Chapitre 87 :

Des plumes sur mon T-Rex

"Qui est le CON qui a foutu des plumes sur mon T-Rex ???" s'égosilla Michael.

"Euh... t'as pas l'impression d'avoir un truc plus urgent à régler. Genre : PUTAIN DE MERDE, ON A ÉTÉ REPÉRÉ PAR UN T-REX !!!"

Ils avaient atterri en plein milieu du Crétacé... enfin, façon de parler. Michael leur avait expliqué qu'ils étaient plutôt dans la fin de la période du Crétacé et que c'était une aubaine car il s'agissait de l'une des périodes les plus prolifique.

"Woooha." siffla Harry, impressionné. "On avait totalement sous-estimé les tailles quand on a transformé toute l'école en dino... remarque, fallait bien que ça tienne dans les pièces, quoi."

"ET C'EST QUOI CES COULEURS ???" poursuivit Michael, obnubilé. "On a atterri pendant le Carnaval de Rio ou quoi ? RETIREZ-MOI CES PLUMES FLUO, MERDE !"

Max en avait eu assez d'essayer de les raisonner (courrez, putain) alors elle se baissa dans les feuilles, gigantesques aussi, d'ailleurs (tout est disproportionné, ici)... et repéra sa prochaine proie.

"Z'avez pas l'impression que ça sent bizarre ?" demanda Harry.

Michael était trop occupé à pleurer (le syndrome de Paris est vraiment dur, parfois) et Max venait de chasser une sorte d'écureuil chelou à moitié lézard qui ressemblait à rien du tout.

"Bah tu crois que ça sent quoi, les pets de dino ?" demanda-t-elle en plantant ses dents dans le pauvre animal qui venait malheureusement de croiser son premier être humain.

"Ah ouais, ils ont pas encore inventé les toilettes dans le coin..."

"Ça n'a rien à voir avec des pets de dino." rétorqua Michael. "C'est le taux de CO2."

"Taux de CO2 qui est peut-être lié aux pets de dino." insista Max. "On sait pas, hein... peut-être."

"Tu connais la composition atmosphérique du Crétacé ?! T'es sérieux ???"

"J'en connais suffisamment pour vous assurer que c'est pas les dinosaures qui risquent de nous tuer, on sera mort d'ici ce soir... alors profitons-en."

Le T-Rex n'était pas particulièrement agressif, peut-être venait-il de manger ou bien était-il suffisamment malin pour ne pas s'attaquer à quelque chose de totalement inconnu qui venait de se téléporter quasiment sous son nez. Il les regardait d'un air figé et il était d'autant plus menaçant : c'était comme s'il pouvait jaillir à n'importe quel moment pour les déchiquer.

"OUAF ! OUAF !" jappa Ganondorf.

Le T-Rex changea d'avis... ou acheva de prendre sa décision. Il marchait plutôt lentement vers eux, persuadé qu'il les attraperait facilement.

"On va mourir. On va mourir. On va mourir."

"Qui aurait pu rêver plus belle mort ?" songea Michael. "Buté avant notre naissance, déjà c'est extraordinaire mais bouffé par un vrai tyrannosaurus... au Crétacé. C'est le paradis."

Tout tournait, Harry se demandait si ça n'était pas le manque ou le trop plein d'oxygène dans son cerveau et il réalisa avec un immense soulagement que c'était juste le Retourneur de Temps qui s'affolait.

Il y eût un mélange de toutes les couleurs et Max poussa un "benzaï on va viiivre" avant qu'ils n'attérissent. Ce n'était pas la Chambre des Secrets... ils étaient encore perdu on-ne-sait-où ni on-ne-sait-quand mais ils avaient survécu à un T-Rex et c'était déjà pas mal.

"Je le fais parce que je suis obligé, Gellert."

"Ne m'appelle pas comme ça, je ne te permet pas. Pour toi, ça sera Grindelwald comme tout le monde." répondit une voix extrêmement douce. "Tu n'es obligé de rien, ça te rassure juste d'imaginer que je suis un grand méchant."

Max ouvrit la bouche mais comme c'était probablement pour parler des pets de dino (ou de leurs crottes), Harry plaqua sa main sur sa bouche et il entendit un 'pain au raisins' étouffé à moins que ça ne soit un 'enlève ta main'.

"On nous écoute." poursuit la voix envoûtante de douceur.

"L'abus de pouvoir rend parano."

"Qu'est-ce que tu peux bien savoir à propos du pouvoir, Albus ?!"

Harry, Max et Michael sursautèrent. Déjà... cette phrase était plutôt amusante car l'Albus qu'ils connaissaient en savait un rayon en abus de pouvoir, justement.

"L'ascension de Grindelwald." les averti mentalement Michael. "On est à peu près en 1920 mais on n'a jamais eu des cours d'Histoire de la Magie convenables avant Sirius et les bouquins sont très timides sur ce sujet..."

"Est-ce que tu crois que... cet Albus pourrait être NOTRE Albus ?"

"Sois pas stupide, Dumble'Citronné peut pas avoir plus de 100 ans."

Un éclat de voix attira leur attention sur les deux hommes :

"Ce que je fais n'a strictement RIEN à voir avec notre relation, Dumbledore !"

Max regarda Michael l'air de lui dire 'je te l'avais bien dit, pauvre crotte".

"Je maintiens." assura Michael. "C'est peut-être son père : Barty Croupton n'a pas vraiment donné un prénom à son fils, non plus."

Mais il fut très rapidement contredit par un :

"Ah c'est Dumbledore maintenant ?"

"Tu préfère peut-être Perceval ? Ou bien Wulfric ??? Oh, je sais... Brian ! T'es un être humain ou un arbre généalogique ?"

Les trois jeunes sorciers étouffèrent un fou rire... et c'était très dur de se contenir ! Ils l'avaient jamais faite, celle-là et ils se demandaient bien pourquoi.

"Bon. C'est bien notre Albus, merde. Mais qu'est-ce qu'il fiche avec Grindelwald ???"

La réponse risquait de les surprendre... n'est-ce pas ?

"J'aimais bien quand tu m'appelais Mon petit Dragon. C'était une belle époque." rêvassa Dumbledore.

"Cette époque est révolue, pour le plus grand bien. Nous ne sommes plus en couple et nous ne le serons plus jamais. Le Petit Dragon est mort !"

Harry et Max ouvrirent grand leur bouche. Ils hésitaient entre un 'aaah' ou un 'oooh' ou un 'putain bordel de merde, c'est quoi ce délire ???' Michael avait brusquement pâlit et semblait sur le point d'être malade.

"Ça va pas ?" demanda Harry.

"Euh... on va peut-être s'éloigner, hein ?" dit Max précipitamment. "Viens, Michael, on va... plus loin."

Et ils se pressèrent car ils en avaient oublié la Légilimencie et deux baguettes éclairèrent l'endroit où ils s'étaient tenu quelques secondes auparavant.

"Bah je sais que c'est vraiment dégueulasses les couples, je comprends pas le délire mais y'en a vraiment partout." commenta Harry. "J'crois que ça nous poursuit jusqu'à chez nous : Red et Wolfg..."

"Chut." le coupa Max. "Je veux pas entendre parler de ÇA."

"Y'a pas de raison de te sentir mal, d'habitude c'est plutôt moi qui..." poursuivait Harry.

"Mais tu vas pas la fermer ?"

Michael tremblait.

"Dites... si on tue cet enfoiré..." marmona Harry. "... on sauverait des vies. Non ?"

"Lequel ? Grindelwald ou Dumbledore ?" demanda Michael d'une voix qui semblait sortir d'outre-tombe.

"Ni l'un ni l'autre." dit Harry. "Je pensais... à... Hitler."

-Fin du 85ème chapitre-

...à suivre...