Chapitre 100 : The Last Stand

Luna ignorait si elle devait se sentir soulagée ou paniquée. Isaac et Ian lui faisaient face et s'étaient interposés entre sa voiture et elle pour la dissuader de sauter à son bord.

Elle n'aurait pas à tuer… pas aujourd'hui ! Pourtant, la crainte qu'il arrive quoi que ce soit à son frère était plus forte que tout.

— Vous ne comprenez rien ! Max est en danger !

Techniquement, son père avait menacé la vie de Stiles, mais maintenant qu'elle avait pris conscience de son inhumanité, elle ne doutait pas un instant qu'il n'hésiterait pas à tuer son aîné pour la punir de son échec.

— Ne t'inquiète pas pour lui. Derek et Scott sont sur place.

Les mots d'Isaac se voulaient rassurants, apaisants, mais rien n'aurait pu apeurer davantage la louve.

— C'est trop dangereux ! Si ça tourne mal, il…

— Tout ira bien, Luna !

Un tressaut dans le rythme cardiaque de son oncle démentit ses propos. Lui non plus n'était pas convaincu. Elle sentit son propre cœur s'emballer et la détresse l'envahir.

— Laissez-moi au moins les aider…

Elle n'avait plus espoir de sauver son père à présent, mais Maxime… Elle ne pouvait pas l'abandonner à son sort une seconde fois… Elle ne pouvait pas rester là à ne rien faire sans être certaine qu'il irait bien.

— Impossible !

Jamais elle n'avait vu le bêta de Derek si froid et inflexible. Ce constat finit de lui briser le cœur. Si elle avait compris que l'amour du louveteau était voué à la blonde vénitienne, elle avait trouvé du réconfort dans son amitié. Même après qu'il ait suivi Scott, il avait continué à lui offrir ses regards tristes et résignés, preuve qu'il ne lui en voulait pas personnellement. Pourtant, en cet instant, il ne restait rien d'autre que de la rancœur et de la peur au fond de ses iris océan.

Elle aurait été bien incapable de le lui reprocher. Elle avait trahi sa confiance et en assumerait la responsabilité.

— Isaac…

Elle esquissa un pas vers lui, provoquant un éclat jaune dans le regard du jeune lycan.

— Je ne suis pas ton ennemi. Comprends-moi… Il retenait Maxime, je n'avais pas le choix !

— Max n'est son prisonnier que depuis samedi soir… Quelles sont tes excuses avant ça ? Ne me prends pas pour un crétin, Luna ! Je sais bien que tu t'es servi de moi ! J'ai compris maintenant. Tu m'as raccompagné au loft et quelques jours plus tard vous nous y avez laissé une petite carte de visite ! Tu pensais que je ne ferais pas le lien ?

La colère du bouclé explosait, ses mots frappant la louve comme autant de coups de poignard.

— C'était vrai au début ! Mais après… Tu m'as fait changer. Toi et les autres. Votre gentillesse, votre amitié…

Sa sincérité ne sembla pas atteindre le jeune homme, barricadé derrière sa détermination, ne se laissant pas contrôler par ses émotions. Seul son oncle l'avisait avec une réelle peine.

— Après la mort de maman, plus rien ne comptait. J'ai suivi mon père, persuadée que devenir l'alpha était notre unique solution. J'ai grandi ainsi. Je pensais que tuer était normal. Qu'on n'obtenait rien sans faire usage de la force, mais vous m'avez ouvert les yeux ! Je ne peux pas changer le passé, mais laisse moi me racheter. Laisse-moi vous aider. S'il te plaît.

Isaac secoua la tête. Scott ne la voulait pas à la scierie et de toutes les valeurs qui dictaient sa conduite, la loyauté était la plus importante à ses yeux. Rien ne lui ferait changer d'avis.

C'était sans compter sur le coup sec qui frappa sa nuque, l'entraînant dans les limbes obscurs de l'inconscience sans sommation.

Luna accourut vers son corps amorphe au sol, le cœur battant à tout rompre, soulagée de trouver un pouls calme.

— Il se réveillera rapidement. Aide-moi à le mettre dans ta voiture et allons-y ! Pour moi aussi, Maxime est la priorité.

Elle jeta un coup d'œil décontenancé à son oncle avant de reprendre ses esprits et de hocher vigoureusement la tête. Son frère avait besoin d'elle, ce n'était pas le moment d'avoir des états d'âme.

La scène qui les accueillit en arrivant à la scierie leur donna raison.

Les corps s'écartèrent sur leur passage tandis qu'ils fonçaient droit sur le loup-démon.

Luna se souvint des histoires que lui racontait sa mère sur ces créatures démoniaques dont l'humanité s'était définitivement éteinte. Elle-même avait permis à sa sauvagerie de la diriger pendant quelques instants après que Lydia et Isaac se soient remis ensemble. Laissant sa conscience s'endormir sans jamais disparaître. Rien de comparable avec ce que le monstre face à elle était devenu. Elle ne fut pas assez naïve pour ignorer qui se cachait derrière les traits informes de la bête. Son père avait déjà péri, vaincu par son loup.

Étouffant sa tristesse, elle dérapa sur le chemin en gravier envahi d'herbe folle et s'extirpa de sa voiture avant que celle-ci s'immobilise totalement. Tous crocs et griffes dehors, prête à en découdre.

— Lâche-le !

Le loup-démon grogna à plein poumon sans libérer sa proie, mais la louve ne recula pas, faisant fi de son oncle qui l'appelait pour la dissuader d'approcher davantage.

— J'ai dit : lâche-le !

Ses lèvres se retroussèrent pour dévoiler ses canines tandis qu'elle avançait en feulant.

À cet instant, rien n'existait plus que son besoin de mettre Max en sécurité. Sa détermination ne souffrait aucune faille, aucune peur, aucun doute. Jamais elle n'avait été si sûre d'elle et de sa décision. Jamais elle n'avait autant communié avec sa nature lupine qui s'accordait à chacun de ses pas. Elles ne faisaient plus qu'un, sans bataille, sans querelle, sans lutte pour la domination. En parfaite symbiose. Alliées dans un objectif commun : sauver un innocent. Sauver leur ancre. Sauver Max.

Elle sentit un feu crépiter dans sa poitrine, irradier tout son corps jusqu'à ses iris.

Elle hurla à plein poumon, communiquant directement dans le langage de l'animal qui lui faisait face pour mieux lui ordonner de laisser filer sa proie, l'écrasant sans le savoir de son aura de puissance.

Un miracle se produisit. La bête baissa la tête, feula et recula, le tout en perdant une fois encore son apparence monstrueuse. À nouveau reconnaissable, Paul tituba avant de tomber à genou, hagard.

Maxime rampa précipitamment pour rejoindre sa sœur qui le serra dans ses bras avant de le pousser dans ceux de Ian derrière elle. Elle fusilla son père du regard. Le souffle court.

— Luna… Tu es magnifique.

— Rend-toi, papa ! Tu as fait assez de mal comme ça !

— Luna…

La voix désabusée de l'oméga, faisait échos à son incrédulité.

— Tu as réussi, tu t'es élevée et toute seule qui plus est. Tu vaux mieux que tous ces cabots… Tu es une reine. Une déesse. Mais il te faut une meute. Tue Scott, ma louve. Tue-le pour régner.

Elle fronça les sourcils devant le discours sans queue ni tête de son géniteur et tourna des yeux incertains vers le capitaine de lacrosse. Elle fut frappée par ses iris carmin et poussa une exclamation de surprise qui faisait écho à celui de l'adolescent.

— Luna ! Tu es devenue une alpha !

Aucun mensonge dans ses mots. Elle était perdue. Elle ? Une alpha ? Comment ? Comme s'il avait perçu son trouble, son oncle répondit à son interrogation silencieuse.

— En affrontant ton père pour sauver ton frère, tu l'as soumis à ton autorité. Tu aurais donné ta vie pour Maxime ce que tout chef de meute ferait pour protéger un de ses louveteaux. Les loups ne dirigent pas par la violence, mais dans l'amour Luna. Tu vaux mieux que lui. Ne l'écoute pas !

— Ne me trahis pas, Luna.

Elle toisa l'oméga avec dédain et tristesse.

— C'est toi qui m'as trahi… Tout ce que tu m'as fait quand j'étais enfant… Tes entraînements censés m'endurcir, tes menaces, tes coups et ta cruauté. J'ai tout accepté en pensant que c'était normal… Mais ça ne l'était pas ! Tu ne m'as jamais aimée pour qui j'étais, mais uniquement pour ce que je pourrais devenir. Je. Ne. Suis. Pas. Maman ! Et je refuse de lui ressembler !

Des larmes accompagnèrent ses accusations. Elle s'était confortée dans le déni jusqu'à présent, le poids de la vérité étant trop lourd à porter pour elle. Sa vie n'avait aucun sens. Elle n'avait jamais eu personne pour veiller sur elle et l'aimer. Personne…

Une main se referma sur la sienne pour la détromper puis des doigts s'emmêlèrent aux siens. Elle croisa le regard de son frère qui lui offrit un pâle sourire qui l'apaisa instantanément.

— C'est fini, papa ! Tu as perdu !

Elle tournait les talons pour partir en compagnie de son aîné quand un hurlement inhumain brisa la paix fragile qui avait pris possession de la clairière.

Elle vit une ombre lui foncer dessus à peine ralentie par les flèches de la chasseuse et poussa in extremis son frère hors de la trajectoire avant que la bête ne la percute de plein fouet.

Son corps se fracassa sous la violence du choc, brisant ses os dans un bruit ignoble avant qu'elle ne tombe au sol, inconsciente.

Les humains reculèrent par réflexe au moment où les trois loups-garous en état de combattre se jetaient dans la mêlée.

Pour la troisième fois depuis le début de l'affrontement, l'oméga avait laissé place à sa forme démoniaque, les dominant de toute sa puissance avec la folie du désespoir.

Allison décochait dès qu'elle trouvait une brèche, en parfaite coordination avec Noah qui faisait pleuvoir les balles à la moindre occasion, mais le compagnon d'Eléa semblait inébranlable.

Stratège au plus haut point, Paul leur offrit une ouverture volontairement avant de faucher l'alpha d'un violent coup qui le plaça sur la trajectoire du tir allié. Il s'écroula sur le shérif dans un grognement de douleur.

Scott referma la main sur sa cuisse blessée à l'aconit et retira la balle en haletant tout en ordonnant à sa mère, qui avait eu un mouvement dans sa direction, de ne pas bouger. Il tenta de se remettre debout, en vain.

Comment le combat avait-il pu ainsi tourner en leur défaveur ? Paul semblait invincible. Devant lui, un duel de titan opposant Derek et Ian à la créature faisait rage.

Il ne put que tressaillir face à la scène de chaos qui lui était offerte.

Il ne fallut que quelques mouvements supplémentaires pour que le colosse ne mette son frère hors jeu afin d'affronter le loup de naissance à un contre un.

Maxime était agenouillé devant sa sœur en hurlant pour qu'elle se réveille tout en tentant de ralentir l'hémorragie de la louve, incapable de cicatriser, perdue dans son inconscience.

Le carquois d'Allison était vide, aussi essayait-elle de le rejoindre en contournant les lycanthropes sur son chemin.

Stiles, recouvert de sang et d'hématome, avait le regard fixé sur son compagnon en tremblant… une arme à la main.

Sa bouche s'agrandit de stupeur avant qu'il ne tourne le regard vers le shérif qui avait dû perdre son semi-automatique lors du choc.

Il eut juste le temps de voir les griffes de Paul se lever pour égorger Derek qu'un coup de feu suspendit la scène, éclaboussant le visage de son bêta de carmin. Tout redevint silencieux.

Un cri d'agonie accompagna le réveil de Luna qui haleta sous les encouragements de son frère tandis que son corps cicatrisait enfin. Isaac s'extirpa de la mustang, hagard. Paul percuta le sol dans un bruit mat et sourd. Une balle d'aconit parfaitement centrée entre ses deux yeux.

Pas de derniers mots pour lui. Pas d'absolution. Il était mort sur le coup, sans avoir pu dire adieu à sa fille. Emporté dans par sa folie. Seul, comme il l'avait toujours été.

Luna fut la première à reprendre ses esprits et rampa jusqu'à son corps, pleurant, en dépit de ses griefs, ce père qui ne s'était jamais montré à la hauteur, mais qu'elle avait aimé malgré elle.

Derek embrassa la scène avant de tomber dans le regard miel de son amant, la bouche entrouverte et les yeux ronds, le bras toujours tendu devant lui. Le souvenir de son adresse au tir le jour de son anniversaire lui revint en mémoire tout comme son assurance de ne pas être capable d'une telle maîtrise, soumis au stress. De toute évidence, il s'était dénigré une fois de plus.

Il accourut vers lui sans plus attendre. Attrapant l'arme de sa main avant de l'étreindre.

L'adolescent semblait sous le choc, immobile entre ses bras. Il força le contact visuel, percutant avec douleur ses iris hantés et brillants d'émotions.

— Eh, niño… regarde-moi ! C'est terminé ! Tout va bien.

Stiles ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois tout en papillonnant des paupières, visiblement perdu.

— Il allait te tuer… il allait… J'ai… Je… Je n'ai pas réfléchi…

L'ancien alpha plaça ses paumes en coupe sur les joues de l'humain, les yeux remplis de larmes, touché par la fragilité de son amant.

Tout danger était écarté à présent. Il était là, entre ses bras et bien vivant. Il ne résista pas au besoin de l'embrasser. Il serait toujours tant d'affronter les conséquences plus tard.

Dans son baiser, Stiles rendit les armes, métaphoriquement parlant. Repoussant ses doutes et ses démons, se laissant porter par cet amour auquel il avait cru jusqu'au bout. Celui-là même qui lui avait permis d'encaisser la douleur au-delà du supportable, refusant de s'y noyer et d'y perdre pied.

Lorsque leur bulle hors du temps éclata, Noah dictait des ordres qu'ils entendaient à peine.

Seulement alors, Derek prit réellement conscience de l'état physique de son compagnon. De son corps meurtri au-delà des mots. La culpabilité le frappa avec force.

S'il avait été plus prudent. S'il avait placé Stiles sous la protection de Scott lui-même au lieu de se rendre à son rendez-vous. S'il avait été moins bête. Si…

— Eh !

Il releva les yeux pour les ancrer dans ceux aux reflets miel qu'il aimait tant. Un sourire souleva les lèvres de son amant, faisant étinceler ses iris d'un feu miroitant.

— Je vais bien, Derek !

Comme si, dans son besoin de réconforter son bien-aimé, il trouvait la force de faire face à ses doutes et ses actes.

Mais le loup ne fut pas dupe. Ces mots, certes différents, lui rappelèrent l'histoire que Noah leur avait contée un mois plus tôt. Enfant, la jambe brisée, il avait rassuré sa mère sur son état. Des années après, il n'avait pas changé.

— Je t'aime, Stiles. N'en doute jamais !

— Jamais ! répondit le garçon sur le même ton sérieux.

Les larmes de l'ancien alpha ravagèrent ses joues, plongeant l'hyperactif en plein désarroi. Il les essuya de la pulpe des pouces avec une expression soucieuse tandis que derrière eux, à l'aide de Mélissa et Isaac, Allison et Lydia soignaient la blessure de Scott en faisant brûler les résidus d'aconit dans la plaie.

Luna, penchée sur le corps de son père, pleurait toujours silencieusement. Maxime caressait son dos avec tendresse tandis que Ian discutait visiblement avec les deux enfants.

Notant que les retrouvailles entre son fils et Derek s'étaient calmées, Noah approcha pour étreindre son garnement et s'assura de sa bonne santé avant d'élever la voix pour se faire entendre de tous.

— Je sais que ce qui va suivre ne va pas plaire à tout le monde, mais une enquête a été ouverte et je me dois de la clore afin d'éloigner le FBI de ma ville. Des coups de feu ont été tirés et il est probable qu'ils aient été audibles depuis la route. Je ne pouvais pas prendre le risque que quelqu'un d'autre prévienne les forces de l'ordre alors je l'ai fait moi-même. Il ne nous reste que quelques minutes avant que la cavalerie rapplique. Il est hors de question que vous soyez si nombreux à leur arrivée. Scott, tu m'as contacté après avoir constaté la disparition de ta mère…

Il continua ses explications, refaisant le programme des dernières heures de chacun. Ian et Luna donnèrent leur accord pour que Paul porte l'entière responsabilité des récents événements, mais aussi de ceux survenus vingt ans plus tôt lors du massacre de Neverfull.

Mélissa, Maxime et Stiles devaient rester, tout comme Ian qui deviendrait officiellement l'indique du shérif. Quant aux autres, ils devaient quitter les lieux et vite.

Pour finir, il lança ses clés à Scott, lui enjoignant de garer son véhicule de fonction sur l'aire de repos, à l'arrière de la station-service, à l'abri des regards. Son histoire ne serait jamais crédible si ses collègues remarquaient l'absence de sa voiture.

L'adolescent hocha la tête sans hésiter, mais Derek fut plus difficile à persuader. Il n'avait aucune envie de quitter son amant. Pas après avoir failli le perdre. Noah perdait clairement patience.

— Derek ! Je veille sur lui, j'ai contacté deux ambulances pour lui et Maxime. Il faut que tu partes ! Maintenant !

Aucun de ses mots ne convainquit le loup de naissance qui secouait la tête négativement sans quitter son humain des yeux.

— Je vais bien, Derek !

— Tellement bien que ton père veut que tu sois ausculté par un médecin, railla l'ancien alpha plus buté que jamais.

Le rire de son compagnon l'apaisa quelque peu, mais moins que le baiser qu'il lui vola.

— Il n'y a plus de danger. Tu n'auras qu'à me rejoindre à l'hôpital. D'accord ?

— Je t'envoie tout de suite un SMS pour te prévenir, intervint le quadragénaire. Tu auras une bonne excuse pour t'y trouver avant leur arrivée à la clinique. Pareil pour toi Scott. Maintenant, filez ! J'ai encore des balles d'aconit dans mon chargeur, ne m'obligez pas à m'en servir.

Le faux-air sérieux du shérif, termina de convaincre les loups-garous. Sur un dernier baiser rempli de désespoir, Derek s'éloigna en compagnie des autres.

Plus que quiconque, Luna avait besoin d'un alibi pour la disculper. Ils prétendraient que l'adolescente n'était en rien consciente des actions de son père et, qu'au contraire, elle était elle même une victime de son géniteur. C'est d'ailleurs par crainte de la violence de ce dernier qu'elle avait trouvé refuge au loft de Derek en compagnie d'Isaac et Lydia. C'était en tout cas la version que les trois adolescents offriraient lorsque les forces de l'ordre ne manqueraient pas de les interroger.

L'ancienne scierie redevint presque silencieuse tandis que les personnes restantes se rassemblaient. Stiles étreignit Maxime avant de le quitter pour faire de même avec son père. Ian entoura les épaules de son fils et Mélissa insista pour vérifier la nouvelle blessure que l'hyperactif présentait au niveau des côtes. Il lui faudrait des points de suture cette fois !

De nombreuses sirènes retentirent très vite, provoquant un soupir au quadragénaire qui leva les yeux au ciel.

— Les cowboys arrivent.