Bien sûr, c'était à Aelita de choisir.

Point De Vue d'Odd :

Je la regardai intensément dans les yeux.

— Je vais encore réfléchir, me dit-elle.

Je secouai la tête, je la comprenais. Je la vis s'éloigner pour aller s'isoler dans sa chambre. Elle en avait besoin, et c'était bien comme ça. Je retournai dans la chambre d'Einstein.

— Elle est dans sa chambre, informai-je en remarquant leur regard surpris, elle a besoin d'être seule.

Ils secouèrent la tête. Mon téléphone sonna je m'isolai dans le couloir et le sortis de ma poche. Je vis la photo de Sam s'afficher. Que me voulait mon premier amour devenu ma meilleure amie ? Je décrochai.

— Allo Sam ?

— Salut Odd.

— Qu'est-ce qu'il y a ? dis-je allant droit au but.

Je l'entendis soupirer.

— Tu pourrais m'accueillir avec ta bande ?

Je ne compris pas.

— Quoi ?

Elle soupira à nouveau.

— Mes parents ont décidé de me changer de bahut. Je viens à Kadic dès demain.

Point De Vue d'Aelita :

Me voilà allongée sur mon lit, perdue. Qu'est-ce-que je devais faire ? Ma mère ne choisirait pas à ma place. C'était à moi de choisir. Mais tout le monde m'avait déjà conseillée.

Mais je me relevai brusquement.

Non.

Pas tout le monde.

J'avais oublié une personne ! Une personne qui comptait pour moi, même si on ne se voyait pas souvent, même si on n'était pas dans la même école. J'attrapai mon téléphone et l'appelai.

— Allo ?

— Allo Anita, c'est moi, dis-je.

— Qu'est-ce-qu'il y a ? me demanda-t-elle.

Je la sentais inquiète. Qu'elle était mignonne ! Je lui expliquai tout.

— Je ne sais pas quoi faire !

— C'est à toi de choisir, c'est toi qui vas le vivre, me dit-elle.

— Mais c'est aussi ton père ! rétorquai-je.

Oui. C'était son père à elle aussi. Mais aussi le mien. Je n'allais pas oublier l'infidélité de son père.

— C'est sûr que j'aimerais le revoir, souffla ma jeune demi-sœur dans un murmure à peine audible, celle-ci devait penser que je ne l'avais pas entendue, c'est à toi de choisir !

Ma sœur raccrocha, et je sus ce que je devais faire.

Pour elle.

Pour moi.

Pour ma mère.

Le faire revenir dans le monde réel était peut-être bien nécessaire.