Moi : Salut les gens ! J'espère que ça va pour vous, moi j'ai la forme ! n_n

Ryuga : J'ai lu le chapitre d'aujourd'hui. Je le savais, mais je le savais ! Je le sentais venir !

Moi : Je ne vois pas de quoi tu parles ^^

Kyoya : Qu'est-ce qu'elle a encore fait celle-là ? -_-

Chris : Rien qu'avec le titre, ça sent pas bon…

Moi : Ce chapitre, c'est un peu le climax de cette fic ! Ça fait très longtemps que je l'ai en tête, je suis contente d'avoir enfin pu l'écrire !

Ryuga : En tout cas, ça sent de plus en plus la fin.

Moi : Eeeeet oui, mais ne vous inquiétez pas ! J'ai déjà une idée de fic pour remplacer celle-ci ! n_n

Kyoya : Est-ce qu'un jour tu arrêteras d'avoir des idées ?!

Moi : Nooooon ! X)

Kyoya : J'en ai marre…

Chris : On sait Kyoya, on sait X)

Moi : Disclaimer ? ^^

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.

Moi : Merci Ryu ! J'espère que vous allez apprécier ce chapitre, chers lecteurs ! ^^

Ryuga : Fuyez, pauvres fous…


Réponse aux reviews :

Marius : Je ne sais pas, mais je pense qu'on peut trouver les scans de MFB sur le net oui ! X)
Moi et mes cheveux, c'est à peu près la même histoire ! C'est si long d'en prendre soin X)
Non mais la Gan Gan Galaxy, c'est l'équipe la plus chaotique de tous les temps ! C'est à se demander comment ils ont réussi à gagner ce foutu Championnat du Monde ! XD
P.S : (Moi : T'as des nouvelles de Kiddou, Traffy ? Law : La dernière fois, il disait qu'il était en entraînement spécial pour être sûr de défoncer Maldeka bien comme il faut. Zoro : Il s'y croit trop celui-là ! Law : *ricane* En attendant, lui il bouge son cul pour tuer Maldeka au lieu de rager contre elle à distance. Zoro : Retire-ça tout de suite ! è_é Moi : XD)

Komachu : Je ne pouvais pas louper l'occasion de balancer une petite pique sur les parisiens en sachant qu'une étape du Championnat du Monde se déroulait à Paris XD


Deux semaines ont passé depuis la dernière fois, à comprendre depuis le week-end où j'ai rencontré Ryuto. On est plein milieu du mois de juin, il fait chaud et les prochaines vacances approchent à grands pas. Je dois avouer que j'ai hâte d'y arriver, parce que s'il continue à faire si beau on pourra aller à la plage entre amis. On en a parlé entre nous, on est tous chauds, même Damian. Je précise parce qu'il n'aime pas du tout le soleil, normal avec sa peau toute blanche, mais il a dit qu'il ne pouvait pas manquer une sortie pareille avec nous et qu'il élirait simplement domicile sous un parasol pour éviter de cramer. Moi j'ai hâte de faire une sortie plage parce que je veux voir Ryuga en maillot de bain. Oui, je sais, je suis incorrigible et en plus c'est un peu bizarre de vouloir voir son mec en maillot de bain alors qu'on l'a déjà vu en boxer et même complètement nu, mais je suis comme ça.

Sinon, vous devez sûrement vous demander ce qu'il a bien pu se passer pendant deux semaines. Eh bien, pour commencer, monsieur Doji a été viré. D'après Ryuga, son père a fait ça très discrètement pour éviter que tout le monde sache pourquoi il a été viré, mais il a fait ça bien et il l'a évidemment envoyé chez les flics au passage. J'ai pu en parler avec Reiji, il a dit que le directeur avait pris en notes ce qu'il avait raconté pour qu'il n'ait pas à être convoqué au poste pour témoigner. Il a fait ça parce qu'il a bien vu que Reiji avait déjà du mal à se confier à lui, alors à des flics ce serait encore plus compliqué pour lui, mais sans le savoir il a doublement aidé le châtain. En effet, Reiji est encore mineur et il aurait du coup dû être accompagné par un adulte, et le seul adulte dans son entourage, c'est son père. C'est donc mieux pour tout le monde que Reiji ne soit pas convoqué au poste de police.

On m'a retiré mon attelle aussi ! Si vous saviez à quel point j'étais heureux quand on m'a enlevé cette foutue attelle de merde. J'en avais marre de la porter, ça gratte en plus cette connerie à force… Bon, j'évite quand même de faire le fou, j'ai pas envie de me fouler encore la cheville ou de la casser en ne faisant pas attention. Du coup, j'ai arrêté de sauter les marches deux par deux, on sait jamais… Je pense que je vais rester comme ça pendant encore quelques semaines, histoire d'être sûr que ma cheville s'est bien remise, et après je vais recommencer à agir comme avant. De toute façon, on ne risque pas de me pousser à nouveau dans les escaliers de sitôt.

Konzern rase toujours les murs en me voyant, et ça fait trois semaines qu'il n'a plus rien essayé contre moi ou mes amis. En fait, ça fait trois semaines qu'il n'a plus essayé de faire chier personne. Je crois que Ryuga lui a vraiment foutu la trouille de sa vie, et je ne le plains pas du tout parce que comme ça on a enfin la paix dans cette école ! Si mes amis et moi sommes au courant de la raison pour laquelle Barbie se tient désormais tranquille, ce n'est pas le cas de tous les autres étudiants.

Au début, ils étaient surpris de voir Julian s'effacer comme ça et baisser les yeux devant quelqu'un, moi en l'occurrence, maintenant ils s'y sont fait et ça fait sourire la plupart. Je rappelle que Julian est dans cette école depuis trois ans, certains étudiants le supportent donc depuis trois longues années, et il a pourri la vie à plein de mecs ici, donc énormément de gens sont heureux de le voir enfin se taire et rester tranquille. Il y en a dans le tas qui se vengent un peu de lui, mais ça n'a rien voir avec ce que lui faisait subir aux gens qu'il n'aimait pas. Non, là on parle de petites bousculades au réfectoire et de ricanements sur son passage. Pour une autre personne, je trouverais ça dégoûtant, mais Julian a vraiment mérité qu'on le traite comme ça. Il ne mérite que ça. Mais bref, arrêtons de parler de lui, je préfère le zapper et l'ignorer maintenant.

Il est actuellement 12H30, c'est un très beau mardi, et on se dirige vers le réfectoire avec toute ma bande de potes pour aller manger. Depuis que je lui avais proposé, Reiji est venu manger avec nous une fois, et il a eu l'air d'apprécier, mais il préfère encore rester dans son coin. La vraie différence avec avant, c'est qu'il sourit un peu plus maintenant. C'est déjà un très grand pas en avant, et je suis heureux d'avoir pu contribuer à ce changement.

-Au fait, je vous avais dit que Chaoxin risque sûrement de venir pendant les prochaines vacances ? Nous demande Dashan alors qu'on entre dans réfectoire, ricanant légèrement.

-Non, tu nous l'avais pas dit non, répond Ryuga en ricanant de manière bien plus prononcée. Rassure-nous, tu pourras quand même sortir avec nous pour aller à la plage ?

-C'est pas mon possessif de copain qui réussira à me priver d'une sortie entre amis, rétorque le brun. Le jour où il réussira à faire un truc comme ça, c'est que je serai devenu un canard.

-Ouais enfin, la plage quand même ! Tant de beaux mecs en maillot de bain sous tes yeux, il va en faire une crise d'urticaire, glousse Chris.

-M'en parle pas, je suis fatigué d'avance… soupire Dashan. Il va faire une crise de jalousie toutes les cinq minutes et il va rester collé contre moi absolument tout le temps, histoire de bien faire comprendre que je suis son petit-ami. J'vous jure que s'il pouvait écrire son nom sur moi avec un feutre indélébile, ça fait longtemps qu'il l'aurait fait !

On éclate tous de rire tandis que Dashan regarde vers le ciel l'air de penser « Seigneur, mais pourquoi je suis tombé amoureux de ce mec moi ? ». Chaoxin est vraiment un sacré numéro, heureusement pour lui Dashan l'aime comme ça. Ils forment vraiment un drôle de couple ces deux-là.

Après avoir chopper nos plateaux, notre déjeuner et notre table préférée, oui on a une table préférée, on se pose et on commence à manger avec plaisir notre steak-frites de ce midi. Oui, on mange des steaks-frites même dans une grande école réputée pour petits fils de riches, et ça nous rend très heureux parce que c'est bon le steak et les frites. Alors qu'on a commencé à manger depuis quelques minutes, je commence à avoir soif. C'est le sel des frites ça, c'est sûr. Je demande à mes amis, et mon petit-ami, s'ils ont soif, ce à quoi ils répondent tous que non, et décide donc d'aller uniquement remplir mon verre à la fontaine au lieu de remplir le pichet. Oui, je suis une sale race oui, et ils le savent. Je me lève donc de ma chaise pour aller vers la fontaine à eau et remplir mon verre. Normalement, ça prend une minute de faire ça, mais c'est sans compter la queue à la fontaine. C'est donc au bout d'environ cinq minutes que j'arrive à la fontaine et remplis enfin mon petit verre.

Impatient de retourner à table parce que mon steak-frites m'appelle, je me retourne vite et me retrouve face à quelqu'un que je n'avais pas remarqué. Fais chier, c'est Julian… Même quand je suis bien décidé à l'ignorer, il trouve un moyen pour que je ne puisse pas.

-Tu veux quoi ? Grogné-je, mon verre dans une main. Il est super proche, on dirait qu'on va s'embrasser, berk…

-Juste accéder à la fontaine, me répond-il, sans petit sourire mesquin ou sans avoir l'air agacé.

Je fronce les sourcils, un peu étonné par son expression neutre, mais je me pousse sans faire d'histoires. Je ne vais pas m'amuser à créer des conflits inutiles avec lui, je veux juste l'ignorer et c'est tout. Je retourne donc à table avec mon verre d'eau, me rassois en vitesse et retourne à mon délicieux steak-frites. Avant de recommencer à manger, je prends une gorgée d'eau parce que j'ai la gorge sèche à cause du sel des frites. Tiens, elle a un goût bizarre l'eau aujourd'hui… Bah, ça arrive certains jours.

-Hé Kyoya, pourquoi elle est un peu rose l'eau dans ton verre ? Me demande Damian alors que je coupe ce qu'il reste de mon steak.

-Hein ? Répondé-je, ne voyant pas de quoi il parle.

J'oriente mon regard vers mon verre d'eau et constate qu'effectivement, l'eau est un peu rose. C'est quoi ces conneries ? La fontaine a eu un dysfonctionnement ou quoi ? Devant mon expression perplexe, Nile m'emprunte mon verre et goutte l'eau dedans, curieux.

-C'est pas mauvais, ça a un goût un peu fruité, dit-il en me rendant mon verre. Un peu comme de la…

Il se coupe soudainement, semblant réaliser quelque chose. Je m'apprête à lui demander ce qui ne va pas quand je me sens soudainement…mal. Putain, j'ai du mal à respirer… J'ai l'impression de sentir ma gorge gonfler… Attends… Oh non… Non non non, c'est mon allergie à la fraise qui fait ça ! Mais comment ?! Je regarde mon verre, ayant peur de comprendre, et d'un seul coup tout s'accélère…

XXXXXX

PDV Ryuga

Alors qu'on attend tous que Nile termine sa phrase, se demandant pourquoi il a l'air si bizarre, Kyoya porte une main à sa gorge dans un mouvement brusque et commence à faire des bruits bizarres, comme si quelque chose était coincé dans sa gorge et l'empêchait de respirer correctement. Merde, qu'est-ce qu'il se passe ?!

-Kyoya, qu'est-ce que tu as ?! Lui demandé-je, sentant déjà tout mon self-control se faire la malle.

-Verre… Mon verre… Arrive-t-il péniblement à articuler, les larmes aux yeux. Peux plus…respirer…

Il termine à peine sa phrase qu'il perd l'équilibre en tentant de s'accrocher à moi et tombe de sa chaise, faisant beaucoup de bruit. Je me jette à côté de lui comme si c'était un putain de réflexe et le regarde sans arriver à comprendre ce qu'il a, et puis je remarque sa gorge. Elle est devenue rouge et elle semble gonfler…

-Il y avait une espèce de truc à la fraise dans son verre, il fait une réaction allergique ! Me crie Nile de l'autre côté de la table, l'air paniqué.

Oh non… C'est pour ça que Nile s'était coupé au milieu de sa phrase, il avait reconnu le goût de la fraise… Mais comment ?! Comment il peut y avoir une quelconque trace de fraise dans le verre de Kyoya ?! Non, c'est pas le moment de penser à ça, Kyoya a besoin de son aiguille d'adrénaline ! Mais elle est dans sa chambre… Il faut que j'aille la récupérer, et vite. Si je tarde trop…il pourrait mourir… Jamais. Je ne supporterai pas de perdre Kyoya.

-Restez avec lui, je reviens, dis-je en me relevant, laissant mon petit-ami entre les mains de notre bande.

Sans prendre le temps de m'expliquer plus que ça, je me relève et quitte le réfectoire en courant. Tous les étudiants présents ont arrêté de manger et se sont tourné vers notre table, mais c'est bien la dernière de mes préoccupations. Je dois sauver celui que j'aime, et c'est un véritable contre-la-montre qui se joue actuellement. Je cours aussi vite que j'en suis capable vers le dortoir Alpha, n'ayant qu'une seule pensée en tête : cette putain d'aiguille d'adrénaline. Si Kyoya ne l'a pas changée de place depuis la dernière et seule fois où je l'ai vu la manipuler, cette fichue aiguille devrait se trouver dans son armoire à vêtements. Je dois faire vite, je n'ai vraiment pas de temps à perdre. Je me retrouve vite au dortoir Alpha et grimpe les escaliers jusqu'au 3ème étage en sautant plein de marches.

Une fois devant la porte de la chambre de Kyoya, la 327, je me rappelle brusquement qu'il l'a fermée à clé en allant au réfectoire et que je n'ai justement pas la clé. Merde, merde ! Bon, pas le choix, je vais devoir défoncer la porte. Désolé papa, faudra remplacer la porte, ou au moins changer la serrure, mais là c'est un cas d'urgence. Je recule un peu pour prendre de l'élan et pouvoir mettre assez de force pour pouvoir défoncer la porte, et finit par donner un grand coup de pied dans le bois de la porte, sous la poignée. La porte n'oppose aucune résistance et cède directement, seul le verrou se brisant. Je me précipite dans la chambre de Kyoya et ouvre son armoire, retournant toutes ses fringues bien rangées pour trouver l'aiguille d'adrénaline. Je ne pense pas que mon petit-ami m'en voudra d'avoir foutu le bordel dans ses affaires. Je tombe assez vite sur l'aiguille, la prend et sort à toute vitesse pour retourner au réfectoire. Ça doit faire à peine trois minutes que je suis parti du réfectoire, mais chaque minute est importante dans ce genre de situations.

Je cours donc aussi vite que quand je suis parti, sentant mes jambes être douloureuses parce que je leur demande un effort auquel elles ne sont pas vraiment habituées, la précieuse aiguille d'adrénaline dans ma main droite. J'ai littéralement la vie de mon petit-ami entre mes mains, et cette pensée fait pulser mon sang si fort dans mes veines que ça en est presque douloureux. En fait, j'ai l'impression que l'entièreté de mon corps est douloureux, à commencer par mon cœur. C'est comme s'il était compressé, comme si on me l'écrasait... Malgré tout cela, même si j'ai l'impression que je suis en train de mourir, et que tout mon corps me fait mal, je ne peux tout simplement pas m'arrêter de courir. Je ne peux pas. Je ne me calmerai que quand j'aurai injecté l'adrénaline contenue dans cette maudite aiguille à Kyoya, quand je saurai qu'il est sauvé… Pas avant.

Quand je remets les pieds dans le réfectoire, le silence religieux qui y règne glace le sang dans mes veines. Jamais un self ne devrait être aussi silencieux quand des élèves y sont… Je me faufile entre les étudiants, tous debout et le regard fixé vers la table à laquelle on s'assoit tout le temps, et plus je m'approche, plus j'entends le faible son de la respiration atrocement douloureuse et difficile de Kyoya. Je vous jure que si mon cœur n'explose pas, ce sera un miracle. Après avoir réussi à traverser la masse d'étudiants entassés dans ce foutu réfectoire, j'arrive enfin auprès de mon petit-ami. Sa gorge a doublé de volume, elle est presque aussi rouge que ma mèche, c'est horrible à voir… Il a les yeux pratiquement révulsés, c'est à se demander comment il réussit à être encore conscient. Moi j'ai la réponse : parce que c'est un battant. Ne t'inquiète pas mon amour, je suis là, et j'ai ce qu'il te faut.

Je n'ai jamais fait ça, pas vraiment étonnant, mais je sais qu'il faut que l'adrénaline puisse se répandre dans ses veines le plus vite possible. Je crois que le moyen le plus rapide…ce serait de planter l'aiguille dans son cœur. Anatomiquement parlant, la seule artère que je sais situer avec certitude c'est la carotide, et elle est dans le cou donc c'est une mauvais idée de chercher à planter l'aiguille d'adrénaline dedans. Je n'ai pas le choix, et je n'aurai pas de deuxième chance. Pitié, faites que je ne plante pas l'aiguille dans ses côtes, faites que je ne plante pas l'aiguille dans ses côtes… J'inspire un grand coup pour calmer mes tremblements incontrôlés, lève ma main droite, qui tient l'aiguille, et la plante bien droite dans la poitrine de Kyoya avant d'appuyer sur l'autre côté pour libérer l'adrénaline contenue dedans. Un peu hésitant, je retire l'aiguille et attend, la boule au ventre.

Après quelques secondes, sûrement les plus longues de mon existence, Kyoya prend une soudaine très longue inspiration puis se met à tousser, comme s'il avait été en train de se noyer et qu'il parvenait finalement à revenir à la surface. Putain de merde, je crois que j'ai dû faire un arrêt cardiaque pendant que j'attendais que l'adrénaline fasse son effet… Je crois que mes nerfs lâchent tellement que je vais me mettre à pleurer… Ayant encore un peu de mal à revenir sur Terre, Kyoya regarde partout autour de lui avec un air perdu et nos yeux finissent par se croiser. Je suis là Kyoya, je suis là. Je serai toujours là…

XXXXXX

PDV Kyoya

J'ai l'impression d'avoir littéralement ressuscité… Je vous jure que je me suis vu en train de mourir, je me suis vu en train de crever dans les bras de…de l'un de mes potes, je sais même pas lequel… Je suis tellement perdu… J'ai encore la vue toute floue, la seule personne que j'arrive à distinguer correctement…c'est Ryuga. Il est penché sur moi, ses yeux dorés plantés dans les miens. Il m'a sauvé la vie… J'ai à peine entrouvert la bouche, voulant lui dire merci, qu'il pose sa main dessus pour m'empêcher de parler.

-Ne parle pas Kyoya, me chuchote-t-il avec une douceur qu'il n'avait encore jamais eue. Reprends ton souffle, respire… Ça va aller, tout va bien.

-T'en fais pas Kyoya, on a appelé une ambulance, dit la voix de Dashan juste au-dessus de moi, me laissant penser que c'est lui qui me tient dans ses bras depuis un moment. Il faut que t'ailles aux urgences.

-Merci… soupiré-je, la gorge encore bien douloureuse.

Ça ne me ravit pas de devoir aller aux urgences, je hais les hôpitaux, mais je n'ai pas le choix. Au bout de quelques minutes, je commence à me sentir mieux et Dashan et Ryuga m'aident à me relever et à me rassoir sur ma chaise. C'est maintenant que je remarque toute l'agitation que j'ai provoquée. Les étudiants se sont agglutinés autour de nous, se demandant ce qu'il se passait avec moi, et maintenant qu'ils voient que j'ai l'air d'aller mieux, ils commencent à se disperser pour retourner à leur déjeuner. Je remarque aussi Nile, assis en face de moi, l'air fatigué et les yeux rougis mais me souriant quand même. Il a pleuré… Ça ne m'étonne pas, en fait je suis même impressionné que Ryuga n'ait pas pleuré lui. Il a vraiment un sacré self-control. Par contre, je ne vois pas Chris et Damian…

-Chris, non, reviens ! S'exclame la voix du bleu un peu plus loin. Fais pas ça !

D'un seul mouvement, on tourne tous la tête dans la direction d'où provient la voix de Damian et on l'aperçoit de dos essayer de retenir le blond. Qu'est-ce qu'il fait… ? Dashan s'apprête à aller les rejoindre quand on voit Julian littéralement valdinguer sur au moins deux mètres dans notre direction et s'étaler par terre en gémissant de douleur. Chris ne tarde pas à le rejoindre en quelques enjambées, avec l'expression la plus furieuse que j'ai jamais vue sur le visage d'un être humain, le bleu essayant toujours désespérément de le retenir.

-C'est quoi ton problème espèce de malade, hein ?! Hurle le blond à l'attention de l'autre blond, qui lui est étalé par terre. T'as pas réussi à tuer Kyoya en le faisant tomber dans les escaliers alors tu t'es dit que t'allais utiliser son allergie contre lui, c'est ça ?! T'es un putain de psychopathe ! Ta place elle est en taule ! Espèce de… !

Chris déborde tellement de rage et de colère qu'il attrape Konzern par le col de sa chemise pour le relever et lève son poing droit, s'apprêtant à lui mettre une énorme droite devant absolument tout le réfectoire. Heureusement, Dashan est assez rapide pour l'intercepter et lui fait lâcher Konzern, un peu à contrecœur. Il aurait bien aimé voir Julian s'en prendre une, d'autant plus qu'on sait tous que c'est forcément lui qui a mis un truc dans mon verre puisque c'est le seul qui m'en veut assez pour me faire un truc pareil, mais là tout le monde nous regarde…

-Chris, calme-toi, il en vaut pas la peine, lui dit fermement le brun, le retenant par les poignets pour s'assurer qu'il ne va pas essayer de se débattre pour aller frapper Julian. Il en vaut vraiment pas la peine.

L'américain grogne, très contrarié, mais il ne cherche pas à continuer ce qu'il avait commencé et lâche l'affaire. Chris est impulsif, ce n'est pas la première fois que je m'en rends compte, et Dashan n'est pas son meilleur ami pour rien. Il le canalise quand Dynamis n'est pas là. Le blond finit par soupirer et retourne s'assoir sous les regards un peu flippés des autres étudiants, qui retournent vite fait bien fait finir leur repas. Damian soupire, heureux que notre ami chinois ait réussi là où lui a échoué, et retourne s'assoir lui aussi. De son côté, Konzern remet sa chemise correctement et retourne s'assoir sans faire d'esclandre. C'est un peu…surprenant. De sa part, je m'attendais à ce qu'il fasse comme d'habitude : qu'il joue à l'innocent avec un petit sourire satisfait, sachant qu'on a pas de preuve tangible que c'est lui qui a fait ça. Là, il n'a même pas ricané. Est-ce qu'il se serait rendu compte qu'il est allé beaucoup trop loin ? Je ne sais pas, et je m'en fiche. Il a essayé de me tuer, et quand je sortirai de l'hosto, j'irai voir la police. Je laisserai pas passer ça.

Quelques minutes plus tard, le père de Ryuga arrive dans le réfectoire, qui s'est un peu vidé parce qu'un paquet d'étudiants ont fini de manger et se sont tiré en vitesse. Il a été mis au courant de la situation par des étudiants de quatrième année. Comme j'ai encore du mal à parler, ma gorge toujours un peu gonflé et rouge, c'est Ryuga qui explique à son père ce qu'il s'est passé. Ce dernier fronce beaucoup les sourcils à l'évocation du nom de Julian, mais je n'ai pas le temps de savoir ce qu'il va faire pour lui parce que c'est à ce moment-là qu'arrive l'ambulance, j'entends la sirène dans la cour. Comme je me sens encore un peu faible, Ryuga m'aide à marcher pour sortir du réfectoire. Les deux ambulanciers prennent le relais en me voyant sortir, mon surveillant me soutenant. En deux minutes, je suis allongé sur un brancard, prêt à partir pour l'hôpital. Alors qu'on s'apprête à partir, je vois Ryuga monter et s'assoir près de moi. Je ne pensais pas qu'il aurait le droit de partir avec moi à l'hôpital.

-J'ai dit que c'était moi qui était responsable de toi comme je suis le surveillant, du coup ils m'ont autorisé à venir, m'explique mon petit-ami en remarquant mon air étonné. Je compte pas te lâcher, Kyo.

Il sourit d'un air fier, et moi je ricane doucement en levant un peu les yeux au ciel. Il est vraiment pas croyable…et c'est comme ça que je l'aime. J'ai de la chance de l'avoir, tellement de chance. Je lui dois tant de choses. Je lui dois la disparition totale de ma morosité, la disparition de la coquille vide que j'étais, la découverte de l'amour…et maintenant je lui dois la vie. Je lui dois ma putain de vie. Je ne veux jamais me séparer de lui, jamais. On a vécu trop de choses ensemble, et jamais personne ne pourra me comprendre aussi bien que lui. Jamais je ne pourrai aimer quelqu'un d'autre que lui.

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Retour à la dure réalité des choses !

Kyoya : Mais c'est qu'elle a failli me faire clamser celle-là ! è_é

Chris : Depuis le chapitre où elle avait précisé que tu avais une allergie très grave à la fraise, j'attendais qu'elle s'en serve. Bah voilà ! X)

Ryuga : Julian est donc définitivement un putain de psychopathe en puissance.

Moi : Oui, mais ça c'est pas nouveau ! X)

Kyoya : J'aurais bien voulu que tu laisses Chris le tabasser quand même !

Moi : Je m'en doute XD

Ryuga : Et c'est quoi qu'il a foutu dans le verre de Kyoya au final ?

Moi : La réponse au prochain chapitre ! En attendant, laissez les reviews de l'amour, et à dimanche ! n_n

Kyoya : Il sera fini quand ton omégaverse d'ailleurs ?

Moi : Dans très longtemps Kyo ! Pour ton plus grand malheur ! XD

Kyoya : …

Moi : Allez, salut tout le monde X)