Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas
Yuuri lâcha un soupir, l'hôtel qu'il avait trouvé était plutôt bien placé. Bien entendu, il ne dormirait qu'avec Wolfram. Conrad s'installant avec la jeune fille qui avait tenter de la tuer. Il savait que l'aide du mazoku blond n'était pas totalement gratuite.
« Il y a d'autres moyens pour avoir quelque chose de ma part. On appelle ça le chantage.
- Je ne te fais pas chanter. J'aimerai juste un peu plus de gestes.
- Tu ne pourrais pas le dire clairement ?
- Pas envie, puis tu ne pourrais pas comprendre ce que je dis.
-ce que je ne comprends pas, c'est ton comportement parfois. Tu vacilles entre la tendresse et la violence.
- Je suis un Mazoku à l'affinité de feu. Je suis impulsif de nature, comme beaucoup des autres mazokus lié à cet élément. »
Le maoh lâcha un soupir avant de poser un bref baiser sur les lèvres de son fiancé. Une fois seuls, ça ne le dérangeait pas plus que ça d'avoir ce genre d'attention pour ce garçon. Mais par contre, il devait mettre au clair qu'il n'était pas un punching-ball.
« Casse de me faire subir tes humeurs, je vais finir par vraiment m'éloigner de toi. Et ce n'est pas ce que tu veux.
- Non.
- Alors s'il te plaît fais quelque chose pour ça. Tes mots me font mal. Horriblement mal. Je te laisse, Greta a faim. »
Il voyait clairement Wolfram bouder, mais il n'allait pas le consoler ou le conforter dans son comportement puéril. Il lâcha un soupir. Il frappa à la porte de Conrad et ce dernier lui confia une demoiselle.
« Pour ne pas être seul, j'ai demandé à une des dames de t'accompagner. Elle en sait beaucoup sur la ville.
- Ton frère va encore être jaloux.
- Je sais, mais je n'ai pas envie de te laisser seul totalement. Et ensuite parce que ça la changera de ses clients qui la paye pour juste du sexe. »
Le sexe sans amour, il savait ce que c'était, mais étant puceau, il avait du mal à voir sa première fois dénuée d'affection pour son ou sa partenaire. Lui qui était hétérosexuel à la base, ce genre d'idée purement bisexuel l'effrayait comme le rassurait. L'amour, oui, il avait de l'affection pour Conrad, mais c'était plus comme un frère, un ami. Pour Wolfram. Il ne savait pas encore. Mais le lien entre eux, était indéniable. Sinon l'embrasser serait d'autant plus gênant. Il passa une main sous sa cape et la remit en place. Personne ne devait trop voir ses cheveux sombres. Il était ici en vacances et pour retrouver la mère de Greta. Cette fameuse Isla. Pour ça, il partit en ville. Il n'avait jamais vu comment vivait véritablement les peuples de cet univers. Il en avait des brides à force. Mais pas tout. Un peu de tourisme ne pouvait pas lui faire du mal. La demoiselle qui l'accompagnait était une de ses jeunes hôtesses, à peine plus âgée que lui ou moins. Il ne pouvait pas deviner si elle était humaine ou mazoku.
Ils arrivèrent devant une échoppe où s'échappait une délicieuse odeur. Quand Yuuri s'approcha, il vit qu'il s'agissait de bol de ramen avec des produits de la mer. Logique vu que l'endroit était proche d'un port.
« Venez goûter, c'est chaud et bon. »
En face du souverain un marin comme on pouvait en voir dans les RPG. Il tenait entre ses mains une louche.
« Tenez mademoiselle, vous devez avoir faim. Puis ces ramens aux fruits de mer sont sûrement délicieux. Avec ça, j'en saurai peut-être plus sur cette ville et Isla.
- Monsieur, ce n'est pas une hôtesse comme moi et d'autres. Mais une prostituée. Pourquoi vous cherchez cette dame ?
- J'aimerais lui poser quelques questions. Je ne lui veux aucun mal. Donc un mazoku a profité d'elle… J'espère que vous n'en faites pas de même. Ça serait horrible…. »
Elle partit le laissant seul, enfin ce qu'il croyait, car très vite, il repéra la jeune fille à la peau mate. Greta était en train de manger les ramens. Il s'écroula sur le comptoir.
« Je suis le pire, je sais que je n'ai rien à lui dire. Je voulais juste qu'elle se respecte un peu.
- Voilà quelque chose qui fait de vous un gars bien. Il ne faut pas dire des choses comme ça. Manger ce Hinomokoh, c'est un trésor de famille. Et en plus de ça, il peut prédire ton avenir.
- Pourquoi le mien ?
- Parce que c'est pour toi que j'ai fait ce plat à l'origine. Du coup, si tu regardes bien le bouillon. Tu pourras voir quelque chose. Cette chose sera une partie de ton avenir. À toi de voir si tu l'acceptes ou non. »
Yuuri avait du mal à voir ce qu'un bol de ramens pouvait lui dire ce que serait son futur. Il pouffa, il n'était pas à l'abri d'une surprise. Il lâcha un soupir avant de regarder le bouillon qui restait. Les aliments solides avait fini dans l'estomac de la jeune fille. Il fixa un moment avant de juste voir le reflet de Greta. Cette jeune fille serait encore là dans son futur. Il n'en était pas si surpris. Il aimait bien cette jeune demoiselle. Il voulait la protéger. Pour une raison qu'il ignorait, il sentait que c'était la chose à faire. Il quitta la vision un peu particulière du futur. Il frotta la tête de la jeune fille.
« Bon, si on allait voir plus loin. Mais sans guide, je vais avoir du mal à trouver ce que je cherche. C'est un peu compliqué. »
Le futur avec Greta, voilà une drôle d'idée. Cette soupe ne pouvait pas simplement lui dire comment ça irait avec Wolfram. Aurait-il cet homme ou une femme comme compagnon. Il était un peu perdu face à cette simple vision. Il marcha dans la rue étroite. La femme n'avait pas pu entrer tout de suite dans une maison. Surtout si elle était hôtesse, en tant que femme qui accompagnait des hommes. Elle devait être chez celle qu'on nommait parfois dans le milieu une Tante.
Il marcha jusqu'à la fin de la route qui débouchait sur le cirque, le fameux endroit où était exposé toutes sortes d'animaux. Comment avait-il fait pour retomber sur cet endroit ? C'était vraiment étrange. Très étrange. Il se gratta l'arrière du crâne. Il avait un peu de monnaie sur lui, il posa les pièces sur le comptoir avant de rentrer. Le regard curieux de Greta lui faisait plaisir à voir. Si elle était née ici, elle devait en connaître plus que lui sur la faune de cet univers. Tant mieux. Il pénétra dans la tente. Il vit une créature qui ressemblait à tout point un ptérodactyle et l'autre un mélange entre un tigre et un lion aux dents de sabre. Ça ne semblait pas plus impressionné que ça la jeune fille. Elle devait avoir déjà vu ces deux choses. Par contre, elle se mit à courir vers une cage. Les joues rougies.
« Quel est cet étrange animal ? »
Pour Yuuri, ça ressemblait à un jeune veau de son monde, avec des cornes. Deux belles cornes.
« C'est juste une vache normale.
- Mais normalement, ça n'a pas cinq cornes ?
- Peut-être. »
Ce monde était vraiment particulier. Mais ça ne l'étonnait qu'à moitié de voir que pour lui, c'était un animal normal. Mais pour Greta, c'était plus rare. Gentil, il se laissa caresser. Venant même chercher sa main de sa tête. Adorable à souhait. Il aurait son téléphone portable, il aurait fait une photo. Il sourit avant de se baisser pour se mettre à sa hauteur. Mais quelque chose attira son attention. Des billets qui semblaient être la monnaie de ce monde. Il ignorait qu'il utilisait aussi ce genre de chose. Ils étaient donc assez avancés pour faire une série de billets. C'était logique, sans ça, la bibliothèque du château serait un peu moins fournie. Il prit entre ses mains une liasse plutôt épaisse.
« Pourquoi, c'est à terre, en plus, elle est loin d'être toute seule cette liasse... »
Curieux, Yuuri se mit à feuilleté la liasse. Au premier regard, il remarqua rien de particulier, c'est quand il regarda une deuxième fois qu'il remarqua la supercherie. Ils étaient blancs sur la face du dessous. C'étaient des faux. À moins qu'on lui dise que c'était comme ça que fonctionnait la monnaie de ce monde. Il commençait à sentir un regard sur lui. Un regard hostile. Il tourna la tête et vit un homme d'une trentaine d'années tenir Greta et un couteau sous la gorge de la demoiselle.
« Si tu veux que la petite reste vivante. Pose cette liasse et reste calme. »
Facile à dire. Il savait que sa magie, si elle voulait rendrait justice à sa place. Il pria les divinités de ce monde que rien arrive…
De son côté, Gunter, convaincu que son souverain était parti rejoindre les ordres s'était introduit dans le sanctuaire. Il avait même enfilé une des tenues de jeune prêtre. Un haut violet foncé ample, surmonter d'un chapelet fait de perle de bois clair. La robe de la même couleur finissait la tenue. Si le souverain était là, il aurait dit que ça ressemblait un peu à une tenue des moine tibétains. Mais il n'était pas là. Dans sa folie, il avait emmené le soldat qui était venu le voir. Pas de chance pour lui. Il perdit ses beaux cheveux dans la bagarre. Seuls les poils qui lui restaient, c'était ceux qui menait à son intimité. Il lâcha un soupir, le Seigneur Von Christ avait toujours ses longs cheveux gris avec des reflets mauves. Il était presque assorti à cette tenue qu'il portait plutôt bien. Bien entendu, il avait pris avec lui un sac qui contenait un tas de bricoles.
« Les prêtres m'ont dit qu'il fallait se défaire de tous les plaisirs matériels. Donc, il serrait judicieux que vous fassiez de même. Si vous vous voulez vraiment rentrer.
- Je ne peux qu'approuver mon jeune collègue. Vous êtes sur la bonne voie. Vous serez avec ce genre de pensée, plus proche du divin. »
Le prêtre qui avait dit cela se mit à fouiller le sac, il y trouva bon seulement une bouteille qui contenait une lotion, mais un livre. Au vu de sa couverture, de ses dorures, ce n'était pas un livre qu'il fallait garder. Qui plus est, ils fonctionnaient par l'enseignement oral. Se transmettant les techniques de génération en génération. Ce qui ne les empêchait pas d'avoir quelques rouleaux sacrés. Il ouvrit le livre, et se mit à le lire tout haut.
« Voyons voir… Je travaille activement pour l'éducation de sa majesté. Il y a même des fois où je suis son assistant. Un jour, alors que la fatigue venait doucement alourdir mes paupières lors d'une leçon longue et éreintante de géographie. Mon roi m'as dit ces quelques mots… Sans vous, ce royaume ne serait pas complet Gunter. S'il vous plaît, restez avec moi pour m'aider à faire l'histoire… Je ne pouvais retenir les larmes qui vinrent à mes yeux, j'étais tellement honoré d'être aussi important pour mon souverain. Je ne put m'empêcher d'embrasser ses pieds. Même chaussé, ils étaient incroyablement beaux…
- C'est un livre sur vous et vos fantasmes sur le roi.
- Je resterai avec sa majesté tout le temps qu'elle désire. J'aimerai tellement lui caresser…
- Non, arrêtez de lire, s'il plaît. Je suis embarrassé.
- Votre trouble est normal, mais rester calme jeune disciple. »
Le vieux prêtre referma le livre en soupirant.
« Je vais garder cet ouvrage jusqu'au dernier jour de votre formation, cependant… Écrire ainsi vos journées avec notre souverain et les transformer en romance serviteur-roi. Ce n'est pas ce que j'appelle servir les intérêt de Shinoh. En tant que prêtre, je pardonne vos fantaisies. Par contre… Vous me dégouttez un peu, seigneur. Je vais pour me punir de mes mots et prier un moment. Faites-en de même…
- Vous êtes stupide, vous ne pouvez pas comprendre à quel point, j'aime notre Maoh ! »
Revenons à Yuuri qui se fit mener sans aucune douceur dans une pièce. L'homme les poussa si fort qu'ils manquèrent de tomber.
« Restez ici et calmement. Que j'ai pas à me répéter. »
Cet homme était vraiment sympathique… Il posa un regard sur la pièce. Elle était remplie d'animaux de toutes sortes qui ne bougeait plus. Empaillés sûrement. Il trouvait ça un peu glauque. Mais que pouvait-il faire de plus que garder en sécurité la jeune Greta. Rien… Il entendit des bruits de pas. Immédiatement, la jeune fille s'accrocha à lui. Elle tremblait.
« Il y a quelqu'un ? »
C'était la fille qui l'avait laissé lorsqu'il avait parlé de la mère de Greta. Sa joue était recouverte d'une marque de main. Elle avait été frappée durement par le propriétaire. Vraiment sympa cet homme. Elle les mena à une femme encore plus mal au point. Ils étaient loin d'être les premiers à mettre les pieds dans l'envers du décor de ce cirque. Elle semblait vraiment souffrante.
« Que lui est-il arrivé ?
- Nina a attrapé froid. Malgré que son client l'a frappé, elle est restée. Il lui a enlevé sa veste, elle est restée. Elle voulait vraiment rester pro. Mais les clients ne sont pas tous tendre avec nous comme vous pouvez l'être. »
Yuuri ne savait pas quoi faire. Cette femme avec la fille de Gunter serait vite guérie, mais il ignorait s'il pouvait faire ce genre de choses avec sa magie.
« Yuuri peut la sauver !
- Quoi ? Qu'est que tu racontes Greta.
- Tu peux l'aider, après tout, c'est toi qui m'a aidé quand je me sentais pas bien. En tenant ta main, je me suis sentie mieux assez vite. Votre magie peut soigner. »
Il avait fait une magie de soin instinctive, sans s'en apercevoir. Il posa un regard sur sa main. Il avait un grand pouvoir, la plupart de sa magie dormait encore. Mais il la sentait de plus en plus ces derniers temps. Il sourit et prit les mains froides et rugueuses de la femme. Elle lui raconta sa vie. Celle qu'elle avait vécue en partie dans ces carrières, celle qu'il avait quittée un peu plus tôt dans le mois.
« Vous avez donc été à cet endroit, vous aussi, navré si vous avez perdu votre enfant.
- Je n'avais pas d'enfant, juste qu'un client trop riche et possessif m'a pris pour sa chose, du coup, j'ai été là. Je suis plus fragile depuis ce moment… »
Il hocha la tête en se concentrant sur sa magie. Il devait aider cette femme. Il sentait la magie sortir. Elle semblait aller de mieux en mieux.
« Ma vrai maman a été à cette mine, j'ai failli y passer. Mais un seigneur s'est pris d'affection pour moi. Il a dit que je serais sa fille si je faisais ce qu'il disait. J'ai beau être mazoku, je déteste en être une… Il a dit qu'il deviendrait le maoh, je serais hautement récompensée en plus de ça... »
Cet homme, il ne l'aimait pas.
