Chapitre 99 : Confrontation
Scott raccrocha un peu hagard. Son cœur s'était emballé lors de la courte communication, saturant son organisme d'adrénaline. Il peinait encore à croire en leur chance. Sans cet appel, jamais ils n'auraient pu sauver Stiles. Il ne se le serait jamais pardonné. Pour son meilleur ami et sa mère, il aurait donné sa vie sans hésiter.
Sans perdre une minute, il fit un topo aux humains, ses bêtas étant déjà sur le branle-bas de combat après avoir prêté oreille à l'échange téléphonique.
Il lui fallait quelqu'un au lycée pour gérer Luna. De gré ou de force, elle obéissait à son père. Ils ne pouvaient se permettre qu'elle le prévienne de leur absence au rendez-vous ni qu'elle ne le rejoigne pour lui prêter main-forte. À ce stade, cinq petites minutes pouvaient faire la différence.
Derek et Noah refusèrent d'emblée, tous deux souhaitant faire partie de l'équipe qui secourrait Stiles.
Il aurait également besoin d'Allison à ses côtés. Ses compétences en tirs seraient un atout non négligeable. Quant à Lydia qui venait de comprendre l'origine de l'écho fantomatique bourdonnant dans son esprit, il la voulait en sécurité. Elle resterait donc ici.
— J'irai, se proposa Isaac. Luna m'écoutera… du moins, j'espère !
— Vous aussi, Carter ! Au lycée !
Si la banshee offrit un regard incertain à son louveteau, tous les autres se retournèrent vers le shérif. Ses bras croisés sur son torse et son expression sévère ne souffraient aucune réplique. Ian pourtant ne s'en priva pas, pas du tout impressionné par l'humain.
— Hors de question, si Maxime est en danger, j'en suis !
— Pour moi aussi c'est hors de question. Votre frère a su vous manipuler jusqu'à présent. Je ne vous veux pas à la scierie ! C'est non négociable.
Ian tenta de riposter, mais Scott prit les devants. Ils n'avaient pas de temps pour la parlotte et puis il devait admettre qu'il serait plus serein si le père de Max n'était pas dans ses pattes. Ses yeux étincelèrent tandis qu'un grondement s'élevait de sa poitrine. Il abusa de son aura pour faire ployer l'oméga qui se rebella aussitôt en feulant de mécontentement.
Il avait pourtant prévenu : il ne voulait plus jamais se soumettre à un autre.
Derek fut moins patient. En moins d'une seconde, il avait saisi l'homme par le col et l'avait plaqué au mur, tous crocs dehors, dans une posture clairement menaçante.
— On n'a pas le temps pour ces conneries, sac à puces. Tu es venu ici pour qu'on s'entraide alors soit tu obéis, soit je te fais définitivement taire !
Ian hocha la tête en déglutissant face à son coup d'éclat.
Ils finirent tous de se préparer en toute hâte avant de se séparer dans deux véhicules distincts.
Isaac étreignit sa petite-amie pour se donner du courage et pour la rassurer avant de s'installer au volant de la camaro de son mentor. Il prit la route du lycée sans se douter que la blonde vénitienne imposait sa présence dans sa Chevrolet Captiva. Il était hors de question pour elle de rester en arrière.
Scott préféra capituler, il n'y avait pas une minute de plus à perdre. La banshee n'était de toute façon pas du genre à se laisser dicter sa conduite.
Ils profitèrent du trajet pour coordonner leurs actions. Noah avait déjà eu l'occasion de se rendre à l'usine désaffectée pour y démanteler des trafics illégaux ou déloger quelques squatteurs qui se mettait en danger en vue de l'état du bâtiment.
Ils n'avaient aucune idée de la situation sur place, Maxime n'ayant pas eu l'occasion de les en informer. Il s'était contenté de donner leur localisation et d'expliquer qu'il devait rejoindre sa cellule avant que Paul ne s'aperçoive de son absence.
Dans l'habitacle, la tension était palpable et le trajet semblait interminable. L'adrénaline coulait déjà dans les veines et tous n'avaient de cesse de fixer l'horloge du tableau de bord qui égrainait les secondes comme un compte à rebours mortel.
Ils passèrent l'aire de repos longeant le grand axe routier avant qu'une intersection à peine visible entre les arbres n'apparaisse. Ils stoppèrent la voiture sur l'accotement, à couvert de la végétation, refusant de s'approcher davantage pour ne pas risquer de se faire repérer.
À contrecœur, Lydia accepta de rester à l'abri du véhicule, et se glissa derrière le volant pour pouvoir démarrer en trombe si nécessaire.
Comme décidé, chacun avança vers le vieux bâtiment en brique rouge devant lequel ils se séparèrent. Ils savaient tous ce qu'ils avaient à faire.
Il leur fallait prendre en compte les sens surdéveloppés du loup-garou renégat. Le silence était de mise.
Scott et Noah — arme au poing — contournèrent l'enceinte de l'usine chacun de leur côté afin de couvrir plus de terrain. Ils devaient trouver un moyen de pénétrer dans le bâtiment en toute discrétion. Avec un peu de chance, leurs recherchent les mèneraient aux trois prisonniers qu'ils souhaitaient libérer avant l'affrontement final. Ils ignoraient encore que quelques secondes plus tard, le quadragénaire croiserait la route des deux fugitifs qu'il escorterait jusqu'à Lydia avant de reprendre son inspection des lieux.
D'après le shérif, il y avait une verrière en partie brisée sur le toit. Soumise aux intempéries, elle permettrait d'avoir une vue d'ensemble de l'intérieur du bâtiment.
Allison, légère et délicate, devait s'y installer avec son arc, hors de portée du danger tout en ayant le meilleur angle de tir possible. Derek, qui était doté à proprement parler d'un pas de loup, la suivit en direction de la vieille échelle rouillée sillonnant un des murs extérieurs.
L'ascension fut longue et pénible. Ils ne devaient surtout pas faire résonner les échelons métalliques sous leurs pieds tout en s'assurant de leurs prises, certains barreaux étant en trop mauvais état pour soutenir leur poids.
Enfin, ils enjambèrent la corniche et évoluèrent à pas feutrés sur la chape plate surplombant le bâtiment. Ils évitèrent les canalisations et autres installations électriques s'y trouvant pour rejoindre le vitrage au centre.
Avant même de l'avoir atteinte, la voix de Paul puis de Stiles s'éleva de l'intérieur. Dès qu'il l'entendit, Derek se sentit tout de suite apaisé. La proximité de son compagnon calmant le lien instable de leur revendication.
Le cœur de la chasseuse eut un sursaut lorsqu'elle aperçut l'état de son ami qui retenait tant bien que mal une couverture rose sur ses épaules.
Il allait bien pourtant. Légèrement douloureux peut-être et clairement en danger. Derek pouvait le voir et le ressentir, mais ce n'était rien en comparaison des affres qui l'avaient englouti la veille.
— Vous avez menti à Luna !
— Oui et non, concéda Paul. Tu sais, quand on vit avec des êtres capables de repérer le mensonge, on apprend à choisir ses mots consciencieusement. En tant que louve, Luna est parfaite. Malheureusement, elle refuse de se libérer de ses chaînes humaines et se laisse dicter par vos lois ridicules sans comprendre que nous n'avons plus à nous y soumettre. Nous sommes faits pour gouverner les Hommes, pas l'inverse. J'ai bon espoir qu'elle se révèle après avoir ôté la vie de ton compagnon. Arracher un dernier souffle… c'est incroyable… On en devient vite accro !
— Vous êtes cinglé !
Derek frissonna. Ce n'était franchement pas le moment de provoquer l'oméga. Il avait envie de hurler à Stiles de rester tranquille encore quelques minutes, le temps que Scott et Noah trouvent comment entrer. Malheureusement, il n'avait aucun moyen d'attirer son attention.
Allison avait encoché une flèche, mais d'un signe négatif de la tête elle confirma à l'ancien alpha ce qu'il avait déjà deviné. Son amant était sur la trajectoire entre la chasseuse et le lycanthrope.
Loin de se soucier de la remarque de son prisonnier, le compagnon d'Eléa semblait impatient de lui expliquer ses projets.
— Cinglé ? Non… Au contraire, je pense être parfaitement réaliste en ce qui concerne notre nature. Luna fera une alpha magnifique… elle a simplement besoin d'un petit coup de pouce. Heureusement, je suis là pour ça. Quand j'en aurais fini avec toi, je la délivrerais de l'emprise de son frère. Je ne vais pas te mentir, me débarrasser enfin de lui après toutes ces années va vraiment être l'avènement de ma journée… Tu n'es pas jaloux, j'espère ?
Stiles souffla un rire désabusé avant de reprendre la parole d'un ton assuré qui dénotait avec la situation. Même son tortionnaire fronça les sourcils, surpris.
— Elle vous détestera… Au fond, j'ai presque pitié de vous… presque ! Moi, j'ai mon père, j'ai Scott, la meute et Derek… Sans oublier Maxime et Mélissa… Mais vous, vous n'avez rien ni personne.
— Tu n'auras bientôt plus rien non plus ! répliqua Paul le souffle rendu court de colère.
— Mais je mourrais en me sachant aimé. Quand vous disparaîtrez, personne ne vous regrettera ! Il n'y a pas d'amour dans votre vie !
Cette fois, l'oméga gronda et Derek se redressa légèrement tandis que, dans sa poitrine, son cœur se mettait à battre à un rythme effréné. La peur faisait vibrer son être tout entier. Il tremblait face à la scène se déroulant sous ses yeux, ne supportant pas d'en être simple spectateur, ne rêvant que d'annihiler les derniers mètres le séparant de son aimé pour le sauver de ce fou furieux.
Stiles était imperturbable. Il planta son regard insolent dans celui étincelant de bleu de son geôlier, lui offrant son sourire le plus goguenard.
— Et Esther…
C'était la goutte d'eau pour le loup-garou qui attrapa l'humain à la gorge avec rage. Il grogna à quelques millimètres du visage de son interlocuteur qui ne se départit pas de son expression provocante. Malgré le manque d'air et la prise sur son cou, ce dernier semblait incapable de retenir sa langue.
— La seule que vous n'ayez jamais aimée…
— Et à qui je reste dévoué même par delà la mort.
— Tout à votre honneur.
Visiblement satisfait, Paul relâcha sa proie en le repoussant durement.
Allison se redressa légèrement, prête à décocher, malheureusement, le lycéen ne trébucha pas, empêchant la chasseuse d'atteindre sa cible. Elle expira lentement pour se détendre tandis qu'ils continuaient leur observation.
— Il te reste deux minutes, Stiles ! Tu devrais songer à te recueillir au lieu de me faire la conversation.
L'humain haussa les épaules avec désinvolture sans se défaire de son sourire. Il massa sa gorge, avant de reprendre la parole.
— Vous ne rêviez pourtant que de ça pendant nos séances. Vous devriez être comblé ! Il y a une question que je me pose…
D'un geste impatient de la main, le lycan l'invita à poursuivre.
— Vous n'avez jamais ressenti le besoin de la revendiquer ?
Paul se tendit en comprenant qu'il évoquait à nouveau sa défunte compagne.
— Je te l'ai dit : la revendication est une faiblesse.
— D'accord, mais vous en aviez envie, pas vrai ?
Le loup grogna et l'humain décida de prendre cette réponse pour un oui.
— Je suppose que c'est elle qui vous a appris comment contourner la vérité sans avoir à mentir…
Il laissa flotter ses mots quelques instants afin que son tortionnaire en saisisse l'allusion.
Son sourire était à son paroxysme. Il releva la tête pour toiser le soignant avec un dédain évident prêt à lui porter le coup de grâce.
— C'est triste… De réaliser qu'on n'a jamais été aimé… non ?
Le monde vacilla sur son orbite. Le temps se suspendit quelques secondes.
Derek perçut l'accroc dans le rythme cardiaque de l'oméga.
Un grondement sourd accompagna la transformation de l'amant d'Eléa. Sa tête se pencha sur ses épaules, ses os craquèrent de façon sinistre. Il grogna de douleur tandis que son corps s'allongeait. Ses vêtements se déchirèrent sous sa peau recouverte à présent d'une épaisse fourrure sombre. Il devenait difforme et massif, à l'image de Peter lorsqu'il était alpha. Vaincu par son loup, son humanité définitivement terrassée par les mots de Stiles qui recula de quelques pas, les yeux arrondis de stupeur face au loup-démon.
Il n'y avait pas une seconde à perdre. Il fallait le sortir de là !
— Maintenant.
Allison décocha sa flèche au signal tandis que le loup de naissance sautait au travers de la verrière.
Des éclats cristallins volèrent en tous sens. La pointe atteignit le monstre à l'épaule. Il tressaillit à peine et l'arracha de sa chair avant que Derek ne touche enfin terre.
L'effet de surprise était raté si bien que le bêta ne put que regarder impuissant son compagnon se faire maîtriser par l'homme-loup.
Ses griffes affreusement longues se refermèrent sur la gorge gracile de l'humain qui souda ses prunelles miel à celles de son amant. Ce dernier avait le souffle court. Un morceau de verre s'était logé dans son bras sans qu'il n'en fasse cas, trop accaparé par le danger des lames de rasoir sur sa carotide. Une de ses mains recouvrait celle sur son cou tandis que l'autre tentait vainement de desserrer le bras qui le maintenait contre le torse velu dans son dos. Il se débâtit quelques secondes avant d'abandonner.
Alerté par le bruit. Noah et Scott prirent possession de l'espace dans un boucan improbable. Ils n'avaient de toute évidence pas trouvé d'accès.
— Seigneur tout puissant !
L'exclamation du shérif résonna dans l'entrepôt. Ses yeux arrondis d'effroi étaient fixés sur la créature difforme.
Scott s'immobilisa, soucieux de ne pas donner de prétextes à leur adversaire de porter l'estocade finale. Pourtant, leur simple présence surprit suffisamment le monstre pour interpeller sa dernière parcelle d'humanité. Il secoua la tête comme pour se défaire de l'emprise de l'animal et son visage se fit légèrement moins sauvage.
— Comment nous avez-vous trouvés ? Luna…
— Luna ne nous a rien dit, tenta de l'apaiser le fils de Mélissa. Paul… Relâche-le ! Nous sommes en supériorité numérique ! Tu as perdu !
La poigne du loup se resserra, perçant la peau fine de Stiles qui se débâtit à nouveau.
— Je ne serais pas le seul à tomber !
— Nous ne sommes pas des assassins. Relâche-le !
Sur ses mots, Scott tendit une main vers l'oméga et l'autre vers son bêta pour lui intimer d'obéir, sous les iris scrutateurs de Paul.
— Tu ne mens pas, mais ce n'est pas toi qui diriges. Qu'en pense ton alpha ?
Il se tourna vers Derek qui grogna sans pouvoir se contenir. Ils s'affrontèrent du regard quelques secondes avant que le loup de naissance ne se décide à répondre.
— Si tu le relâches sans lui faire plus de mal, je consentirais à ne pas t'achever.
L'oméga ricana sans le quitter des yeux. Peu à peu, il reprenait pied dans la réalité, n'arborant bientôt plus que son aspect lycanthropique, chassant le démon pour laisser son âme stratège prendre les commandes.
— Malheureusement, tu as désobéi à mon ordre… Tu ne l'aimes pas autant que tu le prétends.
Sans autre sommation, il enfonça ses griffes dans le flanc de l'humain qui hurla de douleur. Ses trois alliés esquissèrent un pas en avant, vite stoppé quand la paume sur la gorge se resserra, étouffant le cri de souffrance en même temps qu'il privait l'adolescent de son souffle.
— Vous êtes peut-être en surnombre, mais les cartes sont entre mes mains ! Luna n'est pas là, mais je suis prêt à changer mes plans s'il le faut. Soumets-toi, Derek ! Et j'épargnerais ton compagnon !
Devant leur silence, ses griffes se refermèrent un peu plus durement sur les côtes de l'humain qui geignit tant bien que mal en gigotant. Incapable de garder plus longtemps son sang-froid, Derek grogna et ses iris étincelèrent du même bleu que celui de Paul qui tressaillit de surprise, relâchant sans le vouloir sa prise sur l'humain.
Le fils du shérif jeta un vif regard vers son père avant de refaire les gestes d'autodéfense qu'il lui avait appris lorsqu'il n'était encore qu'un enfant.
Tout se passa très vite. Il lâcha la main sur sa gorge pour la glisser sur le tesson de verre planté dans son bras gauche qu'il envoya avec force dans le plexus solaire du lycanthrope, non sans avoir balancé sa tête en arrière pour lui fracasser le nez.
Tout loup qu'il était, Paul encaissa les coups sans être capable de les anticiper. Le temps qu'il réalise quoi que ce soit, Stiles avait pivoté pour enfoncer son arme dans sa gorge.
Le sang s'écoula du cou de l'oméga dans un gargouillis immonde. Il recula de plusieurs pas à l'instar du fils du shérif qui rejoignit ses amis sans demander son reste.
L'ancien bêta d'Eléa extirpa l'éclat de sa chair qui cicatrisa aussitôt. À nouveau, il poussa un cri inhumain, interrompu par une flèche d'Allison.
Le monstre reprenant le contrôle de son corps, il avisa la chasseuse avec une haine primitive avant de s'élancer sur les machines pour accéder au toit. Scott le poursuivit sans attendre tandis que l'adolescente fuyait déjà pour échapper au courroux du monstre.
— Tu vas bien ?
Les mains de Derek étaient partout sur le corps de son humain qui tremblait.
— Oui… Oui ! Aide Scott !
Le bêta aurait mille fois préféré rester près de son compagnon, mais son alpha avait besoin de lui pour faire face à cet adversaire bien plus puissant qu'eux. Il avisa Noah qui cherchait une ouverture pour tirer et hocha la tête avant de s'élancer à son tour.
Les grognements envahirent la nuit. Un coup de feu retentit atteignant le loup-démon qui hurla de douleur avant de sauter du toit vers la cour, obligeant le shérif à sortir à son tour.
Il entraîna son fils dans son sillage, peu enclin à le laisser seul et sans protection. Le temps qu'ils rejoignent l'extérieur, une nouvelle déconvenue les figea de surprise.
Maxime au sol était dominé par son oncle sous sa forme la plus monstrueuse, ses crocs incroyablement proches de sa gorge, bavant de rage sur le pauvre adolescent.
— J'ai voulu le retenir, mais quand il a entendu les coups de feu, il…
Un autre grognement de Paul coupa l'explication sanglotante de Lydia que Mélissa maintenait tant bien que mal derrière elle.
Allison avait à nouveau encoché une flèche et ne lâchait pas du regard sa cible. Elle pouvait l'atteindre facilement, mais son adversaire risquerait alors de répliquer en achevant le garçon entre ses pattes.
Noah braquait lui aussi son arme sur le monstre, faisant bouclier de son corps devant son rejeton.
Scott et Derek, en position de combat, semblaient prêts à bondir à la moindre ouverture.
Un crissement de pneus bouleversa l'équilibre précaire de la situation avant que chacun n'observe ébahi et impuissant la mustang de Luna foncer sur eux.
