un grand rire, se tenant les côtes.

Face à elles, se trouvait une peinture tout de rose du professeur Ombrage, son portrait plus exactement qui la représentait tirant la langue à la manière du grand scientifique moldu : Albert Einstein.

- J'ai juste mis un peu de couleur sur les murs triste de ce château, commenta Dorea d'un ton désinvolte, inclinant la tête pour admirer son œuvre.

Daphné pivota lentement la tête vers la jeune fille, les yeux écarquillés puis pouffa, les larmes aux yeux.

- Bravo Artwood, murmura une voix derrière eux.

Toutes deux se retournèrent pour voir les jumeaux Weasley se tenir devant elles.

- Si tu cherches un travail à ta sortie de Poudlard, fait appel à nous, dit George avec un clin d'œil.

Les deux roux partirent rejoindre la Grande Salle et Dorea sentit un regard lui brûler la nuque. Elle pivota la tête sur sa droite et vit Malefoy immobile, réprimant un petit sourire alors que Pansy Parkinson s'offusquait à ses côtés.
Dans une attitude purement provocatrice, elle lui fit un clin d'œil et s'en alla à son tour dans la Grande Salle avec Daphné.

Quand elles s'installèrent à la table, elle vit Harry lui lever les pouces discrètement. Dorea ne se détacha pas de son sourire alors que Théo et Blaise les rejoignaient.

- Vous avez vu ça ! s'exclama Blaise. C'est génialissime !
- Franchement, la personne qui a fait ça, mérite l'Ordre de Merlin, première classe, nota Théo avec admiration.

Dorea eut un petit rire qui ne leur passa pas inaperçu et ils fixèrent leur amie, l'air interdit.

- C'est toi ?! devina Blaise dans un murmure en se penchant vers Dorea.
- Quel talent ! applaudit subrepticement Théo.
- Mais … Quand ? demanda Blaise ne pouvant s'empêcher de sourire.
- Cette nuit, révéla la rousse.
- Et ne t'es pas fait prendre ?
- QUI A FAIT ÇA ! explosa la voix d'Ombrage dans le Hall d'Entrée.
- Apparemment non, dit Dorea en haussant les épaules.

La journée passa similairement à la veille, dans le chaos le plus total. La peinture fut vite effacée par Rusard aux grands malheurs des élèves, et même des professeurs. Flitwick avait ainsi déclaré que c'était une œuvre qui méritait sa place dans un musée.

Le soir même, Dorea, qui revenait de la bibliothèque, déambulait tranquillement dans les cachots, un sourire songeur flottant sur ses lèvres, et de réelle bonne humeur, sursauta quand la porte du bureau du professeur Rogue s'ouvrit brutalement où elle entendit ce dernier fulminer :

- Sortez ! Sortez, je ne veux plus vous revoir dans ce bureau !

Harry se rua hors de la pièce, et tomba nez à nez avec sa sœur qui le regardait en grignant le front. Il avait l'air fébrile, presque paniqué.

Le gryffondor se mit alors à courir à toute jambe comme s'il voulait mettre le plus de distance entre lui et le professeur Rogue.

La porte du bureau claqua sèchement tandis qu'Harry disparaissait dans les escaliers menant aux sous-sols du château.

Dorea resta figé une longue minute, se demandant ce qu'il venait de se passer ? Harry, n'était-il pas à son cours d'Occlumencie ?
Perdue dans ses pensées, elle reprit son chemin, ses pas la menant machinalement vers sa salle commune.

Le passage s'ouvrit et elle perçut alors Henry Montague assis sur l'un des fauteuils entourés de ses amis.

- Henry ! s'exclama Dorea en s'avançant vers le capitaine.
- Ne t'approche pas, dit Drago froidement en lui barrant le passage.
- Pourquoi ?
- Il est complètement déphasé, expliqua le blond d'un ton calme oubliant toute rancune entre eux. On l'a retrouvé dans les toilettes du quatrième étage.

Dorea, qui fut tout de même soulagée, hocha la tête.

- Je n'ai rien dit pour la peinture ce matin, chuchota Drago en se penchant vers elle. Mais je te préviens Artwood, je ne pourrais pas couvrir toutes tes bêtises. C'est la dernière fois, fit-il froidement.

Dorea plissa les yeux et contracta la mâchoire, la colère la regagnant subitement. Voilà, Malefoy lui avait ôté toute bonne humeur. Celui-ci, la détailla de bas en haut d'un air rebuté puis lui tourna le dos en retournant auprès du jeune Montague. Il fallait vraiment qu'elle lui fasse payer. Que quel droit la regardait-il comme une moins-que-rien ?

Le vendredi arriva très vite et Dorea qui avait recouvré son enjouement léger, déjeunait tranquillement avec ses amis.

Elle lança rapidement un regard à la table des gryffondors pour observer son frère. Elle le trouvait bien silencieux depuis qu'elle l'avait aperçu l'autre jour dans les cachots alors que le professeur Rogue lui avait ordonné de déguerpir de son bureau. Et depuis, il avait constamment ce regard dans le vague comme s'il était perdu dans ses pensées.

Alors qu'elle se décidait à le confrontait lorsqu'elle en aurait l'occasion pour lui demander ce qu'il se passe, les hiboux surgirent dans la Grande Salle.

Un hiboux Grand-Duc portant l'insigne du ministère sur une médaille autour de son cou se posa devant elle, et tendit sa pattes.

- Qu'est-ce que tu as encore fait ? soupira Théo de lassitude.

Dorea haussa les épaules n'en sachant pas plus que ses amis, et se mit à détacher l'enveloppe à l'aspect officiel. Elle s'empressa de l'ouvrir et en sortit une feuille où le logo du ministère de la magie trônait en haut. Elle vit la signature de Cornelius Fudge et se mit à lire la missive.

« Chère Lady Artwood,

Nous sommes heureux de vous annoncer que la succession a été réglée avec votre notaire Maitre Hartman. L'héritage vous a été restitué ainsi que votre coffre à Gringotts. Merci de bien vouloir vérifier votre relevé ci-joint décrivant le nombre de biens que vous détenez à ce jour et me signaler personnellement s'il manque quoi que ce soit.

Faisant partie de la noblesse sorcière et moldue, votre père détenait une place à la chambre des Lords au parlement. Cette place vous a été réattribuée.

Vous êtes dorénavant connue sous le nom de Lady Dorea Artwood, bien que vous demeurait mineure, vous aurez tout pouvoir de décision sur les affaires de feu votre père, Lord Goderic Artwood en association avec ses collaborateurs.

Je tiens à vous informer, à la suite de cela, que Monsieur Malefoy, après votre rachat de ses biens, actions et parts qu'il possédait à cinquante pour-cent en collaboration avec votre père, s'est délibérément retiré et ne fera plus affaire avec vous.

Avec l'expression de mes sentiments les plus distingués,

Cornelius Oswald Fudge

»

Dorea fixa le parchemin, refoulant les larmes qui affluaient et qui étaient sur le point de jaillir.

- Whaou ! émit Blaise tristement qui avait lu par-dessus son épaule avec indiscrétion.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Daphné.
- Dott' a reçu son héritage, répondit Blaise.
- Désolé, murmura Théo.
- Ce n'est pas grave, bredouilla Dorea en rangeant la missive dans l'enveloppe.

Elle dévia son regard et vit Malefoy, assit non loin d'eux, l'observer fixement. Quand il s'aperçut qu'elle l'avait intercepté, le jeune homme détourna les yeux, se reportant à sa discussion avec Crabbe.

Une idée lui vint alors en tête.

- Et si on fêtait ça ? dit-elle lentement tout en contemplant Drago.
- Tu ne vas pas fêter ça, dit Daphné. Ça me parait un peu glauque, non ?
- Non, c'est exactement l'occasion que j'attendais pour prouver à Malefoy que je n'ai pas besoin de lui, rétorqua la rousse fermement.

Plus tard dans la soirée, Drago Malefoy musait dans les corridors des cachots, revenant de sa ronde. Il commençait à se lasser de la compagnie de Pansy Parkinson qui avait gardé le silence tout du long, lui gardant rancune.

Le jeune homme n'avait cessé de penser à une autre jeune fille ces derniers jours : Dorea Artwood.

Il avait regretté sa décision de rompre toute relation avec elle au moment même où il l'avait dite. Mais ce qu'il regrettait encore plus c'est de lui avoir ouvert une parcelle de son âme, alors il avait décidé que ça devait s'arrêter ici et maintenant.

Il savait depuis longtemps qu'il éprouvait des sentiments pour Dorea, mais il n'avait jamais prévu de les lui déclarer. Même sous le coup de la colère.

Seulement, après cela, il n'avait cessé de l'observer, guettant la moindre faiblesse et lui prouvant qu'elle était attristée et malheureuse de leur rupture et qu'elle aussi ressentait des choses pour lui comme toutes les autres. Et finalement ... rien. Elle s'était contentée de vivre sa vie sans venir le supplier de la reprendre.

Il fallait avouer qu'il n'était pas habitué à ce genre d'attitude. De coutume, elle réagissait toutes comme sa camarade qui marchait à ses côtés. Et plus les jours passaient, plus il devait s'avouer vaincu sur cette manche.

Bien évidemment, il ne lâcherait rien. Foi de Malefoy.

Il avait commencé, durant la semaine, à élaborer un plan pour qu'elle puisse revenir, rampant à ses pieds, lui suppliant de lui pardonner et de pouvoir à nouveau jouir de sa compagnie. Il s'était promis de la faire languir. Ce que Malefoy veut, Malefoy l'obtient.

C'est sur cette pensée un peu plus réjouissante que le mur de la salle commune glissa. C'est alors qu'une musique forte parvint à ses oreilles.

La pièce était plongée dans une demi-pénombre, des lumière bleues se mêlant aux reflets verts du lac sous lequel ils logeaient. Plusieurs personnes dansaient collés-serrés au centre de la salle commune où les sofas et fauteuils avaient été poussés contre le mur pour faire de la place aux élèves qui se mouvaient.
La table du fond avait été perquisitionnée comme bar où il aperçut Théo enchaîner les shots.

Il tourna la tête et écarta les yeux de surprise devant la scène qui se déroulait devant lui : Daphné et Blaise étaient tous deux contre le mur et s'embrassaient comme si c'était la dernière chose qu'ils faisaient sur cette terre. Il détourna vite le regard, bien trop gênée par l'intimité de ses deux meilleurs amis et vit Henry Montague complètement éméché, boire au goulot de ce qu'il paraissait de l'alcool moldu.

Près de la cheminée, derrière la piste de danse, il distingua Crabbe et Goyle porter une pipette de chicha à leur bouche, de la fumée s'échappant de leur nez.

Que se passait-il ? Il n'était parti que deux petites heures et il retrouvait la salle commune et les élèves de la maison serpentard sans dessus-dessous.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ? s'écria Pansy en disant tout haut ce qu'il pensait tout bas.

Drago se fraya un chemin parmi les danseurs et c'est là qu'il la vit, plaqué contre Adrian Pucey, en train de se trémoussait sensuellement contre lui : Dorea.

Elle avait remonté sa chemise, la nouant au-dessus de son nombril, découvrant son ventre plat et sa peau laiteuse. La jeune fille avait également déboutonné le haut de l'habit des deux premiers boutons et la façon dont elle dansait n'avait rien d'innocent.

D'ailleurs, le jeune Malefoy sentit très vite un problème se profiler dans son bas ventre en détaillant son ex petite-amie.

Néanmoins, quand il aperçut Adrian agripper la rousse à la taille, il vit rouge et la colère le gagna aussitôt.

Il s'avança vers le couple, poussant quelques élèves au passage et se posta devant eux.

- Qu'est-ce que tu fou !? cria le jeune homme à travers la musique assourdissante en observant furieusement Dorea qui avait les joues rougies.
- Ça ne se voit pas ? dit-elle en ricanant narquoisement. Je danse !
- T'es sérieuse ?! Avec un septième année en plus ! s'énerva Drago.
- Hé, Malefoy, calme-toi, intervint Adrian de sa voix grave. On ne fait que danser.
- Toi, je réglerai ton compte plus tard ! rugit Drago. Toi, viens avec moi ! dit-il en s'adressant à sa camarade.

Il empoigna la main de Dorea pour l'éloigner du serpentard qu'il trouvait un peu trop entreprenant. Dorea s'arracha alors violemment de sa poigne.

- Je ne te permets pas de me donner des ordres !
- Je crois que tu n'es pas en mesure de discuter !
- Oh, crois-moi que si, je le suis tout à fait ! C'est toi qui as voulu rompre, alors maintenant, il faut assumer.
- Artwood …, gronda-t-il dans un grognement.

La jeune fille fit fi de sa menace et retourna vers Adrian pour reprendre sa danse.

Drago pensa qu'elle allait assurément le rendre fou. Cette fille le rendait dingue. Elle avait une telle emprise sur lui, qu'il ne pouvait supporter de la voir avec un autre.

Il s'approcha à nouveau du couple, son caractère impulsif menaçant d'exploser.

- J'ai compris ! Tu veux me faire payer. Maintenant arrête ! lui hurla-t-il pour qu'elle puisse l'entendre.
- Arrêtez quoi, Malefoy ?! brama à son tour Dorea. Je ne fais rien de mal.

Il crut sombrer dans la folie quand dos à Adrian, elle l'attrapa par la nuque pour le rapprocher d'elle.

Drago poussa alors Adrian, dégageant Dorea sur le côté.

- Dégage tes sales pattes de ma copine ! s'exclama-t-il

Adrian, dont le caractère indulgent et conciliant était connu de tous, leva les mains en signe de réédition et partit dans l'autre sens, n'ayant aucune envie de se battre avec un de ses camarades.
Puis le blond se retourna vers Dorea qui avait filé en direction du bar improvisé où se trouvait Théo.

Il s'avança vers eux, alors que Dorea faisait un concours de « celui qui aura bu le plus de shot » avec son meilleur ami.

Décidément, il ne reconnut plus l'adolescente, qui se tenait devant lui, repoussant les limites pour épater son public. Une part de lui, tout de même, en fut exalté, découvrant cette nouvelle facette de sa personnalité.

Il se dirigea vers elle, tâchant de la stopper avant qu'elle n'atteigne le point de non-retour.

- Arrête ça ! lui dit-il en lui prenant des mains le cinquième shot qu'elle avait attrapé.
- Malefoy, ne soit pas rabat-joie ! s'agaça la rousse.
- DRAGO ! se récria Théo d'une voix forte, complètement prit par l'alcool qu'il avait ingurgité. T'ES ENFIN LÀ !
- Qu'est-ce qu'il se passe, ici ? demanda le blond a son ami.
- Bah, c'est simple, on fête l'héritage de Dott' !
- Ouai ! Je suis une femme riche Malefoy, dit cette dernière en attrapant un autre verre d'alcool que Drago intercepta aussitôt.
- Sérieusement ?
- Tout à fait Monsieur mal-foi ! dit Dorea dans un hoquet. Alors fais gaffe, parce que maintenant, tu t'adresses à une Lady.

Drago jaugea sa camarade puis soudainement cette dernière blêmit portant sa main devant la bouche. Et avant de pouvoir prononcé le mot « Quidditch », Dorea vomit sur les chaussures et le bas de la robe de sorcier du blond. Tous deux relevèrent la tête lentement, l'un arborant une expression des plus furieuse, l'autre sur le point de s'évanouir.

La musique se stoppa brutalement et la lumière revint, les éclairant aveuglément.

- Qui-peut-me-dire-ce-qu'il-se-passe-ici !?

C'était le professeur Rogue qui se tenait devant l'entrée, Pansy à ses côtés arborant une expression teintée de fierté et de satisfaction.


Je sens que vous trépignez déjà d'impatience en ce qui concerne la suite ! Alors je vous dis à dimanche prochain :)

Dame Roulia

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