Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
« Bientôt, on me dira que Wolfram n'a pas fini de grandir.
- Il a atteint sa taille adulte. Il restera donc plus petit que toi, ça te rassure ?
- Pourquoi cette question ?
- Comme ça, je me dis si votre relation évolue encore, il risque d'être freiné par ta taille si tu continues encore à grandir.
- Je ne sais pas si je vais beaucoup grandir, je suis en fin de croissance, moi aussi.
- Donc il n'y aura pas trop de souci pour les baisers.
- Cesse de me taquiner avec ça, tu sais que ce n'est pas facile pour moi.
- Je sais, mais avoue que tu avances.
- Ce ne sont pas tes affaires Conrad. »
Yuuri avait senti ses joues se chauffer à cette réponse. Il n'y avait pas meilleur endroit pour se chamailler qu'un chemin qui menait au château de sang. Bien entendu. Pour les mazokus, avoir seize ans. C'était vraiment important. Un événement auquel il n'avait pas eu droit parce qu'il en avait dix-huit. C'était parfois si compliqué d'avoir vécu sur terre. La reconnaissance des adultes étaient pas toujours égale.
Les nobles pour fêter la chose s'étaient ressemblé, il y avait bien entendu beaucoup de mazokus, peu de semi-mazoku. C'est donc sans surprise qu'on y vit Gunter, Anissina et d'autres mazokus bien connu du maoh discuter. Alors que les noble qui ne l'avait pas croisé semblaient silencieux.
« Je me souviens de ma fête comme si c'était hier, je me suis ennuyé comme jamais. Trois des nobles ont même commencé à pleurer de ma décision de servir le pays. Ma loyauté va au roi et ses successeurs. Bien sûr, j'aurai pu choisir d'avoir des enfants et fonder une famille en vivant de mon titre de noblesse. Mais je n'avais pas voulu ça à l'époque. Je ne veux toujours pas. Et puis j'ai demandé comment fonctionnait le monde d'où venait notre souverain. Tout dépendait de la contrée où il habitait. L'organisation est bien plus saine et moins pompeuse. L'air de rien, les mazokus peuvent en prendre de la graine. On pourrait réorganiser le pouvoir pour que le peuple normal ai aussi son droit au chapitre.
- Je vois. Alors pourquoi tu as amené une de tes inventions ici ?
- Mais c'est logique voyons. C'est qui pourrait stocker de la magie et la distribuer à ceux qui peuvent en manquer. Le souci, c'est qu'elle utilise le sang. Je n'ai pas encore surmonté ce problème.
- Tu veux dire que j'ai ma main sur un objet dangereux.
- Ne dis pas ça de mon bébé, tu est méchant ! »
L'appareil gronda un moment avant de s'agiter faisant trembler la table qui faisait bouger les quelques documents posé sur cette dernière.
« Mon doigt, cette chose m'a coupé le doigt. Arrête cette chose ! Anissina !
- Mais non, je n'ai pas encore stocké assez de magie de mazoku.
- Monstre !
- C'est grâce à ça que je pourrais alimenter une machine à tricoter automatique. Ainsi, personne n'aura froid cet hiver. Tout le monde sait que la saison froide peut être très dure pour ceux qui ne sont pas aussi habiles que nous. Tu dois être un des seuls homme mazoku à savoir le faire. Je suis si fier de mon disciple.
- Sinon, ça va bien, les chevilles ?
- Elles se portent comme un charme, voyons ! J'ai hâte de voir ce que cette énergie pas pouvoir tricoter.
- Une très longue écharpe... »
Elle aidait Gunter à retirer sa main, Gunter se sentait un peu faible. Mais c'était typique de cette femme de le prendre comme cobaye. Elle faisait comme elle le sentait. Il s'étala sur la table, heureusement qu'elle ne tremblait plus. Il lâcha un soupir. Il espérait que son souverain n'aurait pas droit à servir de batterie de tests.
Quelque part, proche du port, Yuuri en compagnie de Conrad et Wolfram se préparait à faire un séjour pour l'aider à récupérer de sa blessure. Il ne savait qu'il y avait ce genre de voyage ici aussi. Un voyage où il pourrait se reposer et juste profiter ne pouvait pas être si dangereux. Il supposait que si le mazoku blond était là, c'était parce qu'il était son fiancé. Il était bien content que Conrad à ses côtés. Avec une personne de plus, ça n'allait pas aller plus loin. Il n'en avait pas l'envie en ce moment… Et comme prévu, il se mit à crier avec force. Ses yeux verts exprimant sa colère encore que sa voix qui grimpait dans les aigus. Preuve qu'il n'était pas de bonne humeur. Il avait beau s'y faire, il n'était pas toujours paré à recevoir les remarques de l'autre homme.
« Tu es en retard Yuuri ! Je voulais être sûr que tu ne fasse pas d'impair avec n'importe qui, ou n'importe quoi pendant ton voyage.
- Dis tout de suite que tu es jaloux des probable rencontre que je pourrai faire.
- Tu racontes n'importe quoi. C'est parce que tu n'es qu'un boulet, une crevette, une traînée. Donc oui, je m'inquiète.
- Ne m'appelle pas boulet, s'il te plaît, j'ai juste une éducation différente que celle d'un mazoku élevé ici. C'est tout. Je ne mérite pas tes remarques blessantes... »
Conrad posa sa main sur l'épaule de son souverain. Il savait que Wolfram ne pensait pas entièrement ce qu'il disait. Et heureusement.
« On attend une quatrième personne, donc vous serez sûrement ensemble. Je suis là que pour assurer la sécurité de notre roi.
- Elle est là-dedans.
- Tu n'as pas peur des scandales… Un enfant dans une valise.
- J'ai vu ça dans un film, du coup, il fallait que je teste ça au moins une fois. Désolé... »
Il ouvrit la valise et on découvrait que c'était la jeune femme qui avait tenté de le tuer. La confiance qu'il avait en Conrad et Wolfram était-elle si forte pour qu'il la garde aussi proche de lui.
« Est-ce vraiment raisonnable ? Dois-je appeler les gardes ?
- Je me demandais si on pouvait plus se parler en tant que supposé père et sa fille. Autant profiter de ce voyage pour apprendre plus sur cette demoiselle.
- C'est complètement idiot, boulet ! S'exclama Wolfram.
- Je suis désolé, je suis si stupide, mais je me demandais quel était son but et ses motivations derrière mon assassinat. Ce n'est pas avec un titre qu'elle pourrait devenir Maoh. C'est pour ça que je pense que ce voyage pourrait délier sa langue. Puis j'ai foi en Conrad et toi, Wolf. En plus, on ignore son nom. Ce n'est pas très sympa. »
Leurs regards se portèrent sur la mer qui se présentait devant eux. On ne pouvait pas nier en ce moment que leur regard était semblable. Ils montèrent dans le bateau. Bien vite, la jeune fille s'accrocha à proue fascinée.
« Excuse-moi de te déranger, mais quel est ton nom ? J'aimerai t'appeler par prénom... »
La demoiselle restait silencieuse, il se recula pour voir Conrad. Étant sur un navire. Wolfram était sûrement en train de rendre ses repas dans l'eau à bâbord ou tribord.
« S'il te plaît, je ne t'en veux pas pour ce que tu as fait. Vraiment.
- Votre majesté, ça ne sers à rien d'insister ainsi… Je ne pense pas que son prénom soit quelque chose de plus préoccupant à propos de cette fille. Elle a la fièvre. Elle a pris sûrement un coup de froid.
- De la fièvre ?
- Pas de source chaude pour cette demoiselle. Je vais la conduire dans une cabine... »
La jeune fille avait du mal à respirer, il pouvait voir qu'elle était vraiment pas bien. Qui plus est, l'océan était un bloqueur de la magie des mazokus. Mais ça permettait des échanges commerciaux étaient possible grâce à cet accès à la mer. C'est aussi par là qu'on pouvait atteindre des îles comme celle où il avait rencontré Nicola. Il ne voyait pas en quoi des sources pouvaient arranger sa jambe. Mais il se doutait que ça cachait autre chose. Cette envie de soigner le souverain servait d'excuse pour retrouver les parents et ceux qui avait envoyé cette jeune fille. Peut-être qu'il saurait bien son prénom.
« J'espère qu'elle ira vite mieux.
- Vous vous attachez à votre assassin.
- Elle a l'âge qu'aurait pu avoir ma sœur, physiquement, j'entends.
- Elle doit être pas plus âgé que ça. Un mazoku grandit certes plus lentement, mais généralement, ils font leur âge jusqu'à ce que leur croissance cesse. Certains mazokus sont grand comme Gwendal ou plus menu, comme Wolfram.
- Je vois, ça veux dire que je pourrais être aussi grand que Gunter ou toi.
- Tout dépend de tes gênes, ta maman n'est pas bien grande, même si elle doit être de taille moyenne pour une humaine d'un autre monde. En parlant de notre cher professeur. L'avez-vous prévenu de votre choix. Je ne voudrais pas avoir des ennuis avec cet homme.
- Je lui ai laissé un mot, je ne maîtrise pas entièrement l'écriture mazoku, mais ça vient assez vite. Je suis fier de mes progrès. Je lui ai marqué que je reviendrai vite. Je dois dire que cette fille m'intrigue. En tout cas, le voyage risque d'être relativement calme. Entre un Mazoku blond malade et une petite mazoku avec de la fièvre. Je n'ai pas à m'en faire.
- Vous auriez pu lui parler directement.
- Depuis sa dernière leçon, je l'évite un peu. Il m'a expliqué quelque chose qui me perturbe grandement.
- Je ne vais pas te demander, c'était quelle leçon pour ne pas te gêner, mais sache que généralement ce qu'il raconte est la vérité. Il a tout de même pas mal d'années dans son compteur mazoku. Même s'il est bien plus jeune qu'Edwund. Il doit même avoir le même âge que Gwendal... »
Dans le château, Gunter trouva le mot. Il le lisait en diagonale, il y avait quelques fautes, mais il avait un mot qui lui était destiné écrit de la main de son roi.
« Maintenant, je peux mourir heureux. »
Il pleurait, il collerait le mot de son souverain de son précieux livre. Car oui, il avait gardé l'habitude d'y confier sa vie et son point de vue, malgré l'intrusion de Wolfram et son roi…
Content, il se mit à voir tous les petits défauts dans l'écriture du Maoh. Ses traits droits l'étaient en majeure partie, les quelques arrondis était un peu trop carré. Mais il y avait vraiment du progrès. Il savait qu'avec ça. Il n'avait pas à s'en faire. Mais pourquoi partait-il ? Pour se soigner ? Ou pire encore. Si le roi se mettait en tête de partir vraiment pour de bon. S'il en avait marre de ces cours ? Il fallait dire que le dernier cours s'était mal passé entre eux. Il avait profité de son handicap pour parler de la sexualité des mazokus à travers les âges. Bien sûr, il avait vu le regard fuyant, les joues rouges. Mais il était si mignon, il devait comprendre qu'un mazoku pouvait avoir des enfants de diverses façons. Mais comment pouvait-il faire autrement ? Il lâcha un soupir. Il espérait seulement qu'il n'ai pas l'idée de se retirer au sanctuaire pour devenir un mazoku aux services des dieux mazokus. Ou leurs ancêtres. Il aurait bien du mal à l'accepter.
« Où est parti notre roi ? «
Pile à ce moment un soldat aux cheveux blonds qui formait une espèce de crête-de-coq fit son entrée. Il était aussi paniqué, ça devait un des gardes qui s'occupaient du château. Il arriva à ses côtés, le souffle court, apparemment, il avait cherché un moment quelqu'un de responsable pour dire ce qu'il devait.
« Seigneur, l'enfant a disparu.
- L'enfant ?
- Celle qui a tenté de tuer sa majesté, celle qui s'est passé pour sa fille. Il a dit à mon collègue qu'il aimerait parler de père à fille. Mais c'est une criminelle. Je ne comprends pas pourquoi elle a disparu. Mais le roi est sorti avec une grande valise.
- Ne me dites pas… Il a fait ça, alors qu'elle pourrait le tuer. Il est blessé. A quoi pensait notre souverain ? Il est si généreux, il tend la main aux pauvres personnes en difficultés. Je suis si fier d'être son enseignant et serviteur. Mais il se met en danger en faisant ça. Je sais que les criminels ont besoin de seconde chance, je l'ai bien vu avec les femmes que notre souverain a emmenées ici. Des femmes qui pour la plupart sont enceintes. J'espère qu'elles donneront naissance à de jeunes mazokus.
- Mais que ?
- C'est clairement pas son enfant, mais il s'est servi de son prétendu statut pour tromper les gardes. Il est plus malin qu'il en a l'air. Ou je lui ai bien enseigné quelque chose. Dois en être heureux ? Je ne sais pas. Mais est-ce une raison pour consacrer sa vie aux dieux ? Si c'est la façon dont se prends Wolfram avec vous. Il fallait me le dire, votre majesté. »
Le soldat regardait le lord s'agiter, il était bien forcé d'écouter tout ce qu'il disait. Il se demandait si c'était pas ça que son roi avait fui. Même lui n'était pas tout à fait à l'aise avec cette admiration sans borne.
« Quitter le domaine de lui-même pour aider ce pauvre enfant. Découvrir quel mazoku a pu lui donner la vie. C'est trop généreux de sa part. La beauté de cette jeune fille ne fait aucun doute qu'elle est une fille de Mazoku très puissant. Son regard de charbon, semblable à celui de notre roi. Il sera aisé pour lui de l'adopter. Je devrai peut-être lui dire comment ça fonctionne. Ou Conrad lui dira. J'imagine qu'il n'est pas parti seul. Je peux compter sur Wolfram pour le suivre comme son ombre. Je suis un mauvais enseignant. Le pire qui soit, j'ai gêné sa majesté et je ne lui ai pas dit l'essentiel. Je me suis contenté de lui apprendre certaines choses. Pas tout, impossible d'avoir toute son attention sur certains sujets. Pas faute de les rendre plus intéressants grâce aux cartes et aux illustrations. L'écriture en tout cas est presque acquise. Mais dois-je m'en réjouir revenez. Votre majesté.
- Lord von Christ…
- On doit le chercher, accepterait de devenir prêtre avec moi pour chercher sa majesté... »
Nul ne savait qu'avait en tête Gunter, mais il chercherait dans toute la ville entourant le château pour retrouver son roi. Ou au moins savoir où il était parti avec Conrad et Wolfram. Sans oublier une jeune assassin.
La demoiselle était encore plus fiévreuse. Quand Yuuri posa le dos de sa main sur le front. Il grimaça. Il n'y avait pas aucune glace, bien entendu. Ou quelque chose de froid pour l'aider. Il était pied et poing et lié tant que ce monde ne lui expliquerait pas comment faire de la glace avec sa magie. Car pour lui, avec un peu d'entraînement, il pourrait en faire...
