Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Note : Recueil d'OS écrits pendant les nuits HPF (une heure pour un texte sur un thème donné), d'où les formats et les ratings variables.
Univers : Hors saison.
Rating : M.
Liaison dangereuse
Un geste brusque. Un gémissement prononcé. Deux corps enlacés dans le noir. Les baisers sont voraces, les peaux brûlantes. Les doigts caressent, osent.
« Je te déteste, murmure Will à l'oreille de son amant. »
Ses ongles s'enfoncent dans la chair qui lui est offerte. Frederick se cambre sans le vouloir, cherchant un contact plus approfondi. Le lit grince sous leurs ébats, seul témoin d'une danse presque non désirée. Le consultant mord l'épaule blanche, laissant sa trace en ignorant le cri étranglé du psychiatre. Ils reprendront leur vie tranquillement dès qu'ils se quitteront, sans un mot.
Le dos de Will heurte le mur. Contre sa bouche, celle de Frederick est possessive. Le plus jeune tire les cheveux de l'autre homme pour le faire reculer. Leurs regards se croisent, s'affrontent, en un duel où aucun sentiment pur n'est visible.
« Je te méprise, souffle l'empathe. »
Le psychiatre ne répond pas à son attaque verbale, il repart à l'assaut de ce corps qui se tend vers le sien. Les ceintures se défont, les pantalons tombent. Ils ne prennent pas le temps de se déshabiller pour se découvrir, ils baisent seulement dans le couloir. Peut-être les caméras sont-elles branchées. Peut-être leur égarement sera-t-il enregistré. Peut-être, oui, mais ils s'en moquent.
La langue de Will trace son chemin, savoure, glisse langoureusement. Mutine, elle se pose sur le membre érigé de Frederick puis les lèvres la rejoignent. Il suce, taquine, aspire. La main du psychiatre guide le rythme, plus vite, plus fort. Le plus jeune se relève subitement, un sourire hypocrite sur sa bouche humide, repoussant les doigts de son amant.
« Je te haïs, déclare-t-il en reculant d'un pas. »
Il tourne les talons, délaissant Chilton qui reste là, assis sur le canapé blanc, les cuisses ouvertes et son sexe en attente d'une délivrance.
Un coup de rein. Un soupir de plaisir. Will a les deux mains posées sur le bureau, les doigts crispés sur le meuble. Derrière lui, Frederick s'active, vigoureux, saisissant ses hanches avec une délectation évidente. Les gardiens de l'hôpital psychiatrique pour criminels aliénés pourraient les entendre mais cela ne fait que redoubler leur ardeur.
« Je t'exècre, gémit le plus jeune. »
Ils ne s'arrêtent pas pour autant. La jouissance les fauche bientôt, l'un et l'autre. Puis les habitudes reviennent et ils se séparent encore.
L'eau ruisselle sur leurs peaux. Frederick et Will s'embrassent à perdre haleine, chacun voulant dominer l'autre. Le plus jeune prend le dessus, pousse son amant contre le carrelage froid et caresse son sexe. Leurs regards ne se quittent pas alors que les gestes sont presque automatiques. Chair conter chair, doigts qui enserrent, bouches qui laissent s'échapper des gémissements indécents. L'empathe mène l'autre homme jusqu'à l'orgasme, laissant la douche effacer les traces de sa jouissance. Il n'y a pas d'amour, rien de réellement tendre. Rien de bon ne sortira de cette relation malsaine, ils en sont parfaitement conscients.
