Bonjour à toutes et à tous ! Je vous souhaite, bien évidemment, une bonne année 2021. Que celle-ci puisse vous apporter ce dont vous avez besoin. En attendant, je vous laisse avec ce chapitre, qui je l'espère, vous plaira.

Le réveillon au Terrier s'annonçait déjà être l'un de ces désastres organisés bien avant qu'il ne commence mais Ginny devait avouer que cela allait sûrement battre de sacrés records.

Charlie était arrivé de Roumanie quelques jours plus tôt pour le plus grand plaisir de Mrs. Weasley. Ginny, elle, avait lutté pour ne pas arriver dans les premiers. Elle se disait que quite à venir avec un "ennemi public", autant le faire au moment où elle pourrait défier le plus de personnes. Ainsi, Percy et Audrey furent les premiers invités à arriver sans que cela n'étonne personne. C'était encore un peu étrange de voir le troisième fils Weasley à la maison mais personne ne pouvait dire que cela n'avait pas du bon. Les choses revenaient à la normale. Bill et sa femme, Fleur, enceinte de quelques mois, arrivèrent quelques minutes plus tard.

Jusque là, tout allait parfaitement bien. Les ennuis commencèrent lorsque George arriva avec, à son bras, Angelina Johnson, l'une de ses meilleures amies du temps de Poudlard. Ron suivit avec Neville.

Bien sûr, Mrs. Weasley, en hôte irréprochable, accueillit Angelina à bras ouverts, comme si la matriarche venait de revoir l'une de ses filles, mais George sut au regard de sa mère qu'il en entendrait rapidement parler. De son côté, Ron donna, avec l'accord de Neville, quelques explications sur sa situation. Ils avaient convenus, ensemble, d'essayer pendant cette soirée.

Enfin, Ginny frappa à la porte. Elle connaissait assez sa mère pour savoir que cette dernière avait donné une heure d'arrivée plus tardive aux invités qui n'étaient pas de la famille directe.

- Prêt, Zabini ? lui demanda-t-elle avec un sourire un peu moqueur.

- Ils sont obligés de m'adorer, voyons.

Lorsque quelqu'un frappa à la porte, Mrs. Weasley courut pour aller ouvrir en criant que ça ne pouvait être, merci Merlin, que sa fille adorée. En vérité, elle était aussi et surtout très enthousiasmée à l'idée de découvrir qui avait pris une place aussi importante dans son cœur.

Blaise salua sa future belle-mère avec toutes les manières qu'on lui avait apprises, en profita pour la remercier de l'invitation et pour lui offrir un cadeau.

La première étape était donc passée assez facilement mais, Blaise le savait, le plus compliqué serait dans le salon. Ginny lui avait dit de se méfier de Ron et de Harry et ce, même s'ils étaient déjà plus ou moins au courant.

- Zabini, le saluèrent-ils pourtant.

Ginny traîna son petit-ami pour le présenter et lui présenter toutes les personnes présentes. Blaise tentait de retenir tous les prénoms avec grande difficultés. Lui qui était fils unique d'une mère déjà fille unique, tout cela changeait grandement de ce dont il avait l'habitude.

- Plus que Hermione et Harry et nous serons au complet, déclara Molly.

- Hermione vient ? s'exclama Ron.

Un peu étonnée d'une telle question, Molly répondit à son fils que, oui, bien sûr, Hermione venait, comme l'année dernière, et qu'elle avait même demandé à amener quelqu'un, ce que l'organisatrice de la soirée avait accepté. Ron se retourna pour lancer un regard noir vers sa soeur… qui semblait aussi perdue que lui. Soit elle jouait bien la comédie, soit elle n'était pas non plus au courant.

- Tu savais qu'elle venait avec quelqu'un ? demanda Blaise à sa petite-amie en chuchotant.

- Non… Elle ne me l'a pas dit.

Apparemment, Ginny n'était pas la seule à avoir fait quelques cachotteries. Evidemment, c'est ce moment-là que choisit Harry pour arriver, seul. Personne n'osa lui dire que Hermione ne tarderait plus à arriver, accompagnée. Le silence s'éleva dans le salon jusqu'à ce qu'elle arrive.

La plupart s'étouffèrent avec leur salive lorsqu'ils virent qui elle avait amenée avec elle.

- Bonsoir à tous et à toutes. Je vous présente Pansy Parkinson, s'introduisit Hermione avant de commencer, comme Ginny avant elle, à présenter tout le monde à son amie.

En apparence, on aurait pu croire que, finalement, cela ne se passait pas si mal que cela. C'était oublier que Hermione ignora Ron et Ginny et que Harry la salua assez froidement. Heureusement, les discussions reprirent rapidement une fois qu'ils furent tous installés sur une grande table bricolée pour l'occasion. Seuls serpents dans la fosse aux lions, Blaise et Pansy s'assirent l'un à côté de l'autre.

- Je croyais que tu n'avais rien de prévu ? lui chuchota-t-il.

- Moi aussi, répondit-elle avec un sourire plus éclatant que jamais.

Contre toute attente, Pansy discuta beaucoup avec Mrs. Weasley, ainsi qu'avec Charlie, Bill et Fleur. Si les jeunes de son âge voulaient la bouder, grand bien lui fasse ! Elle préférait discuter avec des personnes plus intéressantes.

- Ron ! s'exclama Bill à un moment où il pensa que les discussions avaient besoin d'un sérieux coup de boost. Tu étais où, du coup ?

Un peu gêné par l'attention qu'il recevait, Ron expliqua qu'il avait surtout voyagé en compagnie de Neville et qu'il était rare qu'ils soient restés plus d'une semaine au même endroit.

- Pourquoi ne pas être revenu plus tôt ? demanda Fleur.

- Alors ça, demandez à Hermione.

Alors qu'elle était en train de se débattre avec les restes de son entrée, Hermione s'étouffa. Alors, ainsi, Ron souhaitait laver son linge sale en public. Soit. Tous les regards convergèrent vers elle. Heureusement que la main de Pansy sur la sienne, cachée sous la table, lui donnait de la force.

- Mon psychomage m'a dit qu'il fallait se séparer des personnes qui ne sont pas bonnes pour nous. J'ai décidé de suivre ses conseils.

Pansy, Blaise et même Ginny tentèrent de cacher leur rire. Pourtant, le regard outré de Ron, entre autres, était une épreuve à lui tout seul.

- Je ne suis pas sûr que Parkinson soit spécialement bonne pour toi, Hermione, chuchota Harry assez fort pour que tout le monde l'entende tout de même.

Faire une blague sur le fait que Pansy soit "bonne" ou non n'était vraiment pas une option à ce moment-là. Pourtant, Hermione n'arrivait pas à penser à quelque chose d'autre. Ce n'était pas spécialement le moment de faire un esclandre. Heureusement, Neville glissa quelque chose à l'oreille de Ron qui le fit taire. Quoi que ce puisse être, Hermione remercia d'un signe de tête la personne qui venait vraisemblablement de la sauver.

Le reste de la soirée se passa dans une ambiance étrange, à mi-chemin entre les bonnes rigolades d'antan et les regards, parfois remplacés par quelques piques, des problèmes du moment.

Malheureusement, les traditions étant toujours compliquées à oublier et à arrêter d'un jour à l'autre, Harry, Ron et Hermione se retrouvèrent, sans vraiment le vouloir, juste à trois. Le jardin était vide et l'herbe, gelée, leur donnait une certaine idée de la température extérieure.

- Si tu as quelque chose à me dire, Ronald, commença Hermione, et cela vaut également pour toi, Harry, alors vas-y. La prochaine fois, évite simplement d'essayer de me descendre devant l'entièreté de ta famille.

Les deux garçons avaient connu Hermione dans bien des situations, certaines mêmes plus intimes que d'autres, mais jamais ils n'avaient entendu, chez elle, cette voix plus froide et plus tranchante qu'un Severus Rogue particulièrement mal réveillé.

- Pourquoi es-tu venue, finalement ? Ginny m'a dit que tu ne serais pas là.

Hermione regarda longuement Harry avant de répondre à sa question, totalement estomaquée qu'elle était.

- Pardon ? Ginny m'a dit que Ron ne serait pas là, répondit-elle.

Bien sûr. Ginny Weasley était de ceux qui obtenaient toujours ce qu'ils voulaient. Leur manque flagrant de communication avait rendu les choses encore plus faciles pour elle.

- Est-ce que tu as reçu ma lettre, Hermione ?

- Oui.

Il n'y avait plus grand intérêt à mentir, de toute façon. Hermione n'aimait pas ça. Harry posa à son tour une question, vérifiant que Malefoy n'y était pour rien dans le manque de réponse flagrant d'Hermione. Celle-ci expliqua calmement que Drago n'avait jamais vu un quelconque centimètre de cette lettre et qu'elle avait décidé, seule, de ne pas y répondre.

- Pourquoi ?

- Parce que tu m'as fait trop mal, Ron.

L'argument qu'elle attendait avec impatience ne tarda pas à arriver.

- Malefoy et Parkinson aussi !

- Oui. Et je leur en ai voulu longtemps avant de leur parler. Tu as juste le même traitement qu'eux, pose-toi donc les bonnes questions.

C'est ce moment-là que préféra Ginny pour venir chercher Hermione. Sûrement que Pansy n'avait pas totalement osé venir déranger ce fameux trio dont deux des membres ne seraient pas du tout dérangés par sa disparition. Ainsi, la conversation prit fin et Hermione se dépécha de remercia comme il se devait ses hôtes avant de passer aux au-revoirs.

Pour la première fois, Hermione ne recevrait ni n'offrirait aucun cadeau à Harry et Ron.