Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.


Faire du mal à Greta qui ne semblait pas méchante, c'était déjà quelque chose qu'il avait du mal à comprendre. Il savait que les enfants pouvaient parfois être bien pires que les adultes en terme de mots. Car majoritairement, il pense ce qu'ils disent, même leurs mensonges. C'était quelque chose d'effrayant. La jeune devait se sentir à l'aise avec lui pour finir par parler…

« La mère, elle est morte... »

Elle toucha de sa droite les lettres tatouées sur son bras. C'était caché avec sa tenue, mais Yuuri savait que c'était là. Cette jeune femme porterait à vie le nom de celle qui l'avait porté. Cette femme qu'en vérité, elle avait peu connue. Au vu des conditions de travail qu'imposait la carrière.

« Pour moi, ma vie a commencé dans le château de Sverella. Cet homme avait une sœur qui n'avait jamais eu d'enfant. Et comme je suis une mazoku, j'ai dû lui taper dans l'œil pour me donner à cette femme. Vraiment gentille, je me suis souvent demandé pourquoi elle ne pouvait pas avoir de bébé. Elle était malade. Ses sourires, jamais, je ne les oublierais, ils étaient comme des rayons de soleil. Alors que cet homme m'apprenait à détester mes semblables. Au début, je ne voulais pas croire que j'en étais une. Je me détestais tellement à cette époque. Sans cette femme qui a été pour moi comme un père, je serait sûrement morte. Sa santé allait de plus en plus mal, c'était la faute des mazokus qu'elle était malade. Et que si je tuais le maoh, je serais la vraie fille de cette femme merveilleuse… Depuis que je suis arrivée au château, sa santé semblait aller mieux. J'espère qu'elle n'a rien…
- Je suis désolé de ce qui t'est arrivé, je sais que les mazokus ne sont pas tous bons, comme les êtres humains, nous avons nos failles ce qui fait des êtres intéressants et auquel on peut s'attacher. La perfection s'est vite surfait. Pour avoir vu ce que ça pouvait donner dans la fiction, je dois te dire que c'est ennuyant. Alors qu'une personne qui progresse est bien mieux.
- Je ne veux pas qu'elle soit morte à cause de moi. À cause de notre lien. Je sais qu'elle ne va pas bien. Je ne sens plus sa présence, au moins depuis qu'on est dans le bateau. Comme si ma maladie était le dernier lien avec cette femme formidable qui s'était brisé. Je me sentais si vide que… je me suis senti pas bien. C'était ma faute. Seulement ma faute… Plus personne ne voudra de moi. Je suis une tueuse... »

Greta pleurait, preuve qu'elle était vraiment attaché à cette femme qu'elle avait considéré cette femme comme sa véritable mère. Qu'elle avait été là pour l'élever malgré la haine qu'on lui injectait dans son cerveau à force de leçons. L'amour, elle avait eu que par petites périodes. Il ne savait pas quoi faire…

« Je suis si désolée Yuuri, tu es quelqu'un de gentil… Je ne mérite pas ton pardon.
- Mais que dis-tu ? Tu es mon enfant, s'il faut que je fasse un rituel pour que ça vraiment le cas. Tu mérites cet amour. Je sais que ça ne fait que quelques jours qu'on se connaît. Mais je ne veux pas te laisser. Deviens véritablement un membre de ma famille. Tant pis si Wolfram ou la perspo nne qui partage ma vie n'est pas d'accord. «

Yuuri serait contre lui la petite fille. Elle pleurait toujours, elle était perdue. Il pouvait comprendre à quel point, c'était compliqué de se défaire d'une éducation. Il sortait à peine de son acceptation de sa bisexualité que d'autres choses lui tombait dessus. Il frotta ses cheveux bouclés, si doux.

« Vraiment ?
- Vraiment, je demanderai quoi faire... »

Un cri les fit sursauter, c'était la dame qu'il avait soignée. Elle s'était reculé soudainement, son dos touchant un des animaux empaillés qui décorait la pièce. Lui donnant un air de film d'horreur ou simplement une décoration d'un vieux chasseur trop fier.

« Non… C'est vraiment un mazoku ? Un véritable mazoku ?
- Reste calme Nina… S'il te plaît.
- Par les dieux, il m'a touché. Je vais être maudit. Je vais mourir... »

Ce n'était pas au goût de Greta, car elle serrait les poings.

« Cette personne dont vous avez peur vous a sauvez. C'est peut-être un mazoku, mais il vous a soigné. Il a fait ça de bonté de cœur. Ne dis pas du mal de mon futur papa.
- Tout va bien Greta, ne t'en fait pas. Je vais bien.
- Mais elle…
- Je sais, mais t'énerver ainsi ne sert à rien. Par contre, je dois te dire que dès que la porte s'ouvre, on tentera de s'échapper. Après ces vacances ou avant, tu seras ma fille. Tu seras une Mazoku respectée. »

Elle hocha la tête. Le maoh avait une fille, enfin, pas encore officiellement, mais avoir une fille, c'est une des dernières choses qu'il aurait imaginé lors de sa première venue. Il n'avait que dix-huit ans. Décidément, ce monde n'avait pas encore décidé de stopper ses surprises pour lui. Il posa une main sur son épaule.

« Vous allez rester tranquille ! Je vais devoir vous punir. »

Yuuri et Greta étaient en train de courir quand il sentit quelqu'un le retenir avec force. C'était l'homme qui était rentré, il ressemblait à un mousse de bateau pirate dans les films. Il avait un sourire mauvais. Il serrait avec force son bras. Voulant sauver la petite, il se tourna vers elle.

« Sauve-toi. Retourne à l'hôtel et parle à Conrad. Parle de ton adoption future… Pars... »

C'était sans compter sur l'intervention de l'hôtesse que le soldat avait payée. Elle s'était approchée doucement avant de se servir d'une tête de ce qui ressemblait à un cerf pour l'assommer. Ce qui fonctionna, un peu trop bien. Yuuri manqua de tomber. Il sortit son bras de son étreinte.

« Pourquoi ?
- Partez !
- Mais vous, partez je vous dis. Je m'en sortirai. Partez ! Puis je ne partirai pas sans Nina, je suis désolé petite. Bien que je partage le nom de ta mère. Je ne suis pas elle. Je suis fière de porter le nom d'une femme qui a su donner la vie à une demoiselle si courageuse et belle. Et puis je peux l'assommer avec ceci. C'était sur le mur. »

Elle tenait fièrement la tête de cerf dans ses mains. Il n'avait aucun doute que ce genre d'objet pouvait faire mal. Il sourit et parti vite de cet endroit. Il se tournait de temps en temps pour voir si sa future fille le suivait. Et elle arrivait à le suivre.

Ils arrivèrent dans la pièce qui précédait la salle de chasse. Le cirque. Il y avait quelques femmes qui semblait sur le point de servir des hommes peu scrupuleux. Il ne pourrait pas passer pour un client, ils semblaient bien plus âgés que lui. Il serra la main de Greta.

« Fuis Greta.
-Pas sans toi, je ne veux pas perdre mon futur père. »

Ils ne pouvaient pas courir sans trop attirer l'attention. Ils étaient coincés. C'est pile à ce moment qu'une personne qu'il connaissait fit son apparition. L'homme du bateau qui n'avait pas de cheveux. Lors de son premier voyage. Il devait avoir son nom quelque part dans sa mémoire. En tout cas, avec une voix pareille, ça ne pouvait qu'être lui. Il se tourna, il était peut-être sauvé. Il suffisait qu'il reprenne son rôle de professeur particulier. Il portait sans aucun doute sa perruque, vu ses cheveux d'un joli blond surmonter d'un chapeau qui ressemblait a ceux qu'on portait lorsqu'on pêchait. Il portait un long manteau. Il se demandait ce que cet homme pouvait faire avec des trafiquants d'animaux et d'être vivant. S'il en jugeait les hôtesses qui étaient là, inquiètes. Les femmes de ce monde, comme le sien un peu, étaient parfois fortes, mais souvent des victimes. Il lâcha un soupir. Il tenait dans sa main, celle de Greta.

« Oh, vous n'êtes pas seul. Bonjour jeune demoiselle. »

Immédiatement, la jeune fille s'était accrochée à Yuuri. Il rit doucement avant de soulever son chapeau qui supportait sa perruque du jour. Cet homme, difficile à croire qu'il était humain tellement il brillait. Il se mit à la hauteur de la jeune fille.

« J'espère que tu n'as pas trop de souci et que tu n'a pas été séparé de ta mère.
- Monsieur, mon papa est gentil, il fera ce qu'il faut pour que je sois sa fille. C'est une personne gentille. Il m'a pardonné mes bêtises. Je suis sûre que je serai très bien avec lui.
- Oh une orpheline ? Des bêtises ? Je suis sûr que c'est rien du tout. J'espère que tu sais dans quoi tu t'engages. C'est une personne très importante. Qui je n'ai pas remercié la dernière fois. Désolé d'ailleurs. Merci d'avoir été favorable à mon entrée en pays étranger. Depuis, je suis plutôt bien, mon expérience est utile pour former les jeunes soldats..
- Merci... »

Yuuri retrouva son nom : Hyscliff. Il était rassuré que le nom était quelque part dans sa mémoire, l'air de rien. C'était lui qui avait voulu que sa fille devienne une fiancée potentielle. Même si sa fille était mignonne et avait bien dansé avec lui. Il n'imaginait rien avec elle, sinon, un rôle de grand frère. Il posa un regard sur cet homme. Il avait un immense sourire.

« Que faites ici, je pensais que vous aviez une femme…
- Oh, je ne viens pas pour trouver une fiancée. Je viens pour parler de commerce. Même si je suis devenu instructeur,. Je reste un noble humain de par mon implication dans les batailles. Je voulais surtout rendre la liberté à une de ces créatures. Si voyez ce que je veux dire. Ma fille adore les animaux. La vôtre doit aussi les apprécier.
- En effet…
- L'adoption, cette petite a du vraiment vous toucher professeur.
- Elle voulait voir ces animaux dont on peut parler dans les livres. Et on allait rentrer pour qu'elle puisse se reposer correctement. »

Greta l'observait, il faut dire que cet homme brillait. Yuuri pouvait imaginer l'envie de toucher le crâne chauve de cet homme. Dans certaines nations de la terre, on disait que ça portait bonheur.

« Quel est ton nom, jeune demoiselle ?
- Greta, ma fille que j'aime déjà beaucoup.
- Dans ce cas, mademoiselle Greta, pouvez-vous m'en dire sur votre père. La dernière fois que je l'ai vu. Il s'est échappé. J'ai compris qu'il était déjà pris. Mais j'avais l'impression qu'il ne m'aimait pas pour m'éviter ainsi. J'aurai aimé assister à un de ces cours. En tout bien, tout honneur. Avec un mentor comme le vôtre, ça ne peut qu'être bien. Je veux un avis honnête et franc. Pour ça, les enfants sont des champions... »

Il ne savait pas s'il devait remercier l'entrée d'un type dans la pièce. Son air noble n'arrivait pas à la cheville de Wolfram. Il saluait le chauve.

« Monsieur Hyscliff, le seigneur Biron vous attend. »

L'homme les conduisait plus loin, dans un e autre tente. Il se demandait si ces hommes avaient des roulottes, là, il avait sa réponse et c'était non. Ils possédaient tous des tentes dans lesquelles ils vivaient. Il se demandait comme une personne vivant de ce genre de commerce pouvait être noble. Mais bon, il devait chercher un plus sur comment était la noblesse européenne du époque reculée. Car il prenait beaucoup d'elle. S'en était à un point qu'il se demandait qui avait copié quoi. En tout cas, ça ne faisait que confirmer ses soupçons, des voyages avaient été fait bien avant lui et Conrad. Peut-être qu'à l'origine, il n'y avait que les mazokus … Il devait y réfléchir.

Yuuri suivait Hyscliff, parce qu'il semblait être une bonne porte de sortie. Rencontrer cet étrange lord ne lui présageait rien de bon. La tente ressemblait à celle qu'avait le peuple mongol sur terre. Il avait toujours été fasciné par comment ils faisaient ces choses avec trois fois rien. Il vit un homme qui aurait passé un peintre de la renaissance. Comment il savait ? Parce qu'il avait vu des autoportraits dans les musées avec son école. D'ailleurs, son ami était avec lui, la plupart du temps. Il tenait dans ses bras une mélange de langoustine et un homard. La taille d'un homard, mais les pinces dignes d'une grande langoustine. Ce dernier ne semblait pas effrayé pour un sou. Il prenait sûrement cette créature pour un chat… Car il caressait cette étrange créature avec une affection particulière. Il n'avait jamais eu de chat personnellement, mais il avait déjà été dans un de ces cafés où les chats étaient les stars.

« Voilà longtemps qu'on ne s'est pas vu. Voilà qui me fait plaisir. Je suis heureux monsieur Hyscliff.
- Je suis heureux de vous revoir. Je vois que votre commerce est florissant. Je suis désolé, mais je ne suis pas seul. Le professeur Mitsu est avec moi. Il a l'air jeune, mais il semble compétent. En tous cas. Il est en bonne voie pour devenir un instructeur de génie. Un de ceux qui arrive une fois tous les siècles.
- Je vois, enchanter, et cette jeune fille ?
- La fille qu'il a adoptée. Il a un grand cœur. Il sauvé ma fille lors d'une attaque de pirate. Je lui en suis infiniment reconnaissant.
- Asseyez-vous. Il n'est pas agréable de parler debout. Et j'espère que nos discussions de grands ne gêneront pas votre superbe jeune fille.
- Excusez-moi, mon cher ami. Mais ce que je vais vous dire va vous sembler abrupte.
- Parlez, je vous prie. »

Il hocha la tête. Yuuri vit pas loin que ce noble était du genre beaucoup protégé. Bien que Hyscliff était un bon combattant, contre plusieurs personnes armée, il pourrait avoir des difficultés. Et il ne devait pas utiliser sa magie. Cet homme avait fait en sorte qu'on ne voit de lui que le côté humain. Pas le côté mazoku. Pour ça, il n'avait pas parlé un seul instant du Shin Makoku et du maoh. Le maoh qui était en vérité Yuuri. Au moins, depuis qu'il avait parlé sérieusement, il brillait moins, mais il avait un charisme fou. Le genre de personne qu'on ne peut que prendre au sérieux. Il avait à ses côté une personne déterminée à obtenir ce qu'elle voulait. Sa fille avait dû lui ouvrir les yeux sur le commerce crapuleux de cet homme. Il vendait non seulement des animaux, mais des femmes. Le trafic d'être humain, il en avait horreur. Il se battait encore contre l'esclavage des mazokus, il n'était pas encore paré pour faire face à celui qu'imposaient les humains. Cependant, il aiderait Hyscliff dans sa bataille. Pour le moment, il attendait et préparait à faire appel à sa magie. Si elle lui répondait. Car il avait un peu utilisé lors du soin de cette femme apeurée...