Les événements décrits ne se passent pas tous dans la série, certains sont modifiés et la temporalité est différente, certains événements se produisent à un autre moment que dans la série.
Je ne suis pas médecin, je ne connais absolument rien aux procédures de réanimation, de chirurgie ou de quoi que ce soit d'autre. Je m'inspire de ce que j'ai vu dans Grey's Anatomy pour écrire les scènes qui contiennent des détails médicaux, je sais donc que ce que j'écris n'est pas nécessairement réaliste ou correct !
Les personnages et Grey's Anatomy en général ne m'appartiennent pas et je ne gagne pas d'argent en écrivant cette fanfiction.
Cette fanfiction est la mienne, merci de ne pas la copier sans ma permission. Si vous souhaitez la traduire, demandez-le-moi. Soyons respectueux les uns des autres.
« Bonjour, June, comment vous sentez-vous ? »
« Je suis… toute engourdie. Et j'ai mal partout. »
« D'accord, Grey, passe 10 de morphine supplémentaires. »
« Excusez-moi mais qui êtes-vous ? Je viens de me réveiller et personne ne m'a expliqué ce qu'il se passait. Pourquoi suis-je ici ? »
Margot et Meredith se tenaient au pied du lit de la patiente, leur sourire se voulant rassurant.
« Restez calme, Madame Osborne, votre tension est élevée. Je suis le docteure Paulson et voici le docteure Grey, votre avion s'est écrasé en plein centre-ville et nous nous sommes toutes deux occupées de vous. »
« Mon avion s'est écrasé ? Est-ce que… est-ce que je vais bien ? »
Mer prit le relais.
« Lorsque vous êtes arrivée, vous souffriez d'un important traumatisme au niveau de l'abdomen. Nous vous avons emmenée au bloc en urgence car votre foie était en très mauvais état. Nous avons fait notre possible pour le sauver mais il était trop abîmé, vous avez été mise sur la liste des transplantations. La bonne nouvelle est que vous ne souffrez d'aucun dommage cérébral. »
« Quoi ? Mais comment ça a pu arriver ? Est-ce que je vais mourir ? »
« June, calmez-vous. Le docteure Grey et moi nous occupons de tout, vous devez vous reposer et éviter de vous inquiéter. L'opération combinée au choc de l'accident ont fortement impacté votre corps, il faut que vous restiez calme. »
« Garry, mon mari, il va arriver ? Il sait que je suis là ? »
« Votre mari et votre fils sont sur la route, ils arriveront dans moins de trois heures. »
« Madame Osborne, pour finir, vous devez savoir que tant que nous n'aurons pas trouvé de donneur, vous devrez rester aux soins intensifs pour éviter à tout prix une infection ou d'autres complications. »
« D'accord, docteure…. Excusez-moi, quel est votre nom, encore ? »
« Docteure Paulson. Vous pouvez demander aux infirmières de biper le docteure Grey si vous avez la moindre question. Je reviendrai quand votre famille sera arrivée, pour tout leur expliquer. »
Les deux docteures sortirent de la chambre.
« Surveille ses constantes toutes les heures, on n'est pas à l'abri d'une défaillance multi-viscérale. Et maintenant, on va en pré-op. »
Elles prirent l'ascenseur, descendirent d'un étage et arrivèrent devant la chambre 209.
« Restes professionnelle, Grey. »
« Bien sûr, docteure Paulson. »
Margot ouvrit la porte de la chambre et y entra.
« Bonjour, monsieur Lynch. Je vous présente le docteure Grey, c'est elle qui va vous opérer aujourd'hui. »
Mer cligna des yeux quelques fois, histoire d'être sûre qu'elle n'hallucinait pas.
Couché sur le lit, un vieil homme aux cheveux blancs et filandreux arborait une immense grosseur au niveau du ventre. C'était plus gros que tout ce que Meredith n'avait jamais vu. Une trentaine de centimètres en hauteur, une vingtaine en largeur.
« Bonjour, monsieur Lynch, comment vous sentez-vous aujourd'hui ? » demanda la cheffe.
« J'ai faim ! Et un peu mal au ventre, pourriez-vous me dire si quelque chose ne va pas, docteure ? »
Il éclata de rire. Les chirurgiennes sourirent.
« Désolé, j'adore cette blague. Mais je n'ai pas menti en disant que je meurs de faim. »
« Le docteure Grey vous opérera dans deux heures, vous n'avez plus besoin d'attendre très longtemps. »
Mer se tourna vers sa cheffe, un petit sourire en coin.
« Bien sûr. Dans deux heures. »
« Alors, doc, qu'est-ce que vous allez me faire pour retirer cette chose ? Pas que je veuille m'en détacher, j'ai fini par l'aimer, moi, mais apparemment, je vais mourir si je ne vous laisse pas triturer à l'intérieur de moi alors… »
« C'est… une tumeur ? » elle demanda à voix basse au docteure Paulson.
« Monsieur Lynch souffre d'un adénome de grade 4 qui se développe extrêmement rapidement. Après un mois, la chimiothérapie et les rayons n'ont pas été efficaces. »
« D'accord. Je vais commencer par vous faire une échographie puis des examens sanguins. Ensuite, vous irez passer une IRM. »
« Faites votre job, doc, et ne me laissez pas crever. »
Il rit à nouveau et grimaça lorsque le gel froid fut appliqué sur la grosseur.
« C'est froid ce truc. »
« Restez tranquille un instant, il faut que je puisse avoir une image nette. »
« D'accord, doc. »
« Pourquoi n'êtes-vous pas venu consulter plus tôt, monsieur Lynch ? »
« Je travaille beaucoup, je ne peux pas me permettre de gaspiller du temps à aller à l'hôpital pour me retrouver avec des factures exorbitantes. »
« Quel travail faites-vous ? »
« Je suis écrivain, j'écris des romans sur la guerre du Vietnam. Je ne quitte pratiquement jamais mon bureau, vous imaginez, alors un jour, je me suis levé et j'ai remarqué cette boule sur mon ventre. Je me suis d'abord dit que j'avais pris une balle pendant la guerre, que je ne l'avais jamais remarquée, et que maintenant elle remontait à la surface. Et j'ai voulu la garder, je me suis dit que ça me donnerait de l'inspiration pour écrire. »
« Très bien, l'image est nette. Maintenant, je vais vous faire une prise de sang et ce sera tout. »
Elle palpa rapidement la grosseur et attrapa ensuite une aiguille stérilisée dans le sachet en plastique pour prises de sang.
« Vous allez sentir une légère pression. »
De l'autre côté de la pièce, un bipeur sonna.
« Grey, j'ai un trauma urgent. Je te laisse t'occuper de monsieur Lynch et bipe le docteure Bailey quand tu es prête à opérer, je ne pourrai pas t'assister. »
Le docteure Paulson quitta rapidement la chambre.
« Alors, doc, vous allez fouiller dans mon ventre alors autant apprendre à se connaitre. »
« Je m'appelle Meredith. »
« Et moi c'est Augie. Vous êtes douée ? Parce que je ne veux pas mourir. »
« Je suis vraiment douée. Une des meilleurs. »
« Un mari, des enfants ? »
« Rien de tout cela, non. »
« Vous avez bien, raison, j'ai été marié, un homme tout à fait charmant mais le mariage, c'est lassant. Enfin, c'est une longue histoire. »
« J'ai le temps, vous n'avez pas une seule veine visible. »
« Si vous y tenez. On s'est rencontrés au front, il s'appelait André. On a fini par se marier dans une cave, c'était encore illégal à l'époque. Puis André est devenu aigri et il a déménagé à la Barbade avec un stupide homme d'affaires, Marc, ou Marcus, un nom dans ce genre-là. »
« Je suis désolée pour vous. »
« Oh, ne le soyez pas, doc, je suis bien mieux dans mon bureau avec ma machine à écrire. »
« Ah, voilà, j'ai trouvé une veine. Restez immobile. Je ne vois personne dans votre chambre, vous n'avez pas de famille ? »
« Mes parents sont morts depuis des décennies, je n'ai jamais eu d'enfant et ma sœur est une vieille pie. Croyez-moi, parfois il vaut mieux être seul. »
« Bon, j'ai tout ce dont j'ai besoin. On se revoit dans deux heures, au bloc. Un de mes internes va vous emmener à l'IRM et vous préparer pour l'intervention. »
« À plus, doc. »
« À plus, Augie. »
Une fois dehors, elle se rendit au poste des infirmières.
« Bipez Wilson et DeLuca, s'il vous plait. Quand ils arriveront, dites à DeLuca de déposer ceci au labo pour des analyses complètes et à Wilson d'emmener monsieur Lynch à L'IRM. Dites-lui de me biper quand elle y sera. »
« D'accord, docteure Grey. »
« Merci. »
Elle déposa les fioles de sang dans le sachet plastique sur le comptoir et reprit l'ascenseur.
