Les événements décrits ne se passent pas tous dans la série, certains sont modifiés et la temporalité est différente, certains événements se produisent à un autre moment que dans la série.
Je ne suis pas médecin, je ne connais absolument rien aux procédures de réanimation, de chirurgie ou de quoi que ce soit d'autre. Je m'inspire de ce que j'ai vu dans Grey's Anatomy pour écrire les scènes qui contiennent des détails médicaux, je sais donc que ce que j'écris n'est pas nécessairement réaliste ou correct !
Les personnages et Grey's Anatomy en général ne m'appartiennent pas et je ne gagne pas d'argent en écrivant cette fanfiction.
Cette fanfiction est la mienne, merci de ne pas la copier sans ma permission. Si vous souhaitez la traduire, demandez-le-moi. Soyons respectueux les uns des autres.
« Vous avez vu le bébé de Jackson et April ? »
« Quoi ? Il est né ? »
« Tu savais pas ? J'ai dû faire la césarienne en urgence. »
Autour de la table dans la cafétéria, Alex, Cristina et Meredith dévoraient leur repas de midi.
« Et… ça s'est bien passé ? » demanda Cristina qui, de toute évidence, s'inquiétait pour son amie.
« Oui, bien sûr. Leur bébé va bien. »
« Ils ont choisi un nom ? » demanda Alex.
« Adam. April a dit que c'était à la fois pour la bible et pour Reed Adamson. »
« Adam, » répéta pensivement le docteure Yang,
« De la part de Kepner, je me serais attendue à Jésus ou Rainbow, un truc du genre. »
Grey et Karev rirent.
« Non, sans déconner, vous vous rendez compte que Kepner et Avery se sont mariés et ont eu un gosse ? J'arrive toujours pas à y croire. »
« Quoi, Yang, on est jalouse ? »
« Ew, non. »
« Vous avez déjà choisi une date, pour le mariage, d'ailleurs ? »
« On en discute encore mais je pense que ce sera le 15. »
« Dans trois semaines ? C'est rapide. »
Cristina haussa les épaules.
« On n'a rien de spécial à préparer, on va sûrement faire ça dans la chapelle de l'hôpital ou dans ton salon. »
« Préviens-moi au-moins deux jours à l'avance, que je force Alex à ranger le bordel qu'il a mis dans le salon. »
« Eh, je te rappelle que tu as dit que c'était chez moi. »
« Ouais, quand j'étais à Baltimore. Maintenant j'habite là aussi et si Cristina se marie dans le salon, je ne veux pas qu'elle le fasse entre des paquets de chips vides et des cannettes qui trainent. »
Yang leva les sourcils à l'attention d'Alex.
« Je verrai ce que je peux faire, » grommela-t-il en quittant la table au son de son bipeur.
« Bon, Mer, j'ai réfléchi. »
« À quoi ? »
« À toi. Et à Shepherd. »
« Pourquoi tu avais besoin de réfléchir à ça ? »
« Parce que c'est une mauvais idée. »
« Tu parles d'hier ? Je devais lui dire, Cristina, je ne suis pas cruelle à ce point. »
« Est-ce que vous allez vous revoir ? »
« Quoi ? »
« Tu veux recommencer à sortir avec lui ? »
« Je… J'en sais rien, Cristina, pourquoi tu me demandes ça ? »
« Parce que c'est une mauvaise idée. J'ai vu à quel point tu avais souffert, d'abord avec Addison, et ensuite quand il a jeté la bague dans le bois. Ce n'est pas sain pour toi de recommencer à trainer avec lui. »
« Je crois que je suis parfaitement capable de savoir ce qui est sain pour moi. »
Meredith était sur des charbons ardents. Le discours de Cristina n'était pas inventé de toute pièce, il ne sortait pas de nulle part, et elle en était consciente. Mais l'entendre dit à voix haute était plus douloureux que prévu.
« Mer, tu ne vas pas bien en ce moment. Avec toute cette histoire dont tu as dû reparler, et le fait que tu sois revenue ici, ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas le moment pour retomber dans les bras de Shepherd. Tu sais comment ça va se finir. »
« Non, je n'en sais rien, et toi non plus. On ne peut pas deviner ce qu'il va se passer dans le futur, alors… »
« Si, et je suis sûre que tu vas encore souffrir. »
« Écoute, Cristina, c'est gentil de t'inquiéter pour moi mais je suis une adulte et je sais ce que je fais. Je n'ai pas besoin que tu me dises à qui parler et qui éviter. »
« Ce n'est pas ce que je veux faire, je veux juste éviter que tu pètes à un câble et que tu casses de l'autre côté du pays encore une fois ! »
Mer secoua la tête et se saisit de son plateau.
« C'est bon, tu as fini ? Ma mère est morte, et je n'ai pas besoin que tu la remplaces. Mêle-toi de tes affaires, Cristina. »
« Mer ! »
Elle déposa son plateau sur la pile et quitta la cafétéria.
Ça faisait mal, de s'embrouiller avec sa meilleure amie. Mais c'était encore plus douloureux de l'écouter déballer tout son discours. Peut-être que c'était une mauvaise idée, de revenir vers Derek, c'était presque certain. Mais Meredith ne voulait pas l'entendre, elle n'en était pas capable parce que ça lui était impossible d'admettre à quel point elle l'aimait.
Meredith referma la porte de la salle de garde derrière elle. Depuis la pause de midi, elle n'avait pas levé le pied pour éviter de repenser une seule seconde à ce que Cristina avait dit. Dans une demi-heure, elle rejoindrait Paulson pour les visites du soir et passerait le reste de la nuit à seconder Bailey au bloc. En attendant, elle profiterait des 30 prochaines minutes pour totalement arrêter de penser.
La jeune femme se jeta sur la couchette du bas, épuisée par cette journée.
« Eh, doucement, tu fais bouger tout le lit. »
« Torres ? »
La tête de Callie apparut depuis la couchette du haut.
« Je dormais très bien jusqu'à ce que tu arrives. »
« C'est quoi ton problème ? »
La tête de Callie disparut.
« Rien de particulier. »
« Alors pourquoi t'es comme ça avec moi ? »
« Ça n'a jamais marché entre nous, Grey. »
« À cause de George. Mais il n'est plus là depuis un moment. »
« Ça faisait un moment que je n'avais pas pensé à lui. »
« Je pense souvent à lui, enfin surtout quand je vois des bus. »
Le docteure Torres pouffa de rire.
« Quand il est mort, je croyais que je n'arriverais jamais à le surmonter. J'étais persuadée que les sept étapes du deuil c'était qu'un mythe et que je continuerais à être triste pour le reste de ma vie. »
« Les sept étapes du deuil, ça n'existe pas, crois-en mon expérience. »
« Et maintenant, j'arrive à être totalement heureuse sans penser à O'Malley. »
« Mais tu te sens coupable. »
« Euh ouais, exactement, comment tu… »
« Crois-en mon expérience. »
« Je suis désolée pour ce que j'ai dit au bloc la dernière fois, sur Shepherd et toi. J'étais sur les nerfs. »
« C'est rien. Ce n'était pas une bonne journée pour moi non plus. »
« Mais sinon… »
« Torres, on vient seulement de décider d'arrêter de se détester mais on n'est pas encore au stade où je te parle de ma vie »
« Je vais encore devoir attendre. »
Mer se retourna au-dessus de la couverture. Peut-être que cette journée n'était pas à jeter entièrement à la poubelle.
« Tu sais, ce matin, Sofia m'a raconté un truc super marrant. »
« Quel âge elle a ? »
« Un an et demi. »
« Elle doit être adorable. »
« Elle l'est. Parfois, elle reste assise immobile devant la fenêtre à regarder les nuages pendant des heures. Je vérifie même son pouls de temps en temps pour vérifier qu'elle est encore en vie. »
Meredith sourit.
« Alors, cette blague super marrante ? »
