Chapitre 33

Zangya étirait ses bras quand Broly se décida enfin à arriver sur leur aire d'entraînement. Ils étaient dans un désert, loin de toute civilisation. D'après l'homme vert, un combat mortel entre les forces de défense de la planète et Vegeta avait eu lieu ici.

Elle secoua la tête. Elle devait se concentrer.

- Bon, Namek, comment est-ce qu'on va procéder ?

L'intéressé tourna le regard vers elle. Il croisa les bras, puis tourna son attention vers Broly.

- Vous allez vous battre.

Zangya renifla. Ça l'aidait beaucoup.

- Mais encore ?

- Je veux voir jusqu'où Broly peut aller en gardant le contrôle de son énergie.

Ah. Bien. Un plan se formait déjà dans l'esprit de l'Hera.

Elle descendit du pic sur lequel elle s'était posée et se tint face à son adversaire. Elle le voyait rarement debout. Il était gigantesque. Plus grand que Bojack ou Bido. Son physique, cependant, était plus fin. Au centre de sa poitrine, les blessures qu'il avait à son arrivée chez les Brief s'étaient presque complètement estompées. Une légère cicatrice se formait. Ses capacités de guérison devaient vraiment être énormes.

Zangya lui lança un sourire narquois et attaqua. Le Namek voulait savoir jusqu'où Broly pouvait aller ? Eh bien, autant commencer directement à lui mettre la pression !

Les premières minutes de leur entraînement, le grand Saiyan était un parfait tacticien. Il évitait les coups avec grâce, il utilisait le terrain à son avantage et contre-attaquait quand il voyait la moindre ouverture. On était loin de la brute épaisse, ou du monstre sans une once d'intelligence que les humains pensaient qu'il était.

C'était amusant. Ses lèvres se relevèrent imperceptiblement.

Une fois qu'ils avaient trouvé un rythme, Zangya décida qu'il était temps de monter la difficulté. Elle laissa son ki exploser autour d'elle et délivra un coup de poing brutal sur la joue du Saiyan. Celui-ci fut propulsé à toute vitesse à travers les airs et détruisit d'innombrables pics. Il se releva des centaines de mètres plus loin et cracha du sang. Un peu du liquide métallique avait coulé sur sa lèvre. Il le lécha et, à cet instant, quelque chose changea.

Son regard devint plus intense, un sourire sauvage qui laissa entrevoir ses fossettes. Ses cheveux se redressèrent, prenant une teinte violette. Tout autour de lui, la pression de son énergie, maintenant libre, fit voler d'innombrables rochers et mis encore plus à mal le paysage. Piccolo et Zangya furent repoussés par l'onde de choc que produisit la libération soudaine d'une telle énergie.

Zangya se sentit soudain moins sûre d'elle. Encore moins lorsque Broly apparut soudainement devant elle et lui asséna un coup de poing brutal. La pommette de l'Hera se fissura, le sang gicla de sa bouche. Désorientée, elle tenta de s'asseoir. Elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle avait atterri sur le sol.

Sa vision tanguait.

Des bottes rouge et or se trouvaient face à elle. Elle gémit. Si elle recevait encore un coup pareil, elle perdrait définitivement le combat. Sa fierté se rebella face à cette idée. Non.

- Alors ? Tu abandonnes déjà ?

Le ton était amusé. Condescendant.

Elle serra les dents.

Une inspiration profonde. Les yeux fermés. Concentration. Le vide.

Zangya se releva brusquement, tourna sur elle-même et balaya le sol de son pied. Broly tomba à la renverse, surpris. Elle profita de ce petit répit et sauta dans les airs. Une attaque puissante s'échappa de ses mains et toucha l'abdomen puissant du Saiyan. Cette fois-ci, Zangya n'avait pas hésité, elle n'avait pas retenu son énergie. Broly pouvait le supporter.

Quand le flux d'énergie se dissipa, l'Hera eut un rictus agacé. C'était comme si Broly était insensible à ses assauts. Et il était encore dans sa forme de base !

Si seulement elle avait accès à la transformation de son peuple… Bido et Bojack n'avaient jamais voulu l'enseigner.

Elle comprenait pourquoi les autres Saiyans avaient peur de lui. En plus de l'avantage de sa taille et sa puissance, il était extrêmement rapide, agile et habile. Il utilisait tous ses atouts stratégiquement de manière totalement naturelle et instinctive. Sa résistance énorme à toute violence était simplement la cerise sur le gâteau.

Zangya tenta une nouvelle stratégie. Elle n'aurait aucune chance s'il pouvait encaisser toutes les attaques qu'elle lui envoyait. Elle utilisa sa technique d'immobilisation. Ça drainerait l'énergie de Broly, ne serait-ce qu'un peu, et viendrait consolider les fils de ki, le temps qu'elle concentre vraiment tout son ki dans un Beauty Trigger surpuissant.

Elle attendit le bon moment. Ah, voilà, pile à la bonne distance. Elle lança sa technique. Les fils rouges s'enroulèrent autour du grand guerrier. Il s'arrêta. Zangya soupira, ses muscles se détendirent légèrement.

Broly baissa la tête sur le côté et testa ses restreintes. Il huma légèrement.

Zangya devint confiante.

Il sourit.

- Oh non…

Les ténèbres entourèrent soudain l'Héra.


Gohan expliquait à Videl comment renforcer ses coups avec son ki plus efficacement, et sans se fatiguer quand il sentit un pic inquiétant dans l'énergie de Broly. Il s'entraînait actuellement avec Zangya. Le ki de cette dernière était d'ailleurs agité.

Non, il ne devait pas trop s'en faire. Piccolo était là. Il pouvait gérer la situation pour le moment. Gohan devait se concentrer sur l'entraînement de Videl. Elle méritait toute son attention.

D'autant que l'énergie de Broly était loin d'être inquiétante pour le moment.

- Est-ce qu'on peut faire une pause ?

Videl suait. Sa respiration était rapide et ses membres commençaient à trembler de fatigue. Qui aurait cru qu'apprendre à contrôler son énergie vitale était aussi épuisant ? Et ce n'était que le début !

- Bien sûr.

Les adolescents s'assirent sur l'herbe. Gohan lança une bouteille d'eau fraîche à son élève, qui engloutit le liquide à toute vitesse. Elle avait l'impression de se dessécher.

Quand elle eut fini, elle rendit la bouteille vide à son compagnon. Il l'écrasa et la remit dans le sac isotherme duquel elle venait.

Videl huma longuement l'air frais des montagnes, reconnaissante de la chance qu'elle avait d'être là et de recevoir un entraînement plus poussé que tout ce qu'elle aurait pu avoir à Satan City. D'être avec son ami, aussi. De pouvoir parler librement.

Gohan, de son côté, monitorait malgré lui le combat de Broly et Zangya. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Même si Broly apprenait enfin à maîtriser le pouvoir monstrueux qui dormait en lui, il restait encore un danger pour la planète, surtout en l'absence de l'appareil que Bulma avait construit pour ça…

- Dis, Gohan.

- Hm ?

- Est-ce que tu peux encore me parler de ton enfance ? demanda timidement Videl.

Elle se sentait mal à l'aise de forcer son ami à revivre des traumatismes du passé, mais c'était aussi la seule manière pour elle de le comprendre, et probablement pour lui de pouvoir se confier à quelqu'un sans jugement.

Gohan la regarda, solennel.

- Je t'ai parlé de l'entraînement avec Piccolo, n'est-ce pas ? Comment on s'est rapprochés, surtout à la fin ? commença-t-il. On savait que les Saiyans allaient arriver bientôt… On savait qu'ils étaient deux, et qu'ils étaient plus puissants que mon oncle. Mais on ne se rendait pas à quel point.

Il lui expliqua comment leur groupe avait d'abord dû affronter des créatures qui poussaient comme des plantes, les Saibamen. Comment tout semblait bien se passer, jusqu'à ce que Yamcha se montre trop arrogant. Comment il avait vu un ami de son père, une personne, se faire tuer devant lui. Comment il n'avait pas la capacité d'intégrer ou de gérer ce qui venait de se passer, du haut de ses cinq ans. Comment Vegeta et Nappa s'étaient moqués du défunt. Comment tout avait dégénéré à partir de là.

Il raconta tout dans les détails. Il se souvenait de cette journée de manière vivide – à l'exception de la partie où il était soit un singe géant ou inconscient. Il parla même de ce que Vegeta avait fait subir à son père, comment il lui avait brisé presque tous les os du corps. Comment après le combat, quand ils étaient enfin arrivés à l'hôpital, les médecins et les infirmiers étaient choqués qu'il avait survécu aussi longtemps avec tout ce qu'avait subi son corps, les hémorragies internes, les côtes qui perçaient l'un de ses poumons…

Il se rappelait aussi les réactions de sa mère. Comment elle avait ignoré son père pendant tout le voyage. Comment, quand Goku avait enfin était examiné et que les diagnostics étaient tombés, elle gardait quand même sa colère, malgré les larmes et l'inquiétude pour son mari. Parce qu'il avait Gohan se battre. Parce qu'elle en voulait à ses amis d'avoir laissé son fils, son petit garçon, se faire enlever. Parce qu'elle en voulait à son mari d'être mort. Parce qu'elle n'arrivait pas à exprimer ses émotions, surtout pas avec des personnes qu'elle n'appréciait pas, à ce moment-là. Comment pouvait-elle apprécier des guerriers qui laissaient un enfant se battre face à des aliens génocidaires ? Comment pouvait-elle accepter la présence de personnes qui n'avaient rien fait pour venir en aide à l'amour de sa vie et à son fils quand ils en avaient le plus besoin ?

Gohan décrit ensuite la dispute avec sa mère, quand le groupe avait appris que Kami-sama (oui, oui, Kami-sama existait réellement, c'était même le professeur de son père à un moment donné) était venu dans un vaisseau (et oui, c'était un alien, comme Piccolo, en fait) et que ce vaisseau était encore en état. Qu'il pouvait les amener sur la planète d'origine de Kami-sama, qu'il y avait une chance de ramener leurs amis à la vie… Ah oui, la dispute, quand Gohan avait décidé d'y aller, que sa mère s'y était opposée. Comment Goku avait défendu la décision de son fils. Son petit garçon de cinq ans, qui se sentait déjà responsable de la vie d'autres personnes.

Il expliqua aussi comment les amis de son père s'étaient comportés avec sa mère, comment ils l'avaient traitée avec dédain, elle qui voulait protéger son fils, elle qui venait de passer une année seule, sans savoir s'il allait bien, avec la mort de son mari qu'elle devait aussi gérer mentalement et émotionnellement. Comment Goku ne s'était pas rendu compte à ce moment-là de la portée de ce qu'il venait de faire. Mais c'était une autre histoire.

Il raconta enfin le séjour à l'hôpital. Comment ses parents avaient longuement discuté, pensant qu'il était endormi – il était devenu doué pour faire croire qu'il dormait durant son temps avec Piccolo. Comment il avait entendu sa mère déballer tout ce qu'elle avait sur le cœur, comment la voix de son père avait tremblé, au bord des larmes, quand il s'était rendu compte à quel point sa femme avait souffert. Continuait de souffrir. Comment il était en colère contre lui-même de ne pas comprendre les signaux sociaux et ce qui pourrait blesser les autres. Comment il était furieux sur ses amis d'avoir traité son épouse comme ils l'avaient fait, de l'avoir abandonnée alors qu'elle avait eu besoin d'un système de soutien.

Gohan soupira.

- Le séjour à l'hôpital était agréable. J'avais mes deux parents, toujours présents pour moi… Même si la mort de Piccolo… C'était dur…

Videl, secouée par le récit de son ami, tendit une main tremblante vers lui. Insatisfaite par le contact, elle se leva et se planta devant lui, les sourcils froncés, avant de tomber à genoux devant lui et de l'envelopper de ses bras. C'était loin d'être confortable, avec Gohan assis en tailleur. Ses longues jambes étaient dans le chemin. Mais Videl persista. Parce que c'était horrible, ce qu'il avait vécu. Pire encore que ce qu'elle avait imaginé… Comment pouvait-il seulement fonctionner un minimum après ce genre d'expérience ?

Gohan soupira dans les cheveux de la jeune fille. La position était un peu gênante, mais il appréciait le sentiment. Vraiment.


Elle flottait dans un vide abyssal. Il n'y avait rien autour d'elle… ou peut-être ne voyait-elle rien ? Elle ne sentait rien. Elle ne goûtait rien. Elle n'entendait rien.

Son esprit embué. Ses pensées décousues.

Puis, doucement, elle réintégra son enveloppe charnelle. Elle commença par entendre un bourdonnement. Puis la douleur. Ah, la douleur tellement intense dans sa tête. Ses paupières fermées étaient assaillies d'un voile rouge. La lumière du monde alentour, même séparé par les membranes, trop intense. Une torture.

Enfin, son odorat. Un air aseptisé. Et derrière, à peine détectable, un musc délicieux. Comme les montagnes et quelque chose de sauvage.

Un son extérieur. Un corps qui se mouvait légèrement. Une respiration légère.

Elle tenta d'ouvrir les yeux, mais se fit assaillir par la pièce blanche – trop lumineuse. Des dagues minuscules d'enfonçaient dans ses yeux, l'arrière de son crâne. Elle s'empressa de fermer les paupières. Un gémissement s'échappa d'entre ses lèvres, malgré elle.

La personne qui se trouvait avec elle bougea. Elle l'entendit se lever, poser quelque chose de solide, probablement sur une table, des pas, une main, brûlante et grande, sur son front. La délicieuse odeur qui apaisait ses sens était plus intense. Ah. Cet autre.

La main caressa légèrement ses cheveux.

- Hm.

Une voix familière. Douce. Étonnante sortant du corps auquel elle appartenait.

La main la quitta. Un sentiment de perte l'envahit.

L'autre – son esprit embrumé n'arrivait pas à se souvenir du nom attaché à ces sensations – se mouvait dans la pièce. Un clic. Le rouge disparut.

Elle retenta d'ouvrir les yeux. Doucement, cette fois.

La douleur était toujours présente, mais beaucoup plus diffuse. Sa vue était trouble, comme si elle voyait le son environnement depuis l'onde mouvante des mers de Shubai, sa ville natale. Puis, petit à petit, sa vision s'éclaircit.

L'autre était de retour. Son nom toujours hors de portée.

Il l'observait avec attention. Son intensité était légèrement surprenante.

- Mieux ? demanda-t-il.

La gorge sèche, encore confuse, elle huma son approbation.

Elle se mordit légèrement la lèvre. Accepterait-il ?

Un seul moyen de le savoir.

Elle leva lentement le bras. Le regard noir et brûlant se fixa sur sa main. Elle continua le mouvement. Il était incertain, elle le voyait à ses sourcils froncés, la tension soudaine dans les muscles épais de son cou. Elle continua, cependant, jusqu'à lui toucher doucement la joue. Il la laissa faire.

Doucement, elle laissa le bout de ses doigts caresser la peau, tellement douce et chaude.

Il expira longuement au toucher délicat, comme surpris par le contact. Puis, petit à petit, ses muscles se détendirent, ses yeux s'adoucirent et il pencha la tête pour approfondir la caresse.

Elle soupira d'aise. Elle n'avait pas envie de s'arrêter.

- Comment va ta tête ? murmura-t-il.

Elle cligna des yeux.

- Mal.

Sa voix était enrouée. Elle se racla la gorge.

- Ton nom… m'échappe, avoua-t-elle doucement.

Elle voulait se rappeler le nom qui était attaché à cette personne.

Il fit un bruit, comme un animal satisfait.

- Broly.

Elle testa le nom sur ses lèvres.

- Te souviens-tu du tien ?

- Oui.

- Notre combat ?

Elle fronça les sourcils.

Broly – elle aimait bien ce nom – lui proposa un verre d'eau. Zangya en avala le contenu goulument. Ça faisait du bien. L'Hera avait l'impression que le liquide enleva une partie des nuages qui embrouillaient encore son esprit.

- Un endroit désertique, se souvint-elle en posant le verre vide. L'homme vert… On s'entraînait…

Une image soudaine de fossettes et d'un regard brûlant, l'excitation, l'appréhension…

- Et avant que tu ne perdes connaissance ?

Elle se mordit la langue, avant de secouer légèrement la tête – une mauvaise idée. Elle ferma les yeux et serra les dents, refusant de laisser passer un son.

Broly se leva pour aller chercher un des médicaments que Bulma avait préparés pour Zangya. Il espéra que cela aiderait à diminuer la douleur.

Il se sentait un peu coupable de l'état de la guerrière. Quand elle avait augmenté son ki à un niveau qu'il n'avait jamais affronté, il s'était laissé aller à sa soif de violence et s'était montré plus brutal qu'il ne l'aurait dû.

Quand l'Hera eut fini un nouveau verre d'eau en avalant le médicament, elle s'installa plus confortablement dans le lit, Broly toujours à ses côtés.

Elle l'observa un moment avant de tendre la main vers lui. Il la saisit doucement et lui lança un petit sourire plein de gratitude.


Il se réveilla en sueur, le cœur battant, la terreur au ventre. C'était la troisième fois cette semaine.

Dans ses rêves, il avait de nouveau cinq ans, sur cette planète étrange, qui ressemblait tant à la terre tout en étant diamétralement opposée. L'eau verte, l'herbe et les arbres bleus. La mort partout dans l'air. Des corps fumants, des soldats qui se gaussaient de leurs exploits – qui se vantaient du massacre d'un peuple pacifiste.

Et puis lui, cet empereur miniature. L'exosquelette blanc, les petites cornes onyx, les écailles roses, les yeux d'un rouge sanglant. Ce sourire monstrueux. À côté de ses soldats, de ses serviteurs, il paraissait inoffensif, mais Gohan savait. Il sentait l'énormité de son pouvoir. Son plaisir sadique.

Il revoyait le corps brisé de tant de Nameks. Recoome qui lui brisait la nuque, encore et encore, dans une spirale infernale. Puis le Ginyu se transformait. C'était Cell. Cell qui tuait son père, ce même sourire terrifiant sur son visage monstrueux. Son père, qui lui souriait. « Je suis fier de toi, mon fils. Prends soin de ta mère pour moi ». Son corps brisé, sanglant, comme le jour où Vegeta et Nappa étaient arrivés sur Terre.

Il se tira les cheveux, la respiration haletante. Pourquoi ? Pourquoi rêvait-il à nouveau de ces monstres ? Il pensait… Il pensait être passé outre tout ça !

Une expiration tremblante et il baissa les mains. Il se leva sans bruit, pour ne pas réveiller sa mère ou Goten. Dans la salle de bain, il observa son reflet. Le visage hagard, les yeux cernés. Si sa mère le voyait ainsi, elle s'inquièterait définitivement. Elle commençait enfin à se montrer plus décontractée depuis que la menace de la nouvelle armée du Ruban Rouge était terminée. Aucune raison de l'inquiéter pour de simples cauchemars. Il n'avait plus dix ans. Il était capable de s'en occuper seul.

Il se prit un verre d'eau avant de se recoucher, sans remarquer le silence inhabituel dans le lit de son petit frère, ou l'énergie légèrement chaotique qui s'en échappait.


NdA: Eh bien, ça a été dur de finir ce chapitre. J'ai été bloquée pendant un mois sur la dernière scène, pourtant courte. Mais les mots ne voulaient pas venir (et j'ai passé des semaines à aller dormir super tôt tellement j'étais crevée, donc écriture passée en second plan aussi). Bref!

D'ailleurs, j'ai brièvement relu le chapitre précédent et... beurk. C'est tout ce que je peux dire xD Les transitions entre chaque scène étaient horribles, la tension pas assez bien amenée... Bref, ça a besoin d'être bien réécrit, haha!

J'espère avoir le chapitre suivant pour la fin du mois. Je profite de l'engouement du NaNoWriMo. Je ne promets rien, mais on va tenter (je travaille sur plusieurs projets en même temps, du coup mon rythme n'est pas super rapide).

Edit du 06/11/2020: Il semblerait qu'il y ait eu un souci avec le chapitre. Il n'apparaissait pas quand j'allais sur l'histoire. J'espère que le souci est résolu.