Quelques heures plus tôt.

Une faible caresse lui sortait de son état d'engourdissement.

Son corps était lourd, et une sensation étrange en elle, dans tout son corps. Elle n'arrivait pas à bouger, même un petit doigts. Comme si elle se sentait attiré par ce sol qui lui glaçait la peau.

Une nouvelle caresse sur sa tête, elle voulait ouvrir les yeux mais c'était difficile.

Elle sentit qu'on lui fit un baiser sur le front.

— Levy réveille toi...

Elle avait l'impression de reconnaître cette voix qui lui paraissait si lointaine.

— Ouvre les yeux.

C'était difficile, et puis cette voix, elle la reconnaissait, pour l'avoir si longtemps entendu, voir effrayé.

— Kenji ?

— Il était temps.

Levy se mit à respirer fort, elle devait se lever d'ici, partir de là. Elle ne devait pas rester avec lui. Pas ça.

Ses larmes coulèrent seul.

— Ne pleure pas. On sera de nouveau ensemble, je te promet.

Mais où était-elle ? Ce n'était pas son lit. Qu'est-ce qu'elle faisait là ?

Sa tête lui faisait si mal alors qu'elle essayait de se rappeler d'une moindre chose.

Elle ouvrit finalement les yeux, déjà brouiller par les larmes mais aussi par sa tête qui lui lançait.

— Tu m'as manqué, dit Kenji en lui caressant la joue.

Révulsé, elle essaya de se reculer mais elle n'y arrivait pas, son corps pesait lourd. Pourquoi ?

Elle ne voyait distinctement pas son visage, sa vision était flou, seul sa voix portait dans ses oreilles.

Levy essaya de bouger pour se relever.

— Ne te lève pas ! ordonna t'il.

Elle se mit à trembler, voilà qu'il recommençait. Pourquoi il était là ?

— Je ne voulais pas te faire peur, dit-il constatant ses tremblements.

— Où... Je suis où ?

— Tu es avec moi c'est tout ce qui compte.

Elle se remit à pleurer, elle ne se souvenait pas comment elle avait atterri ici. Pourquoi sa tête lui faisait si mal quand elle essayait de s'en souvenir ?

Pourtant, il y'avait qu'un nom qui revenait dans son esprit.

— Gajeel...

— Ne prononce pas son nom !

Kenji se leva furieux alors qu'il s'était abaissé au niveau de Levy puisqu'elle était couchée au sol.

Deux hommes entrèrent dans la pièce où il se trouvait.

— Content du travail ?

— Faudrait qu'elle oublie tout.

— Ça va faire effet, vu comment elle est ça marche très bien.

Kenji hocha la tête.

— On pourrait, par la même occasion profiter un peu.

— Vous ne la toucher pas, si non vous paierez cher, menaça t'il.

— On imagine bien, si tu es capable de faire ça à la fille que tu aimes.

Il s'en foutait de leur point de vue. Pour lui le plus important c'était de l'éloigner de Redfox. Il avait fait sa part, ses parents feront le reste inconsciemment.

Il se baissa à nouveau à son niveau et par une quelconque force elle réussit à se pousser.

— T'es pas sain, souffla les garçons.

— Parce que des gars comme vous auraient des leçons à me donner ?

— Pas vraiment, tu payes bien c'est tout ce qui compte.

Le bracelet que Levy portait attira son attention. Il avança sa main pour toucher mais Levy repoussa sa main.

— C'est... c'est un cadeau. Kenji je t'en prie laisse moi partir.

Il ignora sa demande.

— Un cadeau de qui ?

Elle se mura dans un mutisme, le regardant avec colère essayant de cacher sa peur.

— Ça sert à rien de me regarder comme ça. Un cadeau de qui ? Répond et tu t'en vas.

Elle ferma lourdement les yeux, se sentant étrange dans son corps.

— Un cadeau de qui ? Tu réponds !

— De... De Gajeel, lâcha t'elle sans contrôle.

Instinctivement elle se mit à pleurer sans savoir pourquoi. Elle ne se sentait pas bien dans son corps. Qu'est-ce qu'elle avait ? Qu'est-ce qu'on lui avait fait ?

Kenji causait avec les deux hommes, elle ne voyait rien, sa vision était toujours autant flou.

Même leur voix portait loin, elle voulait simplement fermer les yeux, ce qu'elle fit inconsciemment.

Elle venait de perdre connaissance. C'était comme si on lui avait ingéré quelque chose dans le corps.

Après ses petites précision, il regarda Levy voyant qu'elle s'était à nouveau évanoui.

— Ça ne risque pas de la tuer j'espère ?

— Non, elle ne va tout simplement pas se rappeler de ce qui s'est passé ces derniers heures.

— Très bien. Vous savez quoi faire.

Il se tourna pour s'en aller mais il retourna sur ses pas.

— J'allais oublier.

Il récupéra le bracelet de Levy et s'en alla finalement.

Tout était parfait, maintenant il devait la ramener chez elle.

Mais d'abord il allait attendre qu'il fasse assez tard et avant tout il devait aller récompensé celui qui s'était chargé de la faire venir.

* * * * *

Il roulait en direction de la demeure Mcgarden, un sourire satisfait aux lèvres.

Levy était couchée sur la banquette arrière, toujours évanouie et elle était dans un piteux état, sa peau était pâle, ses lèvres sèches, ses cheveux ébouriffés et ses vêtements en désordre.

C'était le résultat qui comptait, elle allait être loin de Redfox et il aura un champ libre pour se rapprocher à nouveau d'elle.

Levy l'aimait depuis petite, cet amour ne pouvait pas disparaître comme ça.

— Elle m'aime toujours...

Il gara la voiture arrivé à destination.

Il la prit dans ses bras et partit sonné à la porte. A cet heure si ses parents était sûrement mort d'inquiétude mais bon ça serait encore mieux.

La porte s'ouvrit aussitôt et les visages plein d'espoir de monsieur et madame Mcgarden apparurent.

— Levy ! Mon dieu Kenji tu l'as ramené, s'écria Elisabeth.

Mathias le fit entrer l'accompagna dans sa chambre pour la faire se coucher.

Il déposa sa fille dans le lit en jettant un regard reconnaissant à Kenji.

— Pourquoi elle est évanouie ? Comment tu l'as retrouvé ? Kenji s'il te plaît parle nous, s'affola Elisabeth.

— Vérifions d'abord si elle n'a rien de grave, le reste on verra ça après, dit-il en regardant Kenji avec insistance.

Matthias fit venir un médecin heureusement que c'étaient un ami à lui parce que à cet heure ça aurait pu être difficile au mieux de l'amener à l'hôpital mais il ne préférait pas.

*

On examinait Levy, tandis que ses parents étaient inquièts tournant dans la chambre.

Kenji quant à lui affichait un air triste pour se fondre dans le décor. Quel bon acteur il pouvait faire.

Entre temps Levy s'était réveillée, les yeux dans le vide, perdu. Son regard était vide d'émotion.

— Alors docteur pourquoi elle est comme ça ? demanda Elisabeth.

— Et bien tout porte à croire qu'elle à été droguée.

Sa mère étouffa ses pleures et s'approcha de sa fille.

— Je n'aurais pas dû te laisser sortir.

— A part ça elle n'a rien eu d'autre, dit le médecin.

Matthias causait avec le docteur sur les mesures à prendre pour la faire sortir de cet état.

Il lui serra la main après avoir dit qu'il repassera demain et il accompagna son ami.

— Maman...

— Oui ma chérie ?

— Je suis allée le retrouver pourquoi je suis ici ?

— Tu... Tu ne te rappelles pas ?

— Non. J'ai mal à la tête quand j'essaye de me souvenir.

— Ça va venir, repose toi tu en as besoin.

— Mais il est tôt.

— Il est minuit passé.

— Mais... Il était tôt quand je sortais.

— Ne te tracasse pas la tête avec ça. Tu ne te rappelles plus.

— Je me sens bizarre. Qu'est-ce que j'ai ?

— Levy repose toi on te diras tout demain quand tu iras mieux.

— Papa ?

— Oui endors toi maintenant, on va te laisser se reposer.

Levy ferma alors les yeux ressentant de sensations étranges dans son corps.

Elle n'avait pas remarqué Kenji qui était à la porte de sa chambre.

— Va falloir qu'on parle maintenant, dit son père à Kenji.

Ils sortirent tout les trois pour se diriger vers son bureau.

Kenji s'assit serein en face des parents de Levy.

— Va falloir que tu t'expliques, dit Matthias.

— Plus tôt dans la journée je l'ai appelé, je voulais la voir mais elle m'a dit qu'elle allait retrouver vous savez ce garçon là.

— Le frère de son amie ?

— Oui. Redfox, dit-il avec dédain.

— Après ?

— L'appel a été coupé. Je me suis inquiété puis je me suis dit qu'elle m'avait sûrement raccrocher vu qu'elle ne souhaitait pas que je lui parle. La journée est passée on peu plus normalement. Je l'ai rappelé, je voulais la voir mais c'était indisponible.

— J'ai essayé aussi, toute la soirée. Tout ça ce n'est que les détails reviens à l'essentiel, dit Elisabeth.

— J'ai reçu un appel venant du portable de Levy. Une jeune femme la retrouvée elle a été délaissé dans une rue.

— Oh ma petite fille.

C'est fou de voir à quel point madame Mcgarden croyais à tout ce qu'il racontait, cette femme est beaucoup trop crédule contrairement à son mari.

— Et pourquoi seulement toi ? demanda Matthias.

Kenji haussa les épaules.

— Je suppose qu'elle a relancé au dernier appel qu'elle a reçu. J'en sais pas plus. L'essentiel c'est qu'elle soit là.

L'air peu convaincu du père de Levy n'arrangeait pas, il devait détourner la conversation.

— Je l'avais pourtant dit de ne pas laissé Levy trainer avec ce garçon. Et si quelque chose de pire lui était arrivée tout simplement parce qu'elle voulait aller le retrouver.

— Il a raison, approuva la mère de Levy.

Matthias ne dit rien mais il était en pleine réflexion sur ce que Kenji venait de lancer.

— Merci de l'avoir ramener, dit-il simplement.

— Ce n'est rien, elle est importante pour moi même si tout ne s'est pas bien passé entre nous j'aimerais toujours être avec elle.

— Elle mérite vraiment un garçon comme toi, soutient Elisabeth.

Si une chose était sur, sa mère nourrissait toujours l'espoir de les revoir ensemble, c'est encore mieux.

Matthias se racla la gorge, relevant ses lunettes.

— Ça c'est une autre histoire. Pour le moment soucions nous de l'état de Levy. Kenji il se fait tard, tu peux rester dormir ici cette nuit il y'a une chambre d'ami de libre.

— Je préfère rentrer, je doute fort que Levy veuille me voir ici.

— Il se fait très tard, rappela Elisabeth.

— C'est pas grave. Rien ne va m'arriver. Salué la de ma part.

Kenji se leva pour s'en aller.

— Oh surtout pensez à résoudre la situation avec Redfox il est peu recommandable pour votre fille.

— Kenji, je pense que ceci c'est à nous de voir. Tu n'es pas le mieux placé pour dire des choses pareilles, toi aussi tu as fait du mal à ma fille.

— Hmm je vois.

Il s'en alla cette fois-ci après avoir souhaiter bonne nuit. Bien qu'il avait essayé de cacher son air furieux suite au reproche de monsieur Mcgarden.

Mais de toute façon son plan avait bien marché, ils tenaient bien trop à leur fille pour courir un autre risque.

Kenji se réjouissait d'avance.

— Pourquoi tu lui as parlé comme ça ? Ça se voit bien qu'il aime Levy et...

— Ça n'excuse pas ce qu'il a pu faire.

— On ne sait même pas si c'est si grave peut-être Levy gramatise un peu trop leur différent.

— Tu ne fais pas confiance à ta fille.

— Non j'ai pas dit ça mais Kenji est un bon garçon.

— On devrait éviter de se disputer pour ça, au moment voulu on prendra une décision le concernant.

— Oui il y'a plus urgent, Kenji à raison. Si ce garçon fréquente de tel lieu, il ne devrait plus s'approcher de notre fille.

— Tu as sans doute raison. On règle ça demain. Il se fait tard, allons nous coucher.

* * * * *

Tôt le matin, ils s'étaient réveillés pour pouvoir régler cela au plus vite.

— Wendy ma puce, ta sœur ne va pas très bien. On doit s'absenter pour une heure. Tu promets de prendre soin d'elle ?

— Oui promis mais elle est encore endormie.

— Dans ce cas tu n'auras qu'à rester avec elle. On revient vite, je ne veux pas te laisser seul longtemps.

— Maman ! Je peux rester seul une heure c'est pas tuant et si Levy se réveille je serais avec elle.

— D'accord. On y va.

Monsieur et madame Mcgarden prirent la route pour se diriger vers les Redfox.

*

C'était torturant de renter aussi tard, il avait sommeil, beaucoup trop sommeil.

C'est pas humain de travailler comme ça, il allait se reposer ce week-end, désolée pour sa mère elle allait se débrouiller avec Juvia.

Il plaça un oreiller sur sa tête pour ne plus entendre ce bruit incessant, on frappait à sa porte.

— Gajeel réveille toi c'est urgent.

— Putain Juvia laisse moi dormir.

Sa porte venait de s'ouvrir dans un fracas.

— Sors d'ici.

— Tu ferais mieux de te lever, y'a les parents de Levy qui te cherche.

— Je veux voir personne.

C'est quand l'information monta à sa tête qu'il se leva en sursaut.

— Attend quoi ? Qui veut me voir ?

— Les parents de Levy.

— Pourquoi ?

— J'en sais rien, ils ont débarqué dans le café qu'il voulait te parler urgemment. Tu devrais te dépêcher.

— Ouais j'arrive.

C'était quoi ce délire ? Pourquoi ses parents voulaient le rencontrer ?

Il se leva et s'habilla en toute vitesse. Un pantalon de jogging et un t-shirt puis descendit en bas.

Pour les avoirs déjà vu une fois ils pouvaient leur reconnaître.

Ils étaient assis à un table reculés, il s'avança vers eux.

— Euh... Bonjour.

— Gajeel Redfox c'est ça ?

— Oui. Est-ce qu'il y'a un problème ?

— Oui à propos de ma fille et de ce qui s'est passé hier.

— Il s'est passé quoi hier ?

Matthias fronça les sourcils.

— Vous avez demandé à ma fille de vous rejoindre dans un de ces quartiers malfamés. Vous n'allez pas nous faire croire que vous avez oublié ça.

— Attendez, j'ai jamais demandé à Levy de me rejoindre où que se soit hier.

— Soit, je me doutais bien qu'un garçon comme vous ne dirait pas la vérité. Mais bon la preuve est là.

Élisabeth sorti le téléphone de Levy qu'elle avait apporté et montra le message.

Gajeel fronça les sourcils à son tour.

— Je ne lui ai jamais envoyé ça.

— C'est pas la peine de nier, elle allait vous retrouver. Si vous fréquentez ce genre de quartier évité de mêler ma fille à ça. Ça aurait très mal pu se passer hier. Vous lui demandez de la rejoindre et vous la laissez seul à son sort.

— Elle était là bas ? Bon sang elle va bien ?

— Bon ça suffit, arrêtez de faire semblant. Vous êtes de mauvaise fréquentation pour ma fille, il suffit de vous regarder, dit-il en fronçant les sourcils.

— Vous avez une très mauvaise opinion de moi.

— Si vous pouviez bien être sincère.De toute façon on n'avait qu'une chose à dire, n'approchez plus ma fille. Tenez vous loin d'elle ça vaut mieux. Ne vous avisez pas à désobéir on aimerait pas en arrivé là mais si tel est le cas, elle sera privée d'amitié avec votre sœur.

Ses parents se levèrent pour s'en aller.

— J'aime votre fille. Je lui aurais jamais faire courir un risque pareil.

— C'est bien beau tout ça mais se sont des actes qui parlent.

Ils sortirent définitivement, sans plus rien écouter des paroles de Gajeel.

— Qu'est-ce qu'ils te voulaient ? demanda Juvia qui s'était précipité vers son frère dès leur départ.

— Rien, dit-il en serrant les poings.

Il regarda sa sœur, en aucun cas il ne voulait qu'elle soit privé de son amitié avec Levy mais cela reviendrait à dire qu'elle allait devoir se tenir loin d'elle.

Comme si ce n'était pas déjà assez de ressentir un amour à sens unique, voila qu'il n'avait plus le droit de s'approcher de Levy.

S'il désobéissait ce n'était pas que Juvia, mais cela allait attirer des problème entre Levy et ses parents.

— Et pourquoi tu fais cette tête ?

Il ne répondit pas à sa sœur et sortit précipitamment du café.

— Bordel !

Il n'avait jamais envoyé ce message à Levy. Qu'est-ce qui se passait ?