Bonjour à toutes et à tous ! Noël arrive, je vous souhaite sincèrement de pouvoir le passer dans de bonnes conditions et sans vous mettre en danger. En attendant, je vous laisse avec ce chapitre (il n'y aura pas de chapitre spécial Noël) et, évidemment, je vous retrouve la semaine prochaine pour en savoir plus sur vos petits cadeaux ;)

Noël mettait d'accord tout le monde, moldus comme sorciers, et l'approche de cette fête donnait souvent lieu à un agenda de ministre. Chacun et chacune tentait de décider où passer le soir du vingt-quatre et la journée du vingt-quatre. Ainsi, Drago, Blaise et Pansy étaient en train de décider de ce qu'ils allaient faire.

- Le vingt-cinq, je dois aller chez ma mère, expliqua Blaise. Je vais sûrement demander à Ginny.

- Et le réveillon, demanda Drago ?

Blaise fût étonné par le fait que personne ne se moqua de lui et du fait qu'il allait sûrement fêter Noël avec Ginny. C'était comme si ses deux meilleurs amis l'acceptaient vraiment et, bien que ce soit un peu étrange de voir que cela se passait bien, il ne pouvait pas vraiment s'en plaindre.

- J'ai rien de prévu pour le réveillon. Et toi, Drago ?

- Pareil que toi, Blaise. Sauf qu'il faut que je me trouve une cavalière pour le repas chez mes parents.

Personne n'eut de réaction mais Blaise et Pansy pensèrent tous les deux la même chose. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que Drago ne propose à Hermione de l'accompagner. Ils avaient tous les deux hâte de le voir patiner pour mettre à la même table Lucius Malefoy et Hermione Granger.

La question se tourna vers Pansy.

- Je passe les fêtes avec ma perfection intérieure, ça me suffit.

Parfois, Blaise se sentait un peu coupable vis-à-vis de Pansy. Il aurait aimé pouvoir lui proposer de l'accompagner afin qu'elle ne passe pas les fêtes seules mais, en même temps, et c'était pareil pour Drago, ils savaient que ce n'était pas possible.

Lorsque Ginny était passée au Terrier, elle avait pu y trouver sa mère en train de s'occuper d'envoyer les invitations pour le grand repas du réveillon. Elle demanda à s'occuper de celles concernant Hermione et Harry.

- On a prévu de se voir demain, mentit-elle, ça évitera un aller-retour à Hermès.

Le hibou familial, déjà fatigué à l'époque où Ginny entrait à Poudlard, ne tarderait plus à rendre l'âme. C'était déjà un sacré exploit qu'il soit encore en vie.

- Au fait, maman. Est-ce que je peux inviter quelqu'un pour le réveillon ?

Dans le cerveau de Molly, plusieurs questions se bousculèrent. S'agissait-il d'un garçon ? Le connaissait-elle ? Elle n'en posa aucune, ayant appris, au fil des années, à laisser sa fille tranquille.

- Bien sûr, répondit-elle simplement. Ron sera là également avec quelqu'un.

Alors ça, pour une surprise, c'en était une sacrément bonne. Avec qui Ron comptait-il bien pouvoir venir ? Enfin, Ginny finirait bien par obtenir la réponse à cette question en temps voulu. Pour le moment, elle devait surtout s'occuper de convaincre Hermione et Harry de venir fêter le réveillon de Noël chez les Weasley et cela ne s'avèrerait sans aucun doute pas aussi facile que d'habitude.

De son côté, Hermione réflechissait tranquillement, dans une dimension toute hermionnenne bien sur, dans son canapé lorsque Ginny frappa à sa porte avant d'entrer sans même attendre d'y avoir été invitée. Cette dernière connaissait assez bien sa cible pour savoir qu'entrer directement dans le vif du sujet serait inutile. C'est pourquoi elle offrit à Hermione des scones au chocolat avant de discuter avec elle de tout et de rien.

- Tout le monde commence à être fou avec Noël qui arrive qu'ils bossent de moins en moins ! s'énerva presque Hermione à un moment où la discussion portait sur le travail.

Ginny y reconnu tout de suite une porte d'entrée parfaite.

- En parlant de Noël d'ailleurs, qu'est-ce que tu comptes faire ?

Cette question, Hermione se l'était déjà posée. La réponse était des plus simples.

- Rien. Je vais sûrement m'acheter un nouveau livre et en profiter.

- Tu ne veux pas venir au Terrier ? proposa Ginny.

Ginny fut un peu étonnée de voir Hermione secouer la tête d'une manière aussi catégorique. Heureusement qu'elle la connaissait bien et qu'elle savait la faire changer d'avis.

- Ron ne sera pas là, Hermione, la rassura Ginny. Et ça fera plaisir à maman.

La réponse ne se fit pas attendre. Hermione accepta d'y réfléchir mais Ginny su que cela voulait dire "oui".

Harry et Ron discutaient des changements intervenus dans leurs vies depuis le départ du cadet Weasley. Ce dernier en profita également pour en savoir plus sur ce que Hermione traversait et il apprit avec beaucoup d'étonnement quelles étaient ses nouvelles fréquentations et à quel point elle semblait proche d'eux. De la même façon, le sujet "Ginny et Zabini" arriva sur le tapis. Le loup aime entrer dans la bergerie au moment où l'on parle de lui et, évidemment, Ginny frappa à leur porte à ce moment-là. Cette fois-ci, elle attendit qu'on l'invite pour entrer.

Ils se saluèrent d'une façon un peu étrange de vieilles connaissances qui ne savent pas trop quoi se raconter. Harry proposa du thé. Ron et Ginny n'échangèrent aucune phrase avant que les tasses n'arrivent.

- Je suis venue t'apporter ça, Harry, entra directement Ginny dans le vif du sujet en lui tendant l'invitation en question.

- Je ne sais pas Ginny… répondit-il en lisant. J'ai un peu peur de me retrouver avec Hermione.

Parfois, Ginny se demandait réellement pourquoi elle avait été répartie à Gryffondor. Le Choixpeau devrait vraiment arrêter de prendre en compte l'ascendance familiale.

- Hermione ne vient pas, expliqua Ginny. Elle avait peur de venir seule, ajouta-t-elle face aux regards d'incompréhension des deux garçons.

- Ça lui ressemble bien, murmura Ron.

Et, aussi facilement que cela, Harry accepta. Ginny se demanda un instant comment elle allait bien pouvoir pour ne pas se faire tuer par Hermione et par Harry le soir du réveillon mais, d'ici-là, elle aurait le temps d'y réfléchir. Pour le moment, elle se devait d'aller voir une dernière personne : Blaise.

Blaise et Ginny s'étaient donné rendez-vous en fin de journée sans savoir qu'ils voulaient tous les deux se poser la même question. Lorsque Ginny arriva, sans frapper cette fois-ci, le stress monta d'un cran des deux côtés. Ils s'assirent l'un à côté de l'autre.

- Je voulais te demander quelque chose, commença Blaise.

- Moi aussi. Je t'en prie, vas-y en premier.

Après avoir pris une grande inspiration, Blaise se lança.

- Est-ce que tu veux venir fêter Noël, le vingt-cinq midi, chez ma mère, avec moi ?

Lorsqu'il s'était imaginé poser cette question, Blaise avait pensé à toutes les réponses qu'il pourrait obtenir. Ginny pouvait lui répondre par l'affirmative, très heureuse. Elle pouvait aussi lui répondre par la négative en arguant que cela allait trop vite entre eux et qu'elle n'était pas prête à franchir cette étape ou, tout simplement, qu'elle ne pouvait pas parce que, chez les Weasley, Noël se fêtait également le vingt-cinq. Jamais Blaise n'aurait imaginé qu'elle lui éclaterait de rire au nez.

- Je voulais te demander si tu voulais venir fêter Noël, le vingt-quatre au soir, chez mes parents, avec moi, expliqua-t-elle.

Ils se comprirent tous les deux. Finalement, ils étaient sur la même longueur d'onde.

Enfin, dernier à devoir inviter quelqu'un pour Noël, Drago prenait son temps. Il continuait à souvent aller voir Hermione, dormant même parfois sur place, mais il n'avait encore jamais osé lui demander. A vrai dire, il pouvait déjà s'imaginer une bonne dizaine de raisons pour lesquelles elle refuserait sa proposition.

Comme souvent ces derniers temps, les deux discutaient dans l'appartement de la jeune femme. Drago s'y rendait presque tous les jours et ces moments leur faisaient du bien à tous les deux, même si aucun ne l'avouerait.

- Au fait, tu as prévu quelque chose pour Noël ? demanda-t-elle.

Jamais Drago n'aurait pensé que ce serait elle qui attaquerait la discussion. Cela lui donnait une occasion rêvée.

- Juste le midi du vingt-cinq. J'ai rendez-vous avec ma mère.

- Pas ton père ?

D'une façon un peu dramatique, Drago secoua la tête. Elle lui en voudrait définitivement de lui mentir de cette façon mais, pour le moment, cela ne pouvait pas lui faire de mal.

- Ca te dirait de venir avec moi ? En général, c'est juste l'occasion de se faire un bon restaurant payé par la fortune de mes ancêtres, proposa-t-il.

Comme prévu, Hermione posa plusieurs questions auquel il pu répondre sans problème, presque toujours en disant la vérité. Non, cela ne se passerait pas au manoir, Drago lui-même l'évitait le plus possible de toute façon. Non, Lucius ne serait pas là. Non, Narcissa n'aurait pas envie de détruire la jeune fille dès lors qu'elle la verrait entrer dans le restaurant.

Finalement, Hermione accepta.

- Et toi, tu fais quelque chose pour le réveillon ? demanda Drago avec l'espoir caché d'être invité en retour.

- Non, rien du tout.

Noël approchait donc à grands pas et chacun tentait de trouver son chemin entre passer ces deux jours seul ou aller à droite et à gauche. Pour beaucoup, quasiment tous, d'ailleurs, c'était une première et aucun ne pouvait vraisemblablement se targuer d'être totalement prêt. Tous prirent le temps d'aller faire les magasins pour trouver de beaux habits.

Cependant, ce que personne ne savait, c'est que tous avaient plus ou moins menti. Cette année, Noël ressemblerait à un véritable champ de bataille et, dans l'espoir de pouvoir régler, après coup, ces quelques problèmes, Ginny et Blaise décidèrent de fêter le Nouvel An chez la jeune femme, là où, de toute façon, Blaise passait le plus clair de son temps. Ils prirent soin d'envoyer les invitatations bien avant la fête de Noël. Tous répondirent par l'affirmative et ce, même après avoir prévenu qu'ils n'auraient plus le droit de changer d'avis après avoir signé.

Ginny et Blaise tenaient un peu leurs amis en otages mais, vu les invités qu'ils avaient prévus, ils n'avaient pas spécialement le choix.

"Hermione Granger

Drago Malefoy.

Pansy Parkinson.

Harry Potter

Ginny Weasley

Ronald Weasley

Blaise Zabini"

Leur liste était sans aucun doute un peu éclectique. Totalement délirante. Qui aurait cru, même quelques mois plus tôt, qu'ils en arriveraient à réunir toutes ces personnes autour du décompte pour passer à l'an 2000 ?