Disclaimer: L'univers et les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, je ne fais donc pas d'argent avec cette histoire.

Voici finalement le dernier chapitre de cette histoire et avant la fin de l'année comme promis. J'espère que vous avez passé un bon Noël pour ceux qui le fête. Voici mon cadeau pour vous tous.

Bonne lecture!


Harry Black

Chapitre 36: Un nouveau départ

Ils avaient perdu.

Ses parents étaient en prison, attendant leur procès. Plusieurs membres de l'Ordre se trouvaient dans la même situation ou morts. Lui…

Lui était libre.

Il n'était pas en fuite. Il était simplement libre parce qu'il avait abandonné, jurer allégeance à l'ennemi de ses parents, son ennemi.

Contrairement à ce que les autres pourraient penser, il ne l'avait pas fait pour des raisons égoïstes. Peu le croiraient s'il le leur disait, mais c'était vrai.

Quand il avait vu son frère s'écrouler, il avait tout oublié de son combat, du fait qu'il avait laissé la colère le contrôler jusqu'à lancer le sortilège de la mort. Seul comptait son frère qui s'était jeté entre deux Avada. Était-il encore seulement en vie ?

Il ne l'avait pas atteint. Dans le chaos, les mangemorts avaient pris le dessus et l'un d'eux s'était saisi de lui. Il s'était débattu comme un forcené jusqu'à ce qu'il ait vu le torse de son frère se soulever. Légèrement, mais le mouvement était là. Bellatrix se jeta à ses côtés et Liam fut étrangement rassuré de la présence de la femme qu'il avait essayé de tuer quelques minutes plus tôt.

Il ne savait plus comment il s'y était rendu, mais il s'était retrouvé dans une cellule. Il ne savait pas pendant combien de temps. Quand Voldemort lui-même était apparu devant sa cellule, il n'avait même pas eu peur pour sa vie. Il n'avait qu'une chose en tête :

— Comment va Harry ?

Bien sûr, le Seigneur des ténèbres lui avait rapidement fait comprendre qu'il n'obtiendrait rien de lui, pas même de l'information, tant qu'il ne lui aurait pas juré fidélité.

Il n'avait même pas hésité.

Voldemort avait haussé les sourcils puis l'avait mis à l'épreuve en lui demandant de porter sa marque. Liam s'était contenté de tendre son bras.

Il ne pourrait probablement plus jamais regarder ses parents, ni aucun membre de l'Ordre, dans les yeux, mais il pourrait revoir Harry. Vérifier que son frère allait bien.

Plusieurs heures plus tard, il ressentait toujours la brûlure sur son avant-bras. La marque avait cessé d'être douloureuse peu de temps après sa mise en place, mais son fantôme était resté. Liam était persuadé qu'il s'agissait plus d'une conséquence de son sentiment de culpabilité que du tatouage. Et il le méritait bien.

Mais il allait revoir son frère et c'était tout ce qui comptait, peu importe quelle souffrance réelle ou imaginaire il devait endurer. Celui-ci était tout ce qu'il lui restait maintenant qu'il était convaincu que ses parents ne lui adresseraient plus jamais la parole.

La porte qu'on lui avait indiquée se trouvait finalement devant lui. Liam avait été étonné qu'on le laisse circuler librement, mais, après tout, ce n'était qu'un hôpital, pas la résidence de Voldemort. Et puis, marqué comme il l'était à présent, dans un pays gouverné par le mage noir, il ne devait plus représenter une menace s'il en avait jamais vraiment représenté une.

Il poussa la porte et resta interdit face à la vision de Bellatrix au chevet de son frère. Pourtant, il aurait dû s'y attendre. Pendant un moment, il ne sut pas quoi faire. Devrait-il s'approcher ? Le pouvait-il seulement ? Bellatrix ne semblait pas avoir encore remarqué sa présence, mais, lorsqu'elle le ferait, il doutait qu'elle le laisse rester. Après leur dernière altercation, il s'attendait plutôt à se faire jeter dehors.

Toutefois, il cessa de tergiverser. C'était son frère couché dans le lit. Il avait autant le droit que Bellatrix de se trouver là.

Il s'avança jusqu'à la chaise qui faisait face à la mangemort de l'autre côté du lit. Il imprégna ses pas de son courage de Gryffondor, mais sa voix trembla tout de même lorsqu'il prit la parole. Il préféra se dire que c'était parce qu'il craignait plus la réponse que la réaction de la sorcière.

– Comment va-t-il ?

Bellatrix leva les yeux et haussa les sourcils. En voyant son regard se porter vers la porte, Liam releva sa manche afin de montrer la marque des ténèbres.

– J'ai mérité de finalement savoir comment se porte mon frère après que celui-ci se soit placé devant moi pour me protéger… pour nous protéger.

L'étonnement laissa la place à l'approbation. Liam ne savait pas s'il devait en retirer de la fierté compte tenu de ses récentes actions.

– Alors ?

Bellatrix lui fit signe de s'asseoir, mais n'attendit pas qu'il le fasse pour répondre.

– Les guérisseurs ont dit que c'était dû à son don et qu'ils n'étaient sûrs de rien.

– Son don ?

Liam porta son regard sur son frère. Doucement, il lui prit la main, mais cela ne causa aucune réaction, sa main resta molle et son visage inexpressif. Qu'ignorait-il encore de son frère ?

– C'est un empathe. C'est grâce à cela qu'il m'a sauvée. Malheureusement, cela a laissé sa magie instable.

– Comment cela ?

– Notre magie répond à nos émotions alors lorsqu'ils sont instables, notre magie l'est aussi. Les contrecoups de ma rescousse l'avaient laissé à fleur de peau, mais c'était censé s'arranger avec le temps. Il n'a seulement pas eu l'occasion.

– Alors, quand il s'est interposé entre nous…

– Il devait être fou d'inquiétude. Sa magie a simplement explosé hors de lui. Son coma lui permet de récupérer tout ce qu'il a dépensé.

Bellatrix caressa l'autre main de son fils adoptif qu'elle serrait dans la sienne.

– Donc, tout va bien, il va se réveiller ?

En disant cela, Liam regarda le visage de son frère, comme s'il s'attendait à voir ses paupières s'agiter à ces mots. Rien ne se passa. Bellatrix soupira.

– Personne ne le sait. Normalement oui, mais il s'est placé entre deux Avada et ils considèrent que c'est déjà une chance qu'il respire encore.

Le silence s'installa quelque temps face à cette déclaration. Liam ne savait pas quoi faire ou quoi dire. Ce fut finalement la vue de la mangemort retenant ses larmes qui le poussa à réagir.

– Il va s'en sortir.

– Quoi ?

Bellatrix posa un regard interloqué sur le Gryffondor. Liam se contenta de regarder son jumeau.

– Il va s'en sortir. Si deux Avada n'ont pas pu le tuer, rien ne le fera. C'est un battant. Il va ouvrir les yeux, il faut juste attendre.

Bellatrix hocha la tête. Après plusieurs minutes de silence, plus optimiste cette fois, la mangemort posa un regard calculateur sur Liam.

– Tes sorts restent encore à pratiquer, mais je crois que tu as du potentiel. Nous ferons un bon mangemort de toi.

Liam préféra garder le silence.


Liam resta figé sur le seuil de la chambre de son frère. Il avait souvent croisé Rodolphus, Lucius, Narcissa, Draco ou Bellatrix pendant ses visites, cette dernière l'ayant étrangement pris sous son aile, et il avait fini par s'habituer à leur présence. Cependant, la personne qui se trouvait au chevet de son frère était bien la dernière personne qu'il s'attendait à rencontrer dans cette petite chambre d'hôpital.

Voldemort serrait la main de son frère dans les siennes et ses yeux ne quittaient pas son visage. Pouvait-il approcher ? Il n'y avait pas de gardes devant la porte. Quoique le mage noir n'avait certainement pas besoin de gardes du corps. Cela signifiait-il pour autant qu'il avait le droit d'entrer ? Malgré son immobilité, sa présence finit tout de même par être remarquée. Voldemort se redressa aussitôt, mais il ne lâcha pas les doigts de son jumeau.

Incertain, Liam s'inclina légèrement, s'attendant à recevoir l'ordre de partir, tout en laissant son regard trainer sur les mains des deux sorciers. Toutefois, les mots qui sortirent de la bouche du mage noir ne furent pas ce à quoi il s'attendait :

— Les guérisseurs m'ont demandé de garder un contact physique. Je l'ai aidé avec son don, donc sa magie me reconnait. Notre lien pourrait l'aider.

Liam cligna plusieurs fois des yeux. Est-ce que Voldemort se justifiait ? Il n'avait pas eu l'impression que c'était le style du Seigneur des ténèbres. À en voir son visage, ce ne l'était pas. Pourquoi donc une telle défensive devant lui ?

– Bien sûr. Se força à répondre le Gryffondor.

Il voyait bien que son silence énervait le mage noir et il espérait encore être capable de passer quelques heures au chevet de son frère. C'était pratiquement tout ce qu'il faisait depuis plus d'une semaine. Et pourtant son frère ne montrait aucune amélioration.

Le mage noir plissa les yeux dans sa direction :

– Assied-toi ou pars.

Liam s'empressa de s'asseoir. Sitôt fait, Voldemort détourna son attention de lui pour se concentrer sur Harry. Le Gryffondor l'imita, n'osant pas le regarder ouvertement. Pourtant, au cours de l'heure qu'il passa à l'hôpital, il réussit à jeter de petits coups d'œil en direction du mage noir. Pas une seule fois celui-ci ne quitta son frère des yeux. Son visage semblait dépourvu d'émotions, mais ses yeux semblaient dire toute autre chose. Peu importe ce qu'il avait dit, Liam était persuadé que la raison de sa présence n'était pas seulement due à une ordonnance des guérisseurs. Le Gryffondor regarda son frère avec ébahissement. Harry était vraiment surprenant.

C'était la première fois qu'il voyait Voldemort au chevet de son jumeau, mais ce ne serait pas la dernière.


Voldemort serra la main de Harry, espérant pour une énième fois la moindre réaction. Il aurait déjà dû se réveiller. Au lieu de cela, son souffle était encore si faible.

Il avait gagné, en grande partie grâce au jeune homme qui reposait maintenant dans ce lit d'hôpital. Une explosion avait fait trembler le champ de bataille et ses mangemorts en avaient profité afin de mettre hors d'état de nuire les quelques membres de l'Ordre restant.

Oui, il avait gagné. Mais il n'avait pas aussitôt su le prix que cela lui avait coûté. Sitôt la bataille finie, il avait dû mettre ses autres plans en marche. Choisir le nouveau ministre de la magie, décider du sort des rebelles, gérer la réaction du public pour éviter toute révolte… Ce n'était que plusieurs heures plus tard qu'il avait appris les détails.

Il avait d'abord cherché Bellatrix afin de lui confier une tâche quelconque, il ne se souvenait même plus de laquelle. Il avait alors découvert que celle-ci se trouvait au chevet de son fils. Le Seigneur des ténèbres avait alors craint le pire.

Il avait accouru à l'hôpital et avait été soulagé de voir que le jeune homme respirait toujours. Il avait tout de suite demandé un rapport complet sur l'état du sorcier et son soulagement s'était évaporé. Tant qu'il n'ouvrirait pas les yeux, ils ne sauraient pas s'il allait s'en tirer. D'après les guérisseurs, il s'agissait déjà d'un miracle que Harry ne soit pas tout simplement mort sous le coup.

Voldemort savait qu'il ne s'agissait pas d'un miracle. Il avait l'impression que cela faisait déjà des années qu'il avait découvert la présence de l'un de ses horcruxes dans la cicatrice du jeune homme. Il n'avait aucun doute que c'était grâce à celui-ci qu'il était toujours en vie. La question était maintenant la suivante : si le Serpentard se réveillait, serait-il toujours le même ? L'horcruxe l'avait-il protégé ou l'avait-il utilisé comme bouclier ?

Avant de connaître le jeune homme, il se serait d'abord et avant tout inquiété pour son horcruxe. Toutefois, il ne pouvait plus se mentir : le sort de son horcruxe lui importait peu. Il en avait d'autres, bien d'autres. Celui-là n'était même pas volontaire. Il était heureux de sa présence seulement parce qu'il avait sauvé la vie de l'homme qu'il… Il ne fallait pas aller trop vite tout de même.

Il avait tout un pays à diriger dorénavant, mais il n'avait pas le désir de faire quoi que ce soit d'autre que de rester auprès de Harry et de lui insuffler toujours un peu plus de sa magie dans l'espoir que cela réussirait à le ramener. Il avait décidé qu'il voulait que le jeune homme règne à ses côtés. Salazar savait ce qu'il ferait s'il ne se réveillait jamais.

Il avait tant rêvé le réveil du jeune homme que, lorsqu'il perçut du mouvement sous ses paupières, il pensa tout d'abord qu'il hallucinait, transformant ses désirs pour des réalités. Toutefois, le mouvement ne cessa pas. Pour la première fois depuis des jours, Voldemort revit les mêmes émeraudes qui l'avaient regardé tant de fois auparavant. Sans penser, il se pensa sur le jeune homme.


Voldemort l'embrassait. Le Seigneur des ténèbres l'embrassait. Ce fut la première chose que le cerveau embrumé du jeune homme lui fit parvenir. Il y répondit timidement, presque persuadé qu'il s'agissait d'un rêve. Ce n'est que lorsque leurs lèvres se séparèrent et que Harry vu le regard du mage noir qu'il comprit que ce baiser était bien réel.

Voldemort se recula presque aussitôt, fixant la fenêtre de l'autre côté de la pièce. Harry n'était pas sûr de comprendre tout à fait la situation, mais il espérait simplement que le mage noir ne s'éloignerait pas à nouveau. C'est pourquoi il lui offrit une porte de sortie :

— Nous n'avons pas à en parler si vous ne le voulez pas.

Il aurait aimé prononcer ces mots sur un ton calme, mais la moitié resta coincée dans sa gorge et il finit sur une légère quinte de toux provoquée par sa gorge qui lui semblait extrêmement sèche. Cela eut au moins pour effet de retourner le regard du Seigneur des ténèbres sur lui et celui-ci se pencha de nouveau sur lui, mais cette fois pour lui faire boire un peu d'eau.

La situation était plus qu'extraordinaire, mais le jeune homme commençait à prendre conscience de son environnement et il avait beaucoup de questions et pas seulement au sujet du mage noir.

– Où suis-je ?

– À Sainte-Mangouste.

– L'hôpital ? Pourquoi ?

Mis à part sa gorge pâteuse, qui se sentait déjà bien mieux après un peu d'eau, il se sentait bien.

– Quelle est la dernière chose dont tu te souviens ?

Harry prit le temps de penser. Cela lui prit quelque temps, puis tout lui revint.

– Maman, Liam ! Est-ce qu'ils vont bien ?

Le Seigneur des ténèbres plissa les yeux, mais, peut-être parce qu'il lui tenait encore la main, Harry n'eut pas peur.

– Ils n'ont rien, mais ne refait jamais ça.

– Désolé. Je ne pensais pas.

Ce qu'il ne dit pas fut que, puisque les deux étaient sains et saufs, tout comme lui, il ne regrettait rien.

– Manifestement.

Voldemort serrait sa main d'une façon presque douloureuse et Harry écarquilla légèrement les yeux. Le Seigneur des ténèbres avait eu peur de le perdre. Cela signifiait-il qu'il partageait ses sentiments ? Comme s'il lisait ses pensées, ce qui était possible, le mage noir reprit la parole :

— Je ne suis pas très doué avec toutes ces… choses.

– Nous pouvons aller à votre rythme et personne n'a besoin de le savoir tant que vous n'êtes pas prêt.

Le Seigneur des ténèbres hocha la tête. Après quelque temps de réflexion, il répondit :

— Tu… tu peux me tutoyer. En privé seulement.

Harry sourit.

– Bien sûr.

Le mage noir baissa les yeux face à ce sourire pour plutôt regarder leurs mains enlacées. Lorsqu'il redressa la tête, il semblait s'être fait une idée. Il se pencha à nouveau et c'est avec un plaisir partagé qu'ils échangèrent leur deuxième baiser.


Liam retourna à la chambre de son frère plusieurs heures plus tard. La scène qu'il avait surprise ne cessait de rejouer derrière ses yeux et était la raison pour laquelle il avait attendu aussi longtemps avant de rendre visite à son jumeau malgré le fait qu'il le savait finalement réveillé.

Voldemort avait embrassé son frère !

Avec du recul, cela expliquait le comportement étrange du mage noir. Restait à savoir s'il s'agissait d'un récent développement ou non. Dans les deux cas, il n'avait pas voulu les déranger. Il avait déjà été chanceux de ne pas s'être fait surprendre. Il était persuadé que Voldemort n'aurait pas apprécié l'espionnage d'un moment intime.

Pour être certain de ne pas déranger, Liam cogna à la porte avant d'entrer. Entendre la voix de son frère lui réchauffa le cœur. Harry haussa légèrement les sourcils à la vue de son frère.

– Je croyais que nous avions gagné.

Liam s'installa sur sa chaise habituelle, opposé à celle sur laquelle Voldemort s'était tenue.

– C'est le cas.

Il remonta sa manche. Il était plus facile pour lui de le montrer que de le dire. Harry écarquilla les yeux.

– Quoi ? Je te pensais plutôt le genre à te battre jusqu'à la fin.

Liam sourit à cette description, mais secoua la tête.

– Normalement, oui. Mais j'ai compris que la famille…

Il pensa à ses parents et changea sa phrase.

– Que tu étais plus important pour moi. J'avais peur que tu sois mort et je refusais de rester dans une cellule alors que je pouvais être auprès de toi.

Harry baissa les yeux.

– Je ne mérite pas tant de dévotion de ta part.

Liam posa sa main sur celle de son frère.

– Au contraire. Je comprends maintenant pourquoi tu as fait ce que tu as fait. J'ai… et bien je t'ai souvent veillé avec Bellatrix et nous avons… parlé. Elle t'aime beaucoup. Je ne l'avais pas compris avant. Je croyais que tout cela n'était qu'une machination pour faire souffrir nos parents, pour me faire souffrir. Je n'avais pas compris qu'elle te voyait réellement comme son fils. Je suis désolé. Tu l'as presque perdu par ma faute. Deux fois. Et là c'est toi qui aurais pu en mourir. S'il y a quelqu'un qui devrait s'excuser de ses agissements, c'est moi.

– Je ne regrette pas ce que j'ai fait. Et puis, je n'ai rien. En plus, cela vous a rapproché Bellatrix et toi. Je n'aurais jamais cru cela possible.

Les deux frères partagèrent un petit rire.

– Mais ne le dis pas au Seigneur des ténèbres.

Liam retrouva une étincelle de malice :

– Oui, il était plutôt protecteur. Et je crois savoir pourquoi maintenant.

Harry rougit.

– Tu… tu as vu ?

Liam haussa un sourcil :

– D'après toi ?

Son frère baissa les yeux.

– Je… Il m'attirait depuis longtemps, mais jamais je n'avais pensé que mes sentiments seraient réciproques. Ne dis rien surtout, d'accord ? Nous… nous voulons aller lentement.

– Promis. De toute façon, je ne voudrais pas provoquer la colère de… du Seigneur des ténèbres. Je vais devoir m'habituer à l'appeler comme ça.

– Tu peux encore l'appeler Voldemort. C'est ce que j'ai toujours fait.

Liam sourit devant la naïveté de son frère. Lui qui était d'ordinaire si perspicace semblait bien moins observateur lorsqu'il s'agissait du mage noir.

– Je pense que c'est une exception qui ne concerne que toi.

Harry plissa les yeux puis rougit.

– Oh.

– Je vais m'habituer. Je n'ai pas trop le choix.

– Tu es sûr que tu ne regretteras pas ton geste ?

Liam secoua la tête.

– Pas tant que je suis avec toi. Et puis, si je deviens son beau-frère, il n'aura pas le choix de m'écouter. Sans compter que, avec toi à ses côtés, ce que vous allez construire ne devrait pas être si pire que cela.

Liam ne croyait pas encore tout à fait à ce qu'il disait, mais le sourire de son frère lui donna espoir. Il espérait pouvoir sauver ses parents et, peut-être qu'avec l'aide de Harry cela serait possible. Voldemort ne semblait pas si déraisonnable. Il avait peine à y croire, mais il avait beaucoup côtoyé le mage noir ces derniers temps. C'est pourquoi, alors qu'il discutait tranquillement avec son frère, il se mit à espérer.

La guerre était finie. Il n'y aurait plus de morts. Leur monde allait changer, mais, avec son frère aux commandes, ce changement pourrait s'avérer bénéfique, qui sait ? Tant qu'il avait son frère, il continuerait à croire à des lendemains meilleurs. Il était prêt à tout pour Harry.

Fin


Fini!

Merci d'avoir suivi cette histoire. J'espère qu'elle vous aura plu jusqu'à la fin!

Bonnes vacances à tous!