Salut à tous !
Hé oui me voici de retour, et j'espère que je ne vous ai pas fait trop attendre. J'étais en plein déménagement et pendant près de trois semaines je n'ai pas eu d'internet (chose que je ne souhaite à personne d'ailleurs). Bref, maintenant que je suis installée dans mon nouvel appartement, je peux me replonger avec plaisir dans la fanfiction !
Je ne vous fait pas plus attendre avec mon blabla et je vous laisse à votre lecture, en espérant que cela soit à la hauteur de vos attentes !
Pour rappel, les phrases et dialogues en gras, sont tirés du livre 'Harry Potter et l'Ordre du Phénix" de J.K.R.
Un silence de mort régnait dans la salle commune devant un Severus Rogue plus que furieux.
Ses yeux noirs parcouraient l'ensemble des élèves de sa maison, chacun se ratatinant sur place, pendant que Pansy Parkinson levait le menton fièrement, toisant les visages de ses camarades avec condescendance.
- Je répète, siffla Rogue. Qui, peut me dire … ce qu'il se passe ici ? dit-il en articulant chaque mot.
Personne ne répondit, parce que tout simplement, personne ne savait. Dorea s'en était assurée.
Lorsque les deux préfets étaient partis exécuter leur ronde hebdomadaire, elle avait émis le sentiment de profondément s'ennuyer. Alors Daphné, Blaise et Théo, étants très bien au courant de ses plans, avaient émis la même sensation. Puis Henry, toujours un peu à l'ouest de sa récente escapade dans l'armoire à disparaitre, croyant qu'ils avaient gagnés la coupe de Quidditch, avait prononcé le souhait de faire une fête. De fil en aiguille, ils avaient demandé aux plus jeunes élèves de rentrer dans leur dortoir, Théo avait appelé un elfe de maison, lui ordonnant de ne rien révéler, d'apporter de l'alcool et voilà qu'ils s'étaient tous retrouvés, deux heures plus tard à danser, boire ou fumer. Dorea s'était d'ailleurs vaguement demandé qui avait bien pu trouver une chicha dans une école de sorcellerie ?
Rogue s'avança lentement d'un pas menaçant.
- Personne, ne peut me répondre ?
Son regard s'arrêta alors sur Drago qui, aussitôt, se raidit sur place.
- Monsieur Malefoy ?
Dorea, après avoir dégobillé sur le bas de la robe du blond, avait quelque peu retrouvé ses esprits. Elle observa le jeune homme qui restait immobile face à elle, masquer son profond énervement et afficher un visage impassible.
- Aucune idée, Monsieur, répondit-il d'un ton désinvolte. Je viens tout juste d'arriver et de découvrir ce qu'il se passe.
Rogue, pas dupe pour une noise, le jaugea en plissant les yeux, puis contempla le capharnaüm qui régnait dans la salle commune.
- Bien, donnez-moi tous vos baguettes, dit-il en tendant la main droite.
Les élèves se regardèrent et Rogue perdit patience.
- TOUT DE SUITE ! hurla-t-il
La trentaine d'adolescents, qui constituait les cinquièmes, sixièmes et septièmes années, s'avancèrent un à un pour poser sa baguette dans le creux de la main de leur directeur. Dorea, prit conscience de sa tenue débraillée et défit le nœud de sa chemise pour couvrir son ventre et se reboutonner avec décence. Puis elle s'avança vers son professeur et lui donna sa baguette, le défiant du regard, de ses yeux émeraudes.
Il ne resta plus que Pansy et Drago qui était toujours munit de leur propre baguette.
- Vous aussi, Monsieur Malefoy et Miss Parkinson.
Les deux préfets ouvrirent la bouches, prêt à objecter, puis se ravisèrent en distinguant l'expression froide et sévère de Rogue. Ils s'avancèrent vers le professeur pour lui tendre leur baguette.
- Bien, dit Rogue en maintenant les baguettes entre ses deux mains, vous allez nettoyer cette salle commune et je veux qu'elle soit rutilante, demain matin, à la première heure, quand je reviendrai. Chacun de vos parents recevront une lettre sur les évènements qui se sont déroulés ce soir, la directrice Ombrage sera mise au courant des évènements de ce soir et bien évidemment, vous serez tous de retenue et interdiction de sortie demain à Pré-Au-Lard. Je crois n'avoir jamais eu … aussi honte de la maison Serpentard. Si vous vous risquez, à seulement, un écart de ce genre, c'est le renvoi a effet immédiat … pour tout le monde, ajouta-t-il à mi-voix.
Puis il entreprit de faire volte-face et se ravisa :
- Et bien sûr, vingt points est retiré à chacun des élèves présents ce soir.
Personne ne tenta de protester et le directeur de maison sortit de la salle commune dans son habituel tourbillon de cape. Quand le passage se referma, une sixième année s'écria, rompant le silence morne :
- On va devoir nettoyer la salle commune comme de vulgaire moldus ! fit-elle avec une mine écœurée.
Drago lança un regard à Dorea et se pencha vers elle.
- Tu m'en dois une, Artwood, lui chuchota-t-il à l'oreille.
Dorea sentit un frisson la parcourir et son estomac se contracter à l'approche du garçon. Elle s'éloigna aussitôt et rejoignit Daphné qui se tenait près de Blaise devant le tableau d'affichage.
Ce fut seulement au milieu de la nuit que la jeune Artwood, tout comme ses camarades, se coucha complètement exténuée. C'est alors qu'elle s'allongea sur son lit, quand une image de la soirée lui revint en tête. Elle se redressa sur les coudes, brusquement réveillée et tourna la tête vers le lit de sa voisine.
- Daphné, murmure-t-elle tandis que ses camarades de chambrée s'endormaient dans un profond sommeil.
- Quoi ? demanda la blonde d'une voix lasse et ensommeillée.
- Ce n'est pas toi que j'aurais vu embrasser Blaise ?
- Ce n'est pas toi que j'aurais vu aguicher Malefoy pendant que tu dansais avec Pucey ? répondit-elle du tac-au-tac.
Dorea retomba sur ses coussins, le sourire aux lèvres.
- Mission accomplie, chuchota-t-elle.
- T'es vraiment diabolique Artwood, mais c'était hilarant, pouffa Daphné à voix basse. On s'est bien marré avec Blaise à ce moment-là. Il te regardait comme s'il allait t'arracher tes vêtements. Franchement, j'ai cru qu'il allait péter une durite quand Pucey a posé ses mains sur toi.
- Donc tu étais bien avec Blaise ? questionna Dorea dans un murmure.
- La ferme et dors ! grogna son amie.
La jeune fille se mit sur le côté, prenant une position confortable et s'endormit rapidement, le sourire aux lèvres, en sachant qu'elle avait rendu fou un certain Drago Malefoy.
Le lendemain matin, était le début des vacances de Pâques et ils faisaient tous une tête de dix pieds de long doublé d'une gueule de bois à la table des serpentards. Rogue était passé aux premières heures matinales, les réveillant avec sadisme et leur avait rendu leur baguette.
Drago s'installa à côté de Dorea, frais et dispos, n'ayant pour sa part ingurgité aucun alcool.
- Tu ne me fais plus la gueule ? demanda Dorea en arquant un sourcil.
- Oh, crois-moi que si. Mais comme je te l'ai dit hier soir, tu m'en dois une.
- Et qu'est-ce que je peux faire pour sa seigneurie ? fit Dorea en se servant du jus de citrouille.
Drago s'empara de son verre qu'il lampa à grande gorgée.
- Hé ! protesta la serpentard.
- Pas si fort Dorea, couina Daphné en se maintenant la tête entre les mains.
- Ouai, il y en a ici qui ne récupèrent pas aussi bien que toi, ajouta Théo.
- Alors ? questionna la jeune fille en se tournant vers le blond.
- T'as beau faire mine de m'ignorer Artwood, je sais très bien que tu ne peux pas te passer de moi, dit-il en levant le menton fièrement.
Dorea eut un petit rire moqueur.
- Ça, c'est ce que tu crois, Malefoy, mais si je me rappel bien, ce n'est pas avec toi que je dansais hier soir. Donc arrête de prendre tes désirs pour des réalités.
- Non toi arrêtes, Artwood, répliqua Drago, soudainement menaçant. Ce n'était qu'une veine tentative pour me rendre jaloux.
- Et ça a marché ? demanda Dorea un sourie en coin qui rappelait vaguement quelqu'un.
- Pas le moins du monde, répondit Drago d'un ton ferme et assuré. Je te rappel qu'en un claquement de doigts, je peux avoir n'importe quelle fille ici.
- Ton égo t'étouffera un jour, Malefoy, soupira Dorea en roulant des yeux. Mais vas-y, claque des doigts, Parkinson sera ravie de revenir comme un petit toutou, dit-elle d'un ton dégagé. Moi, je crois que je vais tenter ma chance avec Adrian Pucey ou Warrington, pourquoi pas ? fit-elle en cherchant les intéressés le long de la table des vert et argent.
Drago se renfrogna et contracta sa mâchoire, où une veine palpita à la jointure. Cette fille allait le rendre cinglé. Il en était certain. Il reprit son expression de marbre puis dit avec une voix froide qui claqua l'air.
- Ouvre bien grand tes oreilles, Potter – il cracha le nom avec dédain – tu vas faire ce que je te demande : tu vas reconnaitre, publiquement, et ce, devant ton frère adoré, Saint-Potter-binoclard-balafré, que tu as eu tort et que j'ai eu raison et que tu regrettes sincèrement d'avoir participé à ces réunionsque tu ne peux pas te passer de moi, ajouta-t-il avec une expression sybarite. Et peut-être qu'après ça, je reconsidérerai notre situation.
Dorea le toisa avec mépris, tandis que leurs amis les contemplaient fixement.
- C'est soit ça, soit je te dénonce, termina le blond en recouvrant son air froid
- Bah vas-y Malefoy, dit Dorea d'un ton résolu. Es-tu réellement capable de provoquer mon renvoi ? Et je te rappel que tout le monde a tellement pris son pied à cette fête que personne ne m'en portera rancune bien longtemps. Et enfin … en ce qui concerne « notre » situation, ce n'est pas à toi de la reconsidérer.
Drago plissa les yeux, la jaugea un instant, puis se leva avec hargne du banc pour rejoindre Crabbe et Goyle à l'autre bout de la table.
- Il te mange dans la main, commenta Daphné.
- Je ne saisis pas, ce n'est pas ce que tu voulais ? demanda Blaise. Te remettre avec lui ?
- Non, répondit Dorea
- Je ne comprendrai jamais votre relation à tous les deux, soupira le garçon. Vous êtes vraiment tordus.
- Occupe-toi plutôt de Daphné et de la bécoter comme je vous ai vu hier le faire, rétorqua Dorea de but en blanc. Ne cherche pas à comprendre ma relation avec Drago.
Daphné rougit et baissa la tête se concentrant sur son déjeuner tandis que Blaise affichait avec fierté un sourire en coin.
Les hiboux surgirent dans la Grandes Salle, la plupart se dirigeant vers les élèves de serpentard, apportant des réponses furibondes de parents choqués par leur progéniture. Dorea fut surprise de recevoir également une lettre qu'elle décacheta pour en découvrir une phrase. Elle devina qu'il s'agissait de Sirius.
« Bien joué »
- Qui c'est qui t'a écrit ? s'étonna Daphné.
- Personne, dit Dorea en rangeant le parchemin dans son enveloppe.
Dans l'après-midi, tous furent convoqués dans la salle de potion du professeur Rogue, qui leur demandèrent de nettoyer les chaudrons pour les cinquièmes années, de ranger les bocaux et ingrédients en les classant par ordre alphabétique pour les sixièmes et septième année et ce, sans magie, bien évidemment. Ils ressortirent de la salle de classe en début de soirée, complètement usés.
- J'ai tellement mal aux coudes d'avoir tant frotté ces chaudrons, dit Tracey Davis en étirant son bras.
Ils rentrèrent dans la salle commune et s'affalèrent tous sur les canapés, sofas, chaises ou à même le sol.
- Il faut remercier Artwood, pour ça, dit alors la voix trainante de Malefoy.
Tous se tournèrent vers Drago, la mine intrigués.
- Quoi ? demanda Colin dans un souffle.
- Lady Dorea Artwood, a reçu son héritage hier matin et a voulu tout bonnement fêter ça. Personne ne savait comment a démarré cette fête, maintenant c'est le cas, dit-il d'un ton désinvolte en se regardant les ongles, assit nonchalamment sur le sofa. Elle vous a eu dans tous les sens du terme.
Dorea pesta intérieurement et croisa les bras sur sa poitrine fixant le blond avec hargne, alors qu'il affichait une expression de totale satisfaction.
Tous braquèrent lentement la tête vers la jeune fille, l'air interdit.
- Bah ça alors, t'es une véritable serpentard, toi ! s'exclama Colin.
- Artwood, je te tire mon chapeau, dit Sanders avec admiration en mimant le geste.
Drago fronça les sourcils ne comprenant pas la réaction de ses camarades.
- Attendez, vous ne lui en voulait même pas ?
- Bah pourquoi lui en vouloir ? dit un septième année en haussant les épaules. On a franchement passé une bonne soirée. Et puis il n'y a pas mort d'homme ou eu de renvois injustifiés. Alors, non, car cette fête méritait bien que l'on écope tous de quelques heures de retenues.
Quelques-uns approuvèrent avec engouement.
- Mais, dit Henry, on ne fêtait pas la victoire de Serpentard pour la coupe de Quidditch ?
Personne ne répondit, tous beaucoup trop fatigués pour expliquer en détail à Henry, une nouvelle fois, qu'il ne s'agissait pas de ça.
- Eh bien, moi, dit Pansy en se relevant de son assise, je suis certaine que la directrice aimerait savoir de qui ça vient, toute cette histoire ?
Dorea fixa la brune et cette dernière se rassit aussitôt, sa tête dodelinant.
- Pansy, ça va ? questionna Milicent inquiète.
- Oui, oui, dit-elle d'un ton morne, je … j'ai mal à la tête.
Un sourire goguenard apparut sur le visage de la jeune Artwood et Daphné, Blaise, Théo et Drago observèrent leur camarade saisissant qu'elle venait de se servir de ses pouvoirs, situation extrême oblige. Aucun d'eux ne dire mot.
Les vacances défilèrent, où pour les cinquièmes années avec les B.U.S.E et les septièmes années avec les A.S.P.I.C, avaient été studieuses. Dorea avait, comme elle en avait pris l'habitude, partagé son temps entre son frère, qu'elle ne voulait voir toujours seul, reprochant toujours à Hermione d'avoir révélé sans ambage son secret, et ses trois amis de Serpentard, où Drago se joignait parfois à eux.
Elle et le jeune homme s'ignoraient toujours et d'autant plus que maintenant, le blond ne pouvait rien contre elle, son moyen de pression tombant à l'eau.
Ils reçurent plusieurs brochures sur les métiers et les possibilités que ça pouvait leur apporter pour choisir leur option pour la sixième année.
La perspective de la guerre approchante revint en pleine face pour Dorea, et cette dernière s'était enfermée dans le dortoir durant un week-end entier, sans même manger ou dormir. La peine, même étant toujours présente, d'avoir perdu son père quelques mois auparavant, se rouvrant.
Le dimanche soir, après plusieurs tentatives de Daphné, les garçons décidèrent de tenter à leur tour de lui parler et de la consoler.
Blaise et Théo entrèrent dans la chambre et se dirigèrent vers le lit où gisait Dorea, semblable à une poupée de chiffon.
- Dott' ? murmura Blaise en s'installant sur le lit.
Théo resta en retrait, laissant le jeune Zabini agir.
Ce dernier caressa les cheveux de la jeune fille, qui avaient déjà bien repoussés en plus d'un mois.
- Dott', s'il te plait, parles-moi, murmura Blaise. Tu sais très bien que quand tu te mure dans le silence, on ne peut rien faire.
Dorea qui restait immobile, continuait de pleurer silencieusement, les larmes ne cessant de couler sur ses joues.
Blaise se tourna vers Théo et chuchota en remuant les lèvres :
- Va chercher Drago.
Théo ressortit de la chambre alors que Blaise continuait de caresser tendrement les cheveux de ce qui était à présent sa meilleure amie, partageant sa peine.
Théo et Drago arrivèrent quelques minutes plus tard dans la chambre. Le blond, n'eut besoin d'aucune explication, comprenant aussitôt la situation.
- Je m'en occupe, dit le jeune homme en s'avançant vers le lit.
Blaise se leva, et lui et le jeune Nott quittèrent la chambre pour laisser seul les deux adolescents.
Drago aperçut un cadre photo sur la table de nuit de Dorea, qui n'y était pas avant. Ou alors il ne l'avait jamais remarqué ?
Le cliché représentait Dorea, vers l'âge de quatre ou cinq, dans les bras de son père, riant à gorge déployée, devant un château écossais.
Il prit place à l'endroit où s'était installé Blaise et entreprit de délasser ses chaussures. Il commençait à connaitre par cœur l'adolescente. Elle n'avait pas besoin de mots de réconfort. Il fallait juste qu'il soit là pour qu'elle émerge de son chagrin.
Certes, Dorea Artwood avait un pouvoir et une emprise énorme sur lui, mais il en était de même dans le sens inverse.
Il la tirait toujours vers le haut, et c'était fier, qu'il savait, que rien qu'avec sa présence, elle allait sortir de son état amorphe pour retrouver sa vivacité.
Il s'allongea sous la couverture, puis retourna la jeune fille, qui se laissa faire, vers lui et l'enlaça dans ses bras, lui caressant le dos tendrement.
Plusieurs heures passèrent au bout desquels sans qu'ils ne se parlent ni l'un, ni l'autre et elle s'endormie finalement en fin de soirée. Drago en profita pour examiner ses bras sous les manches de son T-Shirt et fut soulagée de constater, qu'elle ne s'était pas de nouveau mordue.
Lorsqu'il entreprit de quitter le lit, elle se réveilla et le retint, d'un réflexe accru, par le bras.
- Reste, marmotta Dorea.
Drago prit une inspiration puis concéda en reprenant place dans les bras de la rousse, plongeant son nez dans ses cheveux pour l'embrasser sur la tempe.
- Tu sais que c'est la première fois que je loge dans un lit avec une fille sans rien faire ?
Un mince sourire s'afficha sur le visage de sa camarade qui se rendormit aussitôt. Drago ferma les rideaux pour plus d'intimité et s'endormit également.
Le lendemain, tout était redevenu à la normal et ni Dorea, ni Drago abordèrent la nuit qu'ils avaient passés ensemble, malgré les regards suspicieux de leurs amis. Tous deux, tacitement, avaient décidés de reprendre les hostilités et de s'ignorer à nouveau.
Dans l'après-midi, Dorea fut convoquée dans le bureau du professeur Rogue pour son conseil d'orientation. Elle n'avait aucune idée des options qui s'offraient à elle et n'avait pas eu le cœur de se pencher sur les brochures le matin même, n'ayant pas eu le courage nécessaire de se plonger dans des perspectives d'avenir, qu'elle considérait à ce jour, quasi inexistante.
Elle patienta devant le bureau quand la porte s'ouvrit et que Drago en sortit. Tous deux se croisèrent et elle crut rêver lorsqu'elle sentit le blond effleurer sa main avec la sienne lorsqu'elle le croisa pour entrer à son tour dans la pièce.
La serpentard tourna la tête et vit les yeux du blond s'assombrirent d'un regard ardent, puis il partit vers le bout du corridor.
- Miss Artwood, veuillez s'il vous plait fermer cette porte et venir vous asseoir, dit sèchement le professeur Rogue.
Dorea s'exécuta. Elle ferma la porte et s'avança vers Rogue assit derrière son bureau la toisant avec sa mésestime habituelle. La jeune fille prit place face à lui.
- Bien, Miss Artwood. Cet entretien a pour but de vous orienter vers un choix de carrière après vos études et des options que vous allez devoir prendre pour la suite de vos études dans cette école, dit-il de sa voix mesurée et basse. J'ai déjà eu l'occasion d'étudier votre bulletin de notes quand vous étiez à Beauxbâtons et malgré les commentaires douteux sur votre insolence à enfreindre les règles, vous avez eu de très bons résultats ainsi que depuis votre arrivée à cette école. Alors, avez-vous réfléchit à ce que vous aimeriez faire après ?
Dorea déglutit péniblement et se mordilla nerveusement la lèvre.
- Je … je … euh …, bredouilla la jeune fille.
- Eh bien, parlez ! s'impatienta Rogue.
- Euh … non, répondit Dorea dans un souffle.
Rogue braqua son regard sur la jeune fille, un éclair de surprise passant dans ses prunelles noires.
- Comment ça, non ? demanda-t-il avec mépris.
- Je … je ne sais pas ce que je veux faire plus tard, dit Dorea.
Le directeur de maison fronça des sourcils.
- Vous plaisantez, j'espère ? N'avez-vous pas lu les brochures qui vous ont été transmise au début des vacances de Pâques ?
Dorea baissa le regard et remua la tête dans une réponse négative.
- Et puis-je vous demander, pourquoi ?
La serpentard, qui avait redouté le déroulement de cet entretien sentit les larmes affluer une nouvelle fois.
- Quand je vous pose une question, Miss Artwood, vous vous devez d'y répondre ! dit le maitre des potions entre ses dents.
- Parce qu'il y a la guerre … et … et je ne sais pas ce que je vais devenir après ça ou … si je serais encore vivante, chuchota Dorea, les yeux rivés vers ses chaussures.
Rogue eut un mouvement de recul, l'expression interloquée, ne s'attendant pas du tout à cette réponse.
- Je vois, dit Rogue en reprenant contenance. Miss Artwood qu'aimez-vous faire en-dehors de vos études et de vos … bêtises coutumières.
La rousse releva vivement la tête s'essuyant la larme qui coulait sur sa joue et Rogue arqua un sourcil.
- Je ne dis pas ça souvent à mes élèves, ni même jamais, mais vous avez de la ressource, pourquoi ne pas vous en servir pour faire quelque chose d'utile dans cette communauté ?
Dorea crut percevoir un léger sourire s'étirer sur les lèvres de Rogue mais ça ne dura qu'un millième de seconde.
- Et bien j'aime … le Quidditch.
- J'ai dit quelque chose d'utile, Artwood, renifla Rogue avec condescendance. Pas vous pavaner comme votre frère ou votre père, James Potter.
- J'aime … J'aime voyager, dit-elle enfin, ne souhaitant pas relever la dernière remarque de son directeur de maison.
- Vous aimez voyager ? répéta Rogue.
- Oui. Avec … avec mon père, on voyageait souvent avant que je rentre à Beauxbâtons et je me souviens avoir été fascinée par les conjureur de sort que nous avons rencontré à Shang-Ri-La ou à Gizeh.
Sans un mot, et expirant son exaspération soutenue, Rogue en se pencha vers les brochures étalées sur son bureau. Il lui tendit une brochure noire et argent où il était inscrit « Briseur de sorts pour Gringotts ».
- Ceci est un métier qui pourrait vous convenir, éluda Rogue. Il faut aimer voyager et être particulièrement doué en Arithmancie … ce que vous êtes, ajouta-t-il dans un semi-murmure. Il faut obtenir un Effort Exceptionnelle dans cette matière. Ensuite, il y a d'autres options : la défense contre les forces du mal, études des runes anciennes, sortilège, histoire de la magie, métamorphose et bien sûr Potions. Inutile de vous dire que je n'accepte que des « Optimals » dans ma classe, mais je ne doute pas une seconde que vous y arriverez.
Les compliments de son directeur de maison mirent du baume au cœur à l'adolescente et en même temps la mettait mal à l'aise. Était-il comme cela avec tous ses élèves ? Elle en doutait. Peut-être avec Malefoy …
- C'est une branche très ardue et très exigeante, peut-être avez-vous déjà pensé à reprendre les affaires de votre père ?
- Non, je n'en ai aucune envie, marmonna Dorea.
- Bien, je crois que nous allons terminer votre entretien ici et je vous laisse réfléchir sur ce que nous avons discutés.
La verte et argent acquiesça puis se leva et salua son professeur d'une voix morne avant de quitter la pièce sous son œil soucieux.
- Briseuse de sort ! s'exclama Daphné en lui arrachant la brochure des mains, alors qu'ils attendaient devant la salle de classe de défense contre les forces du mal.
- Je trouve que ça te va comme un gant, moi, dit Théo.
Les gryffondors arrivèrent et Dorea vit Hermione réprimander avec verve et dans un murmure, Harry. Ce dernier paraissait toujours dans ses pensées.
Elle s'éloigna de ses amis pour s'approcher de son frère où elle entendit Hermione lui dire « C'est de la folie Harry, tu ne devrais même pas y penser ».
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Dorea.
Harry leva les yeux vers la rousse et Hermione répondit :
- Harry veut s'introduire dans le bureau d'Ombrage pour contacter Sirius.
- Pourquoi ? questionna Dorea qui écarquilla les yeux sous le coup de la surprise.
Harry lui attrapa la main et ils s'écartèrent des élèves pour se mettre dans un coin du couloir et pouvoir discuter tranquillement en attendant que le professeur Ombrage débarque.
- Il y a quelques jours, lors de mon cours particulier avec Rogue, alors que Malefoy l'avait demandé parce que Montague était réapparut aux toilettes du quatrième, je suis rentré dans la pensine qu'il avait laissé là, pour y mettre ses souvenirs, expliqua le brun.
- Et alors ? demanda Dorea avec hésitation.
- Eh bien, j'ai vu papa, Sirius et Lupin martyriser Rogue quand ils avaient notre âge et … maman le défendre.
- Oui, et bien ce n'est pas une nouvelle, Harry, on savait que Sirius et Rogue se détestaient et que Rogue voue une haine à notre père. Maintenant on sait pourquoi.
- Oui, mais … ce que j'ai vu … le James Potter que j'ai aperçut … Je comprends pourquoi Rogue disait qu'il était arrogant et ça me fait mal de lui donner raison.
- Harry, ils avaient notre âge, dit Dorea en tâchant de le rassurer. Regarde-nous, avec … Malefoy par exemple.
- Bah justement, j'espère ne pas être comme papa … à toujours épater son public. Il n'arrêtait pas de se passer la main dans ses cheveux et de jouer avec le vif d'or. Franchement Dott', cette vision ne m'a pas plût et j'ai besoin d'en parler à Sirius.
Dorea jaugea son frère et s'accorda un temps de réflexion. Beaucoup de monde, et quasi la totalité des gens qu'ils connaissaient disaient qu'Harry était le portrait craché de James, et elle de Lily. S'il avait s'agit de sa mère, aurait-elle réagit de la même façon ? Harry considérait leur père comme un héro et ses illusions ont été veine par un simple souvenir. Il était tout à fait normal qu'il cherche à comprendre s'il s'agissait de la vérité.
- Je comprends Harry, qu'est-ce que je peux faire, pour t'aider ?
- Fred et George ont prévu de faire diversion à la fin du cours. A ce moment-là, j'irai dans le bureau d'Ombrage pour me servir de sa cheminée qui n'est pas surveillée par le réseau. Je tenterai de joindre le Square Grimmaud, expliqua le brun.
- Je t'accompagne et je te couvre, dit Dorea d'un ton déterminé.
- Euh … je ne veux pas …
- Harry, il s'agit de nos parents, ça me regarde tout autant que toi, dit Dorea fermement.
- Merci Dott', sourit le jeune homme.
La porte de la classe s'ouvrit et Ombrage laissa les élèves rentrer.
Dorea et Daphné s'installèrent à leur table et la blonde observa son amie, qui avait l'air agitée, quelque peu intriguée.
- Tout va bien Dott' ?
- Daphné, j'ai besoin que tu occupes Malefoy et Parkinson à la fin du cours. J'ai un truc à faire avec mon frère.
Daphné ne posa aucune question et acquiesça d'un signe de tête. C'est ce qu'appréciait Dorea chez la jeune Greengrass. Daphné, ou même Blaise ou Théo, ne posaient jamais de question quand il s'agissait de son frère.
Durant le cours, alors qu'ils lisaient un énième chapitre, Dorea aperçut Hermione s'agiter, suppliant Harry de ne rien faire. Les mots « Dumbledore » et « sacrifice » lui vint à ses oreilles. Dorea reconnut que la brune n'avait pas totalement tort. D'après ce qu'on lui avait dit, Dumbledore avait déclaré, lui-même, que c'était lui qui avait créé l'A.D, tout ça dans le but qu'Harry ne soit pas renvoyé. À la suite de cela il avait été démis de ses fonctions et s'était échappé alors que les aurors présent, tentaient de l'attraper.
Cependant, pour la jeune fille, Hermione ne faisait que culpabiliser un peu plus son frère, et son agacement envers la jeune Granger ne fit qu'augmenter d'intensité.
Il dévia son regard vers Ron, qui lui, ne souhaitait pas donner son opinion.
Finalement, la cloche sonna et tous rangèrent leurs affaires dans le sac et Dorea perçut Hermione dire d'un ton angoissé à Harry dans une dernière tentative le retenir :
- Harry, ne fais pas ça, je t'en prie, ne fait pas ça !
Harry ne répondit pas et chercha sa sœur du regard qui lui signifia d'un hochement de tête qu'elle se tenait prête.
Ils sortirent de la salle de classe, Harry se collant à Dorea.
- Laisse-le un peu tranquille, tu veux ? s'exaspéra Ron à voix basse derrière eux.
Ils parcoururent la moitié du couloir quand ils entendirent des cris, des hurlements retentissant quelques parts au-dessus d'eux.
Tous se figèrent, les yeux vissaient vers le bout du couloir où se trouvaient les escaliers de marbre. Dorea sentit son cœur s'arrêter de battre sachant que c'était le signal. Son frère et elles se jetèrent un coup d'œil et à cet instant Ombrage sortit en trombe de la salle de classe pour se diriger vers l'origine du chaos.
- Harry … s'il te plait ! Dorea raisonne le ! supplia Hermione
Ni l'un, ni l'autre ne lui accorda son attention et lorsque le professeur disparut dans les escaliers, Harry sortit sa cape d'invisibilité et les recouvra sans que personne ne se rendent compte. Ils se mirent à courir, s'administrant vers le bureau de la directrice.
Ils montèrent les marches, et débouchèrent sur le couloir du deuxième étage. Ils arrivèrent rapidement devant la porte du bureau du professeur Ombrage et Harry enleva la cape puis sortit un couteau de sa poche qu'il introduisit dans l'interstice de la porte.
- Qu'est-ce que c'est ? questionna Dorea.
- C'est un couteau de poche que Sirius m'a offert il y a un an. Ça permet d'ouvrir n'importe quelle porte qui est verrouillé.
Ladite porte s'entrouvrit dans un grincement et Harry observa sa sœur avec hésitation.
- Vas-y, je reste à l'extérieur, je surveille la porte.
Le jeune homme s'engouffra dans la pièce et referma la porte. Dorea s'adossa contre le mur d'en face, patientant et tâchant de calmer les battements frénétiques de son cœur. Un boucan d'enfer régnait dans le château et Dorea devina que ça provenait du Hall d'Entrée.
Quelques minutes passèrent puis brusquement le silence. Dorea se redressa et pivota la tête d'un côté puis de l'autre guettant le moindre bruit suspect qui pourrait apparaitre au bout de chaque extrémité du couloir.
Subitement, Malefoy surgit et s'approcha d'elle puis arrivant à sa hauteur, l'empoigna par le bras et la tira vers lui pour cheminer vers les escaliers de marbre.
- Malefoy, lâche-moi ! se débâtit Dorea.
Mais la force de la poigne du jeune homme était telle, qu'elle n'arrivait pas à lui résister.
- Écoutes, je t'ai vu avec ton frangin disparaitre, siffla-t-il entre ses dents continuant à marcher à grandes enjambées, sans la regarder. Ça ne m'intéresse pas comment, ça ne m'intéresse pas pourquoi, mais Rusard arrive. Je n'en ai rien à foutre que le balafré se fasse prendre, je n'en ai rien à foutre de la raison pourquoi il a voulu s'introduire dans le bureau de la directrice, mais toi, je n'en ai pas rien à foutre. Alors tu me suis et tu ne m'emmerde pas ! Sinon, je te porte de force !
Dorea réussit enfin à s'arracher de la poigne du jeune homme et entreprit de faire demi-tour. Puis soudainement, ses pieds quittèrent le sol et elle se retrouva sur l'épaule du jeune homme, tête bêche, en moins de temps qu'il ne fallut pour le dire.
- Malefoy ! Lâche-moi ! dit-elle en secouant ses jambes que le garçon retenait.
- La ferme, Artwood, dit-il.
Il claqua sa main sur ses fesses avec brutalité et Dorea gémit de douleur.
- Espèce d'Albinos décérébré ! Tu vas me le payer ! cracha-t-elle avec hargne.
- Non, tu vas plutôt me remercier ! rétorqua plus calmement le blond en descendant les marches. J'en ai franchement marre de couvrir tes arrières et tes bêtises Artwood.
- Je ne t'ai jamais demandé de le faire ! s'offusqua Dorea. Tu n'as qu'à arrêter ! Pourquoi tu fais ça ?
Drago garda le silence et ils arrivèrent enfin en haut des marches surplombant le Hall d'Entrée. Drago la reposa et elle fit face à lui, puis il la retourna brusquement et entoura sa taille de son bras, plaquant son torse et son bassin contre elle.
La jeune fille entrouvrit la bouche de stupeur et vit un marécage qui s'était creusé en plein centre du Hall d'entrée. Fantômes, élèves, professeurs, tous étaient présent et encerclaient le professeur Ombrage qui fulminait face à Fred et George, qui eux, avaient l'air de deux gamins prient la main dans le sac. Un silence électrisant régnait dans les lieux et personne ne pipait mots.
- Bien ! dit le professeur Ombrage d'un air triomphant.
Dorea sentit alors Drago se pencher vers elle et effleurer ses lèvres contre son oreille. La jeune fille cessa de respirer, cette chaleur et ce frisson coutumié montant subitement en elle.
- Parce que je ne supporterai pas que tu sois renvoyée. Parce que je ne supporterai pas que tu t'éloignes de moi, chuchota le blond.
Dorea déglutit péniblement et détourna la tête pour voir les orbes grises du jeune homme s'assombrir de désir et la regarder ardemment.
- Alors vous trouvez amusant de transformer un couloir de l'école en marécage, n'est-ce pas ?
Le temps s'arrêta et c'est à cet instant que Dorea comprit une chose : elle ne pouvait pas se passer de lui non plus. Elle non plus ne supportait pas de le voir s'éloigner d'elle. Cela l'avait poussée à faire des choses qu'elle n'aurait jamais fait en tant normal. Il fallait toujours que Drago soit dans son champs de vision, cela la soulageait, la rassurait, la réconfortait.
- Très amusant, oui, répondit Fred qui leva un regard vers le professeur Ombrage sans manifester la moindre frayeur.
En fait, elle prit conscience et cela la frappa de plein fouet, qu'elle était amoureuse de Drago Malefoy et qu'elle pourrait faire n'importe quoi pour lui.
Ce sentiment lui fit presque peur et elle ne savait même pas si c'était réciproque. Il lui avait dit qu'il avait des sentiments pour elle, mais était-ce aussi fort que ce qu'elle ressentait en ce moment même ?
- J'ai le formulaire, madame la directrice, dit Rusard qui pleurait presque de joie, en jouant des coudes pour se frayer un chemin parmi les élèves vers Ombrage. J'ai le formulaire et les fouets sont prêts … Oh, s'il vous plait, donnez-moi l'autorisation de le faire de suite …
Dorea leva une main et caressa sa joue le jeune homme ferma les yeux sous le geste doux et tendre qui le fit frémir.
Tous deux, dissimulés par la centaine d'élèves qui entouraient le marécage, s'embrassèrent alors, Drago s'inclinant un peu plus pour poser chastement ses lèvres sur celle de Dorea.
Dorea et Drago se détachèrent et reportèrent leur attention vers le centre du Hall d'entrée. Ils distinguèrent alors un Harry qui se tenait à leur côté, non loin d'eux, ses yeux lançant des éclairs.
Les deux serpentards observèrent le brun, l'une avec embarras et les joues rougissantes, l'autre avec défi, puis se détachèrent de quelques centimètres, par décence.
- Très bien Argus, dit Ombrage. Vous deux, ajouta-t-elle en regardant Fred et George, vous allez voir ce qui arrive dans mon école aux canailles de votre espèce.
- Eh, bien, moi, je crois qu'on ne va rien voir du tout, répliqua Fred.
Il se tourna vers son frère jumeau.
- George, dit-il, je pense que nous n'avons plus l'âge de faire des études à plein temps.
- Oui, c'est bien ce qu'il me semblait, répondit George d'un ton léger.
- Le moment est venu d'exercer nos talents dans le monde réel, tu ne crois pas ? reprit Fred.
- Sans aucun doute, approuva son frère.
Et avant que le professeur Ombrage ait pu dire un mot, ils levèrent leurs baguettes et s'écrièrent d'une même voix :
- Accio balais !
Un grand fracas retentit des sous-sols puis un bruit de chaine trainant sur le sol approcha progressivement. Subitement, les balais de Fred et George, l'un toujours trainant la lourde chaine et le piton en fer les survolèrent. Drago, Dorea, et Harry qui se trouvaient sur le chemin, se baissèrent, le blond protégeant instinctivement la tête de la rousse.
Puis les balais virèrent devant leur propriétaire.
- Au plaisir de ne plus vous revoir, dit Fred au professeur Ombrage en passant une jambe par-dessus le manche de son balai.
- Oui, ne vous donnez pas la peine de prendre de nos nouvelles, ajouta George qui enfourcha également le sien.
Fred jeta un regard circulaire aux élèves rassemblés en une foule attentive et silencieuse. Dorea qui s'était redressé, avait la bouche entrouverte stupéfiée et en même temps admirative de l'impudence des jumeaux.
- Si quelqu'un a envie d'acheter un Marécage Portable semblable à celui dont nous avons fait la démonstration ici, rendez-vous au 93, Chemin de Traverse, chez Weasley, Farces pour sorciers facétieux, dit-il d'une voix sonore. Nos nouveaux locaux !
- Réduction spéciale pour les élèves de Poudlard qui jurent d'utiliser nos produits pour se débarrasser de cette vieille grenouille, ajouta George en montrant du doigts le professeur Ombrage.
Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de Dorea et Drago ferma les yeux de dépit, se pinçant l'arête du nez.
- ARRÊTEZ-LES ! hurla Ombrage d'une voix suraiguë.
Mais il était trop tard. Tandis que Parkinson, Crabbe, Goyle et Bulstrode, membres de la brigade inquisitoriale s'avançaient vers eux, Fred et George décollèrent d'un coup de pieds et firent un bond de cinq mètres dans les airs, le piton de fer se balançant dangereusement sous leurs balais.
Drago amorça un mouvement pour venir en aide à ses camarades de la brigade mais Dorea le stoppa en posant une main sur son torse.
- N'y penses-même pas ! s'exclama-t-elle lui tournant le dos.
Fred se retourna vers l'esprit frappeur qui voletait à sa hauteur au-dessus de la foule.
- Rends-lui la vie infernale à cette vieille folle, Peeves, lança-t-il.
Et Peeves ôta son chapeau haut de forme et fit une révérence puis Fred et George firent demi-tour et s'élancèrent au-dehors sous les applaudissements de la foule. Dorea crut même voir le professeur Flitwick faire un mouvement de coude avec « Oui ! » sonore, le professeur McGonagall sourire grandement et même le professeur Rogue, l'expression toujours morne, applaudir sous cape.
Je ne pouvais décemment pas passer à côté de cette scène mythique ! Il faut bien avoué que les jumeaux Weasley nous vendent du rêve !
J'attends vos reviews avec impatience !
La bises :)
