Bonjour !

Je tenais à vous souhaiter bon courage pour ce nouveau confinement et prenez soin de vous. Lisez des fanfictions, c'est une compresse de qualité pour panser les malheurs de cette triste époque.
Ici, les jours heureux sont mis à mal, mais ils viendront. Politique des petits pas comme on dit.

RRA :

Guest : Merci beaucoup pour la review ! Mieux vaut tard que jamais et ça fait toujours plaisir. Je suis TRES contente que tu aimes cette histoire avec autant d'enthousiasme !

Merci à vous tous et toutes de continuer à suivre cette histoire, de laisser des reviews. Makes me happy.
Whimsikal, grazie di tutti e con il mio profondo amore, I LOVE YOU SO FKING MUCH.

Bonne lecture !


Je veux qu'on soit heureux

Drago avait regardé Astoria prendre le réseau de cheminées en fin d'après-midi avec une impression de dernière fois. Ce qu'elle lui avait dit quelques jours plus tôt l'avait remué. Enfin, c'était surtout l'état dans lequel elle s'était mise qui lui avait le plus occupé l'esprit. Mais si elle disait l'aimer et ne vivre que grâce à lui depuis tout ce temps, c'était bien la première fois qu'elle en parlait. Et depuis quinze ans de mariage, c'était peut-être un peu tard pour ça. Surtout que Drago s'autorisait à émettre des réserves sur sa sincérité.

Le matin, quand il était revenu de chez Hermione, elle l'avait questionné pour savoir où il était passé. Il lui avait mentit une nouvelle fois : il revenait d'être allé marcher au bord du lac. Mais il savait qu'il sentait le café frais et qu'il n'était pas assez couvert pour le mois de février. Tant pis. C'était peut-être le dernier mensonge qu'il lui disait.

À dix-huit heures trente, il transplana sur le palier de l'appartement d'Hermione et toqua à sa porte.

« Tu aurais pu transplaner directement, dit la brune après l'avoir salué.

– La prochaine fois, je n'y manquerai pas, sourit Drago.

Hermione leur servit deux verres de jus de citrouille et avant qu'elle n'ait pu aborder le sujet, le jeune homme entama la discussion.

– Je veux être avec toi, dit-il. Je vais divorcer et je serai libre d'être avec toi pour toujours. Astoria est chez sa sœur pendant deux semaines et je lui dirai tout cela quand elle rentrera. Mais si tu me le demandes, je le ferai sur le champ.

– Je ne te demande rien, Drago, répondit Hermione. Je veux que tout ce qu'il se passe entre nous soit un choix et je préfère qu'on prenne le temps de faire les choses bien plutôt que se précipiter.

Elle marqua une pause.

– Je veux qu'on soit heureux ensemble, ajouta-t-elle dans un sourire.

Drago passa une main sous son chignon brun pour attirer son visage à lui et l'embrasser.

– Je prendrai le temps qu'il faut, mais je te promets qu'on le sera, lui souffla-t-il.

– Si tu veux, tu peux rester manger, proposa Hermione.

Cela lui coûta de refuser, mais le blond y fut contraint.

– Ç'aurait été avec plaisir, mais je dois aller chercher Scorpius chez Blaise.

Astoria n'étant pas là pendant ces quinze prochains jours, cela semblait évident que Drago resterait près de son fils plus longtemps.

– Bien sûr, je comprends. Est-ce que…

– On peut manger ensemble le midi, la coupa le sorcier. Quand tu as un peu de temps.

Hermione sembla ravie.

– Volontiers. »

Les jours qui suivirent se passèrent ainsi. Parfois, Drago et Hermione partageaient la pause du midi de la brune, parfois le blond venait boire un thé en coup de vent avant d'aller chercher Scorpius. Mais chaque moment qu'ils avaient ensemble était hanté par l'ombre d'Astoria. Hermione savait que les journées passées les rapprochaient de plus en plus d'une séparation officielle, mais elle ne voulait pas trop prendre ses aises dans une relation encore naissante. Le divorce pouvait prendre du temps ; les choses pouvaient plus ou moins mal se passer entre le blond et sa femme.

La fin du mois de février arriva et avec lui le retour d'Astoria. Hermione et Drago ne s'étaient pas vus depuis deux jours et la brune s'en alla chercher du réconfort chez son meilleur ami.

« Ça fait un moment qu'on se n'est pas retrouvés que tous les deux, remarqua Harry une fois leurs quatre enfants occupés dans le salon.

– Oui, soupira Hermione. D'ailleurs, j'avais bien besoin de te voir.

– Ça alors ! s'exclama le brun avec amusement. Y aurait-il du mouvement dans la vie d'Hermione Granger ?

Il lui adressa un regard malicieux et se réjouit de voir que c'était le cas.

– Il faut que je te parle de quelque chose, affirma la brune. Mais n'en parle à personne en dehors de Ginny !

– Franchement, je suis une tombe, assura Harry.

– On ne sait jamais. Entre elle et Pansy, les ragots…, marmonna Hermione.

Harry sembla considérer le plaisir qu'elles prenaient à discuter des dernières rumeurs.

– Promis, finit-il par sourire. Je lui ferai tenir sa langue.

Hermione hésita un instant.

– Drago va demander le divorce à Astoria, lâcha-t-elle enfin comme une bombe.

Harry écarquilla les yeux et fronça légèrement les sourcils dans une expression sérieuse.

– Il va quitter sa femme pour toi ? J'avoue que c'est très romantique. Raconte-moi. Vous vous êtes enfin mis ensemble ?

– Ce n'est pas encore fait et ça peut prendre beaucoup de temps, soupira Hermione.

Elle lui raconta néanmoins comment Drago était venu chez elle ce matin-là, les moments qu'ils avaient partagés depuis. Les réserves qu'elle émettait.

– Tu ne veux rien officialiser tant que le divorce ne sera pas prononcé, c'est ça ? demanda Harry.

– Je ne préfère pas. Ça peut être long et je refuse de m'afficher avec lui s'il est toujours avec elle.

Le sorcier approuva.

– Tu crois qu'Astoria peut poser vraiment problème ? Si jamais elle refuse de divorcer.

– Dans ce cas là, ils finiraient devant le juge et je ne pense pas qu'elle y gagne quelque chose. On verra bien.

– On se retrouve à quelle heure demain ? demanda Harry en changeant de sujet.

– La réservation est à vingt heures, il me semble, répondit Hermione. J'espère que Ron ne sera pas en retard.

– Ginny ira chercher tous les enfants et les déposera chez ses parents après l'école. »

Les deux amis discutèrent encore de longues minutes de choses diverses et Hermione finit par rentrer avec Rose et Hugo. Quand elle se coucha, elle repensa à Drago. Astoria avait dû rentrer ce jour-là. Ou était-ce le lendemain ? Elle n'en était plus très sûre et espérait avoir des nouvelles bientôt.

1er mars 2017

Quand Astoria avait déposé ses valises dans le hall la veille, Drago l'avait accueillie avec distance. Devait-il lui dire tout de suite ? Devait-il attendre un peu ? Attendre plusieurs jours ? Il avait trop attendu, mais ne pouvait pas lui balancer la demande de divorce alors qu'elle arrivait à peine. Il décida de le faire le lendemain et jusque là, il cogita pour trouver la meilleure manière de procéder. Mais il eut beau imaginer toutes les situations, formuler toutes les phrases possibles, rien ne paraissait convenir. Il préféra alors être direct. Quand ils furent tous les deux en train de boire le thé dans le salon, seuls, il estima que c'était le moment.

« Astoria, appela-t-il dans le silence religieux qui régnait.

La brune leva les yeux de son livre et les posa sur lui. Pendant un instant, Drago se demanda s'il n'avait pas une immense pancarte indiquant « DIVORCE » suspendue au-dessus de la tête. Il pouvait lire sans difficulté dans le regard de sa femme qu'elle avait compris sans qu'il ne dise un mot de plus. Le blond hésita alors à lâcher la phrase qu'il se répétait en boucle depuis une heure. Cela semblait tout d'un coup d'une violence inouïe.

– Vas-y, fit Astoria d'une voix serrée, dis-le.

– Je veux qu'on divorce, finit par dire Drago.

La jeune femme ferma brièvement les yeux, accusant le coup. Alors c'était ça qu'il avait fait pendant qu'elle n'était pas là ? Préparer son heure dans son dos, décider du sort de leur mariage. Il avait sûrement passé toutes ses nuits chez sa future, riant de son sort entre deux galipettes. Astoria ravala la colère sourde qui montait en elle. Elle ne pouvait pas faire grand-chose maintenant qu'il avait pris cette décision.

– Je vais rééquilibrer le contrat, expliqua Drago. Je te donnerai la maison en France. Tu t'y plais le plus.

Astoria plissa les yeux et referma son livre brusquement.

– Tu crois que tu vas rendre les choses plus faciles ? Claqua-t-elle, amère. Après le contrat que personne d'autre que moi n'aurait accepté de signer tellement il était humiliant ? Tu daignes me donner de l'immobilier pour ne pas que je me retrouve à la rue.

– Je fais ça pour toi ! se défendit Drago, surpris par sa réaction.

– Je ne veux pas de ta charité ! cria Astoria, mauvaise. Si tu veux faire quelque chose pour moi, retire ce que tu as dit et oublions cette conversation.

– Non ! s'écria le blond. Je n'arrive pas à croire que tu te bornes à vouloir maintenir ce mariage qui n'a jamais fonctionné ! On ne s'est jamais aimés.

– Et alors ? clama la brune. C'était prévu comme ça depuis le début ! On ne se marie pas parce qu'on s'aime, dans l'aristocratie.

Drago eut un ricanement moqueur.

– Eh bien, si tu n'as toujours pas changé d'avis à ce sujet, tant mieux ou tant pis pour toi, siffla-t-il. Moi, j'ai envie d'être heureux et je ne le serai jamais avec toi.

– Heureux ? Tu crois vraiment qu'elle peut te rendre heureux ? railla Astoria.

– Elle le peut, plus que tu ne l'as jamais fait ! rétorqua vivement Drago en se levant. La seule chose bonne que tu m'aies apportée, c'est Scorpius. Le reste, c'était une immense perte de temps.

Le blond récupéra un dossier sur une écritoire près d'une fenêtre. Il le laissa tomber sur la table basse.

– J'ai déjà tout rempli, lâcha-t-il froidement. Signe et n'en parlons plus.

Astoria fit passer son regard noir du dossier à Drago. Elle refusait de signer ce parchemin qui représentait la fin de tout son monde. Son humiliation publique dès que la Gazette aurait vent de l'affaire et qu'elle publierait un article dégradant. Qu'allait-elle devenir ?

– Signe, Astoria, répéta Drago, et je te rends la totalité de la dote. Je te donne la maison en France et la propriété dans le Derbyshire. La garde de Scorpius est partagée et je te verse une pension de huit cents gallions.

C'était extrêmement généreux de la part de Drago, Astoria en avait conscience. Vu le contrat de mariage qu'ils avaient établi, il aurait très bien pu la laisser avec rien du tout. Elle serait plus proche de sa famille si elle vivait dans le Derbyshire et elle aimait bien la maison qu'ils avaient en France.

– Laisse-moi un peu de temps, murmura-t-elle après un long silence.

– Tu n'es pas obligée de déménager tout de suite, dit-il. On en parlera à Scorpius dans la semaine. Je ne veux pas te mettre dehors.

Astoria ne répondit rien de plus qu'un regard froid.

– C'est mieux comme ça, soupira Drago. »

Il quitta le petit salon et transplana depuis le hall. Une fois seule, Astoria explosa. Elle attrapa la théière encore pleine et la jeta avec force contre le sol dans un grognement de rage. Les deux tasses et soucoupes s'échouèrent sur le mur le plus proche et ne trouvant plus rien à briser, la brune se laissa retomber toute tremblante de colère sur le canapé. C'était fini, en un claquement de doigts. Elle haïssait Hermione Granger, elle haïssait Drago Malfoy et elle se haïssait elle-même, Astoria Malfoy, née Greengrass et Greengrass à nouveau.

Drago flâna quelques temps sur le Chemin de Traverse. Il mourrait d'envie d'aller voir Hermione et de tout lui dire. De l'embrasser à en perdre haleine, de lui répéter sans fin comme il l'aimait. Mais ce n'était pas quelque chose à faire au Ministère, non. Il voulait retrouver l'intimité de son appartement, leur intimité à tous les deux. Ça allait être la meilleure soirée de l'année.

Il ne savait pas s'il trouvait que les choses avaient été trop faciles, il se disait juste que c'était la meilleure version de ce qui aurait pu se passer. Il avait le droit d'être heureux et il regrettait qu'Astoria ne veuille pas la même chose pour elle-même. Ils n'avaient rien à faire ensemble et ne s'étaient jamais apparentés à un couple. Ils avaient toujours été deux sorciers solitaires coincés dans une vie à deux.

.

Hermione s'affairait dans son salon. Elle était rentrée tard du Ministère et n'avait plus beaucoup de temps pour se préparer. Elle sauta dans une robe de soirée sobre, mais élégante, et réarrangea son chignon. On toqua à la porte et elle fronça les sourcils. Ce n'était pas encore l'heure.

« Drago ? S'exclama-t-elle, surprise, en lui ouvrant.

Il avait un bouquet de fleurs dans une main et une bouteille de champagne dans l'autre.

– Je pensais attendre un peu au début, expliqua-t-il de but en blanc en entrant dans l'appartement. Mais je n'ai fait que ça, attendre. Repousser jusqu'à maintenant.

Hermione referma la porte, un peu déconcertée, et le rejoignit. Le blond déchargea ses bras sur la table basse et l'attrapa par la taille pour déposer ses lèvres sur les siennes avec un sourire transi.

– Tu es magnifique, lui souffla-t-il.

– Merci, répondit Hermione en avisant ce que le jeune homme avait apporté.

– J'ai parlé à Astoria, annonça-t-il avec une sorte de soulagement.

– Tu as… quoi ?

– Je lui ai dit que c'était terminé, que je passais à autre chose. Elle doit signer les parchemins du divorce dans la semaine. Ça devrait être réglé rapidement.

Il semblait extatique et libéré. Tout l'oxygène qui lui avait manqué durant des années irriguait ses poumons à nouveau. Il était libre et amoureux.

– Je veux être avec toi, Hermione, dit le jeune homme en plantant ses yeux dans les siens. C'est la seule chose qui a un sens pour moi, c'est la seule chose qui me rendra heureux.

Hermione sentit son cœur fondre. Elle voulait la même chose. Quelqu'un toqua à la porte et le silence s'installa. Le blond fronça les sourcils alors qu'Hermione se dirigeait pour ouvrir. Ron avisa l'homme déjà présent dans l'appartement et adressa un regard dur à la jeune femme. Les fleurs et le champagne sur la table basse amplifièrent son animosité.

– Qu'est-ce qu'il fait là ? demanda-t-il.

– Et toi, Weasley ? On peut te poser la même question, rétorqua Drago sèchement.

– Elle m'a demandé de venir, répondit le rouquin en pénétrant d'un pas vif dans le salon.

Les deux hommes se fusillèrent du regard.

– Laisse-la tranquille, Malfoy. Tu ne penses pas que tu as assez abusé de son hospitalité ?

– Je n'ai abusé de rien du tout et je ne lui ai jamais fait de tort, moi.

– C'est ça, cingla Ron avec un ton moqueur. Tu portes bien ton nom !

– Tu ne la mérites pas de toute façon, s'emporta Drago. Pas après ce que tu lui as fait !

– Je t'interdis de te mêler de notre vie privée, s'écria le roux en s'avançant avec un visage menaçant. Qui es-tu pour dire ça ?

– Je suis…

– Arrêtez tous les deux ! cria Hermione alors qu'ils étaient à un cheveu d'en arriver aux mains.

Pourquoi les choses devaient-elle devaient-elles être toujours compliquées ? Pourquoi en arriver là à chaque fois ? Drago s'approcha d'elle, mais avant qu'il n'ait dit un mot, elle parla.

– Je crois que tu devrais nous laisser, murmura-t-elle, s'il-te-plaît. »

Le blond lui adressa un regard surpris et presque suppliant. Ils étaient à deux doigts du bonheur, à deux doigts du délice de vivre tous les deux. À cet instant, il lui avait donné son cœur et il avait l'impression qu'elle pouvait soit le combler d'amour, soit l'écraser pour toujours. Drago quitta l'appartement sans se retourner. Pourquoi fallait-il toujours en baver ? La vie n'avait jamais été simple et ne semblait jamais vouloir le devenir.

Ron était rouge de la tête aux pieds en passant par les oreilles. Il était profondément en colère et Hermione avait du mal à comprendre comment ils en étaient arrivés là en seulement quelques minutes.

« Comment peux-tu être aussi proche de lui ? s'exclama le rouquin.

– Ron, je…

– Tu ne vas pas nier ça ! renchérit-il en pointant sévèrement la table basse. Il t'offre des fleurs, il vient pour boire du champagne ! Ce soir, en plus !

– Je ne savais pas qu'il viendrait et si je l'avais su je lui aurais dit de venir un autre jour, assura Hermione.

– Mais tu lui aurais quand même dit de venir !

– Qu'est-ce que tu veux entendre, Ron ? interrogea la brune avec agacement. Que je vais me tenir loin de lui parce que tu ne l'aimes pas ? Que je vais me tenir loin de n'importe quel homme parce que tu ne peux pas supporter de me voir avec un autre ?

Ron sembla se déchirer en lambeaux en entendant ses mots. Non, il ne pouvait pas le supporter et ne le pourrait jamais.

– C'est Malfoy ! Il ose dire qu'il ne t'a jamais fait de tort alors qu'il a été horrible avec toi pendant des années !

– Il a changé, insista la jeune femme. Et la question n'est pas là.

– Si, Hermione. La question est absolument là. Est-ce que vous êtes ensemble ? demanda Ron d'une voix grave.

La sorcière se tut un instant.

– C'est ce dont j'ai envie, avoua-t-elle finalement. »

Le rouquin lui lança un regard peiné et mauvais avant de quitter l'appartement, Hermione à sa suite. La soirée fut un véritable désastre. Les deux sorciers n'arrêtèrent pas de se disputer sous les yeux perdus de Ginny et Harry. C'était certainement l'un des pires anniversaires que Ron avait jamais eu. Il ne cessait de se demander comme les choses en étaient arrivées là entre Hermione et Malfoy. Son Hermione. Que faisait-il chez elle ce soir avec des fleurs et du champagne ? Où en était réellement leur relation ? Plus les questions tournaient en boucle dans sa tête, plus il réalisait que la jeune femme lui avait définitivement échappé et ce depuis bien plus longtemps qu'il n'osait se l'avouer.

Il avait envie de tout envoyer promener. De tout laisser tomber.

Dans le salon de son appartement, Drago faisait les cents pas sans parvenir à se calmer. Rien n'allait dans le bon sens depuis le début. Rien n'allait. Ça devait être leur soirée, à eux deux. Rien qu'à eux. Leur célébration, leur bonheur. Il avait enfin pris sa décision et tout volait en éclats. Encore. Ce satané Weasley semblait guetter la moindre avancée de sa relation avec Hermione pour venir tout gâcher. Il planait sur sa vie comme un vautour, attendant de pouvoir tout ruiner.

Pourquoi restait-elle si proche de lui après tout ce qu'ils avaient traversé ? Après ce qu'il lui avait fait ? Drago voulait qu'elle le choisisse lui. Il voulait qu'elle ressente ce qu'il ressentait si fort. Tout ce qu'elle lui avait dit lui avait fait comprendre après tout ce temps d'incertitude que son bonheur était auprès d'elle. Et une pensée, minuscule mais terrifiante, s'insinua dans son esprit. Tout ce temps qu'il avait mis pour se rendre compte de cela. Et si c'était trop tard ? Et si la passion d'Hermione à son égard s'était fanée ? Non. Il fallait qu'il continue d'y croire et qu'il lui parle dès le lendemain.