Moi : Salut les gens ! Je suis ravie de vous retrouver pour ce chapitre qui va sûrement vous faire très plaisir ! Moi j'ai kiffé l'écrire ! *sourire sadique*
Ryuga : Je l'ai lu. Putain, il fait plaisir ce chapitre !
Kyoya : Ah, pour une fois, je sens que je vais l'aimer ce chapitre ! *ricane*
Moi : J'espère bien, parce que ce chapitre est trop cool ! Et je suis au regret de vous annoncer que la fic sera terminée…dans deux semaines… :'(
Chris : Ah, donc il reste 2 chapitres après celui-là ?
Moi : Oui oui…
Ryuga : Il faut bien que ça se termine à un moment Wonder, en plus ça va bientôt faire un an que tu publies cette fic.
Moi : C'est vrai ! Et en plus, j'ai hâte de commencer une nouvelle fic, parce que je vais vous sortir du fluff ! *^*
Chris : Ah yes, ça faisait longtemps ! n_n
Moi : Bon, disclaimer ? ^^
Kyoya : Wonderinn ne possède pas MFB.
Moi : Merci Kyo ! Bon chapitre tout le monde ! ^^
Réponse aux reviews :
Komachu : T'inquiète, moi j'ai un tas de questions pour Sakyo ! En même temps, j'avais un peu ce chapitre en tête depuis des mois XD
Jinwrite : Le prince dragon, ça doit être l'une des fics que j'ai écrites que je préfère X)
J'aime bien connecter mes fics avec d'autres ^^
Marius : Ah oui, la scène de l'éclipse ! Griffith, salaud ! XD
Ah c'est cool ça ! Si tu veux qu'on s'ajoute sur Discord, y a qu'à demander n_n
Moi aussi je m'étais faite la réflexion qu'Hélios ressemble à Ryuga quand j'ai vu le film pour la première fois ! X)
J'aime bien les films Fast and Furious moi aussi, mais je suis pas une grosse fan non plus X)
P.S : (Moi : Si Marimo ne faisais pas la sieste tout le temps, ce ne serait plus Marimo X) Zoro : Hé, je t'emmerde ! è_é Sanji : Zoro, tu ne peux nier que tu passes le plus clair de ton temps à dormir… Zoro : -_- Moi : Héhé XD)
Une fois sorti de l'hôpital, mon premier réflexe est de respirer l'air frais à plein poumons. Putain, que ça fait du bien d'être sorti… Je déteste vraiment les odeurs qui règnent dans un hosto, presque autant que l'odeur de moisissure qui règne dans le cave chez moi. Berk… À côté de moi, mon petit frère est agrippé à mon bras comme si sa vie en dépendait, ce qui fait glousser Ryuga. Oui bah en même temps j'ai failli mourir, donc là je crois qu'il va plus me lâcher pendant un moment mon petit frère chéri !
-Alors de ce que j'ai compris, ce soir on va régler cette histoire avec Konzern junior une bonne fois pour toute, dit ma mère, les bras croisés et les sourcils froncés.
-Oui, mon père m'a confirmé que le père de Julian devrait arriver dans la soirée, lui répond mon petit-ami en regardant son téléphone. Mmh, il est 13H15, donc il doit être 6H15 en Italie, et le temps de faire le trajet, je pense que le paternel de Barbie devrait arriver vers 20H.
-Oh, je pense que tu peux arrondir à 19H Ryuga, réplique ma mère. Mr. Konzern a un jet privé, ça va plus vite que de voyager dans des vols commerciaux en première classe.
-Hahaha, Barbie ! Glousse mon frère, qui lui est resté coincé sur le surnom de Julian que mon surveillant a employé. Mais pourquoi tu l'as appelé comme ça Ryuga ? Hahaha !
-Comme toi tu ne l'as jamais vu en personne, tu ne risques pas de savoir pourquoi Ryuga et moi on l'appelle comme ça, répondé-je à la place de mon petit-ami, ricanant. En fait, Julian est blond, mais il a surtout les cheveux bien lisses, et il y tient à ses cheveux. C'est pour ça qu'on le surnomme Barbie. Ça lui va bien.
Kakeru prend quelques secondes pour essayer d'imaginer ce que ça peut donner puis éclate de rire tandis que ma mère se contente de glousser discrètement. Décidément, tout le monde trouve cette blague drôle ! Dommage pour toi Konzern, mais t'avais qu'à choisir une coiffure différente. Après ce petit instant de rigolade, on se dirige tous vers la voiture de ma mère. Elle ne veut pas se contenter de nous déposer Ryuga et moi à l'école et d'ensuite rentrer à la maison avec Kakeru sachant qu'elle va devoir revenir à l'école vers 19H pour qu'on règle de manière définitive cette histoire avec Konzern, donc elle a décidé qu'elle allait nous ramener, se garer sur le parking de l'école et rester avec mon petit frère jusqu'à ce que le père de la blondasse soit arrivé. Cette nouvelle a été accueillie avec enthousiasme par mon frangin, qui trépigne d'impatience à l'idée de pouvoir enfin rencontrer mes amis. Je ne suis pas du tout, mais alors là PAS DU TOUT étonné. Et je dois avouer que je suis aussi content de pouvoir présenter mon petit frère à mes potes.
Bref, nous voilà tous les quatre dans la voiture de ma mère, Kakeru devant à côté d'elle alors que Ryuga et moi on s'est installés sur la banquette arrière. D'habitude, c'est TOUJOURS moi devant, parce que c'est moi le plus grand, mais là je voulais rester à côté de mon mec donc il a le droit d'être devant, pour une fois. Je regarde par la fenêtre les bâtiments de la ville défiler sous mes yeux, pensant à ce qui m'attend ce soir, ce qui nous attend. Ce soir, Konzern et moi on va régler nos comptes. Je me demande comment est son père d'ailleurs, mais surtout comment il va réagir en apprenant tout ce que son fils a fait. Est-ce qu'il va tout nier, dire que son fils est un gentil garçon et qu'il n'aurait jamais rien pu faire d'aussi monstrueux, ou est-ce qu'il va accepter le fait que son fils est une espèce de gros psychopathe et bien salement le punir ? Je ne sais pas, mais connaissant le fils, je parierais plutôt sur la première option. Ça promet, on va s'amuser ce soir !
Alors que je me perds dans mes pensées au sujet de cette saleté de blondasse qu'est Julian et son père, je sens la main de Ryuga prendre la mienne sur ma jambe et la serrer. Je tourne la tête vers lui et souris quand je le vois lui-même en train de sourire. Maintenant que j'y pense, ma mère et son père vont se rencontrer pour la première fois ce soir. J'aurais préféré qu'ils se rencontrent dans d'autres circonstances, et je pense que Ryuga doit penser comme moi, mais bon, on ne choisit pas.
Une fois arrivés à l'école, ma mère rentre dans le parking, dans lequel moi je ne suis évidemment jamais entré puisque j'arrive en bus normalement, et se gare tranquillement. Kakeru est le premier à sortir de la voiture, tout excité à l'idée de rencontrer mes amis. Je me dépêche de sortir à sa suite histoire qu'il ne parte pas sans moi et qu'il se perde, franchement il en serait capable, tandis que Ryuga et ma mère sortent calmement, nous regardant tous les deux avec amusement. Alors que mon petit frère veut à tout prix aller à mon dortoir pour pouvoir voir mes potes, qui sont plus que probablement dans la salle commune, comme toujours, mon petit-ami propose à ma mère de lui faire visiter l'école puis de l'amener voir son père dans son bureau. Ma mère accepte en souriant et les voilà partis de leur côté, elle souriant presque jusqu'aux oreilles. Je pense pas trop m'avancer en disant que ma mère adore mon petit-ami, et c'est tant mieux pour moi. Bon, par contre mon petit frère va finir par m'arracher le bras à force de me tirer dans la direction de la cour, donc je ferais mieux de bouger avec lui avant qu'il me déboite l'épaule en tirant comme un fou.
C'est donc en compagnie d'une boule d'énergie encore plus hyperactive que d'habitude que je me dirige vers mon dortoir, souriant rien qu'en pensant à ce que va donner la rencontre entre mes amis et mon petit frère. Oh là là, Chris et lui, ça va vraiment donner un duo explosif et avec beaucoup TROP d'énergie ! Je suis fatigué d'avance, et je sens que Dashan aussi il va être fatigué. Dashan, c'est vraiment ce pote qu'on a tous et qui sert de figure parentale dans le groupe pour que ce soit pas trop le bordel. Pas trop hein, il fait ce qu'il peut mais c'est toujours un peu le bordel dans un groupe de potes, faut pas déconner non plus !
Quand on arrive au dortoir, Kakeru ne tient presque littéralement plus en place. Il remue tellement, on dirait un shaker à cocktail dans les mains d'un barman ! Faut vraiment qu'il se calme, on dirait qu'il va convulser d'une minute à l'autre… On rentre tous les deux dans le hall du dortoir et mon petit frère passe derrière moi, prêt à me suivre puisque lui ne sait pas où aller. Enfin bon, on ne va pas très loin puisque la salle commune est presque littéralement en face de l'entrée du dortoir.
-Kyoya ! S'exclame Nile quand il me voit entrer, souriant comme il n'avait encore jamais souris. Tu es déjà sorti de l'hôpital ? J'imagine que ça va mieux du coup.
-Oui, ça va beaucoup mieux, répondé-je en souriant. Je suis hors de danger et je…
-Bonjour, je m'appelle Kakeru, je suis le petit frère de Kyoya ! Me coupe mon frère en sortant de derrière mon dos, souriant comme s'il avait plongé la tête la première dans une bassine remplie de substances illicites qui rendent un peu trop heureux. J'suis super content de vous rencontrer !
Mes amis restent circonspects un petit moment, surpris que mon frère soit là, qu'il soit si différent de moi et qu'il m'ait coupé en plein milieu de ma phrase sans la moindre petite once de respect. J'crois qu'il a jamais été aussi surexcité de sa vie, et pourtant il l'est quand même assez souvent. Passé la surprise, mes amis gloussent, amusés par le comportement de mon cadet, et se présentent un à un. Kakeru est ravi d'enfin rencontrer tous mes amis et il entreprend de tous les interroger sur comment ils sont devenus amis avec moi. Tous mes potes se prêtent au jeu et répondent avec amusement au putain d'interrogatoire de mon frangin. Eh bah, ça doit bien les changer de moi en tout cas. Après avoir satisfait sa curiosité, mon cadet se calme enfin et s'assoit près de moi sur un des canapés de la salle commune sans cesser de sourire. C'est que je vais finir par devoir lui donner des calmants !
-Nii-chan, ils sont vraiment géniaux tes amis, me dit discrètement Kakeru en souriant d'un air bien moins excité, vraiment heureux, alors que mes potes ont repris la conversation qu'ils avaient avant qu'on arrive. Tu as de la chance de les avoir. Ça se voit que tu peux compter sur eux.
-Je sais petit frère, je sais que j'ai de la chance de les avoir, ne t'en fais pas, lui répondé-je en passant une main affectueuse dans ses cheveux coiffés en V.
Il est si mignon mon frangin, encore plus comme ça, au milieu de la bande de potes étudiants de son grand frère alors que lui porte toujours l'uniforme de son lycée. Je suis tellement content qu'il soit comme ça, plein de joie de vivre, d'énergie, et toujours optimiste. S'il n'était pas comme ça, je ne sais pas si j'aurais réussi à tenir quand rien n'allait, que je n'avais pas d'amis, personne, juste ma morosité. D'un côté, je m'en veux de lui avoir fait subir ça, qu'il ait dû me voir dans cet état. Tss, c'est mon côté grand frère surprotecteur ça.
Plusieurs heures plus tard, vers 18H, Ryuga, qui est revenu de sa visite de l'école avec ma mère depuis longtemps, me dit que son père veut nous voir lui et moi dans son bureau. Ma mère n'est pas revenue avec Ryuga, elle est restée avec le père de mon petit-ami, j'imagine qu'elle voulait faire connaissance avec lui, mais de toute façon je vais la retrouver là. Quand on se lève mon surveillant et moi, Kakeru veut me suivre, évidemment, mais je veux le laisser autant que possible hors de tout ça. Je lui dis donc de rester avec mes amis, vu qu'il a l'air de si bien s'entendre avec eux, et Kakeru n'insiste pas plus parce qu'il est content de pouvoir faire connaissance avec mes amis et qu'il les aime déjà beaucoup. Mes potes promettent de bien veiller sur lui pendant que je ne suis pas là, et d'empêcher Chris de faire n'importe quoi avec lui parce qu'on le connait le blondinet, et je peux m'éclipser avec mon petit-ami pour rejoindre son père.
Depuis la dernière fois que j'y suis allé, j'ai presque failli oublier le chemin jusqu'au bureau du directeur. En même temps, le bâtiment administratif c'est un vrai labyrinthe ! Heureusement qu'il y a des panneaux, parce que sinon ce serait une vraie plaie pour trouver le bureau de monsieur le directeur. Évidemment, Ryuga connaît le chemin par cœur lui, donc je ne risque pas de me perdre au moins. Arrivés devant le bureau, mon petit-ami ne prend même pas la peine de toquer, ce qui ne m'étonne pas vraiment. On rentre tous les deux dans le bureau et je suis surpris de constater que ma mère n'est pas là. Bah, elle est passée où ? Je n'ai pas vraiment le temps de m'attarder sur la question puisque je remarque la présence de Julian sur l'une des chaises devant le bureau du père de Ryuga. Julian…
-Papa, elle est passée où la mère de Kyoya ? Demande mon petit-ami, qui se pose visiblement les mêmes questions que moi.
-Elle est juste descendue prendre un thé à la machine au rez-de-chaussée, vous ne l'avez pas croisée ? S'étonne son père.
-Non, on ne l'a pas vue, répondé-je.
-Mince, elle a dû se perdre en essayant de remonter, soupire le directeur en se levant. Je savais que c'était pas une bonne idée de la laisser descendre toute seule. Bon, je vais aller la chercher, j'en ai pas pour longtemps.
Le père de Ryuga passe à côté de nous, lançant au passage un regard noir à Barbie sur sa chaise, et sort de son bureau pour aller chercher ma mère. Je ne suis pas vraiment étonnée qu'elle se soit perdue, ma mère n'a jamais eu un très bon sens de l'orientation. Ouais enfin, j'aurais préféré qu'elle se perde à un autre moment, parce que résultat : je me retrouve seul avec Ryuga et Julian. Silence pesant, bonjour… Même si j'ai juste envie de l'ignorer, je ne peux pas m'empêcher de regarder Konzern. Il est assis sur sa chaise, bras croisés et yeux baissés comme s'il essayait de se faire oublier. On est loin du Julian plein d'assurance qui se sentait supérieur en tout et qui n'hésitait jamais à jouer à la provoque. Il fait moins le malin maintenant ! Si moi je suis bien décidé à ignorer Konzern, parce que je n'ai même plus envie d'entendre parler de son existence, mon petit-ami a l'air à la fois très remonté et décidé à profiter de la position de très grosse infériorité dans laquelle le blondinet se retrouve.
-Alors, pourquoi tu te retrouves dans le bureau de mon père à cette heure-ci, Konzern ? Ricane mesquinement Ryuga, comme s'il avait envie de se montrer tout aussi horrible que Konzern l'est. Même pendant quelques heures, t'as pas réussi à te tenir ? C'est maladif chez toi en fait, faut que tu consultes.
-Non, monsieur le directeur m'a convoqué parce que mon père ne va pas tarder à arriver, répond Julian d'une voix lassée, monocorde.
-Si tu ne voulais pas te retrouver dans cette situation, tu n'avais qu'à te tenir correctement, ne pas être un petit con et ne pas faire du mal à des gens que tu ne pouvais tout simplement pas saquer, rétorque mon petit-ami en fronçant les sourcils, ayant perdu en quelques secondes son envie de jouer et d'être mesquin. Maintenant tu vas le payer, et tu sais quoi ? C'est bien fait, et ça fait trois ans que j'attends ça.
Konzern tourne la tête vers nous, fronçant les sourcils et serre les poings sur ses genoux. Putain, c'est bien le moment de l'énerver… Pourquoi Ryuga joue son jeu et ne se contente pas de l'ignorer, comme moi ? Tss, son self-control il est vraiment aléatoire, on dirait presque…moi… Hum hum, finalement je suis pas le mieux placé pour lui reprocher son comportement.
-Je sais, finit par dire Konzern, ayant perdu son ton monocorde.
-Tu sais quoi ? Que je te déteste ? Ricane Ryuga, les bras croisés. Félicitations, j'ai pas vraiment fait d'efforts pour le cacher.
-Je sais pour vous, réplique Julian. Je sais ce qu'il y a entre vous, et je sais que ça dure depuis longtemps. Wales a déjà vu Kyoya aller dans ta chambre en plein milieu de la nuit, et tu ne me feras pas croire qu'il avait quelque chose à te demander, monsieur le surveillant qui se tape ses étudiants.
Je déglutis difficilement et lance un regard paniqué vers le sol. Putain de merde, on fait quoi maintenant ?! Il fallait évidemment que ce petit con réussisse à découvrir que Ryuga et moi on sort ensemble ! S'il sort ça tout à l'heure, le père de Ryuga devra faire comme s'il ne savait pas, qu'il l'apprenait, et juger Ryuga comme si ce n'était pas son fils. Bordel, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?! Désemparé, je tourne la tête vers mon petit-ami et laisse échapper un hoquet de surprise en constatant qu'il n'a pas du tout l'air inquiet. Il a perdu la tête ou… ?
-Tu te crois malin, hein Julian ? Tu crois que t'as trouvé un truc qui va te permettre de t'en sortir ? Demande Ryuga en venant vers Konzern, les bras croisés. J'suis désolé de te décevoir, mais c'est pas comme ça comme tu vas esquiver tes problèmes.
-Ah ouais ? Rétorque Julian avec un sourire en coin, reprenant sa contenance et son insupportable air supérieur. Tu crois que parce que le directeur c'est ton père il va te laisser violer le règlement intérieur et coucher avec des étudiants ?
-T'en veux une bonne Konzern ? Mon père, il est déjà au courant et il s'en fout complètement, réplique mon petit-ami avec un énorme sourire plein de…sadisme ? Et tu sais pourquoi il s'en fout ? Parce que je ne fais pas que me taper Kyoya, je l'aime. Et t'en veux une meilleure ? La mère de Kyoya elle sait aussi pour nous et elle est contente, parce qu'elle veut juste le bonheur de ses enfants. Et puis franchement, dis-moi Konzern, c'est quoi le pire ? Coucher avec un étudiant parfaitement consentant, sexuellement majeur depuis belle lurette et même bientôt majeur tout cours, ou tenter de tuer deux fois quelqu'un parce que ce quelqu'un a l'audace de ne pas vouloir se laisser emmerder ?
Konzern perd instantanément son sourire, son air supérieur, sa contenance, les couleurs de son visage…ouais, il perd tout d'un seul coup en fait. Maintenant que j'y pense…c'est vrai que même s'il balançait ma relation avec Ryuga devant son père, le directeur et ma mère…bah ma mère est déjà au courant. Et si elle le sait et que ça lui va très bien, bah qu'est-ce qu'il pourrait se passer d'autre ? Il y a rien à dire le père de Konzern, c'est pas lui qui me gère quand même ! Il n'y a que ma mère qui aurait son mot à dire sur ma relation avec mon surveillant, et elle l'a déjà totalement approuvée, elle adore même Ryuga. Ah putain, je respire à nouveau… Ravi d'avoir réussi à bien clouer le bec de la blondasse, mon petit-ami sourit encore plus, ce qui lui donne limite un air flippant, et retourne près de moi. La Barbie s'est quant à lui refermé comme une huître et essaie de nouveau de se faire totalement oublier, il essaie même de se faire encore plus oublier qu'avant. Et oui connard, tu ne peux PAS t'en sortir après ce que t'as fait.
C'est à ce moment-là que le père de Ryuga revient avec ma mère, mettant officiellement et définitivement fin à cette altercation. Vu l'odeur qui provient du gobelet que tient ma mère, elle a changé d'avis et elle a préféré prendre un café plutôt qu'un thé. En voyant Julian sur sa chaise, ma mère fronce les sourcils et s'assoit sur l'autre chaise pour boire son café. Je crois me souvenir que ma mère avait dit que si Julian me refaisait un coup comme la chute dans les escaliers, elle allait lui mettre un gros coup de pied aux fesses avec ses talons de 12 centimètres. Dommage, aujourd'hui elle a mis des baskets ! Mais bon, ça l'empêchera pas de lui botter le derrière.
-Ton père a appelé Julian, il sera bientôt là, dit le directeur en se rasseyant à son bureau.
Konzern se contente de hocher piteusement la tête pour dire qu'il a compris, mais il a juste l'air d'avoir très envie de se pendre. T'as joué, t'as perdu Konzern, c'est comme ça. Nous, en attendant que ton paternel arrive, on va discuter entre nous.
C'est après quinze minutes que le père de Konzern arrive, et on peut dire qu'il a fait très vite parce qu'il n'est que 18H30. Il va se manger une espèce de jet-lag lui, ça va pas être beau. Le père de Julian a l'air d'être un homme dur, avec une belle moustache bien taillée. En le voyant entrer, la blondasse se décompose encore plus sur sa chaise, avec l'air d'avoir envie de mourir. Je crois qu'il a vraiment très peur de son père, et je n'ai absolument pas pitié de lui. Après avoir serré la main au père de Ryuga, Konzern senior tire une autre chaise du bureau pour s'assoir près de son fils et croise les bras.
-Alors, pourquoi m'avez-vous convoqué comme cela, en urgence ? Demande-t-il, mais à mes oreilles ça sonne plutôt comme « Pourquoi vous me faites chier au juste ? ».
-Monsieur Konzern, on a retrouvé ceci dans la chambre de votre fils, dit le directeur en montrant le flacon de concentré de fraise que Julian a utilisé pour m'envoyer à l'hosto.
-Et… ? Ne me dites pas que vous m'avez fait venir depuis l'Italie juste pour me montrer ça ? S'agace monsieur Konzern. Quoi, c'est interdit de s'acheter du concentré de fraise et de le garder dans sa chambre ?
-Bien sûr que non. En revanche, c'est formellement interdit de mettre du concentré de fraise dans le verre d'un élève qui est justement allergique à la fraise, réplique le père de Ryuga, me désignant d'un mouvement de tête.
-…Est-ce que c'est une blague de très mauvais goût ?
-Vous croyez sérieusement que je vous aurais fait venir si je n'étais pas sûr de ce que j'avance ?
-Enfin, Julian n'aurait jamais pu faire ça ! Il n'est pas tout seul dans sa chambre, pourquoi ce ne serait pas son colocataire de chambre qui aurait fait ça ?
-J'ai retrouvé le flacon dans la taie d'oreiller de Julian, pas de son colocataire, Reiji.
-Ouais, et puis Reiji est mon ami, donc il me ferait jamais ça, rajouté-je, les sourcils froncés.
-D'accord, c'était vraiment bête et Julian mérite une punition pour ça, mais vous n'en faites pas un peu trop pour ça ? Demande le père de la blondasse, pensant sans doute que mon allergie m'a juste provoqué une crise d'urticaire ou un truc du style.
-Un peu trop ? L'allergie de mon fils est potentiellement mortelle ! Rétorque immédiatement ma mère en fronçant les sourcils. Les chocs anaphylactiques, vous connaissez ? Mon fils a failli en faire un à cause du vôtre ! S'il est encore là, c'est uniquement grâce à son aiguille d'adrénaline et Ryuga qui a eu le réflexe d'aller la chercher pour lui injecter !
-Julian savait que l'allergie de Kyoya est mortelle, donc concrètement, il a essayé de le tuer, ajoute Ryuga, bras croisés.
Le père de Julian ne sait plus trop quoi dire là et se tourne vers son fils pour le regarder sévèrement.
-Julian, tu as vraiment fait ça ? Lui demande son père, qui visiblement n'y croit toujours pas.
-Oui, répond tout simplement Julian, totalement résigné.
-Que… ?! Mais tu as perdu la tête ?! S'écrie Konzern senior. Pourquoi as-tu fait une chose pareille ?!
-Pour ne plus voir Kyoya, pour qu'il disparaisse, souffle le blondinet, le regard perdu dans le vide. Depuis qu'il est là…tout va de travers pour moi. Je voulais retrouver ma vie d'avant… Tu m'as toujours dit qu'il fallait se débarrasser sans pitié des obstacles qu'on rencontre dans la vie alors je…
Son père ne lui laisse pas le temps de finir puisqu'il lui colle une grosse claque derrière la tête pour le faire taire. Ouais, j'crois que je commence à comprendre d'où vient le côté psychopathe de Julian. Je comprends mieux aussi pourquoi il avait l'air bizarre au réfectoire, pas aussi triomphant que d'habitude. Dans l'escalier, il voulait me faire du mal, pas me tuer. Il avait carrément oublié que je pouvais mourir en me pétant la nuque dans ma chute. Mais là…là il voulait vraiment me tuer et ça l'a rendu…froid. C'est extrêmement flippant de se dire ça…
-Je pense qu'il est inutile de préciser qu'après un acte pareil, Julian est renvoyé définitivement de l'école, dit tout à fait calmement monsieur le directeur. Et encore, je vous épargne tous les actes dont il est accusé mais pour lesquels on a pas de preuves tangibles. La liste est trop longue.
-Oui, je comprends, répond le père de Julian, fermé et très TRÈS contrarié. Je vais le redresser comme il se doit.
-Pour tout ce qu'il a fait, sa place serait en prison, réplique froidement ma mère. Mais bon, il n'est pas d'ici donc on ne peut pas l'incarcérer ici.
-Il y a plein de pensionnats en Italie qui valent bien un séjour en prison, rétorque Konzern senior avec une froideur carrément flippante.
Julian baisse encore plus la tête et met son visage dans ses mains, se retenant probablement de pleurer. Il n'a pas l'air d'avoir très envie d'aller en pensionnat, moi par contre j'ai très envie de le savoir dans un endroit pareil. Ça calmera peut-être enfin son comportement de psychopathe. Le père de Ryuga se dépêche de signer une feuille qui signifie le renvoi immédiat de Julian, la donne à Konzern senior, et c'est fini. J'ai gagné. Julian est viré, et son père va probablement lui faire passer un très mauvais quart d'heure dans le jet privé qui va les ramener en Italie. Ryuga jubile lui aussi, lui qui rêvait de faire virer Julian depuis trois ans. C'est la concrétisation de son rêve là.
Quand Konzern senior et junior se lèvent de leurs chaises, le premier ayant apparemment envie de partir le plus vite possible pour fuir la honte qu'il ressent, ma mère se lève comme un ressort et se plante devant eux. Le père de Barbie la dévisage le temps d'une seconde avant que ma mère lui colle une gifle monumentale qui claque très fort. C'est satisfaisant, que c'est satisfaisant !
-Ça, c'est parce que tu ne sais pas éduquer tes enfants, dit ma mère avec les sourcils froncés avant de se tourner vers Julian pour lui faire subir exactement le même sort que son père. Et ça, c'est pour avoir essayé de tuer mon fils !
Si le père de Julian a l'air outré que ma mère l'ait giflé, Julian n'a pas vraiment de réaction et se contente de se frotter la joue, les yeux fixés au sol. Il va tomber en dépression le Konzern je crois. Mais bon, c'est pas comme si ça m'importait. Père et fils ne s'attardent pas plus et quittent le bureau en trombe, nous laissant tous les quatre dans le bureau. Je me sens tellement…content putain ! J'ai réussi ! L'école est débarrassée de ce petit con de Konzern ! Je me sens tellement heureux que je n'arrive pas à m'empêcher de sauter dans les bras de Ryuga pour l'embrasser. On a gagné…
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Julian il est bien fait niquer, haha ! Champagne !
Chris : Il y a pas de champagne, y a que du jus de pomme…
Moi : Jus de pomme alors !
Ryuga : *ricane* Elle était très satisfaisante la baffe, mais alors vraiment très satisfaisante !
Moi : Ouiiiii ! *sourire sadique*
Kyoya : Franchement, ce chapitre était vraiment cool. Pour une fois…
Moi : Profite, je crois que tu vas être moins content dimanche X)
Kyoya : Ça, je m'en doute oui…
Chris : Il est jamais content le dimanche X)
Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche du coup ! n_n
Chris : C'est quand même triste de savoir que cette fic va bientôt s'arrêter…
Moi : T'inquiète, je vais vite la remplacer ! X)
Ryuga : Un jour peut-être, elle aura le syndrome de la page blanche…
