Épilogue : Huit ans plus tard

Depuis les plus hauts créneaux de la plus haute tour de Winterfell, un garçon aux cheveux d'or Lannister, et aux yeux d'acier Stark scrutait le ciel avec excitation. En-dessous de lui, dans la coure, une masse confuse et gigantesque se pressait dans le parc de Winterfell. La plupart de ces gens étaient des inconnus pour Brilian Stark, fils aîné de Lord Tyrion, et de Lady Sansa, et pourtant, tous venaient fêter la nomination de sa mère comme Reine. Brilian avait des sentiments mitigés à ce sujet, en revanche, il était certain de vouloir voir arriver ce qu'il cherchait obstinément dans les airs depuis des heures.

-Brilian, viens voir, ils arrivent, ! s'exclama Johenne Lannister, sa cousine, depuis son poste d'observation un peu plus loin sur les remparts

Brilian se précipita vers elle.

-Fais moi la courte échelle Johenne, l'implora-t-il du haut de ses huit ans, elle était bien plus grande que lui d'un an son cadet.

-C'est dangereux Brilian, tu pourrais tomber, sermonna-t-elle, ses yeux saphirs se détournèrent un instant du paysage pour fixer son petit cousin avec toute la réprobation sévère que pouvait projeter son grand âge.

-Il ne faudrait pas créer un incident le jour du couronnement de tante Sansa, lança Johenne, avec espièglerie, le garçonnet fit mine de la bousculer gentiment, avant de reprendre sa position, les yeux fixés vers l'horizon.

Le bleu si singulier des écailles de Boréalys envahit bientôt leur champ de vision. Le dragon avait bien grandi, toujours en corrélation avec l'affection que se portaient les deux humains qui lui étaient si profondément liés, mais il avait gardé cet aspect inoffensif qui le caractérisait depuis sa naissance. Il se posa délicatement pour une créature aussi grande et Bran et Joy descendirent de son dos. Boréalys semblait presque flotter au-dessus du sol, sous les yeux émerveillés des deux enfants, et ce, bien qu'ils aient vu ce spectacle plusieurs fois. Ils ne s'en lassaient pas.

Les deux adultes, radieux, saluèrent les deux cousins, apparemment ravis de les voir.

Bran n'avait plus besoin de béquilles désormais quoi qu'il ne pourrait jamais regagné l'habileté du temps où il escaladait les tours de ce château. Peu importait cependant, Bran Stark avait un air de sagesse sur son visage encore jeune. Il avait encore grandi, et sa posture alerte trahissait la pratique de l'épée qu'il avait repris. L'adolescent maladroit avait complètement cédé la place au père de Zoélie qu'il portait actuellement dans ses bras.

Joy était la favorite incontestée de ses nombreux petits neveux et nièces, avec sa nature spontanée et joviale, et elle était aussi l'une des jeunes femmes les plus appréciées du royaume en tant que pacificatrice et que diplomate malgré Boréalys. Bran et Joy s'étaient enfin mis ensemble, trois ans et demi plus tôt, après des années de doute, et de mal-entendus pour Bran, et sans doute un temps encore plus long aux yeux de Joy qui, malgré toute l'attention qu'elle avait pue recevoir à la citadelle, n'avait jamais guéri de son béguin de petite fille qui s'était peu à peu transformé en véritable amour.

Zoélie commença à se tortiller dans les bras de son père, à deux ans, la petite souhaitait regagner sa dignité en rejoignant le sol.

Boréalys reprit son vol pour aller se balader dans les parages tandis que Johenne et Brilian prenaient les mains de la toute petite Zoélie pour l'entraîner vers les autres enfants alors que ses parents rejoignaient les cérémonies officielles.

Dans la coure, depuis près d'une heure déjà Janei Lannister faisait les cents pas, toute son attitude suintant l'exaspération d'avoir été laissé avec les enfants pendant que les grandes personnes discutaient. On lui avait demandé de surveiller les plus jeunes, et, comme de coutume, elle en avait perdu la moitié.

Sa quasi petite soeur Johenne et le petit Brilian étaient partis elle ne savait trop où dans les étages.

Encore si on lui avait confié la plus jeune Stark, Nyleen, un bébé de trois mois, qui ne faisait que sourire et gazouiller, cela lui aurait donné un air mûr, mais les plus jeunes étaient à l'intérieur avec leur nurse, et courir après des gamins survoltés l'empêchait d'épier discrètement Axel Fitzwiliam, le fils du roi sortant. Les Fitzwiliam n'étaient pas une famille noble, et lorsque le candidat de l'est s'était avéré être, quatre ans plus tôt, un homme du peuple, Armand Fitzwiliam ancien marchand qui avait eu un rôle d'approvisionnement et d'organisation de l'est en l'absence des seigneurs Barathéon, cela avait provoqué un petit scandale chez les plus traditionalistes des nobles. Mais il avait été élu, grâce notamment au soutien du Nord et de l'Ouest, et maintenant, Fitzwiliam et ses partisans encourageaient la candidature de Sansa Stark.

Cela n'empêchait pas l'ambitieuse Janei de vouloir faire la connaissance du fils d'Armand Fitzwiliam.

Lui aussi avait été relégué dans la coure, mais il profitait de ce moment pour faire des duels avec de jeunes écuyers. Il y avait peu de jeunes filles de l'âge de Janei, qui étaient restées chez elles et n'avaient pas accompagnées leurs parents. Mais Janei s'intéressait à la politique, beaucoup plus que ceux qui étaient devenus ses parents adoptifs, Jaime et Brienne Lannister.

Bientôt, Brilian et Johenne réapparurent dans la coure en traînant derrière eux, la petite Zoélie, que Janei s'apprêtait à aller secourir lorsque Rhaelina Targaryen avança timidement vers elle.

-Mon frère veut partir dans la forêt, informa-t-elle, mi-inquiète, mi-lassée de l'attitude toujours plus intrépide de son jumeau, il ne veut pas m'écouter.

Janei rassembla sa robe déjà longue autour d'elle et se précipita pour arrêter celui que tout le monde appelait "le petit dragon.".

-Pourquoi ne devrais-je pas y aller ? questionna Aeron, avec un aplomb peu fréquent chez un garçon de huit ans et demi.

Mais Janei avait également plus d'assurance que la plupart des jeunes filles de quatorze ans.

-Personne ne va dans les bois, il y a une créature qui rôde.

Ce n'était pas un mensonge, et c'était la plus grosse ombre au tableau souriant de la ville Nordienne. Janei n'eut pas la délicatesse de se retenir de jeter un coup d'œil furtif à Lou Stark qui jouait tranquillement avec sa sœur jumelle Cordelia, Jorah Targaryen et Julian Lannister.

Le visage de la petite fille de cinq ans était terriblement balafré. Une longue griffure déchirait ses traits du cou à la paupière droite de manière définitive. Un soir, elle avait disparu, affolant tout Winterfell, et n'était réapparue dans son lit qu'à minuit, couverte de sang. On avait craint pour sa vie, avec la quantité de sang qu'elle avait perdu, au final il en était résulté cette cicatrice. Sansa et Tyrion avaient tenté de questionner doucement leur fille, mais le choc semblait lui avoir fait perdre le souvenir de cette nuit. Mestre Nathan croyait à l'attaque d'un animal, très certainement d'un loup. et il n'avait pas été possible d'empêcher certains villageois et seigneurs Malveillants d'adopter le sobriquet de Ladylou pour parler de la petite. C'était une moquerie cruelle sur l'attachement célèbre de la famille Stark à leur emblème: le loup. Au lieu de regretter amèrement d'avoir donné ce nom à leur enfant, ou même de regarder le surnom simplement comme une insulte et de le bannir, ses pparents lui avait donné un sens positif.

Aeron néanmoins, eu un ricanement mauvais:

-Je ne risque rien je ne suis pas une LadyLou, ils ne me feront pas de mal.

Une partie des enfants éclata de rire sans doute sans comprendre complètement la remarque glaçante du petit garçon.

Les écuyers s'étaient rapprochés, et avec eux, le jeune Axel Fitzwiliam.

Ses seize ans lui donnaient une autorité naturelle sur les plus jeunes:

-Viens avec moi toi, fit-il en prenant Aeron par l'épaule, ce n'est pas un comportement adapté pour ton rang, allons voir tes parents.

Aeron était un enfant tenace, mais il ne manquait pas d'intelligence et il suivit Axel avec un regard d'un violet hargneux à la petite Lou, qui ne parut pas bien effrayée.

Janei regarda avec dépit et admiration son Axel, comme elle le désignait dans son esprit.

-Je le défierai en duel, annonça calmement Brilian, qui ne portait que peu d'intérêt aux arts du combat mais beaucoup à l'honneur de sa famille.

-C'est moi qui le ferai, pépia Cordelia, dont les jolis boucles blondes étaient aplaties par le casque qu'elle venait de retirer et que sa mère la forçait à mettre lorsqu'elle combattait avec son épée en bois contre son frère et ses cousins.

Lou éclata de rire et exécuta une parfaite révérence à son frère et sa soeur.

-J'aimerai tout de même savoir quelle est la créature qui a attaqué Lou, chuchota la sérieuse Johenne à Janei.

Elles étaient proches, toutes les deux, d'une certaine manière, comme les opposés qui se comprennent peuvent l'être, s'ils y sont obligés.

-Un loup n'aurait pas fait ça à un Stark, répondit doucement Janei, pour ne pas être entendue des plus jeunes. seuls Johenne et Brilian, très éveillés pour leur âge écoutaient leur aînée.

-Ça ne peut pas être un ours pourtant, il n'y en a pas ici, affirma Brilian, et ça fait déjà quatre mois et toujours aucun indice.

-Peut-être que c'est un signe que l'hiver revient, souffla Janei, en balayant la coure complètement dépourvue de neige des yeux et, devant l'expression perplexe des deux petits, elle laissa tomber son masque solennel et clarifia: ça veut dire des problèmes, des dangers.

Mais Janei se tut, sentant sans doute qu'ils n'étaient pas encore prêts pour en entendre davantage.

Pendant ce temps, alors que Janei Lannister et plus évasivement la petite LadyLou songeaient à ce que pourrait signifier un nouvel hiver, Sansa devenait reine de Westeros pour les quatre années à venir. Elle nomma comme Main son mari Tyrion Lannister, ce qui en contraria plus d'un, mais qui fut compris par d'autres comme à la fois le choix du coeur et celui de la raison. Boréalys les mènerait elle et sa famille au donjon rouge dès le lendemain matin, comme il l'avait fait pour Armand Fitzwiliam ce qui avait était sa première mission officielle, lorsqu'il avait atteint sa taille adulte.

Bran serait gardien de Winterfell en l'absence de sa soeur. Lui, joy et leur fille quitteraient pour quelque temps leur maison pittoresque non loin de Blancport pour venir au château de Winterfell où ils seraient aidés par Meera, Nathan et Edmund. Faérie avait accepté d'accompagner les Stark à Port-réal, pour se changer les idées, depuis qu'elle était séparée du père de sa fille, Eleanore.

Ce soir-là, Tyrion chercha longtemps Brilian qui se révéla être caché dans la bibliotèque. Brilian aimait les livres, surtout ceux pleins d'histoires et ceux relatant les dernières découvertes scientifiques.

-Tu ne pourras pas lire touT çA d'ici demain matin Brilian, sourit Tyrion, il faut que tu te reposes pour le voyage. Je sais que tu n'as pas envie de partir. Mais on reviendra de temps en temps et puis définitivement. Maman et moi, nous faisons cela pour vous en priorité, pour que vous ne grandissiez pas dans un monde aussi sombre que celui dans lequel nous avons grandi.

-Mais Winterfell, c'est chez nous non ? demanda le garçonnet roulé en boule sur un fauteuil.

-Oui, ça sera toujours chez nous, mais ça sera une belle aventure, tu apprendras pleins de choses.

Finalement, Brilian se laissa persuader de quitter la bibliothèque et accompagna son père à l'étage des chambres de la famille. Tyrion se laissa ensuite guider par le bruissement doux et familier de la voix de Sansa, qui provenait alors de la chambre de Maxence leur deuxième petit garçon. Un rayon de lune argenté et une lampe de chevet à l'éclat doré illuminaient la scène familière, bien qu'Ils y assistent tous pour la dernière fois dans ce lieu.

Sansa bordait le petit Maxence, qui, malgré ses seulement trois ans, était déjà déterminé à ne jamais rester tranquille plus de trente secondes

-Veut pas dormir, gémit le petit effronté en se relevant de son lit, ses cheveux blonds en bataille, je veux aller voir Boris.

Sansa haussa un sourcil perplexe, elle échangea un regard avec Tyrion qui lui communiqua son incompréhension identique.

-Il veut dire Boréalys, informa la petite voix de Lou, elle et sa soeur apparurent dans l'encadrement de la porte vêtues de leur chemises de nuit, l'une bleue, l'autre blanche.

Les deux petites vinrent se pelotonner au bout du lit de leur frère.

Les enfants Stark étaient ordinairement relativement plus raisonnables et allaient se coucher sans se faire prier, excepté Maxence peut-être qui ressemblait beaucoup à sa Tante Arya sur ce point, comme elle aimait à le rappeler avec fierté à qui voulait bien l'entendre. Cependant aujourd'hui tous étaient nerveux, inquiets ou excités.

-Papa, raconte nous une histoire et on ira se coucher, marchanda Cordelia, en souriant d'un air angélique à son père, sachant qu'elle le ferait céder plus facilement que sa mère.

-On a pas le temps pour ça Cordy, expliqua son grand frère Brilian d'un ton important, les histoires, c'est pour les bébés.

-On est jamais trop vieux pour une bonne histoire Brilian assura Sansa, mais quel genre de conte voudriez-vous entendre ?

Maxence se recoucha sagement,

-Boris fit-t-il, je veux l'histoire de Boris.

-Une histoire marrante, demanda Cordelia en se roulant en boule sur le tapis chaud au bas du lit en posant sa tête sur les genoux de sa mère.

-Une histoire avec des lords et des rois et des reines, chuchota Lou.

-Une avec une morale à la fin, acheva Brilian, en capitulant finalement à l'attrait des histoires, surtout racontées par son père.

-Avec tout ça, ça va faire une sacré longue histoire sourit Tyrion. Lui et Sansa, instinctivement avaient pensé à la même, et ils le comprirent en un regard complice.

-Nous pourrions en raconter un morceau chaque soir, sur la route et puis à Port-Réal, proposa-t-elle, la couronne toute neuve ne ceignait plus son front mais la beauté de son adolescence ne l'avait pas le moins du monde désertée.

Au contraire, avec la sécurité et le bonheur, ses expressions s'étaient quelque peu adoucies, quoiqu'elle puisse toujours prendre un masque glacé à l'envie, et ses quatre grossesses dont une double n'avait rien retiré de sa grâce naturelle. Ils n'avaient pas tout de suite décidé d'avoir une famille nombreuse, Tyrion avait craint si fort pour la vie de sa femme qu'il avait littéralement fait venir tous les mestres spécialisés en obstétriques de Westeros, mais tout s'était bien passé.

Les enfants approuvèrent

-Commence maintenant papa, demanda Cordelia.

-Il était une fois, dans un royaume où l'hiver approchait toujours, une jeune fille qui aimait les gâteaux aux citrons et était amoureuse de l'idée même d'aimer.

-Et dans un royaume lointain, très lointain pour la jeune fille, il y avait un jeune homme qui rêvait de dragons et de responsabilités et qui riait de tout pour ne pas pleurer ajouta Sansa avec un sourire.

-Boris ! s'exclama aussitôt Maxence croyant naïvement que ses parents en viendraient tout de suite aux choses intéressantes.

-Il n'y avait pas encore de Boréalys à ce moment-là Max, fit son père, mais il y avait trois oeufs de dragon entre les mains d'une jeune femme ambitieuse et perturbée.

À cet instant, il s'avéra que les yeux de Maxence se fermèrent sans son accord et Sansa assura à tout le monde que l'on poursuivrait l'histoire demain.

Ils quittèrent la chambre du petit, allèrent vérifier que le bébé, Nyleen, dormait bien à poings fermés dans sa chambre, ne pouvant s'empêcher de s'arrêter un instant pour contempler avec émerveillement la petite bosse qu'elle formait au milieu du lit et la tâche de ses cheveux châtains déjà abondant sur l'oreiller blanc.

-Bonne nuit, fit Brilian, sur le seuil de sa chambre, je comptais rester avec Oncle Bran et Tante Joy, parce qu'ils ont toujours plus de temps pour jouer mais je crois que je vais vous accompagner quand même.

Les mots étaient dit sans intention de blesser par un petit garçon qui n'avait pas envie de partir de chez lui, mais ils firent un peu mal à ses parents. Surtout à Sansa, qui craignait toujours de négliger ses enfants au profit de ses responsabilités politiques.

-Bonne nuit, Brilian, tout ira bien, murmura sa mère en lui^ ébouriffant les cheveux, j'espère que tu vas bientôt comprendre que les personnes comptent plus que les lieux et les objets.

-Bonne nuit, ma puce, fit Tyrion en voyant Cordelia s'éclipser.

Lou était demeurée seule debout dans le couloir près de ses parents. Les plus vieux habitants de Winterfell et de la ville d'hiver murmuraient que c'était le sosie de sa mère au même âge, autant physiquement que dans l'attitude. La combinaison des cheveux auburns de sa mère et des yeux verts hérités de son père lui donnait un air presque elfique, surtout lorsqu'elle avait cette expression grave typique des enfants Stark, qui signifiait qu'elle pensait détenir une connaissance suprême que le reste du monde ignorait.

-Ce n'était pas un loup qui m'a attaqué, fit-elle soudain, c'était une chose horrible, trop horrible pour apparaître dans une histoire et j'espère qu'elle ne reviendra jamais.

Tyrion et Sansa frissonnèrent, c'était la voix de leur petite Lou, mais les paroles qui sortaient de sa bouche n'étaient pas celles d'une fillette de cinq ans. Lou avait toujours été particulièrement liée aux forces magiques du Nord, mais depuis sa morsure, ce genre d'épisodes se multipliaient. À tel point qu'Arya et Ilirian, actuellement en voyage aux Eyriers avec leurs fils pour régler des troubles causés par lord Aryn, assuraient qu'il se pourrait bien qu'elle soit une actrice clé dans l'Histoire futur de Westeros.

Alors que Tyrion ouvrait la bouche pour formuler une interrogation Lou cligna des yeux, eut un bâillement et sembla perdre toute l'aura sollannelle qui l'entourait un instant plus tôt:

-Je sais que l'histoire parle de vous, fit-elle, mais il n'y aura jamais d'histoires sur moi, c'est Aeron qui me l'a dit, à cause de ça. Elle montra sa cicatrice avec dépit.

Sansa s'agenouilla pour être à la hauteur de sa fille, la gorge nouée:

-Tes frères et sœurs et toi, vous êtes dans cette histoire tu sais, fit sa mère, et c'est même la partie la plus intéressante.

Lou sourit, ils entrèrent dans sa chambre, son père borda les couvertures autour d'elle et embrassa son front:

-Bonne nuit ma chérie, ne pense pas à ça.

La petite fit oui de la tête, rassérénée pour l'heure.

Tyrion et Sansa se retirèrent en silence, se tenant la main ; ils demeurèrent enlassés jusqu'au premières lueurs du jour qui annonçaient leur départ pour Port-Réal, partagés entre inquiétude et espoir pour l'avenir, mais avec le bonheur d'être deux pour tout affronter.

Notes: Voilà c'est fini ! Je sais qu'on ne voit pas tout le monde mais je ne voulais pas que ça fasse trop catalogue, j'ai préféré faire une fin un peu ouverte, au cas où je voudrais écrire une suite plus tard. Je ne me sens pas de continuer trop vite et d'avoir mes personnages principaux beaucoup plus âgés que moi, ma perspective risquerait de ne pas être assez mature. Merci beaucoup d'avoir lu mes élucubrations très peu réalistes et beaucoup trop idéalistes jusqu'ici (je viens de relire le début de cette fic et ça m'a atrocement gênée XD) et merci pour toutes les reviews, j'écris des histoires depuis que je suis toute petite mais c'est la première fois que quelqu'un d'autre que ma petite sœur lit ce qui sort de ma tête. Je vous souhaite de bonnes fêtes et surtout de trouver ou de conserver votre hivernale ! Merci au mien, ma petite sœur qui m'a donné l'idée d'écrire cette histoire même si c'était involontaire et grâce à qui je sais de quoi parlent les Stark lorsqu'ils se considèrent comme une meute.

À bientôt j'espère, pour une autre histoire,