Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.


Yuuri lâcha un soupir, ce voyage pourrait l'aider à trouver la mère de cet enfant. Ou le père porteur. Il ne serait pas si surpris que ça que c'était possible dans ce monde. Il passa une main dans les cheveux de l'endormie. Ils étaient étonnement doux. Elle s'agita un peu et puis se tourna vers le souverain. Les yeux encore un peu dans le monde des rêves.

« Bonjour, dis-moi... Tu n'as pas un endroit d'où tu viens ? Ce pays ne te manque pas trop ? Quelqu'un pourrait t'y attendre ?
- Je ne veux pas retourner là-bas… Ce n'est pas ma maison…
- Pourquoi ? Si c'est un souci avec l'argent, ne t'en fais pas. Je m'en occupe. Tout ce que je veux, c'est que tes parents ne s'inquiètent pas pour toi. Pour ça, il me faudra une adresse et ton nom. »

Elle serra le cousin de son poing avant de lancer un regard à Yuuri. Ce dernier recula un peu. Il fallait dire que si un regard pourrait tuer. Cette jeune fille aurait réussi sa mission première. Elle avait fini par se refermer sur elle-même. Son nom, était-il difficile à porter ? Ou n'en avait-elle pas ? Il n'en savait rien. Mais tout ça ne présageait rien de bon pour la suite. Il prit la couverture du lit et la posa sur le corps de la jeune fille. Il put voir rapidement une inscription en mazoku. Sa tête fit rapidement la traduction.

« Isla ? C'est ton nom ? En tout cas, c'est bien un prénom de fille. Il est même très joli. Je peux te nommer comme ça. »

La demoiselle cacha rapidement ses bras dans la couverture et tourna le dos à Yuuri. Des larmes commençant à perler sur le coin de ses yeux.

« Non, c'est le nom de ma mère ! Ne m'appelle pas comme ça ! »

Elle pleurait clairement, mais que pouvait-il faire ? La serrer dans ses bras ? Ça ne semblait pas être une bonne idée. À la place, avec douceur, il posa une main sur son épaule. Avec douceur, il se rapprocha de la jeune fille qui était encore en pleur.

« Excuse-moi d'insister autant, mais je pourrais avoir ton prénom. Je te promets de te faire aucun mal.
- Greta… Pars, s'il te plaît, laisse-moi seule.
- Greta, je suis Yuuri. Je te laisse, désolé pour ça. »

La jeune fille pleurait encore. Quand il avait caressé ses cheveux plus tôt, il avait remarqué de belles boucles. Un peu comme celle de Cecilia. Cette jeune demoiselle deviendrait une mazoku séduisante avec l'âge. Il en était certain. Il alla voir Wolfram, il savait qu'il était encore malade de ce voyage.

Quand il entra, il put y voir le mazoku blond encore plus pâle que d'habitude. Comme avec la jeune fille, il vérifia sa température. Il ne semblait pas malade comme elle. C'était rassurant.

« Tu es en bien piteux état Wolf…
- Je sais, tu as été voir cette fille ?
- Oui…
- Tu ne peux t'en empêcher ? Il faut que tu sois galant avec toutes les femmes qui croise ta route. Et moi. Moi, j'ai rien. Deux ou trois bisous. Désolé de ne pas être une femme, que je sois un garçon te dérange ? Tu voudrais que comme Yozak, je porte des robes ?
- Je n'ai pas envie que tu changes pour moi, Wolf. Ce que je veux avant tout, c'est que tu t'améliores de ta propre initiative.
- Je fais de mon mieux, il est difficile de défaire toutes mes habitudes... »

Le Maoh vit son fiancé se tordre un peu. Pour le rassurer, il massa un peu les épaules doucement il était si pâle qu'il avait l'impression de parler à une espèce de goule ou zombie. Sauf que Wolfram était bel et bien vivant. Mais malade.

« Cette petite fille a voulu te tuer, et toi, tu cherches encore à lui donner une chance. Ta gentillesse finira par te causer des soucis.
- Je sais, mais j'ai senti quelque chose. C'est bel et bien une mazoku puissante. Sa magie est proche de la mienne. Je ne serais pas surpris de voir que son élément est l'eau. Comme moi. Je ne sais pas ce qu'elle a vécu avant, mais j'aimerais l'aider.
- je sais, mais ça m'agace qu'elle obtient plus d'attention de ta part.
- Tu es simplement jaloux…
- C'est faux. »

Il roula des yeux et posa un bref baiser sur le front de son fiancé.

Dans le château du serment de sang, Gwendal prit une pile de papier et en fit un beau tas. Il était plutôt fier de sa journée. Il posa un regard sur Anissina qui avait posé ses mains sur ses hanches. Il craignait le pire.

« Tu vas m'écouter Gwendal, tu es un mazoku mal puissant pour ça que j'ai besoin de toi pour mon expérience.
- Tu n'as trouvé personne pour faire ça et du coup, tu tournes vers moi. Est-ce exact ?
- Bien sûr que non, les hommes sont plus tourné vers la magie de combat alors que les femmes sont plus tourné vers le soin et les arts ménagers.
- heureusement que Yuuri est loin, il dirait sûrement que ce monde a vraiment des failles à rattraper.
- C'est pour ça que je travaille, Gwendal, sans toi, je suis pieds et poings liés. Je ne vais pas laisser un soldat, tout mazoku qu'il soit m'aider avec sa magie faible. Et le Seigneur Von Christ est introuvable. Il doit être dans une de ses planques secrètes pour écrire que du bien de notre souverain. Pour que ce monde évolue dans le sens du maoh. On a besoin de toi. Afin de mettre à plat ses idées qui semblent d'un autre temps pour notre roi.
- Tu sembles avoir préparé ton discours.
- Un peu, j'avoue.
- Tu ne me laisses pas beaucoup le choix... »

Il se leva et posa le paquet de feuilles rassemblées sur un coin de son bureau. Cette file lui avait appris à tricoter, avait été une parfaite camarade de jeu pour son enfance. Mais parfois, il se demandait ce qui passait par sa tête. Il se mit proche d'elle. La mazoku aux cheveux de feu sourit avant de sortir un bien étrange bâton. Après la batterie servant à tricoter. Il se demandait si ce bâton n'était pas un de ses artefacts inventé. Gwendal pria les précédent mazokus que rien arrive.

« ceci, comme tu vois est un bâton, mais comme tu peux le deviner, il n'est pas ordinaire. Il peu de magie mazoku sur sa surface et il pourra se transformer en arme imaginée par son porteur. Bien sûr, ça demande une forte de dose de magie. Car je n'ai pas encore trouvé le moyen pour qu'elle prenne moins de magie à son utilisateur. Grâce à cet objet, notre roi pourra apprendre à maîtrise à la fois sa magie, et l'art de l'escrime. Il peut grâce à ma magie se transformer en six armes différentes. Je l'ai nommé modestement, épée magique. Maintenant, c'est à tour de voir en quoi ça va se transformer. »

Gwendal ne voulait pas toucher cet objet qui était encore instable, à en juger sa capacité de se transformer. Il y avait fort à parier. Elle ne pouvait pas rentrer dans son château… Non apparemment, elle s'amusait à inventer et rester ici. Pour son plus grand malheur.

Yuuri finit par débarquer du bateau vit de près par son étrange trio. Pour ce voyage, comme lors de la traversée du désert, ils avaient opté pour une cape de la couleur du sable.

Bien sûr, ça avait jasé quand les gens virent la petite silhouette à côté de ses trois hommes adultes. Mais au moins, Greta semblait aller mieux, elle avait lâché un peu de magie quand Yuuri lui avait tendu la main pour aider à descendre du bateau. Il avait imaginé l'endroit plus flamboyant… Mais à la place, le village ressemblait plus à une ville du Japon.

« J'aurai cru qu'on serait dans une imitation de Las Vegas, mais ça ressemble plus à la ville d'Atami avec ses sources chaudes… Mais si pas si désagréable. Au moins, je suppose que chacun pourra trouver quelque chose ici. La ville est vivante. C'est agréable de ne pas être traité comme un ennemi. Allons à l'hôtel... »

Ils marchèrent jusqu'à une arche, elle était surmontée par un miroir qui semblait ancien. Yuuri était fasciné par cet objet rempli sûrement de magie.

« Pourquoi il est là ?
- C'est le symbole de cette ville du plaisir. Un miroir magique.
- Ce n'est pas un trésor mazoku ?
- Non… C'est juste un miroir imprégné de la magie mazoku, bien dosé, cette magie peut créer des choses extraordinaires. Comme regarder à vos pieds. Vous verrez le symbole. Ce même symbole gravé dans l'objet qui se reflète sur le sol grâce aux rayons du soleil. Magie mazoku et celle de la nature mêlée. Un symbole bien trouvé pour ville pareille.
-C'est impressionnant... ».

Comme Conrad l'avait signalé le symbole de la ville était sur le sol semblait être là pour leur souhaiter la bienvenue. Voilà quelque chose qui faisait un peu plus Las Vegas à ses yeux. Même si un miroir magique, c'était typique de ce monde. Il rit un peu, chaque monde avait ses particularités.

« Il y a un miroir magique dans la ville où est le château.
- Dis-moi en plus Wolf.
- Il montre ce qu'est la personne en vérité, sa beauté comme sa laideur. Peu de mazoku osent regarder un tel artefact, et pour cause, il renvoie le meilleur et le pire d'un individu. Il est parfois utilisé pour réveiller les potentiels cachés grâce à une cérémonie sous la bénédiction de Shinou. Nous ici pour une balnéothérapie. Non, pour chercher un énième trésor perdu mazoku. »

Yuuri leva les mains en signe de reddition, inutile d'en parler plus que ça à Wolfram. Il était légèrement en colère. Son voyage en bateau sûrement n'avait rien arrangé à son humeur déjà bien… Comme on pouvait le dire : chiante. Il était ici pour se détendre et en apprendre plus sur Greta. Celle qui se faisait passer pour sa fille. Il s'appuya sur sa canne et continua sa route lentement en suivant Conrad. Au loin, il pouvait voir une grande tente, un homme aux habits haut en couleur en sorti avec un immense sourire.

« Bienvenue filles et garçons. Que diriez-vous de vous arrêter pour voir ce qui se passe sous ma tente. »

Il écarta un peu les pans et il put y voir des créatures étranges, digne d'un livre de fantasy. Il était impressionné de voir de si près ces monstres légendaires ou imaginaire sur terre. Il n'était pas le seul curieux. Greta aussi observait les bêtes étranges avec curiosité. C'était beau de la voir presque normale. Il sourit et sentit cette dernière s'accrocher à lui avec une légère peur.

« Ces animaux ne te feront pas de mal... »

Elle secoua sa tête et indiqua de sa tête une direction. Une femme pas plus âgée que lui s'approcha. La prise de Greta augmenta sur sa cape.

« Jeune homme, puis-je vous parler un instant ? »

Elle ressemblait vaguement à une jeune hôtesse des quartiers chauds de Tokyo. Une part de lui disait de se méfier. Une autre disait qu'il pouvait faire confiance. Il devait faire gaffe.

« Vos amis peuvent venir aussi. »

Bientôt, elle ne fut plus seule. Deux belles jeunes femmes se présentèrent devant lui. Il y avait toujours cette partie qui lui disait de fuir. Il devait juste suivre Conrad pour trouver l'hôtel. Sans oublier que s'il suivait ces dames, il allait écoper d'une autre scène de dispute. Étrangement, il n'en avait pas très envie.

« Vous devriez partir, vous êtes bien trop jeune, qui plus est. Nous avons une personne malade avec nous. Pour ça, je vous demanderai de rentrer et de vous demander ce qui diraient vos parents de cette situation. Vous semblez bien jeune pour faire du racolage. Désolé mesdames, mais ne m'intéressez pas. »

Autant mettre les chances de son côté.

« Laissez-les filles... »

Une dame plus âgée fit son apparition, elle était vraiment belle. C'était que pensait Yuuri, même Cecilia l'était encore plus. Les deux jeunes hôtesses partirent sans demander leur reste. Elle savait à présent qu'elle n'avait aucune chance d'avoir cet homme proche d'elle pour lui soutirer de l'argent.

« Désolé pour ce désagréament, les filles ne savent pas encore tout de leur métier. Qui plus est, notre nouvelle dame n'a pas eu le temps de finir leur formation. Par contre dans cinq ans, ou quelques mois, elles seront des hôtesses parfaites. Si vous vous débarrasser des enfants, je ne dirait pas non à une soirée avec un bel homme comme vous… »

Elle s'était approché de Conrad, avait fait glisser un doit sur l'ovale de son menton avec un sourire séducteur. Le soldat la fixa un moment, il était peut-être célibataire. Mais Yuuri se doutait qu'une part de lui était encore amoureux de Julia.

« Je suis désolé de vous décevoir, mais je refuse votre offre. Je dois m'occuper de ces gens et une femme est présente dans mon cœur. J'en suis navré. Sans oublier que mon compagnon est fiancé à mon frère juste derrière la jeune fille.
- Je refuse que mon frère soit avec une traînée pareille. D'ailleurs, je retire ce que je t'ai dit l'autre fois. Tu n'en es pas une, Boulet. »

Yuuri lâcha un soupir.

« Cesse de me nommer comme ça, Wolf, c'est vexant. Puis remarque que je suis resté fidèle.
-J'ai vu ça, j'en suis heureux. Mais tu aurais pu partir avec ces fichues femmes.
- Je ne l'ai pas fait.
- Tu avais peur, avoue, espèce de crevette. »

Le maoh roula des yeux. La jalousie de Wolfram était si gênante que Greta le regardait avec un air navré. Se faire draguer devant une petite fille. Voilà qui n'était pas très glorieux. Le côté positif, c'est qu'elle se tenait toujours à sa cape. Comme pour se rassurer. Elle avait fini par s'attacher à lui. Il l'espérait. Elle ne semblait pas vraiment méchante. Juste une fille qui avait eu un parcours difficile. En était-il de même de ces femmes ? Peut-être. En tout cas, il avait qu'une seule envie. Être à cet hôtel et masser sa cheville. Elle commençait à être douloureuse. Même en utilisant la cane. Ça commençait à être compliqué. Il sourit néanmoins à la jeune fille qui n'était pas très à l'aise. Il pouvait la comprendre. Le mazoku blond fini par se mettre à ses côtés.

« Appuis-toi sur moi. Je vais t'aider.
- Merci.
- C'est un service que je te rends, j'attends d'être récompensé.
- Bien sûr.. »

Quel fourbe, s'il serait dans un autre univers rempli de magie, pour sûr, il aurait fini soit chez les lions, soit chez serpents...