Bonjour à tous, et encore désolée pour le manque de mises à jour.

J'ai perdu un membre de ma famille, et ai eu quelques difficultés, IRL. J'ai donc eu besoin de me changer les idées pendant un petit moment, d'où ce hiatus non prévu, mais je suis à présent de retour, avec du temps en rab !

Les mises à jour reprennent donc un rythme régulier ! Chaque jeudi soir à 20h/21h dès ce soir, un nouveau chapitre sera posté pour EOD ! J'ai pu écrire quelques chapitres d'avance pour combler jusqu'aux chapitres que j'avais déjà écrits à l'avance, donc ça me donne une longueur d'avance !

Aussi, vous êtes des grands MALADES. On a atteint les 11 000 VUES totales sur cette histoire ! MERCI A TOUS, ESPECIALLY foreign readers using the mobile app and the implemented translation system ! I know it's not perfect, but I can see you in my stats, and I'd like to hug you real hard (at a reasonable distance, covid-wise).

Bref, il y avait pas mal de choses en cours depuis la dernière fois que j'ai mis à jour, et encore une fois, j'ai eu besoin de me changer les idées. Je bosse aussi sur plusieurs projets en même temps, donc je suis pas mal occupée, notamment avec un reboot d'un de mes lights novels inédits. Promis, je vous tiens au courant ici une fois que le premier chapitre est publié !

Bonne lecture à tous !:)


Eod 48 – Qu'est-ce que j'ai dans mon sac ? (1)


Gintoki eut à peine le temps de tirer avec lui l'homme qui se trouvait juste devant lui à couvert. Aussitôt derrière un gros conteneur en métal, l'orage métallique emplit le hangar, provoquant sifflements stridents et ricochets bruyants.

Une partie des hommes de Katsura avait pu également se réfugier derrière les quelques marchandises entreposées à proximité, mais deux d'entre eux n'eurent pas cette chance, et s'écroulèrent mollement au sol, leurs corps criblés de balles.

Le Gorille avait sorti une sorte de fusil mitrailleur Amanto de son sac, et sans presque aucun délais, avait arrosé toute la zone du mortel acier, les projectiles sifflant de manière menaçante près des oreilles de leurs cibles.

Une partie de l'éclairage au plafond sauta, touché dans le feu de l'action, plongeant les lieux dans une demi-pénombre lugubre où on pouvait tout de même distinguer l'essentiel grâce à un éclairage de sécurité rouge. Les ombres sinistres sur les visages de chacun s'accentuèrent, comme pour marquer la gravité de la situation.

Vraiment, ils n'étaient pas prêts à ça. Même avec un groupe aussi important, ils étaient impuissants face à l'assaut répété de l'arme à feu. Cela fit se remémorer à Gintoki la guerre du Joui. Encore à l'époque, les Amantos utilisaient des armes à énergie, et les tirs pouvaient donc être déviés si besoin. Mais une balle… Rien ne déviait l'acier, à part un acier plus épais, comme les parois du hangar lui-même. Il ne savait pas non plus de quelle matière était composé le container contre lequel ils s'étaient réfugiés, lui et le pauvre type qu'il avait pu attraper au passage. Un container aussi gros que la remorque d'un petit camion, fermé par un gros volet roulant opaque lui aussi en métal.

Et à présent, il entendait des cris et des bruits de combat provenant de l'autre côté de la grande pièce. Le chien bleu et l'humanoïde à tête de caméléon avaient profité de la confusion pour engager le combat avec les autres hommes de Katsura. Ces derniers leurs tenaient tête, mais Gintoki pensa immédiatement au pire : c'était une tactique, pour les tenir en place, le temps que le gorille et son arme n'arrivent pour les achever.

Il avait sous estimé les Harusame, tout ça parce qu'il n'y avait pas de Yato parmi eux.

De nouvelles détonations, plus légères retentirent, attirant l'attention du Patron des Yorozuya. Il ne s'y connaissait pas tant que ça en armes. Mais il savait faire la différence entre les coups forts et bruyants de l'arme du gorille, et ces coups-ci qui étaient tout aussi bruyants, mais plus légers dans leur composition. Comme le pistolet que le bruyant et insupportable Sakamoto Tatsuma avait toujours avec lui.

Quelqu'un d'autre avait une arme parmi eux, et il ressentit une certaine fierté, alliée à du soulagement, quand il vit un des hommes de Katsura, lunettes à demi monture, barbe de trois jours et queue de cheval, un pistolet fumant à la main. Il avait tiré en direction du chien bleu, qui s'effondrait à présent au sol en hurlant de douleur.

Sous le coup de la surprise, son associé Amanto à tête de caméléon passa par toutes les couleurs possibles, avant de littéralement disparaître. Il s'était comme fondu dans le décor, sa peau comme ses vêtements, et il n'était plus possible de le détecter.

Ce qui signifiait des attaques imprévisibles et sournoises, en plus d'un type les mitraillant dès qu'ils osaient montrer le bout de leur nez.

C'était comme aller de Charybde en Scylla. Un moment il pensait qu'ils pouvaient reprendre l'avantage, et le moment suivant, quelque chose de pire se produisait pour les mettre en plein dans le désavantage. Comme ce type qui avait plus que l'apparence d'un caméléon, allant à devenir totalement invisible. Et il ne savait pas s'il devait être soulagé d'avoir réduit le rapport de force entre eux et le petit groupe, grâce au chien bleu à terre, ou s'il devait plus s'inquiéter de cette réaction soudaine du pirate.

Il n'eut pas longtemps à attendre pour trouver la réponse à son interrogation.

Un autre homme de Katsura tomba à genoux en hurlant, une lame le transperçant de l'arrière vers l'avant. Mais personne derrière lui.

Merde. Ce type allait être aussi problématique que son collègue en train de les canarder.

Gintoki prit son sabre en main, et hurla aux combattants restants de se mettre en formation défensive, tout en bougeant en permanence, afin d'éviter de devenir une cible trop facile pour l'homme caméléon.

Entre temps, l'entrepôt s'était vidé de toutes les rares autres personnes encore présentes, voyant que la situation dégénérait à vue d'œil, ne laissant que les guerriers Joui et les deux Harusame en découdre.

Et Gintoki entendit un silence se faire. Enfin, pas exactement un silence, mais comparé aux interminables minutes où le rugissement de l'arme à feu se faisait entendre, c'était soudainement calme, uniquement ponctué par des cris et des échanges de coups. Ce qui voulait dire… Que ce type rechargeait.

Alors Gintoki compta. Il compta dans sa tête combien de secondes passaient.

L'instant d'après, les tirs reprirent de plus belle, accompagnés d'éclairs de lumière vifs, fracassant des caisses en bois et diverses autres marchandises derrières lesquelles les combattants se cachaient. Ces derniers, délogés de leurs cachette, durent se précipiter vers des caisses en métal, en espérant que ces dernières soient aussi solide que l'étrange remorque derrière laquelle Gintoki se cachait encore.

S'il comptait juste, ils étaient encore huit contre deux.

Ils étaient deux, Gintoki compris, derrière la remorque.

Trois derrière un tas de caisses de plus petite taille, avec le type possédant le pistolet, à une dizaine de mètres sur la droite. Derrière de petites caisses en métal dont le contenu ne pouvait être vérifié.

Sur la gauche, deux groupes de une et deux personnes. L'homme isolé était plaqué derrière une palette remplie de petits sacs de couleur marron, et le duo restant étant dissimulé derrière un chariot plein de sacs de voyage et de valises.

Gintoki pris le temps de réfléchir posément à la situation. Le gorille était la plus grosse menace, dans le sens où on ne pouvait pas courir plus vite qu'une pluie de balles. Mais d'un autre côté, on pouvait facilement savoir où il se trouvait, rien qu'au boucan que faisait l'arme entre ses mains. Le plus urgent à parer, était donc l'Amanto devenu invisible, et qui tentait de s'approcher d'eux pour les embrocher à n'importe quel moment. Et vu leurs ressources limitées, il allait falloir la jouer serrer. Sept personnes et lui, donc 8 sabres, un pistolet. Et autour d'eux ?

Il jeta un œil furtif à chaque endroit où les hommes s'étaient réfugiés. Des bagages, des sacs, des caisses, et un gros container.

Il leva les yeux et vit l'étiquette de transit du container, indiquant la destination du chargement. Et un sourire inquiétant se dessina sur son visage d'habitude apathique. Combien de chances y avait-il pour qu'il tombe sur un tel chargement ? À ce moment précis ?

-Hé, machin, j'ai un plan. Dit-il à l'homme de petite taille qui était encore à ses côtés.

-C'est Tadashi, répondit le type. Mais qu'est-ce que vous avez en tête, boss ?

-Tu peux dire au type qui se planque là bas de faire quelque chose, à mon signal ?

Sur ces mots, Gintoki avait désigné l'homme isolé derrière la palette de petits sacs.

-Pas sans me rendre directement à côté de lui… Répondit Tadashi.

-C'est ce que je pensais… Répondit Gintoki, loin d'être surpris.

Pas de radios à part celle qu'il avait sur lui. Bonjour la communication…

Il n'avait pas non plus demandé leurs noms aux associés de Katsura, et commençait un peu à le regretter, vu qu'il devait les diriger. Allez essayer d'appeler quelqu'un en particulier, en lui lançant un « hé toi ! » qui pouvait tout aussi bien s'adresser à n'importe qui.

Mais qui ne tente rien n'a rien, pas vrai ?

-HÉ ! JIGEN DAISUKE ! Hurla Gintoki. (2)

Cela eut l'effet escompté, car le type possédant le pistolet lui lança un regard, puis se pointa lui-même du doigt, tout en mimant de la bouche par dessus le bruit de la mitrailleuse un « qui ? Moi ? » équivoque.

-OUI ! TOI ! Hurla à nouveau Gintoki.

S'en suivit alors un jeu de mime entre les deux hommes, tandis que les coups de feu continuaient de résonner, et que des cris provenant d'hommes surpris et repoussant juste à temps le caméléon parvenaient de droite comme de gauche.

Gintoki mima une forme ovale avec ses mains, puis fit mine de la jeter.

-QUOI ? Hurla Jigen, bien que ce n'était pas son vrai nom.

Gintoki mima à nouveau le jet d'objet, puis forma sa main comme pour en faire un pistolet, et mima l'action de viser et de tirer.

-TIRER ? MAIS QUOI ? COMMENT ? Hurla Jigen en retour.

Jigen pointa alors son arme en avant, avant d'en faire tournoyer le canon en l'air et de hausser les épaules. Probablement pour dire « le type en face de moi, ou celui qu'on arrive pas à voir ? ». Ce que Gintoki comprit comme « j'y vais, ou je fais le tour ? ».

-NON, BOUGE PAS DE LA OU T'ES ! Hurla Gintoki.

Il plaça les deux paumes de ses mains devant lui, et fit signe de « rester sur place », ce que Jigen compris comme « recule ». Ce que Jigen fit, se mettant à découvert.

-NON ! Hurla Gintoki en passant sa main sur ses yeux un instant à cause de l'agacement qu'il commençait à ressentir.

Ce que Jigen comprit par miracle comme « mets toi là où ils ne peuvent pas te voir ».

Gintoki soupira de lassitude. C'était comme devoir parler à Katsura, mais en pire. Il se tourna alors vers Tadashi, et lui expliqua rapidement son plan.

-Écoute, je sais que tu veux pas y aller, mais je peux pas y aller non plus vu que je dois rester là pour que le plan fonctionne. Expliqua le Yorozuya. Il faut expliquer à Ace no Diamond (3) là bas qu'il doit nous faire un lancer au bon moment, compris ? Sinon on sortira jamais de cette situation.

-D'accord, se résout Tadashi. Mais quel sera le signal ?

-Vous le reconnaîtrez quand vous le verrez, dit Gintoki sans dissimuler une grimace.

Il n'aimait vraiment pas mettre sa vie entre les mains de personnes qu'il connaissait à peine. Mais ce n'est pas comme s'il avait le choix. Si ça ratait, de toute façon il ne donnait pas cher de leurs peaux. Mais il savait aussi, sachant à présent à quoi il avait à faire, concernant le gros container, que le spectacle promettait d'être mémorable.

-Je vais faire diversion, et tu vas aller dire à Ace no Dia ce qu'il doit faire, okay ? Demanda Gintoki.

Tadashi acquiesça, et passa sur la gauche de Gintoki pour s'apprêter à courir, tandis que Gintoki se mettait lui à l'extrémité droite de la remorque. Il prit une grand inspiration, puis se mit à découvert tout en criant.

-Hé ! Gros macaque ! C'est moi le chef ! Si tu veux en finir vite, viens chercher ma tête !

Il eut tout juste le temps de s'abriter à nouveau, que des balles vinrent grignoter l'acier du container. Il jeta un regard furtif derrière lui, et vit que Tadashi avait eu le temps de rejoindre leur lanceur. Il vit les deux hommes rapidement échanger quelques mots, puis « Ace no Dia » lui envoya un regard noir, avant de se calmer, et de hocher la tête. Le Yorozuya hocha lui aussi de la tête en retour, avant de tourner son regard vers « Jigen », qui patientait derrière les caisses en métal. Gintoki pointa alors du doigt les deux hommes derrière lui à quelques mètres de là, et mima à nouveau le geste de tirer. Jigen sembla comprendre enfin de quoi il retournait, et rechargea rapidement le barillet de son revolver.

-Etti ! Va t'occuper du permanenté ! Hurla alors le gorille.

Il devait sûrement s'adresser à son complice, toujours invisible aux yeux et au su de tous. Gintoki était maintenant la cible principale de leurs attaques. Mais… C'était pile ce qu'il fallait pour que son plan réussisse. Plus ils se concentreraient sur lui, et moins ils verraient ce qui se préparait.

Il ne fallut pas une minute avant qu'il ne sente une présence hostile derrière lui, et ne balance son sabre juste à temps pour bloquer une lame sortie des ténèbres et sans aucun corps n'y étant rattaché. Lame qui disparut à nouveau dans la pénombre.

Les deux hommes derrière les bagages durent se décaler vers un tas de caisses en bois, leur position actuelle trop longtemps sous le feu ennemi pour pouvoir continuer de les protéger efficacement.

Et comme un signal, clair et précis, les coups de feu et les flashs de lumière cessèrent.

-ACE NO DIA ! Hurla Gintoki, tout en s'élançant vers le côté gauche du container.

En même temps que l'interpellé se saisit d'un des sacs posés devant lui sur la palette, Gintoki continua de courir, faisant le tour du container pour se positionner devant le volet roulant situé sur le flanc gauche de la remorque.

1 seconde.

L'homme surnommé Ace no Dia lança avec force un sac dans les airs, au devant, et ne perdit pas de temps pour en saisir un second.

2 secondes.

Gintoki retourna son sabre, manche vers l'avant, et toujours en le saisissant à deux mains, commença un mouvement de l'arrière vers l'avant. Jigen se releva de derrière son abri.

3 secondes.

Ace no Dia lança le second sac derrière lui encore plus haut, et en prit un troisième.

4 secondes.

L'extrémité du manche du sabre de Gintoki heurta avec violence le panneau de contrôle et le clavier permettant de déverrouiller le container, détruisant le mécanisme. Jigen pointa son revolver vers ses cibles, concentré.

5 secondes.

Le permanenté ne demanda pas son reste et commença à se tourner pour courir dans l'autre sens et se mettre à l'abri, le volet roulant de la remorque se soulevant de quelques centimètres. Le troisième sac était dans les airs, et c'était au tour de Jigen d'agir. Trois détonations retentirent dans les airs.

6 secondes.

Les sacs explosèrent en plein vol, répandant une poudre beige de partout dans l'entrepôt. Le cliquetis de l'arme à feu rechargée du gorille résonna en même temps. Gintoki eut tout juste le temps de se jeter derrière le container, atterrissant lourdement sur le sol. Jigen se remit lui aussi à l'abri, les trois cibles atteintes en plein dans le mille.

7 secondes.

L'orage de feu reprit, les balles entamant l'armature de la remorque et le bas du rideau à présent légèrement ouvert. La poudre beige se mit à tout recouvrir, comme de la neige.

Le gorille se mit à tousser bruyamment, de la poudre étant entrée par son nez et par sa bouche.

-C'est.. C'est QUOI ça ?! S'écria-t-il en toussant de plus belle.

Gintoki sourit. Cet abruti ne s'était rendu compte de rien. Ce qui, en revanche, ne serait pas si anodin pour son complice.

Un râle de douleur et un coup de feu lui donnèrent raison. Il s'accroupit et jeta un œil vers la droite, et vit le revolver fumant de Jigen. Et suivant le regard de l'homme, vit qu'une forme blanche et beige avec une tâche grandissant à vue d'œil de rouge cerise, se tenait immobile près de Ace no Dia.

Aux pieds de l'Amanto neutralisé, et à présent très visible, car entièrement recouvert de poudre, des paquets éventrés de farine à Udon. Et le gorille se rendit enfin compte de ce qui se passait, du moins en partie.

Ces types avaient réussi à recouvrir toute la zone de farine pour débusquer leur ennemi. Mais il sentait qu'il avait encore l'avantage, en terme de puissance de feu, même seul, tandis que le caméléon s'écroulait enfin sur le sol.

-Vous avez beau vous cacher, je vais tous vous massacrer ! Hurla le gorille, qui ressemblait plus à un Yéti à présent, avec son poil recouvert de farine.

Gintoki lança un regard aux guerriers Joui, puis se releva entièrement, avant de crier à l'attention du pirate de l'espace restant.

-On se rend ! On sait qu'on fait pas le poids face à un type armé, dit Gintoki. Mais si vous nous épargnez, on vous dira qui nous envoie.

-Je n'épargnerai personne ! Hurla à son tour le gorille.

-Réfléchissez ! Répliqua Gintoki. C'est votre patron qui vous épargnera pas, s'il ne sait pas à qui il doit en vouloir pour votre incompétence ! Je suis sûre que ça lui fera plaisir de savoir contre qui il doit se venger pour la perte de deux de ses hommes !

Le gorille sembla réfléchir, ce qui donna l'opportunité à Gintoki d'agir. Il rangea son sabre dans son fourreau, puis sortit de derrière le container pour se montrer, les mains en l'air.

-On se rend ! Répéta Gintoki.

Il fit un signe de tête à ses complices, qui lui lancèrent des regards confus ou pleins de d'incompréhension. Réalisant qu'il n'avait pas expliqué la suite du plan, le permanenté fit un discret signe de la tête en arrière, et les hommes comprirent alors qu'il y avait plus qu'il n'y paraissait à la simple manœuvre.

Les guerriers Joui se levèrent tous de derrière leurs cachettes, les mains aussi en l'air, mais en prenant soin de reculer de quelques pas de leur position actuelle. Gintoki en fit de même, restant à vue mais nettement derrière la remorque. Cela déstabilisa suffisamment le gorille, qui se retrouva avec trop de cibles à gérer en même temps. Il pointa alors le canon de son fusil d'assaut vers le patron des Yorozuya, et lui ordonna de jeter son sabre.

Gintoki s'exécuta, mais jeta le sabre en arrière, plutôt que de le jeter devant lui. Le pirate s'approcha, toujours l'arme au poing, puis s'arrêta juste en face de son ennemi. Ce qui ne put empêcher de faire sourire bêtement Gintoki.

-Qu'est-ce qui te fais rire, enfoiré ? Lança le gorille avec un regard sévère. Dis moi qui vous envoie !

-C'est dingue comment le Terminal peut servir à faire passer tout et n'importe quoi, répondit Gintoki, en continuant à sourire.

-Ferme la ! Vociféra le gorille en haussant le ton.

L'Amanto fit un pas de plus vers Gintoki, visiblement très énervé. Les hommes de Katsura se demandèrent d'ailleurs si le Patron des Yorozuya savait bien ce qu'il était en train de faire.

-Tellement de trucs illégaux dans un si petit endroit… Et vous vous êtes pas posés la question de savoir qui d'autre utilisait ce hangar en particulier ? Demanda malicieusement Gintoki.

-Dernière fois que je me répète, sale permanenté ! Dit le gorille, parlant encore plus fort.

-C'est pourtant simple de vérifier, non ? Répondit calmement Gintoki.

Il jeta un regard furtif au container, dont la porte était toujours légèrement entrouverte de quelques centimètres seulement. Le gorille, lui, braqua son arme plus près de sa cible, sa patience ayant atteint ses limites. Il s'avança encore, se retrouvant directement devant le volet roulant du container.

-Je vais te crever si tu la ferme pas ! Hurla le gorille.

Il y eut le craquement sinistre de la tôle déchirée comme si ce n'était que du vulgaire papier. Le cri de surprise se muant en hurlement d'horreur de la part du pirate. Et l'odeur du sang et de la peur se répandant dans toute la pièce.

Une énorme pince venait d'émerger de l'entrée du container, éventrant au passage le volet roulant et saisissant avec hargne le gorille, le secouant dans tous les sens et l'écrasant en même temps. Le pirate hurla encore avant de se faire entraîner dans l'obscurité de l'immense caisse de transport, sous les yeux effarés des guerriers Joui. Des couinements continuèrent pendant une à deux minutes, puis un silence de mort tomba dans le hangar, ne laissant que les respirations saccadées des huit hommes encore vivants.

Gintoki leur fit alors signe, dans un silence de mort, de se diriger sans un bruit vers la navette grise et rouge des Harusame. Dans une lenteur surréelle, les hommes s'exécutèrent, ne poussant des soupirs de soulagement qu'une fois à bord du petit vaisseau.

Le permanenté lança un dernier regard vers l'ouverture béante laissé par l'espèce de crustacé géant, et vit deux yeux luisants le fixer depuis l'obscurité. Il eut un frisson, avant de rentrer à son tour dans le vaisseau et de commander la fermeture de la soute.

Il n'aurait jamais cru être sauvé par un tel concours de circonstances, et pour une fois, il fut heureux d'avoir été mêlé, de près ou de loin, aux manigances d'un certain abruti de prince. Mais au moins, la première partie de la mission était remplie. Ils avaient un vaisseau Harusame, il ne leur manquait donc plus qu'à débusquer la septième flotte…

Il ne savait pas s'il regrettait le sort réservé au gorille, qui allait probablement finir en surimi. Mais il était soulagé de voir que rien pour l'instant ne les empêcherait d'aller à l'encontre du frère de Kagura.

Les moteurs de la navette chauffèrent, puis le petit vaisseau commença à s'élever dans les airs, sous la conduite experte d'un des hommes du Joui. Le toit du hangar s'ouvrit, leur donnant accès à l'ouverture principale du Terminal où tous les vaisseaux navigaient entre les différentes plateformes et embarcadères. Bientôt, ils furent suffisamment haut pour accéder à la porte spatiale et rejoindre l'orbite de la Terre.

Non, il ne regrettait pas, finalement. Tout ça était pour protéger les gamins, et tous les gens qu'ils connaissaient. Il ne souhaitait à personne de finir comme ce pirate, mais n'avait pas non plus vu d'autre issue. Le Yorozuya jeta alors un dernier regard vers les portes du plafond du hangar se refermant sur la scène de crime nouvellement créée, un brin amer, mais toutefois déterminé.

Sur le côté de la remorque, figuraient encore les informations de transit.

Destination : Oukoku. La planète du Prince Hata.


A Suivre...


Notes de référence :

(1) "Qu'est-ce que j'ai dans mon sac" : référence directe à la devinette de Bilbo Baggins dans le Hobbit, où lors d'un concours mortel de devinettes, il demande « qu'est-ce que j'ai dans ma poche ». Oui, cette question là.

(2) Jigen Daisuke : Personna de Lupin III/Lupin Sansei (connu en France sous le nom Edgar de la cambriole). C'est un tireur adroit et aux sens aiguisés, qui atteint toujours sa cible.

(3) Ace no Diamond : manga et anime sur le baseball, au même titre que Touch !/Théo ou la batte de la victoire. Souvent raccourci en Ace no Dia.


Bref, on reprends un rythme régulier !

J'ai aussi mis à jour mon profil sur wattpad. Je n'y avais jamais rien publié, mais ayant repris un LN inédit que j'avais écrit en 2013, je compte l'y publier courant Novembre 2020 si j'ai le temps. J'ai beaucoup de travail à faire dessus vu que mon style a beaucoup changé depuis, et que les anciens chapitres ne me plaisent plus du tout, que ce soit sur le fonds comme sur la forme. C'est donc une refonte TOTALE, je ne garde quasiment rien du texte original, mais je reprends l'intrigue, les personnages, et l'univers, pour en faire quelque chose de neuf ! Je vous tiendrai au courant ici, et potentiellement sur twitter et instagram des prochaines publications.

En attendant, retour à une mise à jour régulière ! Tous les jeudis à 20h/21h ! Encore merci pour votre soutien à tous !:)