Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.


Yuuri sentit les mains sur ses épaules, celles de Conrad qui était inquiet pour lui. Pour ce que pourrait faire Hube. Il était certain que cet homme était loin d'être sans défense. Il avait fait jeu égal avec le semi-mazoku à l'épée.

« Pourquoi Conrad ?
- Vous ne pouvez pas, sous prétexte que vous avez sauver sa femme, le sauver. Il vous a attaqué. Je ne pourrais pas vous défendre s'il se jette sur vous alors que vous le soignez. Ça serait trop risqué pour moi. Je sais qu'en voyant la fille de Gunter, vous avez pu voir que la magie mazoku pouvait faire de bonnes choses. J'ai pu voir les forces de Hube.
- Pourquoi dire qu'il est un danger potentiel ?
- Parce que je suis le même genre d'homme. Qui suit la mission qu'on lui a donné envers et contre tous.
- Conrad…
- C'est pour ça que je vous défends de faire quelque chose tant qu'il est dans l'esprit de défendre son maître. Car je suis le même genre de personne. »

Yuuri se sentait piégé. Greta était vraiment attaché à cet homme. Oui, il était dangereux. Mais ce n'était pas comme s'il était beaucoup en danger. Ce monde l'avait mené ici, blessé. Et maintenant, la prêtresse faisait appel à lui de la terre pour régler les soucis. Les seuls moments de repos qu'il avait eu, c'était entre la libération des femmes et l'apparition de Greta. Il avait découvert ainsi que Wolfram était plutôt doué en peinture, alors que lui était plutôt dans l'abstrait ou le cubisme façon Picasso. Que son protecteur était un bon conteur. Il était si convaincant qu'il croyait que quelque part dans ce monde. Il existait des sirènes. C'est dame poisson plutôt jolie et qui selon les versions pouvaient être gentille ou méchantes. L'histoire qu'avait racontée Conrad avait été belle. Pleine de poésie. En apprendre plus sur les gens de ce monde avait été ce qui lui manquait pour être un bon ami. Il serra sa mâchoire.

« Je ne peux pas laisser un de mes citoyens mourir sous mes yeux. Je serai un bien mauvais roi si je ne pourrais pas rendre à Nicola, son mari. J'arrive de mieux en mieux à faire appel à ma magie. Bien sûr, c'est encore un peu aléatoire. Mais j'ai pu soigner une personne dépourvue de magie avec la magie des mazokus... »

Des bras se mirent à l'entourer, il sentit le parfum de Wolfram se faire plus présent.

« Tu pourrais simplement aspirer la mauvaise magie pour soigner Hube. Je sais que c'est possible, bien qu'un peu compliqué.
- Pourquoi tu ne le ferais pas ?
- Je suis plus expert en magie utilisée en combat. Mais j'ai quelques bases. Mais c'est tout. Grisela est bien plus forte en magie de soin. Je pourrai essayer de te guider pour bien faire. Mais je suis pas sûr que ça fonctionne à cent pourcent.
- Dans ce cas, on pourrait le faire en collaboration.
- D'accord Yuuri ! »

L'enthousiasme de Wolfram surprenait un peu le maoh. Il fallait dire que son fiancé était plus du genre à le traité de crevette ou de boulet. Le voir si heureux de participer au soin de cet homme. Le mazoku blond prit la main de Hube. Limite, il pourrait briller comme Gunter. Ils seraient dans un manga shojo, pour sûr, il serait à présent entouré de fleurs.

« Hube, je ne voulais pas vous sauver à la base, vous avez menacé une personne à laquelle je suis liée. Parce qu'il me l'a demandé, je vais faire en sorte que vous survivez grâce à nos soins. Si le boulet ne maîtrise pas, ce n'est pas mon cas. Vous êtes presque mort, mais tout espoir n'est pas vain. »

Yuuri lâcha un soupir avant de mettre une main sur son front. Il prit l'autre main du blessé pour aider comme il le pouvait Wolgfram. Sauf que lui se passait de commentaire désobligeant. Qu'importe ce que cet homme avait fait. Il ne méritait pas le traitement. Il devait absorber la mauvaise magie pour laisser s'échapper de son autre main. Il espérait que son action ne lui porterait pas préjudice pour la suite. Il écoutait juste son instinct et suivait les gestes de son fiancé. Le visage rempli de douleur et de souffrances commençait à se détendre doucement. Il finit par s'endormir.

« Sa condition est stable pour le moment.
- Nous devons devoir le laisser aux bons soins de mon frère et de Greta. La compétition qu'à choisi le Lord est une course. Vous êtes la récompense de cette course folle. Et elle est pour bientôt. Nous devons faire vite. Sans compter que vous devez mettre votre uniforme.
- Cet uniforme ?.
- Bien entendu. »

C'était une copie de son uniforme scolaire. Ce monde en avait fait quelques-uns qui ressemblait trait pour trait à son uniforme. D'un noir profond, des boutons dorés. Des coutures parfaites. C'était au point de dépasser certains modèles qu'il avait laissé sur Terre en terme de confort. Avec ce genre de vêtement, il ne serait pas de plus discret.

« Je pense que les gens doivent voir à quel point vous êtes important. Vu que le noir n'est que porté que par des gens importants.
- On a préparé quel genre d'animal pour moi ?
- Pas un cheval, vous êtes pas très à l'aise avec ces animaux, c'est un fait indéniable. Alors, on a pris un animal plus pratique et plus proche du sol pour vous. J'espère que ça sera assez bien.
- Je suppose que je verrai assez vite.
- En plus d'avoir un certain charme, c'est une monture relativement rapide. Vous êtes inquiet ?
- Un peu, mais c'est normal. Je compte sur ma chance et cet animal. Ce n'est pas rien.
- Ne soyez pas surpris de voir des éventuelles triches de la part de votre adversaire. C'est pour ça que votre monture risque de vous surprendre à plus d'un point. J'espère que vous pourrez grimper de façon de correcte sur cet animal. »

Yuuri commença à craindre le pire, parce que les mots de Conrad ne présageaient rien de vraiment bon. Il enfila son uniforme dans une pièce à part. Après tout, il tenait pas à ce que tous le voient se changer. Bien que deux d'entre eux avaient sûrement vu plus que de peau de nécessaire. Il n'allait pas se mettre plus dans l'embarras. Déjà que sa monture combinerait mignonnerie et férocité. Comme il ne connaissait pas toute la faune et la flore, il s'attendait à tout. Absolument tout.

Le maoh marcha en compagnie de Conrad, Wolfram et Greta étant tous les deux rester au chevet de Hube. Le terrain ressemblait à un stade où les chevaux tournaient en rond. Ces animaux étant la raison pourquoi certains hommes de la Terre pariaient. Et s'en était donc de même dans ce monde. Il croisa le regard d'un ours des sables. Maintenant, il comprenait ce que voulait dire son protecteur…

« Ne me dis pas que je vais monter sur le dos de cette créature ?
- Dans ce cas, je ne vais rien dire et te laisser parler avec son dresseur. »

Yuuri croisa le regard de l'homme qui tenait entre ses mains de rennes. Il faudrait aussi qu'il montre à ces gens ce qu'était une selle. Parce que montrer à cru pouvait, certes, avoir un certain charme. Mais le confort, c'était important. Il plissa des yeux et le reconnaissait. C'était l'homme qui avait aidé lors de la libération des femmes. Il n'osait pas trop s'approcher, par crainte de se faire manger tout cru.

« Votre majesté, je suis si content de vous revoir.
- Ryan, comment tu vas depuis qu'on s'est quitté.
- Très bien, j'ai entraîné cet ours des sables. Kage, c'est son petit nom. C'est avec lui que vous ferez la course. On m'a dit qu'un animal comme celui-ci serait idéal parce que vous avez du mal avec les chevaux.
- Je me demande s'il est réellement rapide.
- Vous risquez d'être surpris. Il a l'air lent au premier abord. Mais il est né dans un environnement où les déplacements sont plus lents. Et déjà sur cette surface, il brillait par sa vivacité. Quand il ne se met pas en position pour attraper ses proies. »

C'était sûr qu'il était féroce, il avait peur de le voir un peu en action cet animal ou en pleine chasse. Sans compter sur la présence de ses longues griffes. Kage, affectif serrait contre lui son dresseur. Il se demandait si cet animal le suivrait. Mais tout cas, il faisait confiance en Conrad et ses contacts.

Une voix amplifiée appela Yuri et son destrier sur la piste rouge.

« Venant du Shin Makaku et son cirque. Voilà un ours des sables, Kage, il sera conduit par Yuuri Shibuya venant du même endroit. »

Yuuri était aux côtés de Ryan. Il ne savait pas qui se battrait pour Lord Biron, alors la voix les présentait au reste des participants. Qui était qu'une autre personne.

« Voici notre second concurrent et dernier. Choisi par le maître Biron. Isogai avec son Goala des enfers paradisiaques.
- C'est cet animal, celui qui peut faire n'importe quoi pour son enfant et sa nourriture. Ça va être du spectacle d'enfer. Dans tous les sens du terme. »

Les spectateurs étaient des plus enthousiastes. C'était quelque chose auquel le maoh ne s'attendait pas. Il savait pourtant que son adversaire avait sûrement pris une monture et cavalier à la hauteur de son pari.

« J'imagine qu'il ne mange pas de l'eucalytus celui-là. »

Le Gaola était une espèce de koala immense, il avait un côté mignon, mais il n'imaginait pas quand cet animal se déchaînait. Il allait sûrement le voir assez vite. Il fallait dire que l'homme posait beaucoup d'espoir sur cet animal.

« Amusez-vous, Yuuri. »

Le souverain craignait le pire. Il suivait du mieux qu'il le pouvait le dresseur. Il savait que le gaola serait provoqué. Il ne devait que compter sur la rapidité de l'ours des sables. Alors que les hauts-parleurs se mettaient à hurler que la course commençait. Le cavalier sortit une hache de derrière son dos pour frapper le derrière de l'animal immense. Il vit le visage doux de la créature changer vite. Si vite que ça le faisait sursauter. Il grimpa sur son ours. Il savait que dès la première seconde. Cet animal serait en colère. Paré à tout manger sur son passage. Il était si effrayant, qu'il avait bien du mal à rester tranquille.

La course commençait ainsi, avec un Yuuri Immobile et un Gaola en colère qui courrait. Creusant déjà l'écart entre lui et l'arrivée. Il s'accrocha du mieux qu'il pouvait alors que l'animal sur lequel il était se mit à courir à toute vitesse. Il serra du mieux qu'il le pouvait les rennes alors que l'homme sur Gaola semblait paré à donner un autre coup de hache sur sa pauvre monture. Le maoh se demandait si c'était très sain pour l'animal ce genre de comportement. Sûrement pas. Mais ça fonctionnait pour la course. Il pouvait sentir sa monture rattraper de plus en plus son adversaire. Il finit par la dépasser. Il manqua à quelques secondes de recevoir une morsure de cette créature des enfers en mode berserk. Il ne sentait pas vraiment à l'aise avec cette bête qui le poursuivait. Le pire était les commentaires de la personne qui hurlait. Il poussait un peu plus la peur de Yuuri. Il remerciait silencieusement le dressage de Ryan. Parce que sans lui, pas sûr que l'animal aurait continuer à courir aussi vite et rester calme devant la menace que représentait son poursuivant. Plus il avançait, il pouvait voir clairement un arbre sur le côté droit. Il ne savait pas pourquoi, mais il plaçait tous ces espoirs dans ce végétal assez imposant pour recevoir un câlin de l'animal qui le poursuivait. Il n'avait aucune envie de se faire manger.

« Courage, ours des sables, on y est presque. Je sais que tu peux y arriver. »

Sa monture encouragée se mit à aller plus vite. Son poursuivant commençait à être distancé. Sentir son souffle avait quelque chose de vraiment flippant. Contrairement à un cheval. L'ours des sables restait plus ou moins calme. Il ne pouvait pas avoir ce genre de monture pour toujours ? Mais pas sûr qu'il puisse la garder. L'arbre était proche de l'arrivée, un peu en retrait et avant la fin véritable.

Le Goala se mit à le rattraper, il dépassa même avant de sauter sur l'arbre qui perdit quelques feuilles. Comme les koalas dans son monde. Il aimait être accroché apparemment. Il serrait l'arbre qui craqua un peu sous l'action. L'ours profitant de ce moment pour dépasser son adversaire trop préoccupé à mordiller les branches à portée de sa mâchoire immense. Il avait eut vraiment chaud. Avec des crocs pareils, il aurait vite fini à patté pour Goala. C'était sûr et certain. Il sentit l'anbimal sous lui se stopper, il était récuppéré par Ryan qui flatta l'animal.

« Vous avez été fantastique, tous les deux. Kage, je vais t'offrir une double ration de la nourriture que tu préfères, tu as été vraiment le plus génial. »

Avant de se retrouver désarçonné par l'ours faisant un câlin à son dresseur. Yuuri descendit de l'animal. Voyant ainsi que son arrivée était chaudement récompensée par des confettis et des cris de joie. Sûrement ceux de ces amis et ses quelques alliés qu'il avait réussi à avoir dans cette course folle.

Conrad vint à lui et posa une main sur son épaule. Yuuri se mit à sourire à son ami et protecteur. Il savait pas grand-chose sur cet animal. Mais il pouvait voir qu'il ne voulait pas lâcher son arbre. Et ce, malgré les cris de son dresseur.

« Ils ont beau être carnivore, leur maison, c'est quelque chose qu'il ont bien du mal à laisser. Il doit prendre cet arbre comme une maison de secours. Quand il est comme ça, inutile de crier comme son maître, il est trop heureux. Il ne la lâchera que lorsqu'il se sentira en sécurité. Et vu les gestes lors de la course. Il n'est pas paré à desserrer ce pauvre arbre.
- Je refuse d'accepter ça. C'est invalide, il n'a pas fini la course. Je demande à ce que l'on fasse un autre match.
- Vous plaisantez ? »

Apparemment non, il était en train de s'agiter dans tous les sens. C'est pile à ce moment que Hyscliff vint le rejoindre. Il savait que c'était lui qui en connaissait le plus sur les paris.

« Lord Biron, vous ne pouvez pas demander ça. Le paris était pourtant clair, bien réglementé. Déjà le fait que vous avez choisi un cavalier au lieu de monter vous-même. C'est tout sauf égal pour votre adversaire qui lui a respecter sa part du marché. Je peux comprendre que vous avez mis sur la balance votre âge. Mais vous ne pouvez pas retirer la victoire à ce garçon. C'est la faute de votre choix de créature et de monture. Avec ce genre de manigance, il est plus que certain que votre réputation va en patir. Sans compter que votre trafic et le faux argent qu'à pu trouvé Yuuri.
- Je ne peux pas laisser ça... »

L'homme siffla et une odeur de feu se fit sentir. La ville était en feu. Les complices du lord avait déclenché un incendie d'un simple sifflement.