Adossée contre le dossier du lit les jambes repliées vers elle, elle avait déposé sa tête sur ses genoux le regard dans le vide.

Elle ne disait plus rien et Gajeel ne lui forçait pas à parler.

Ses yeux se perdit dans la pièce, admirant la chambre de Gajeel, ça remontait à loin la dernière fois qu'elle avait été ici.

La chambre était simple mais très belle et plutôt bien rangées et que le lit était immense. Peut-être parce qu'elle était petite mais aussi Gajeel était grand donc il lui fallait un grand lit.

— Ça va mieux ? demanda finalement Gajeel depuis le silence qui s'était installé.

— Oui.

Elle resserra ses mains autour de ses jambes.

— Tu trouves que c'est faible de ma part de réagir comme ça ? demanda t'elle d'une petite voix.

— Non, tu vis un traumatisme ça prend du temps à aller de l'avant.

Levy se mit à le regarder tendrement.

— Merci d'être là mais je t'ai perdu du temps. Tu allais sortir ?

— Oui je dois remettre un paquet et je sais plus où je les rangés. Ce n'est pas pressé ça peut attendre.

— Je peux rester encore ?

— Oui si tu veux.

Un nouveau silence s'installe pendant lequel Levy lui ai pris la main.

— Tes amies sont inquiets tu devrais quand même allé les voir.

Elle serra la main de Gajeel qu'elle tenait.

— Tu ne devrais pas les en vouloir.

— C'est pas ça je... Je ne veux pas ressentir une quelconque pression.

Gajeel qui était sur la chaise qu'il avait placé tout près du lit entremêla leur doigts.

— J'aime pas te voir comme ça.

Il s'assit sur le lit en la prenant contre lui.

Tremblante, elle sera ses mains sur le t-shirt qu'il portait.

— Pleure pas.

Elle leva les yeux vers lui et il prit son visage entre ses mains. Posant son front contre le sien, il ferma les yeux.

— Soit forte. Te voir comme ça me déchire le cœur. Je t'aime.

Le cœur battant à tout rompre, elle posa ses mains sur les siennes et ferma les yeux à son tour.

— Gajeel...

Ses lèvres allèrent chercher les siennes mais on toqua à la porte avant qu'ils ne se touchent.

— Gajeel c'est Juvia, est-ce que Levy est réveillée ?

La concernée se détacha de lui troubler par ce qu'elle allait faire.

— Gajeel ? appela de nouveau sa sœur voyant qu'elle n'obtenait aucune réponse.

— Elle est réveillée oui, répondit ce dernier en posant son regard sur elle.

— On peut entrer ? demanda t'elle.

Gajeel interrogea Levy du regard.

— Je n'ai pas envie de les voir maintenant, lui souffla t'elle.

— Et bien elle...

— Elle ne veut pas ? coupa Juvia. Je comprends mais on est désolé de l'avoir fait se rappeler de quelque chose qu'elle voulait oublier. On pensait faire bien. On est désolé, redit-elle en s'adressa à Levy.

Juvia ne dit plus rien, elle s'était sans doute éloignée.

Mal à l'aise et surtout attristé, Levy descendit du lit et alla ouvrir la porte, apercevant Juvia et ses amies renter dans sa chambre.

— Juvia, appela t'elle.

Celle-ci se retourna ainsi que les autres.

— Levy ça va ? Tu sais on est...

Levy se précipita dans les bras de ses amies.

— Non excusez-moi. Vous êtes mes amies et je suis en train de me comporter mal. C'est juste que... Je...

— T'inquiètes pas on n'aurait pas dû insister quand tu as refuser. Si non on compte toujours se faire pardonner en t'invitant à sortir.

— Mira ! s'écria Lucy.

Levy rit doucement.

— Je veux bien alors. Je sais que c'était pour mon bien j'ai peut-être mal réagit.

— Mais non, on comprend parfaitement, rassura Juvia.

Elle se détacha de ses amies.

— Je vais dire aurevoir à Gajeel, dit-elle.

— Pendant ce temps on range nos affaires.

Levy retourna dans la chambre de Gajeel, il avait l'air de chercher quelque chose. Sûrement ce dont il lui avait parlé.

— Bon sang où je l'ai mis ?! s'enerva t'il.

— Gajeel, appela t'elle.

Il se retourna et l'air énervé qu'il avait disparu en apercevant Levy.

— Oui ?

— Je m'en vais déjà. Je venais te dire aurevoir.

Il hocha la tête.

— D'accord. Passe une bonne journée.

Elle sourit et prit d'une vive envie, elle alla le prendre dans ses bras.

— Merci.

— Hmm... J'ai rien fait.

— Si. Tu es resté avec moi.

— Bah de rien alors.

Elle se mit à rire.

— Pourquoi tu ris ?

— Tu devrais chercher ce que tu cherches, rit-elle de sa répétition, avec calme si non tu ne vas pas le retrouver, continua t'elle.

— Si c'est ça.

Elle s'éloigna de lui.

— J'y vais. Passe une bonne journée aussi.

Elle sortit alors et vit ses amis avec un grand sourire aux lèvres.

— Pourquoi vous souriez comme ça ?

— Bah toi et Gajeel.

— Ah !

Elles les avaient espionnés. Levy avait laissé la porte ouverte c'est vrai.

— C'est pas bien d'espionner les gens.

— C'est pour la bonne cause. C'est quand vous vous mettez ensemble ? se désola Mira.

— Je crois pas qu'elle soit prête pour ça, dit Lucy.

Déjà, vu comment elle a réagit tout à l' heure. Elle est loin d'avoir envie d'être en couple.

— Si non ça avance avec Natsu ? demanda Juvia.

Lucy haussa les épaules.

— Il est en stage, on ne s'est pas beaucoup ces derniers temps. Si non...

Lucy rougit à vu d'oeil.

— Ouh la la, il y'a de l'amour dans l'air ! s'exclama Mira toute heureuse un peu trop fort même.

— Dit pas ça si fort, souffla Lucy mal à l'aise.

— Tu vas tout raconter à Tata Mira. Allez les filles Lucy à quelque chose à nous raconter.

Lucy prit la main de Levy en lui souriant chaleureusement, sachant que celle-ci ne se sentait plus du tout dans son élément, l'amour et tout ça.

Mais elle espérait que son sentiment envers Gajeel finira en grand amour.

Levy méritait d'être heureuse.

* * * * *

Une semaine était déjà passé, ou plutôt six jours exactement.

C'était vendredi et elle venait de renter de l'école et elle prit une douche.

Elle s'habilla et son téléphone vibra, elle venait de recevoir un message.

Levy prit son portable en main pour regarder qui c'était et elle fut surprise.

— Un message de Gajeel, souffla t'elle.

Si tu es libre j'aimerais qu'on se voit. Peux-tu me retrouver à cette adresse *

— Il veut me voir...

D'habitude il fait passer la nouvelle par sa sœur ou il l'appelle. Gajeel lui envoyait rarement de message voir pas du tout.

Elle relu le message. Pourquoi pas au café mais ailleurs ?

Peut-être qu'il y est déjà et qu'il aimerait qu'elle le rejoindre au plus vite.

Si c'était le cas elle devait peut-être se dépêcher. Levy répondit donc à son message.

Oui je serais là.

Elle prit vite fait une paire de chaussures et fourra téléphone dans son sac et elle sortit.

En sortant, dehors sur la vaste véranda, était affalée sa mère dans un siège une main sur son front. Étant institutrice ça ne devrait pas être facile de gérer des enfants en primaire si bruyant.

— Maman...

— Ah Levy c'est toi.

Elle se leva et examina sa fille.

— On dirait que tu vas quelque part.

— Oui je vais retrouver tu sais, le grand frère de Juvia.

— Tu traines beaucoup avec lui je trouve.

— Oh et bien...

— C'est vraiment à cause de lui que tu t'es séparé de Kenji ? C'est une supposition mais je me demandais si par hasard tu ne t'es pas désintéressé de Kenji à cause de lui.

— Non ce n'est pas pour ça. Si non je peux y aller ?

— Oui mais ne...

— Je ne vais pas trainer promis.

— D'accord vas-y.

— Je reviens vite, dit-elle en s'éloignant.

C'était beau de dire ça mais elle ne connaissait pas cette adresse, elle allait devoir prendre un taxi pour l'y conduire sans qu'elle ne se perde.

Trouver un taxi n'avait pas été facile, pour cause, il refusait de l'amener à ce lieu. Elle ne comprenait pas pourquoi mais un taxi avait accepté de l'y conduire.

— Vous êtes sur mademoiselle ?

— Euh oui c'est bien là que je dois y aller.

Le chauffeur de taxi souffla avant de se mettre à rouler.

Elle ne savait pas que c'était aussi loin, depuis le temps qu'elle était dans le taxi.

Levy regarda une nouvelle fois son portable, Gajeel n'avait toujours pas répondu à son message.

— Tant pis je l'appellerai sur place, murmura t'elle.

Levy se demandait bien pourquoi il voulait la voir.

*

Le taxi gara enfin, il était temps.

Elle descendit après de payer son dû mais le chauffeur lui fit savoir.

— Désolé mais je vous laisse là.

— Comment ça ? On est pas arrivé ?

— Non c'est plus loin devant, si vous vouliez y aller c'est tout droit à quelques mètres. Mais je ne vous conseille pas.

— Pourquoi ?

— C'est pas sécurisés et même ici vous ne devriez pas trainer longtemps.

— Je... Je dois retrouver quelqu'un.

— Dans ce cas prévenez le, ne restez pas ici longtemps c'est pas très sûr et ne vous aventurez pas plus loin ça vaut mieux.

— D-d'accord merci.

Le taxi s'en alla et Levy resta perplexe et pas du tout rassurer.

Pourquoi Gajeel lui demandait de le retrouver dans un tel lieu ? De plus les rues étaient vide. Elle n'aimait pas ça.

Autant en finir au plus vite. Elle prit son portable pour prévenir Gajeel quand une main se posa sur son épaule.

Elle se retourna soulager pensant que c'était Gajeel.

— Enfin te voi...

Elle se stoppa dans sa phrase, ce n'était pas lui.

— Salut ma jolie.

Elle recula d'un pas. Ce type n'était pas du tout rassurant.

Un autre vint et elle paniqua. Elle ferait mieux de s'en aller, tant pis pour Gajeel.

Elle se retourna pour s'en aller quand on la tira en arrière.

— Où tu vas comme ça !

— Lâchez moi !

Son cœur s'affola dans sa poitrine.

— Ça va pas être possible ma mignonne.

On l'agrippait fermement.

Tentant vainement de se débattre, elle poussait des cris de panique.

— Non ! Je vous en prie lâchez moi.

Elle se mit à pleurer, se sentant étouffer et prise au piège.

— Gajeel... murmura t'elle après avoir reçu un coup à la nuque, la faisant sombrer dans l'inconscience.

* * * * *

Elisabeth ne cessait de tourner en rond dans la maison son téléphone en main lançant une nouvelle fois l'appel vers le numéro de sa fille.

— Ma chérie où est-ce que tu es ? paniqua t'elle.

Levy ne répondait toujours pas, son téléphone était comme éteint.

Il était tard et elle n'était toujours pas revenue.

— Je ne sais même pas où tu allais.

Elisabeth se sentait mal, elle aurait dû demander à sa fille où elle se rendait, c'était la moindre des choses. Quel genre de mère était-elle ?

— Maman, où est Levy ?

— Wendy ? Tu es encore débout ? Tu devrais aller te coucher. Ne t'en fais pas, ta sœur va bientôt rentrer.

— Et papa ?

— Il est en route je l'ai appelé.

— Tu me préviens quand ils rentrent tout les deux ?

— Oui promis. Va te coucher maintenant.

— Bonne nuit maman.

Sa mère lui sourit, lui souhaitant bonne nuit à son tour. Mais de suite dès son départ, elle s'affala sur un siège, prenant son visage entre ses mains.

Elle réfléchissait comment résoudre ce problème pendant plusieurs minutes puis une main se posa sur elle.

Elle sursauta se retournant vivement.

— Levy ? Ah c'est toi Matthias.

Son mari avait l'air furieux, alors qu'il était d'un naturel calme. C'était compréhensible, l'appeler pour lui dire que sa fille était absence de la maison à une heure qui se veut si tardive.

— Où est-elle ?

— Si je savais je serais pas ici à me morfondre.

— Comment tu peux la laisser partir sans savoir où elle va ? C'est pas possible !

— On ne devrait pas s'énerver mais la chercher.

Il se massa la tempe pour se calmer. Il prit son portable pour composer le numéro de Levy.

— J'ai déjà essayé. Elle est injoignable.

— Elle était avec qui ?

— Elle partait retrouver le grand frère de Juvia. On devrait appeler Juvia puisqu'on a pas le numéro de son frère.

Alors qu'il s'apprêtait à le faire, on sonna à la porte.

Les deux parents se regardèrent mutuellement, plein d'espoir.

Était-ce Levy ?