Moi : Saluuuuuut les gens ! n_n
Kyoya : Arrête d'être contente toi…
Moi : Hé ho, c'est pas parce que toi t'es le champion du monde des râleurs que moi je vais arrêter d'être de bonne humeur hein !
Chris : C'est parce que quand t'es de bonne humeur, généralement ça sent pas bon pour lui X)
Moi : Et j'ai pas le droit de juste être heureuse parce que je passe une bonne semaine ? XD
Ryuga : Visiblement, non.
Kyoya : Alors, le chapitre d'aujourd'hui ? Puisque visiblement j'ai pas à m'en faire.
Moi : Des feels, de l'amour, et des bonnes nouvelles ! n_n
Chris : Eh bah ça a l'air parfait tout ça ! X)
Moi : Yes, et en plus, on a passé les 4 500 vues sur cette fic ! J'suis trop contente ! \^^/
Kyoya : Moi beaucoup moins…
Ryuga : On sait Kyo, on sait.
Moi : Disclaimer ? ^^
Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Ryu ! Bon chapitre tout le monde ! n_n
Réponse aux reviews :
Komachu : Je le dis d'avance, le bébé dragon il va être tout choupi mignon *^*
Jinwrite : J'ai encore plein de trucs dans ma besace d'omégaverse Fantasy ! Hihi, vous n'avez pas fini d'être surpris ! ^^
Marius : Quand FFN bug, c'est la panique ! XD
L'empire de Seiun, c'est un peu la ville de Sparte dans la Grèce antique : ils adooooorent les conflits ! XD
J'ai fait un univers de Fantasy, j'incruste des dragons ! C'est non négociable ! X)
Que de bébés dans cette fic ! XD
P.S : (Moi : Traffy, tu penses que je peux convaincre Kiddou de revenir avec des montagnes de rhum ? Law : Sans doute, mais comment tu pourrais avoir autant de rhum au juste ? Moi : Héhé, une magicienne garde ses secrets ! n_n Zoro : Sanji, lâche-moi ! Je veux aller buter Maldeka ! Sanji : Tu vas encore te perdre ! Zoro : RETIRE CE QUE TU VIENS DE DIRE ! è_é Moi : On peut pas penser tranquille ici…)
Le trajet en ambulance jusqu'à l'hôpital de MetalBey City est un peu long, pas vraiment étonnant vu que l'école est dans un coin isolé, un peu loin de la ville. Allongé sur mon brancard, je fixe le plafond de l'ambulance, laissant mes pensées vagabonder. Je ne peux pas vraiment faire autre chose, je suis attaché… Enfin, j'suis pas saucissonné non plus, mais on m'a attaché au brancard pour pas que je tombe. Même si je me sens mieux que quand j'ai fait mon choc anaphylactique, ce qui est putain de logique, quand on vous injecte de l'adrénaline en plein cœur et que ça a terminé de faire effet, vous vous sentez totalement HS. Vraiment totalement HS. Votre corps il comprend plus trop sa vie… J'aimerais bien tenir la main de Ryuga, il est assis juste à côté de moi, mais il y aussi un ambulancier avec nous, et pour lui Ryuga c'est juste mon surveillant. Il trouverait ça chelou que mon « surveillant » me tienne par la main. Tss, ça attendra qu'on soit à l'hosto et qu'on nous laisse seuls dans ma chambre. Ça risque de prendre du temps par contre, mais c'est pas comme si on avait le choix…
M'ennuyant, je tourne la tête vers Ryuga. Il est sur mon téléphone, c'est moi qui lui ai donné pour qu'il prévienne ma mère et mon frère que je suis aux urgences. J'entends d'ici ma pauvre maman faire une attaque cardiaque en lisant que je suis aux urgences… Mon frère j'en parle même pas, surtout qu'à cette heure-ci il doit être au lycée lui. Maman va sûrement venir le chercher au lycée avant d'aller à l'hôpital, et tant pis pour ses cours de cet après-midi. Il y a des priorités dans la vie quand même.
Mon petit-ami finit par sentir mon regard sur lui et relève les yeux de l'écran de mon téléphone, me faisant un petit sourire. Je lui rends son sourire mais on les quitte tous les deux assez vite, de peur de se faire griller par l'ambulancier. Ça faisait longtemps que j'avais plus eu si peur qu'on remarque les sentiments que le blanc et moi partageons tiens…
Plusieurs minutes plus tard, l'ambulance s'arrête, me faisant comprendre qu'on est arrivé à l'hôpital. J'entends les portières de l'avant de l'ambulance s'ouvrir et l'ambulancier qui était avec Ryuga et moi se lève pour ouvrir la grande portière arrière de l'ambulance. En quelques secondes, me voilà sorti de l'ambulance et je me retrouve baladé dans les couloirs de l'hosto sur mon petit brancard. Argh, je déteste l'odeur qui règne dans un hôpital… C'est toujours pareil, ça sent toujours les produits ménagers, les médicaments et…et je sais pas quoi d'autre mais ça fait un mélange horrible. J'espère ne pas devoir rester trop longtemps… Oh non, en plus ils vont m'obliger à me désaper et à mettre une blouse, fait chier…
Une fois arrivé dans une chambre, qui pour un moment sera la mienne, un médecin ne tarde pas à arriver et demande à Ryuga de partir attendre dans le couloir pendant un moment. J'aurais préféré qu'il reste, mais je vais devoir subir une batterie d'exam et on va me coller une perf' dans le bras, histoire de me donner des médocs permettant de faire complètement dégonfler les tissus de ma gorge et de neutraliser le moindre petit effet de fraise dans mon organisme. Ouais, l'adrénaline m'a sauvé, mais c'est pour les cas d'urgence l'adrénaline, juste pour éviter la mort. Ça ne permet pas de neutraliser totalement la réaction allergique.
Bref, plusieurs longues minutes plus tard, longues pour moi en tout cas, le médecin se barre et me laisse tout seul dans mon lit avec ma blouse d'hôpital et ma perf' dans le bras gauche. J'ai presque plus envie que Ryuga rentre, j'ai pas très très envie qu'il me voit comme ça… Enfin bon, peu importe ce dont j'ai envie puisque mon petit-ami rentre à la seconde où le médecin sort et vient s'assoir près de moi. Comme on est ENFIN rien que tous les deux, il se penche sur moi pour m'embrasser tendrement. Je vous le dis, ça vaut tous les médicaments de l'univers.
-Alors, le médecin t'a dit combien de temps tu dois rester ? Me demande mon surveillant en se rasseyant, prenant ma main dans la sienne.
-Il a dit que je dois rester au moins une heure et demie, répondé-je en passant ma main libre dans mes cheveux. Dans une heure et demie, il reviendra me voir, et si mon bilan est bon, je pourrai sortir.
-Okay, tant mieux. J'ai bien vu que l'hôpital et toi, ça fait trois, ricane Ryuga.
-Je me sens oppressé dans les hôpitaux, j'y peux rien. C'est plus fort que moi ! Me défendé-je en gloussant.
-Je te comprends tu sais, moi non plus j'aime pas beaucoup les hostos.
-Mmh ? T'es déjà allé à l'hosto ?
-Oui, deux fois. La première fois c'était pour la naissance de mon frère, et la deuxième c'était quand je me suis cassé la cheville. J'avais 16 ans.
-Tu t'es cassé la cheville quand t'avais 16 ans ?
-Euh, oui ? J'sais pas, ça a quelque chose d'étonnant ?
-Bah ouais, un peu, t'as pas l'air d'être un casse-cou contrairement à moi ou mon frère. Alors ? Comment t'avais fait ?
-Je me suis fait renverser.
Ah, je m'y attendais pas à celle-là… Putain, mais comment il fait pour des trucs pareils avec un air si calme et détaché ? Il est quand même en train de me dire qu'il s'est fait renverser par une voiture quand il avait l'âge de mon frère !
-Tu peux développer s'il te plait ? Lui demandé-je, probablement les yeux un peu écarquillés à cause du choc.
-Bah quand j'avais 16 ans, en rentrant des cours, je me suis fait renverser par une voiture. C'était entièrement de la faute du mec, il était en train de regarder autre chose que la route alors que moi je traversais sur un passage piéton, explique mon petit-ami, les bras croisés. Je m'en suis tiré avec une cheville cassée, d'ailleurs elle était tellement cassée que je devrais dire fracturée, et plusieurs bleus. Et un téléphone cassé aussi.
-Franchement, t'as eu de la chance, soupiré-je, me sentant soudainement très fragile avec ma cheville foulée d'il y a quelques semaines. Ç'aurait pu être bien pire…
-Je sais, comme pour toi quand l'autre connasse de Barbie t'a fait tomber dans les escaliers, rétorque mon surveillant. Enfin, je peux t'assurer que quand tu vois ta cheville tordue dans un angle pas vraiment normal, tu réalises pas vraiment que tu t'en sors bien.
-Ah non, dis pas des trucs comme ça ! J'vais imaginer moi après, et j'ai aucune envie d'imaginer ta cheville retournée !
-Haha, désolé bébé. En parlant de l'autre blondasse là, heureusement que je t'ai accompagné à l'hôpital, parce que si j'étais encore à l'école, je serais en train de le tabasser à grands coups de pieds.
-Ryu, s'il te plait…
-Kyo, il a tenté de te tuer !
-Je sais, mais ça ne te donne pas le droit de lui faire ça pour autant. Je sais que t'en meures d'envie, crois-moi moi aussi j'en crève d'envie, mais ça ne t'attirerait que des ennuis.
-Alors quoi, on le laisse s'en sortir encore une fois ?! Il n'y a pas de preuve que c'est lui, mais on sait très bien que c'est lui !
-On va trouver un moyen Ryu, on va trouver un moyen de le faire tomber cette fois-ci. Je laisserai pas passer ça, ton père non plus et ma mère encore moins.
-Kyoya… Si tu savais à quel point j'ai eu peur pour toi, à quel point j'ai eu peur de te perdre… J'ai cru que je n'allais pas réussir à te sauver pendant quelques instants… Je ne pourrai jamais vivre sans toi mon amour, j'ai eu l'impression que si tu mourrais, j'allais mourir aussi… Kyoya, ne me laisse jamais, je t'en supplie…
C'est la première fois que je vois Ryuga dans un état pareil… Au fil de ses paroles, il a baissé la tête, et quand il termine de parler et qu'il la relève, je vois des larmes s'échapper de ses yeux ambrés. Putain, c'est même la première fois que je le vois pleurer… Il est toujours si fort, si calme et plein de sang-froid, mais là c'est trop pour lui. Je ne suis pas si étonné, en fait je suis même surpris qu'il n'ait pas craqué avant. Son self-control est impressionnant, mais lui aussi a des limites, et il vient de les atteindre. Je ne pensais pas qu'un jour j'aurais la sensation de sentir mon cœur se briser de tristesse, mais c'est actuellement ce que je ressens. Le voir pleurer parce qu'il a eu peur de me perdre, ça me fait tellement mal…
-Ryuga… C'est fini, tout ça c'est fini, lui dis-je, serrant fort sa main dans la mienne. Je ne suis plus en danger, c'est terminé. Tu ne me perdras jamais, je te le promets. Je me battrai toujours pour rester à tes côtés, parce que moi non plus je ne peux pas vivre sans toi. Si tu savais Ryuga… Si tu savais tout ce que tu as fait pour moi sans même le savoir, sans même t'en rendre compte ! Tu m'as sauvé…bien plus que tu ne le crois. Jamais je ne te laisserai, je ne pourrai jamais faire une chose pareille. Si je te laissais, ma vie perdrait le sens qu'elle a retrouvé. Je ne pourrai jamais vivre sans toi non plus Ryuga, j'ai besoin de toi dans ma vie…
Je ne pensais pas dire tout ça, mais je crois que voir mon petit-ami dans un tel état de tristesse et de peur m'a poussé…à ouvrir mon cœur comme jamais je ne l'ai fait. J'ai besoin de lui… Sans lui, je redeviendrais la coquille vide que j'ai été pendant des années, ce mec incapable de ressentir la moindre émotion positive plus de cinq minutes, ce gars lassé de vivre. Sans lui…je sombrerais définitivement dans une forme de dépression qui a plané au-dessus de moi si longtemps… J'ai besoin de lui, de son amour, parce que je sais au plus profond de moi que personne ne pourra jamais m'aimer comme lui m'aime ! C'est pas juste une impression, pas juste lié au fait qu'il est mon premier amour, c'est un foutu pressentiment, une conviction profonde. Personne ne pourra jamais m'aimer comme lui, et moi je ne pourrai jamais aimer quelqu'un d'autre comme je l'aime lui. Je le sais au plus profond de mon âme, c'est lui le bon, lui et personne d'autre. Ryuga est ma putain d'âme sœur, et je ne laisserai jamais rien ni personne nous séparer. Jamais, je le jure sur ma vie.
Mon petit-ami me regarde un moment dans les yeux, ses joues toujours baignées de larmes, puis finit par sourire, s'essuie les yeux avec son bras et se penche sur moi pour me serrer contre lui. J'ai un peu de mal à lui rendre son étreinte avec ma perfusion dans le bras et l'autre truc là sur l'index de mon autre main, c'est le bidule qui est relié à la machine qui mesure mes battements de cœur, mais je fais quand même de mon mieux parce que j'ai tellement envie de le serrer dans mes bras. Je ne me sentirai jamais aussi bien ailleurs que dans ses bras.
-Je t'aime tellement Kyoya, je ne te dirai jamais assez que je t'aime de tout mon putain de cœur… murmure mon amant, la tête nichée dans mon cou.
-Je m'en fiche, dis-le autant de fois que tu veux, ricané-je doucement. Je me lasserai jamais de l'entendre dans ta bouche.
-Dis-le aussi, dit-il avec un petit ricanement. Moi aussi j'aime l'entendre dans ta bouche, alors dis-le.
-Je t'aime Ryuga, comme un putain de dingue, répondé-je en souriant. Mais t'as pas besoin de me le demander pour que je te le dise tu sais. Je te le dirai tous les jours de ma vie, histoire que ça te rentre bien dans le crâne.
-J'avais enregistré dès la première fois que tu me l'as dit, mais si tu veux insister je ne te dirai rien.
Je ne peux pas m'empêcher de glousser et serre un peu plus Ryuga contre moi, n'en ayant plus rien à foutre d'emmêler les câbles de tous les trucs auxquels je suis relié. On reste comme ça pendant quelques minutes, dans notre bulle, ne nous souciant plus du fait que le médecin pourrait débarquer, ou une infirmière d'ailleurs. Tout ce qu'on veut, c'est profiter l'un de l'autre parce qu'on a failli se perdre. Julian va me payer ça, et je vais le faire payer très cher. Il a essayé de me tuer, on ne me fera pas croire qu'il ignorait que mon allergie est mortelle puisqu'il était carrément au courant du fait qu'elle existe, et il n'y a que mes amis qui étaient censé être au courant pour cette allergie. Je ne sais pas comment il l'a appris, mais c'est tout bonnement impossible qu'il n'ait pas été au courant que cette putain d'allergie peut me tuer. Tant qu'il ne sera pas viré de l'école et derrière les barreaux d'une jolie cellule qui sent la moisissure, je ne lui lâcherai pas la grappe. Je m'en fous de ce que ça peut me coûter, je ne le lâcherai pas.
Quelques minutes plus tard, alors que Ryuga et moi on ne s'est toujours pas lâchés, la porte de ma chambre s'ouvre, nous faisant sursauter tous les deux. Mon petit-ami me lâche précipitamment et se recule par réflexe, et dès qu'il sort de mon champ de vision je me rends compte que ce n'est que ma mère et mon frère qui viennent d'entrer. Ryuga soupire de soulagement quand il s'en rend compte lui aussi et passe une de ses mains dans ses cheveux pour se redonner un semblant de contenance. Maintenant que j'y pense, c'est la première fois que mon petit-ami et mon petit frère se rencontrent, Kakeru n'a jamais vu Ryuga en chair et en os avant. Enfin, là je crois que c'est pas sa priorité pour l'instant.
-Oh mon Dieu, mon ange, dit ma mère en se précipitant à mes côtés pour me serrer contre elle, poussant Ryuga à se décaler un peu. Je crois que mon cœur a arrêté de battre quand j'ai reçu le message de Ryuga… Tu vas mieux ?
-Oui maman, ne t'en fais pas, je me sens mieux, lui répondé-je en souriant. Les médocs font dégonfler ma gorge, ça ne me dérange plus comme avant. T'inquiète pas, je suis sûr qu'ils me laisseront bientôt sortir.
-Ryuga… souffle ma mère en se tournant vers mon surveillant. Tu as sauvé mon grand garçon… Tu veilles bien trop sur lui, c'est plutôt mon rôle ça. Je ne te dirai jamais assez merci pour tout ce que tu as fait… Je disais pour rire que tu es l'ange gardien de Kyoya, mais en fait…tu l'es vraiment.
Ryuga rougit vitesse grand V, super gêné par tous les compliments et les remerciements de ma mère, et je crois qu'il est définitivement achevé quand ma mère le prend dans ses bras pour le serrer fort contre elle, pleurant un peu. Il est pétrifié le pauvre, je crois que c'est la première fois qu'on le remercie autant pour quelque chose. Il ne sait pas du tout comment réagir. Je dois avouer que ça me fait un peu rire de le voir comme ça, les bras ballants, me regardant par-dessus l'épaule de ma mère parce qu'il ne sait pas quoi faire. C'est pas souvent qu'on doit le remercier en lui faisant des câlins, et en plus il connait à peine ma mère. Il l'a vue genre…deux ou trois fois max. Au final, après être resté coincé en mode « Qu'est-ce que je fais ? » pendant dix bonnes secondes, mon surveillant lui rend finalement son étreinte, un peu timidement. Je ne devrais pas me marrer, mais Dieu que j'en ai envie. C'est rare de voir Ryuga perdre ses moyens.
-Nii-chan, mais pourquoi t'as mangé de la fraise ? Me demande Kakeru, qui est venu s'assoir près de moi sur mon lit. Tu sais bien que t'es allergique ! T'avais oublié ou quoi ?
-Keru, on ne peut pas oublier une allergie, c'est impossible, soupiré-je. Je n'ai pas mangé de truc à la fraise. Quelqu'un…a mis quelques gouttes de jus de fraise ou de sirop de fraise, je sais pas exactement, dans mon verre au réfectoire…
-Si tu me dis que c'est encore cette espèce de petit con de Julian Konzern, il va y avoir un mort et il sera blond, grince ma mère entre ses dents, lâchant mon surveillant pour se tourner vers moi. Elle a vraiment changé depuis qu'elle a viré mon père de la maison et demandé le divorce, et pour le mieux.
-C'est lui maman, mais comme d'habitude, je n'ai aucune foutue preuve de sa culpabilité, grogné-je, contrarié. Mais cette fois, il est allé trop loin. Même sans preuves, je refuse de garder le silence.
-J'espère bien, parce que je ne compte pas laisser un petit gamin pourri-gâté pareil tenter de tuer mon fils aîné, réplique ma mère, les sourcils froncés.
La conversation est interrompue par la sonnerie d'un téléphone, la sonnerie d'une notification Messenger. Je crois que ça venait des poches de Ryuga, donc soit c'est son téléphone, soit c'est le mien, qu'il a toujours. Le premier téléphone qu'il sort est le sien mais je le vois vite le ranger. Ah, donc c'est moi qui aie reçu un message sur Messenger ? Je me demande bien qui ça peut être… C'est sûrement quelqu'un de la bande qui veut prendre de mes nouvelles…mais ce serait un peu bizarre quand même. Pourquoi m'envoyer un message à moi, et pas à Ryuga ? Lui, c'est sûr qu'il réponde, alors que moi moins. Mon surveillant sort alors mon téléphone de son autre poche de pantalon, regarde l'écran puis fronce les sourcils. Je ne sais pas ce que je dois penser de cette expression…
-Hum… Tiens Kyo, c'est…Reiji, me dit Ryuga en me tendant mon téléphone alors que je m'assois un peu mieux dans mon lit.
-Reiji ? Répété-je en prenant mon téléphone dans mes mains, surpris.
Mon petit-ami hoche la tête, visiblement tout aussi perplexe que moi, et je reporte mon attention sur l'écran de mon téléphone. Je me souviens avoir dit à Reiji que j'avais Messenger, mais je ne pensais pas que lui aussi l'avait… Je me demande sincèrement pourquoi il m'a envoyé un message en tout cas. Je ne crois pas l'avoir aperçu au réfectoire quand moi j'y étais, mais je ne l'y ai presque jamais vu en même temps. Je suppose que c'est trop…bondé pour lui et qu'il préfère manger dans son coin, enfin je n'en sais rien en fait. Il faut que je lise son message pour savoir.
Reiji : Kyoya, je sais ce qu'il t'est arrivé au déjeuner. J'étais au réfectoire, mais tu ne m'as sans doute pas vu… J'espère que tu vas mieux. Je…Je sais que c'est Julian qui a fait ça, je l'ai vu mettre des gouttes de quelque chose dans ton verre depuis ma table. Je suis dans ma chambre maintenant, et il est là aussi… Il a mis quelque chose dans la taie de son oreiller, il ne sait pas que je l'ai vu parce que je suis en train de lire… Je suis pratiquement sûr que c'est le flacon qu'il a utilisé tout à l'heure. C'est la preuve dont tu as besoin…
Mes yeux s'écarquillent en lisant le message. Est-ce que c'est possible… ? Est-ce que j'ai enfin à portée de main le moyen de faire tomber cette espèce de psychopathe qu'est Konzern ? Bordel de merde, j'ai presque envie d'en chialer de bonheur. J'attends ça depuis tellement longtemps ! La discrétion de Reiji a des avantages auxquels je n'aurais jamais pensés.
Moi : Reiji… Merci, vraiment merci. Ce n'est pas juste moi que tu aides là, c'est tous ceux à qui Julian s'en est pris, et tous ceux à qui il aurait pu s'en prendre dans le futur.
Reiji : De rien Kyoya…
Ah putain, j'ai une espèce d'envie de me lever et de courir partout en hurlant de joie là ! Aujourd'hui est actuellement le pire et le meilleur jour de ma vie. Mais il ne faut pas trainer, j'ai peur que Julian cherche à se débarrasser le plus vite possible de ce flacon pour qu'on ne puisse pas le relier à tout ça. Il faut que Ryuga retourne à l'école.
-Kyoya, c'est quoi ce sourire au juste ? Me demande Ryuga, l'air encore plus perplexe que quand il m'a passé mon téléphone. On dirait que tu viens d'apprendre que t'as gagné à la loterie.
-Franchement, c'est pratiquement ça, répondé-je, me retenant du mieux que je peux d'arborer un sourire méga sadique, histoire de ne pas inquiéter ma mère sur l'état de ma santé mentale…
-Tu peux développer s'il te plait ? Glousse mon petit-ami, ayant visiblement très envie de savoir ce qui me met de bonne humeur comme ça.
-Reiji… Il a vu Julian mettre quelque chose dans mon verre et il l'a vu ranger le flacon qu'il a utilisé pour ça dans la taie de son oreiller, expliqué-je. C'est la putain de preuve dont on a besoin pour pouvoir enfin l'amener devant ton père et le faire virer ! Mais…il va falloir faire vite, il pourrait chercher à s'en débarrasser.
-Je ne pourrai jamais revenir assez vite à l'école, c'est maintenant qu'il faut y aller. Il faut que je prévienne mon père.
Ryuga ne laisse le temps à personne de répliquer, il prend son téléphone de sa poche et sort de ma chambre pour pouvoir téléphoner. C'est vrai, Ryuga n'a pas le permis donc il serait obligé de prendre le bus pour retourner à l'école, et le bus met beaucoup de temps pour y arriver, beaucoup trop de temps. Son père est sur place, et s'il sait où chercher, il n'aura aucun problème à confronter Julian sur ce qu'il a fait. De plus, les cours vont bientôt reprendre, il faut réussir à choper Konzern avant. Mon petit-ami ne tarde pas à revenir dans ma chambre, disant qu'il a bien prévenu son père, et c'est bien plus calme qu'il se rassoit près de moi. Maintenant que l'ambiance est un peu plus détendue, mon petit frère et Ryuga peuvent enfin faire un peu connaissance. Mon petit-ami a l'air de beaucoup apprécier mon frangin, et je ne suis pas du tout étonné. Ouais, nos frangins sont vraiment les mêmes, donc on aime chacun le frère de l'autre comme si c'était notre propre frère. Je sais pas si je m'exprime correctement, mais j'espère que vous avez compris l'idée.
Encore plus tard, le médecin revient dans ma chambre avec une plaquette dans les mains, sur laquelle il y a probablement des feuilles que je ne vois pas. Ce sont les résultats de mes analyses. Vous n'imaginez même pas à quel point je suis putain de content quand le doc m'annonce que mes résultats sont très bons et que je peux partir. J'ai envie de retourner à l'école pour retrouver mes amis. Ouais, à ma place, vous auriez sûrement envie de vous mettre au lit et de ne plus en sortir pendant plusieurs heures, mais moi j'ai la bougeotte et j'ai très envie de retrouver mes potes. Le médecin vient me retirer la perfusion que j'ai dans le bras, me retire aussi la petite pince sur mon doigt qui est relié à l'électrocardiogramme, puis s'en va, me laissant libre de me lever. Plus qu'à me rhabiller, et je me taille.
En moins de cinq minutes, je suis entièrement rhabillé et prêt à retourner à l'école. Je ne tiens pas en place, je veux rentrer ! Je suis encore plus impatient de rentrer depuis que Ryuga m'a dit que son père avait été jusqu'à la chambre de Reiji et Julian et avait bien trouvé un flacon de concentré de fraise dans la taie d'oreiller de la blondasse. Là, Konzern ne peut pas nier l'évidence, il ne peut pas s'en sortir. D'après ce que monsieur le directeur a envoyé à son fils, Julian s'est totalement décomposé quand ce petit flacon a été découvert. J'aurais aimé voir ça tiens. En tout cas, le père de mon petit-ami a sommé à Konzern de rester dans sa chambre jusqu'à nouvel ordre et lui a dit qu'il allait convoquer immédiatement Konzern senior. Le voyage Italie-Japon c'est très long, mais si le directeur a réussi à faire comprendre au père de Julian que c'est une urgence, et je suis sûr qu'il a réussi, il devrait être là ce soir. Ouais, j'en suis sûr. Ce soir, Konzern et moi, on va définitivement régler nos comptes.
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Qui qui va se faire défoncer devant son paternel ? C'est Julian ! XD
Kyoya : *ricane* Pour une fois, je suis TRÈS content !
Ryuga : C'est qu'on en oublierait presque qu'on était tous les deux en mode full confession d'amour.
Moi : Hé ho, Kyoya a failli mourir dans la fic ! C'est dans ce genre de situation qu'on se met à faire de grandes déclarations d'amour ! X)
Chris : Il a la haine parce que tu l'as fait pleurer X)
Ryuga : -_-'
Moi : Je m'en fous, c'est cohérent ! X)
Kyoya : *pense* Pour une fois que c'est pas moi qu'elle fait chialer…
Moi : Laissez les reviews de l'amour chers lecteurs, et je vous dis à dimanche pour un chapitre très mignon ! *^*
Kyoya : Oh dear, we are in trouble…
Moi : Allez, salut tout le monde ! X)
Ryuga : On va s'en bouffer du fluff je sens…
Chris : Tant mieux, moi j'aime ça le fluff ! ^^
