Bonsoir bonsoir,

Comment ils vont les petits loulous ? Aller dites le, si le docteur Vagapunk était la, y'aurai plus de virus. Ma peluche Chopper souhaite faire avancer la science mais elle ne peut pas bouger toute seule ( je suis son porte parole officiel ). Nouveau chapitre ! Nous voici de retour chez les pirates ! Rosa et Ace sont-ils en danger ? Iris peut-elle réellement resté alitée alors qu'Ace fait le gogole en ville ? Venez découvrir tout ça !

Bonne lecture à tous et énorme bisous sur vos petites bouilles de citrouille !


Dans l'épisode précédent

Ace sortit de l'ombre. Il regarda à gauche. Il y avait du bruit qui provenait d'une rue parallèle à la leur. D'un geste de la tête, les deux amis s'accordèrent pour dire qu'ils devaient être prudent. Ils avancèrent doucement, toujours en rasant les murs. Soudain, une femme aux allures de princesse s'avança dans la rue qui coupait celle d'Ace. Le pirate se stoppa. Ils ne fallait pas qu'on les voit.

- Père dépêchez-vous un peu ! Je ne voudrais pas rater la grande musicienne Cara.

- Pourquoi tiens-tu à amener ton esclave ?

- Je veux lui apprendre ce que c'est que de la bonne musique. Il ne doit connaître que des chants barbares.

Ace tira la langue devant tant de méprise. Il s'agenouilla et attendit que le fameux paternel passe avec son esclave. Seulement, le pyromane ne s'attendait pas à voir un visage connu, tiré par deux grosses chaines.

- Qu'est… Namur ?!

Chapitre 10

Contrairement au coté de la ville dédiée à la piraterie, le bourg des nobles était plus silencieux. Les habitations semblaient toutes occupées et pourtant, un calme plat régnait en maitre. Collé contre un mur, Ace regardait son camarade Namur se faire emmener par cette pourriture qu'était la noblesse. Ce n'était pas des Dragons célestes. Mais les gens les plus riches de cet océan pouvaient eux aussi posséder des esclaves et s'exclamer haut et fort qu'ils étaient les rois du lourdes chaines étaient attachées aux poignets de son ami et bien évidemment, le collier explosif, objet fétiche des dirigeants de ce globe, serrait le cou massif de Namur. Si il l'avait pu, le commandant homme-poisson se serait débarrassé des chaines. Mais avec cette bombe accrochée à lui, il ne pouvait pas le faire. Rosa, dégoûtée de ce spectacle, avala sa salive de travers. Comment pouvait-on penser que sa vie était supérieure à celle des autres. L'égoïsme de ce monde lui donnait envie de vomir.

De colère, Ace fit s'enflammer son poing droit. Il comprenait pourquoi Namur n'avait pas appelé. Doucement, il sortit la tête de la ruelle. La juvénile petite princesse et son géniteur marchaient à quelques mètres devant. Ils avançaient doucement car la demoiselle n'arrêtait pas de se retourner pour regarder son trophée. L'utilisateur des flammes serra les poings.

- Préviens Marco.

Rosa n'eut même pas le temps de cligner des yeux que son commandant s'était élancé dans la rue, le poing enflammé et prêt à s'abattre sur sa cible. La pirate grimaça. L'impatience et la fureur d'Ace allait leur rapporter beaucoup d'ennuis. Prise au dépourvu, Rosa s'élança à la poursuite de son supérieur. En aucun cas, il ne devait faire de vagues dans ce quartier. Même si elle n'avait aucun plan pour sortir Namur de là, la jeune femme n'avait pas envie de se retrouver à courir dans toute la ville, avec une armada à sa poursuite.

Soudain, une silhouette la dépassa et avant qu'Ace ne commette l'irréparable, elle lâcha une bombe fumigène, qui engloba toute la rue. Rosa toussa et s'accroupit près d'un escalier. La fumée lui piqua les yeux. Elle entendit Ace crier et sans savoir où elle allait, la jeune femme tenta d'avancer. Une main s'agrippa à la manche de son haut et la tira vers l'arrière. A travers l'épaisse fumée, Rosa aperçut le chapeau d'Ace. Elle suivit le mouvement de panique et retourna quelque pas en arrière, dans la ruelle où ils étaient auparavant cachés. Le fumigène était trop épais pour que la pirate puisse voir la personne qui les tirait en arrière. Une porte claqua. Rosa peina à ouvrir ses yeux. Elle les frotta longtemps avant de pouvoir revoir la lumière.

- Vous avez quoi dans la tête, bandes de crétins !

Rosa cligna ses paupières. Toujours dans une tenue provocante, Viper Angel la toisait.

-Toi …

- J'vous jure ! Un petit peu plus et vous faisiez tout capoter ! J'vais vous trancher la gorge pour être sur que plus jamais vous ne serez dans nos pattes !

La révolutionnaire aux cheveux blonds et habillée comme une danseuse de cabaret se tourna vers Ace. Il était prêt à y retourner. Mais Viper Angle lui barra la route.

- Dégages de là ! C'est un membre de mon équipage qu'ils ont capturé !

- Arrêtes de chouiner ! Il avait qu'à faire gaffe où il mettait les pieds !

La jeune femme sortit une cigarette de sa poche et la plaça dans sa bouche. Rosa essaya de voir un trait de caractère commun entre la créature qu'elle avait vu au marché et qui poursuivait Micky, d'une voix mielleuse et celle qu'elle avait devant elle, prétentieuse et agressive. Décidément, la comédie était sa discipline favorite. Rosa s'appuya contre un poteau. Elle regarda un instant Ace, qui tenait tête à la nouvelle venue. Puis elle composa le numéro du phoenix sur l'escargophone. Marco devait être aux aguets car il décrocha de suite.

- Capitaine, c'est Rosa et Ace, au rapport.

- Je t'écoute Rosa. Vous avez retrouvez Namur ?

- Oui. Malheureusement pour nous, la noblesse a décidé de le traiter comme un toutou de compagnie !

- Quoiiiii ?!

Rosa se crispa en entendant le cri d'Izou à l'autre bout du fil.

- On a tenté d'intervenir mais il se trouve que l'armée Révolutionnaire nous a empêché de libérer Namur.

- Nuance, je vous ai évité des ennuis, bande de décérébrés ! Cria Viper Angel en cognant Ace avec son pied.

À l'autre bout de la ligne, Marco posa le combiné pour réfléchir deux minutes. La noblesse, l'armée Révolutionnaire, le CP0 et l'homme de Teach. Ça faisait beaucoup de personne pour une seule et même histoire. A coté de lui, Izou et Joz attendaient les instructions. L'homme de Barbe Noire était peut-être déjà en mer et ricanait devant la situation de l'équipage de Barbe Blanche.

Rosa, devant l'ardeur incontrôlable de son commandant, dû hausser le ton pour le faire taire. Peu habitué à entendre sa coéquipière parler comme ça, Ace abaissa son poing en feu et regarda d'un œil mauvais son ennemi.

- Écoutez moi tout les deux. Je vous envoie Curiel pour vous aider !/

- Stop ! hurla la révoltée.

Elle arracha le combiné des mains de la pirate et entreprit de s'adresser au capitaine.

- Marco le Phoenix. Je suis de l'armée Révolutionnaire. Moi et mes hommes sommes ici pour une mission. Ne venez pas tout gâcher avec vos plans foireux et vos phénomènes de foire ! Votre ami sera libéré cette nuit ! Ne posez pas de questions et restez en retrait. Si l'un de vous s'amuse à faire foirer mon plan, je le livre à la Marine sans scrupule !

La rebelle lâcha le combiné d'une façon hautaine. La bouche grande ouverte, Rosa ne sût quoi dire. Cette femme venait de s'adresser à l'un des plus grands pirates de cet océan sans prendre de gants. Marco n'allait pas s'énerver, ce n'était pas du tout son genre. En revanche, la seconde d'Ace imagina Izou perdre le contrôle de son chakra et insulter la danseuse de cabaret.

- Euh allo Marco…

- Oui j'ai entendu. Je ne sais pas en quoi consiste son plan et je ne sais pas si on peut lui faire confiance. Même si techniquement, je n'ai rien contre les révolutionnaires, je ne sais pas qui ils sont et comment ils fonctionnent. Essayez de faire profil bas et je t'en pris, dis à Ace de se calmer parce que j'entends ses grognements d'ici./

Rosa soupira puis raccrocha. Viper Angel la scruta de son regard percent. Elle remit ses gants noirs et ouvrit la porte. Elle regarda de tout les cotés. Personne. Elle allait se mettre à courir mais Ace la retint par le bras.

- J'te fais pas confiance pour libérer mon ami.

- Je te préviens, si ma mission échoue à cause de ton impatience, je t'envoie pourrir à Impel Down.

- J'y est déjà fait un tour, ça ira. J'veux faire parti de ton plan.

Rosa écarquilla les yeux. Restée en arrière, dans l'humidité de cette pièce, elle avait du mal à respirer. Elle amorça un pas pour sortir mais l'indomptable rebelle les repoussa tout les deux à l'intérieur.

- Tu rêves mon gars !

- Il fait parti de mon équipage et je dois le sauver. Si je le fait pas avec toi comme tu dis, je risque de faire valdinguer ta mission !

Viper Angel grinça des dents. L'armée Révolutionnaire et les pirates n'étaient pas ennemis. Seulement, ils n'avaient pas le même but. Si les pirates aspiraient à être libre, les rebelles faisait en sorte que ce soit les plus démunis qui le deviennent. Faire tomber le gouvernement et la noblesse, voila leur noble objectif. La jeune rebelle fit claquer ses talons sur le sol. D'un pas franc, elle se planta devant les deux pirates. Rosa ne fût pas impressionné même si la jeune femme la dépassait d'une tête. Son regard flamboyant reflétait l'âme de toute la rébellion.

- Ouvres grand tes écoutilles flammèche. Si je loupe ma mission, ce ne sont pas un ou deux pauvres gens qu'on laissera à l'abandon mais des centaines. Cette île est une fourmilière à esclaves. Il est hors de question que j'en sacrifie pour la vie d'un seul.

- Écoutes. Nous on veut juste sauver notre ami. Comme toi tu veux sauver ces personnes victimes de la bourgeoisie. Ton but est plus noble que notre sauvetage je te l'accorde. Mais il fait partie de notre famille et on ne peut pas se résoudre à le laisser ici, expliqua Rosa sur un ton plus doux qu'elle ne le voulait.

- Puisque je vous dit que je le sauverai avec les autres.

- On ne peut pas t'être utile ?

- Tu rigoles là ? Ton commandant va tout faire foirer dès qu'il posera un pied dehors !

Ace fit une grimace d'agacement. Il pouvait se tenir tranquille quand il le voulait. Il n'était pas aussi discret que Rosa mais il savait rester cacher quand il le fallait. Dans ses yeux, une flamme tout aussi importante que celle qui brillait dans le regard de Viper Angel, finit d'achever la révolutionnaire. Elle soupira, irritée par ces pirates.

- Vous m'soulez…

Sur le Moby Dick.

Iris regardait le plafond du navire. Le hamac dans lequel elle était installée ne bougeait pas. Elle entendait l'agitation des quais et le bruit des machines à vapeurs. Elle avait perdu le contrôle de ces émotions. Sa blessure, profondément enfouie depuis son adolescence, avait soudain refait surface sur Iron Island. Et l'apparition soudaine du CP0 l'avait plongé dans un cauchemar effrayant dont elle n'arrivait plus à sortir. Ces visages masqués, plein de mystère avait ranimé une douleur suffocante dans la poitrine de la tigresse.

Elle se releva doucement. Ses cotes n'allaient pas s'en remettre de sitôt. Pourtant, elle voulait bouger. Iris voulait savoir où en était la mission de Rosa et Ace. Elle posa ses pieds à terre et poussa sur ses jambes pour se relever. Elle tangua jusqu'à la porte et l'ouvrit. L'air s'engouffra dans la pièce et souleva les cheveux de la jeune femme. Elle posa sa main dans l'encadrement de la porte.

- Commandante, vous feriez mieux d'aller vous reposer, lui cria un de ses hommes depuis le pont.

La pirate balaya sa phrase d'un revers de la main et descendit prudemment les marches. Depuis quand était-elle devenu aussi faible physiquement et moralement ? Même si la guerre l'avait touché, elle ne s'était pas aperçu que ça l'avait autant marqué. Dans sa tête, tournait encore les images du grand Barbe Blanche qui rendait son dernier soupir. Teach. Elle grinça des dents. Dès qu'elle serait de nouveau d'attaque, elle retrouverai ce fumier et l'enverrai nourrir les monstres marins. Elle ricana nerveusement. En s'accoudant à la rambarde, elle remarqua que le port était en pleine effervescence. Une odeur de poisson grillé vint lui taquiner les papilles. Elle ferma un instant les yeux pour savourer ce parfum, qu'elle espérait venir des cuisines du Moby Dick Junior. Quand ses paupières revinrent vers la lumière du jour, ses pupilles émeraudes se posèrent sur un coin du port. Iris s'étouffa. L'homme de Teach. Il était là, planqué entre deux rues. Iris s'agrippa à la barrière et sentit tout son corps s'enflammer. Victime de sa soif de vengeance, elle descendit du navire.

Bordboia, quartier Ouest.

Il était midi passé. Le ventre d'Ace résonna. Rosa soupira. Viper Angel aussi mais elle préféra annoncer son agacement avec une phrase.

- Mais enfin, fais taire tes entrailles !

- Rosa j'ai faim…

La seconde du mort de faim fit un petit sourire qui faillit faire craquer la rebelle. Après de vives discussions avec la jolie blonde, les deux coéquipiers avaient fini par la convaincre de les laisser la suivre. Elle ne voulait pas leur révéler son plan et avait simplement accepté qu'ils regardent la mission. Elle leur ferrait signe quand Namur aura était libéré. Bien sur, Viper Angel n'était pas dupe. Elle s'attendait à voir débouler Ace dans sa zone d'action. Elle avait fait juré à Rosa de le tenir tranquille.

-Ce genre de mission prend du temps à être mise en place. Il faut récupérer des informations, les transmettre à l'équipe qui va s'en charger. On doit se planquer, trouver des cachettes. Alors dis à ton pote de se calmer.

Rosa était impressionné par l'ampleur de la tâche de Viper Angel. L'armée Révolutionnaire était très secrète et même le gouvernement ne savait pas grand-chose d'eux. Ils filaient tel le vent, à la rescousse des pauvres gens, victimes de ce monde et de ses règles . La pirate aimait être utile et elle s'imaginait sans peine sauver des esclaves d'une vie d'enfer. En tant que pirate, elle inspirait la crainte à beaucoup de population. Pourtant, elle n'était pas dangereuse. Elle aurait aimé que les préjugés sur les pirates s'effacent et les laissent vivre en paix.

La jeune femme costumée entra dans un immeuble. Celui-la même où il y a quelques heures, Rosa et Ace l'avaient aperçu. Le lieu était poussiéreux et encore en travaux. Cela devait être pour ça que la rebelle l'avait choisi comme planque.

- C'est spacieux chez toi !

- Hahaha excellent ! Éloignes toi de la fenêtre pauvre quiche.

Ace se recula en grinçant des dents. Il n'aimait pas le ton qu'elle employait avec lui. Il avait l'impression d'être un gamin. Rosa lui tendit le sac de bonbons qu'ils avaient achetés plus tôt dans la journée. D'accord, c'était un gamin avide de sucreries. Il posa son derrière sur la moquette dernier cri du Nouveau Monde.

- Qu'est qu'on fait maintenant ?

- Toi rien du tout ! Moi j'attend mes hommes pour savoir si tout est OK. L'opération débute ce soir.

Ace s'allongea sur le tissu rose de la pièce. Il avait faim. Trop faim. Ces bonbons ne lui tiendrait pas au corps toute la journée. Par miracle, la bonté de Viper Angel décida de faire surface. Elle leur lança du pain et une petite meule de fromage. Ace en bava. Mais en gentleman, il laissa sa coéquipière se servir. La collation terminée, Ace s'endormit sur le sol. Rosa l'observa en souriant. L'insouciance de son commandant était toujours surprenante. Mais elle savait qu'il ne dormait que d'un œil. Au moindre mouvement inhabituel, il serai debout, prêt à lancer une attaque. La coéquipière d'Iris se tourna vers la deuxième présence féminine. La danseuse de cabaret fumait une cigarette, assise sur un fauteuil en velours noir.

- Est-ce que .. euh.. vous avez réussi votre mission de l'autre jour ?

Viper Angel lâcha la mèche blonde qu'elle tournait autour de son index.

-J'vois pas en quoi ça t'intéresse.

- Je me disais juste que je trouve ça formidable ce que vous faite. Je me dit que si j'étais une petite fille, tu serais mon héroïne.

La jeune rebelle observa avec attention la pirate aux cheveux azurs. Un fragment de découragement apparu quelques seconde sur son visage calme. Puis, la seconde d'Ace alla s'assoir contre le mur de la fenêtre. Elle étendit ses jambes et reporta son attention sur le mangeur du pyro fruit. Lorsque celui-ci se réveilla, la nuit commençait à faire son nid dans la voûte céleste.

- Très bien. Début de l'opération dans 15 minutes.

Le soleil venait de transpercer l'horizon pour laisser place à la nuit. De petites étoiles dorés vinrent rejoindre le ciel maintenant aussi sombre que les cheveux d'Ace. La forêt qui bordait la ville était calme et seul les animaux nocturnes étaient décidés à se pavaner au milieu des hautes herbes. Sauf, qu'un passage avait été tracé par la botte de l'être humain. Planquée au milieu des fougères et autres plantes, une personne attendait patiemment son heure.

- Je t'attends pauvre type. J'aurai ta peau et celle de Barbe Noire.