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! ATTENTION LEMON !
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Chapitre 32 : Intimité
Les doutes sont ce que nous avons de plus intimes – Albert Camus
Depuis ce jour, j'étais de plus en plus à l'aise à l'idée d'être nue devant lui. Nous avions même pris notre douche ensemble une fois.
Ses dernières visites dans ma chambre s'étaient finies également ainsi. Lui, nu et à couper le souffle auprès de moi. Me donnant, lui donnant le plaisir.
Le mois qui suivit fut calme, sans grande nouveauté.
Je revoyais Jacob quelques fois mais vraiment moins souvent depuis la soirée du nouvel an. Je ne comprenais pas très bien ce qui lui arrivait. C'est comme si Emmett avait échangé sa place vu que ce dernier venait de plus en plus souvent rendre visite à la famille d'Edward.
Enfin, à Rose surtout.
Je n'étais pas vraiment dans la discussion mais il me semble avoir surpris Rose avouer à Edward être amoureuse d'Emmett.
J'étais dans le salon et jouait aux échec avec Jasper. Alice m'expliquait les règles.
Rose avait appelée Edward qui était descendu. Ils s'étaient dirigés vers le salon. Alors que j'essayais de comprendre les instructions d'Alice, je fus surprise par leur conversations.
Nous arrêtâmes tous les trois de jouer afin d'écouter.
« Tu voulais me voir ? » demanda Edward.
« Oui... Heum... Je voulais te demander quelque chose. »
« Dis-moi. »
« Tu sais si... Emmett... »
Elle ne dit rien pendant une seconde.
« Tu veux sortir avec lui ? » souffla Edward très bas.
Elle ne répondit rien, et nous ne comprenions plus les mots échangés. Le restant de la conversation était chuchoté (ils devaient surement comprendre que nous ne jouions plus) et Alice en était déçue. Très déçue.
« Elle t'en parlera si elle le veut, » dit Jasper. « Ce n'est pas bien d'écouter aux portes. »
« Mais... Ils doivent sortir ensemble ! C'est si mignon » avait répondu Alice.
Depuis, Emmett et Rosalie sortaient de temps en temps. Je pense qu'ils prennent leur temps, d'abord apprendre à se connaitre avant de se lancer.
Une relation que j'aurais jalousé si je n'avais pas eu Edward.
Nous étions mi-avril à présent. Dernier week-end avant les vacances de Pâques.
Comme à notre habitude, j'étais chez les Cullen.
Je ne rentrerais pas chez moi pendant les vacances, je devais travailler à la bibliothèque de l'université quatre jours semaine en plus du samedi. Beaucoup d'étudiants étudiaient, les examens approchant et ils avaient besoin de surveillants.
Je voulais que cette nuit soit spéciale. J'avais fait beaucoup de progrès dans mon intimité avec mon petit-ami, j'en voulais plus à présent.
Nous en avions discutés. Il m'avait dit qu'il attendrait jusqu'à ce que je sois prête et je pense que ce jour est venu.
J'étais allée faire du shopping avec Alice plus tôt dans la journée. Elle m'avait aidé à choisir des ensemble sexy et de nouveaux sous-vêtements.
Après ma douche, j'enfilais donc un soutien-gorge rouge et une petite culotte en dentelle assortie. Je sortis avec une petite nuisette qui me fit rougir rien qu'en la regardant.
Edward m'attendait dans le lit. Il écoutait une jolie mélodie au piano. Debussy je pense.
Je sortis de la salle de bain, rougissante et peu sûre de moi. Il se retourna et me vit.
Son regard. Il m'incendia.
Il ne bougea cependant pas et resta sur le lit, appuyé sur un coude.
Je ne dis rien et vint le rejoindre. Je me plaçais directement sur lui, l'embrassant amoureusement et passionnément.
Il me rendit mon baisé avec fougue.
Nous commençâmes les préliminaires.
Il me tourna sur le dos et vint m'embrasser partout sur mon corps.
Peu de temps après, nous nous retrouvons tous les deux nus, chauds comme la braise.
« Edward ? » dis-je une fois qu'il eut terminé d'embrassé mon anatomie.
« Oui ? »
« Maintenant. »
Ses yeux étaient ronds de surprise.
« Quoi ? »
« Je te veux, toi. »
« Vraiment. »
« Oui, viens »
« Mais et pour... »
« Arrête de réfléchir. On vit l'instant et pour l'instant, je te veux toi. »
Il sourit timidement.
Il prit un préservatif caché dans un tiroir de sa table de nuit.
Il me regarda, peu confiant.
« Si je te fais mal, arrête-moi. »
« T'en fais pas. »
Il se plaça sur moi, continuant ses baisers sur ma peau, me stimulant un peu.
Il me regarda longuement dans les yeux, voulant sentir mon autorisation alors qu'il se plaça à mon entrée.
Finalement, il entra lentement, m'embrassant en même temps avec ardeur. Je ressentais une légère tension mais je n'avais pas vraiment... mal.
Alors il m'embrassa encore, plus passionné. Ca me détendit et, au moment où il entra complètement en moi, il me mordit la lèvre.
Piètre tentative pour me faire oublier la douleur. Je la ressentais plus vive à présent mais j'avais connu pire.
Il s'immobilisa, me demandant comment je me sentais.
Je répondis que j'allais bien et il commença à bouger, lentement, en moi.
Je ne sentais plus rien lorsque je lui demandais d'aller plus vite.
Je le sentis, de plus en plus fort, de plus en plus vite en moi. Les sensations étaient merveilleuses. Je pense avoir eu la meilleure première fois de tout l'univers.
Je le sentis se tendre alors il plaça son doigt sur mon clitoris. Mon esprit s'envola et je lui griffais le dos tandis qu'il se déversait dans le préservatif, criant mon prénom suivit d'un râle de plaisir.
Rapidement, je le suivi, et mourrais de plaisir une fois de plus.
Lorsque nous avions eu terminé, il se retira de moi et me demanda comment je me sentais.
« C'était merveilleux, » lui dis-je.
Je n'aurais pas imaginé faire ma première fois avec quelqu'un d'autre.
Il rit et je me blottis dans ses bras.
« C'est vrai, c'était... woah. »
« Est-tu à cours de mots ? »
« Oui. »
Je ris.
« Isabella Marie Swan, je vous aimes. »
« Edward Anthony Masen Cullen, je vous aimes aussi. »
Nous nous endormîmes rapidement ce soir-là, nus et satisfaits dans les bras l'un de l'autre.
Le lendemain matin de doux baisers me réveillèrent. Edward m'embrassa lorsqu'il remarqua mon réveil et je le sentis à nouveau dur, contre moi.
« Prêt à recommencer ? » demandais-je.
« Quand tu veux, mon amour. »
Alors nous recommencions, encore une fois. C'était toujours autant orgasmique que la première fois.
Et puis une troisième fois une heure plus tard.
Nous mîmes longtemps à descendre ce matin-là. J'avais peur de me retrouver face à ces parents sachant ce que nous avions fait.
Il me rassura, me disant que j'étais la plus belle et la plus merveilleuse personne au monde.
Seule Alice me fit un clin d'œil, me disant qu'elle savait ce qui s'était passé. Je rougis mais les autres ne disaient rien donc je me détendais un peu.
Je ne pensais pas que les choses pouvaient aller aussi bien. Je ne pensais pas pouvoir être aussi heureuse.
