Les événements décrits ne se passent pas tous dans la série, certains sont modifiés et la temporalité est différente, certains événements se produisent à un autre moment que dans la série.

Je ne suis pas médecin, je ne connais absolument rien aux procédures de réanimation, de chirurgie ou de quoi que ce soit d'autre. Je m'inspire de ce que j'ai vu dans Grey's Anatomy pour écrire les scènes qui contiennent des détails médicaux, je sais donc que ce que j'écris n'est pas nécessairement réaliste ou correct !

Les personnages et Grey's Anatomy en général ne m'appartiennent pas et je ne gagne pas d'argent en écrivant cette fanfiction.

Cette fanfiction est la mienne, merci de ne pas la copier sans ma permission. Si vous souhaitez la traduire, demandez-le-moi. Soyons respectueux les uns des autres.

« Un avion s'est écrasé en plein centre-ville, des dizaines de blessés vont arriver d'une minute à l'autre ! » cria Hunt au milieu des urgences.

Un instant plus tard, les internes et infirmières s'activaient. Blouses jaunes dans tous les coins, civières installées contre les murs, patients évacués dans le reste de l'hôpital, l'excitation de la mine gagnait rapidement les docteurs qui s'étaient précipités dans la baie des ambulances.

Alors que le docteure Yang entendait le délicieux son des sirènes s'approcher, elle remarqua avec sarcasme qui l'entourait. À sa droite, Shepherd, à sa gauche, Meredith. Les internes couraient dans tous les sens tandis que d'autres médecins débarquaient à l'extérieur prêts à prendre les traumas en charge.

Elle regarda à droite, puis à gauche. Ils faisaient tous les deux une tête d'enterrement.

« C'est bon, tu as réussi à te retenir pendant deux jours ? »

Mer tourna la tête, surprise.

« Quoi ? »

Elles n'avaient pas parlé depuis la pause de midi.

« Je me demandais si tu avais réussi à ne pas encore lui sauter dessus. »

Mer leva les yeux au ciel.

« Je veux juste dire que… »

« C'est bon, Cristina, arrête. »

Derek leur jeta un coup d'œil. Yang lui en rendit un féroce.

« Je n'arrêterai pas tant que tu n'auras pas compris ce que je veux te dire. »

« Eh bien laisse tomber, » répondit froidement le docteure Grey.

Trois ambulances débarquèrent à sirènes hurlantes.

Meredith et Margot, qui venait d'arriver, se précipitèrent vers la première, Cristina et Webber prirent en charge la seconde et Derek, Bailey et Wilson la troisième.

« Qu'est-ce qu'on a ? » demanda Grey en ouvrant les portes arrière de l'ambulance.

« June Osborne, 45 ans, passagère de l'avion, trauma abdominal et perte de conscience dans l'ambulance. Rythme cardiaque faible mais régulier. »

« D'accord, salle de trauma numéro 1. »

Webber attrapa la civière.

« Qu'est-ce qu'on a ? »

« Alicia Luddington, 26 ans, la pilote de l'avion. Fractures multiples, plaie ouverte à la jambe gauche et trauma crânien. Plusieurs salves de tachycardies sur place. »

« C'était mon, premier vol, il y avait du brouillard, j'ai perdu le contrôle, j'ai pas fait exprès ! Est-ce que tout le monde va bien ? Et les passagers ? Qu'est-ce qu'il se passe, maintenant ? »

« Calmez-vous, Alicia, on va s'occuper de vous. Vous avez mal quelque part ? » demanda le docteure Yang.

« Je crois que j'ai un truc à la jambe. »

Yang souleva le champ déposé sur l'attelle de fortune.

« Ah. Je vois. Euh, toi, là, » elle appela Johnsson, totalement perdue au milieu de l'agitation.

« Bipe l'ortho. En urgence ! »

La pilote tenta de se relever et pâlit immédiatement.

« Oh mon dieu. »

« Alicia, restez tranquille. »

« Docteur Webber, elle a perdu conscience ! »

« On fonce en trauma 3. »

« Herven Dunn, 64 ans, piéton frappé par une voiture. Plaie crânienne ouverte, convulsions dans l'ambulance, tachycarde et ryhtme cardiaque très élevé. Choqué trois fois, une sur place et deux sur la route. »

« Monsieur Dunn ? Vous m'entendez ? » demanda le docteur Shepherd.

« Docteur Shepherd, je crois qu'il a perdu connaissance. »

« Tu crois ou tu es sûre, Wilson ? »

« Je… »

« Je ne suis pas mort, petite effrontée. »

« Il est conscient. »

« Bien vu, Wilson, » remarqua sarcastiquement Bailey.

« Monsieur Dunn, vous pouvez me voir ? »

Le moniteur cardiaque portable se mit à hurler.

« On court au scan, Wilson, réserve-nous une place en urgence. »

Salle de trauma numéro 1

« Passez 10 de morphine, 10 d'adrénaline et 5 de lidocaïne, » ordonna Meredith.

« Grey, on nettoie son abdomen. Toi, l'interne, bipe immédiatement la neuro. »

« Sérum phy, compresses abdominales et pince chirurgicale, s'il vous plaît. »

« Tenez, docteure. »

« Merci. »

« Grey, écarte là pour que je puisse inspecter la plaie. Oui, là, très bien. »

« Docteure Paulson ? »

« Quoi ? »

« J'ai un morceau de foie dans la main. Il s'effrite à vue d'œil. »

« Merde. On va directement au bloc, dites à la neuro de nous rejoindre là-bas. »

« L'interne, réserve un bloc en urgence, et demande qu'on y apporte l'IRM. On n'a pas le temps de passer faire un scan. »

Salle de trauma numéro 3

« Docteur Webber, elle fait un arrêt. »

« Faites un groupage sanguin, passez 10 d'adré et 300 d'amiodarone. Yang, commencez le massage. »

« J'y suis déjà. »

« Bien. Johnsson, commence à nettoyer sa jambe pour que je l'inspecte. »

« Chargez le défibrillateur à 200. »

« Attendez une minute, Yang, Cette plaie est très profonde. »

« On ne peut pas attendre, docteur Webber, son cœur s'est arrêté ! »

« D'accord. Écarte-toi, Johnsson. »

« Dégagez. »

La décharge traversa les fils électriques jusqu'aux palettes, faisant frissonner Cristina.

Elle les posa sur les patchs orange posés sur la poitrine du patient. Le bip du défibrillateur résonna dans la pièce et le corps d'Alicia Luddington se souleva du brancard. Le tracé du moniteur demeura plat.

« Chargez à 300. Dégagez. »

Le cœur d'Alicia repartit.

« C'est bon. Repassez de la lidocaïne. »

« Bon travail docteure Yang. »

« Merci, docteur Webber. »

« Johnsson, on recommence à nettoyer la plaie. »

« J'inspecte le cuir chevelu. Bipez la neuro, s'il vous plait. »

L'infirmière s'exécuta, Cristina se positionna à l'extrémité du brancard, et Richard se pencha sur la jambe accompagné de l'interne.

« Qu'est-ce qu'on a ? »

« Docteure Torres. On a la pilote de l'avion, trauma à la jambe. »

Scan

« Wilson, qu'est-ce que tu vois ? »

« Je crois que c'est une hémorragie cérébrale, docteur Shepherd. »

« Tu crois ? »

« Euh non, je suis sûre que c'est une hémorragie cérébrale. »

« D'accord. Qu'est-ce qu'on fait ? »

« Je… je ne sais pas. »

« Monsieur Dunn a fait un AVC, on fait une craniotomie en urgence. »

« Merci, docteure Bailey. Vous êtes chirurgienne générale, vous n'êtes pas nécessaire sur ce cas, j'imagine que vous avez d'autres choses à faire. »

« En effet. Bonne chance, docteur Shepherd. »

« Wilson, sort monsieur Dunn du scan. »

L'interne quitta la petite pièce vitrée et avait à peine appuyé sur le bouton de l'énorme machine quand le moniteur cardiaque du patient émit une tonitruante sirène.

Derek se précipita aux côtés de Wilson et entama le massage.

Les brancardiers revinrent dans la pièce.

« Un chariot de réa, tout de suite ! »

Une fois le chariot à ses côtés, il saisit les palettes.

« Passez 20 d'adrénaline et chargez à 200. On dégage. »

La décharge envahit le corps du vieil homme. Tracé plat.

« Chargez à 300. »

Tracé plat.

« 360. »

« Le cœur ne repart pas. »

Derek lâcha les palettes.

« Heure de la mort 11 heures 55. »

« Docteur Shepherd, on vous demande en urgence au bloc 2 pour une consultation. »

« D'accord. Wilson, appelle la morgue et bipe moi quand la famille de monsieur Dunn est arrivée. »

« Oui, docteur Shepherd. »

Bloc 2

« Est-ce qu'on en sait plus sur elle ? » demanda le docteure Grey, les mains plongées dans l'abdomen de June.

« Son mari et son fils sont en route, ils viennent du Massachusetts. Elle enseigne l'histoire au lycée, » répondit une infirmière.

« J'ai toujours détesté les cours d'histoire, » dit Margot.

« Moi aussi. Bipez Edwards, s'il vous plait, on aura besoin d'une paire de mains supplémentaires. Et dites à DeLuca de surveiller mon patient à la 246. »

« Oui, docteure Grey. »

Elle se replongea dans l'opération.

« D'où venez-vous, Grey ? Je me suis renseignée sur vous mais à part vos merveilleux exploits dans le monde de la médecine, il n'y a pas beaucoup d'informations sur vous. »

« Vous vous êtes renseignée sur moi ? »

« Je lis le dossier de chacun de mes résidents avant de les engager. »

« Eh bien, j'ai grandi ici et je suis partie à Boston quand j'avais cinq ans. Pourquoi ? »

« Je viens de vous le dire, je ne connais pas grand-chose sur vous. »

« Il n'y a pas grand-chose à savoir sur moi, vous pouvez arrêter de creuser. »

« Ah oui ? »

La porte qui menait à la salle de préparation s'ouvrit, aucune des chirurgiennes ne leva la tête.

« Qu'est-ce qu'on a ? »

« Ah, bonjour docteur Shepherd. Grey, présente le cas. »

« Femme de 45 ans, passagère de l'avion, trauma abdominal et perte de conscience dans l'ambulance. »

« D'accord. Je vais faire un examen neuro. »

Alors que Derek se dirigeait vers la tête de la patiente, le docteure Paulson revint à sa résidente.

« Nous étions en train de parler, Grey. »

« Oh, regardez, un autre morceau de foie qui vient de tomber. »

« Fait une suture en bourse. Alors, dis-moi ce qu'i savoir sur toi. »

« Je… J'aime la glace à la fraise et mon groupe sanguin est AB. »

« Non, je veux des trucs croustillants. »

« Tiens, je crois que l'une des côtes est fracturée, il y a un fragment d'os juste ici. »

« Eh bien on fera une radio plus tard. Arrête d'éviter ma question. »

« Elle ronfle. »

« Quoi ? »

Les deux jeunes femmes se tournèrent vers le neurochirurgien.

« Le docteure Grey ronfle. »

« Vous ronflez ? »

Mer baissa les yeux vers les intestins de June.

« Plus depuis des années. »

« Docteur Shepherd, vous avez l'air d'en connaître beaucoup sur le docteure Grey, qu'est-ce que vous pouvez m'apprendre de plus sur la troisième meilleure résidente du pays ? Celle qui aime la glace à la fraise et qui n'est pas bavarde du tout. »

« Ah, Edwards, viens tenir les écarteurs, s'il te plait. »

L'interne les rejoignit autour de la table d'opération.

« Je vais commencer à croire que Meredith Grey est une légende vivante dont on ne peut pas prononcer le nom, genre Lord Voldemort. »

Edwards leva des yeux émerveillés vers sa titulaire.

« J'adore Harry Potter ! »

« Écarte plus, Edwards, » dit sèchement Meredith.

« Bon, il semblerait que le docteure Grey ne soit pas d'humeur à discuter. D'habitude, je déteste écouter les gens parler de leur vie personnelle mais vous m'intriguez, docteure Grey. Oh, je sais. Dites-moi ce qu'il se passe avec le docteur Shepherd. »

Soudainement, la salle d'opération sembla silencieuse.

« Je vais faire une IRM. »

« Edwards, écarte-toi de la patiente, » ordonna Mer.

Derek positionna la machine portable au-dessus du crâne de madame Osborne et l'enclencha.

« C'est bon, je vous préviendrai si je trouve quoi que ce soit sur les scans. »

« Merci d'être venu, docteur Shepherd. »

« Bonne chance, docteure Paulson. »

Il s'arrêta brusquement avant de sortir du bloc.

« Elle a eu les cheveux roses. »

« Pardon ? »

« Le docteure Grey. Elle a eu les cheveux roses, au lycée. »

« Merci beaucoup, Derek, » se retint-elle de sourire cyniquement sous son masque.

La porte claqua derrière lui.

« Vous savez, Grey, en 2 ans au Seattle Grace, je n'avais jamais vu Derek Shepherd esquisser un seul sourire. »

« Docteure Paulson ? »

« Oui ? »

« Je ne parle pas de ma vie. »

« Bon eh bien j'imagine que je vais devoir me contenter de glace à la fraise, de groupe sanguin et de cheveux roses. Je suis certaine que tu as encore plein de secrets pour moi, Meredith Grey, alors je vais attendre que tu me les révèles. »

« Lord Voldemort n'est pas du genre bavard non plus. »

« Edwards ? »

« Oui, docteure Paulson ? »

« Je déteste Harry Potter. »

Unité de soins intensifs

« Johnsson, surveille madame Luddington, bipe-moi et le docteure Yang si tu constates une anomalie au niveau de son drain ou que sa tension change. »

« Oui, docteur Webber. »

Les deux chirurgiens quittèrent la chambre d'Alicia Luddington.

« Bon travail au bloc, Yang. »

« Son aorte était en miettes donc si elle survit aux prochaines 24 heures, j'aurai fait du bon travail. »

« Ah, docteure Paulson, il faut que je vous parle de monsieur Trainor, vous avez une minute ? »

« Bien sûr, docteur Webber. Grey, vérifie les constantes de madame Osborne toutes les heures. Tu sais quoi faire, je te fais confiance. »

« Pas de problème. »

Webber et Paulson s'éloignèrent et, accoudées au poste des infirmières, Meredith et Cristina restèrent silencieuses.

« Ah, docteure Grey, j'ai les scans de votre patiente. »

Derek s'incrusta entre les deux résidentes et afficha les résultats de l'IRM d'Osborne J. sur sa tablette.

« Je ne vois rien d'anormal. »

« En effet. Elle a probablement perdu conscience à cause du choc mais son cerveau ne présente aucune anomalie. »

« Très bien. Merci, docteur Shepherd. »

« Ce fut un plaisir. »

Il lui adressa un sourire charmeur et murmura,

« J'aimerais qu'on parle, plus tard. Tu m'évites. »

« Je ne t'évite pas. »

« Mer, ça fait deux jours. »

« Ce soir chez Joe ? »

« Je finis à 22 heures. »

« À ce soir. »

Il s'éloigna et Cristina jeta un regard en coin à son amie.

« Quoi ? »

« Tu sais très bien ce que je pense. Je n'ai toujours pas changé d'avis. »

« Cristina… »

« Mer, tu sais que j'ai raison. »

« Peut-être. Mais en ce moment, tu vois, je n'ai pas envie d'entendre ta foutue vérité. »

« En tout cas, ma foutue vérité et moi, on va continuer à attendre que tu ouvres les yeux. »