Malgré qu'il était encore tôt, on sentait déjà le soleil se pointer avec ferveur.
Gajeel était la debout devant la bâtisse du café, regardant le ciel.
— Levy...
Avec tout ça, ses parents avait refusé de lui dire comment elle allait.
Il entra précipitamment dans le café pour accoster sa sœur.
— Faut que tu ailles voir Levy. Je dois savoir comment elle va et ce qui s'est passé.
— Elle a un problème ?
— Oui.
— Et pourquoi ses parents sont venus te voir ? C'est à propos de d'elle ?
Il acquieça.
— Je peux savoir ?
— J'ai plus le droit de l'approcher.
— Quoi ? Mais pourquoi ?
Il rapporta ce que les parents de Levy lui avait dit car lui même il ne comprenait rien.
Gajeel partit s'assoir sur l'un des tabouret du comptoir, sa sœur se plaça à ses côtés.
Hier sa classe s'était déplacé pour aller dans un autre comme une sorte de duel entre les deux écoles.
Il avait eu l'impression d'être suivi mais il s'était finalement dit qu'il se faisait des idées.
Leur effets étaient rangée dans des casiers, il n'avait touché son portable de la journée.
Il avait eu à finir tard avec tout ce qu'il y'avait eu au programme et en y repensant la façon dont il avait retrouvé ses choses ce n'était pas du tout comme ça qu'il les avait laissé.
Pas qu'il prêtait souvent attention à ce genre de chose mais il y'avait eu une différence.
En conclusion, il avait bel et bien été suivi et c'était sans doute cette personne qui s'était chargé d'envoyer le message à Levy.
— Qui aurait bien pu faire ça ?
— Tu connais deux personnes avec des idées aussi malveillantes envers Levy ?
— Kenji..., souffla sa sœur.
— Je vois que lui. Il s'est chargé à ce que tout tombe sur moi.
— C'est clair il te détestes. Et tu vas faire comment pour convaincre les parents de Levy ?
— C'est pas ça l'important.
— Comment ?
— Levy ne va pas bien. Je suis inquièt pour elle. Je sais pas ce qui s'est passé.
— J'irais la voir ce soir promis.
Mais il aurait aimé être personnellement là pour elle.
* * * * *
Ils avaient fait vite en chemin et se dirigèrent directement vers la chambre de leur fille.
Elle s'était réveillée mais son regard était toujours vide, un peu loin.
— Maman, pourquoi Levy est comme ça ? demanda Wendy.
— Elle ne se sent pas très bien.
— Elle est malade ?
— On va dire comme ça. Tu peux nous laisser seul un moment ?
— Oui. J'y vais.
Wendy sortit de la chambre de sa sœur.
Ses parents se dirigèrent vers leur fille et la fit asseoir dans le lit.
— Tu te sens comment ? demanda son père.
— Étourdie mais un peu mieux qu'hier.
— Tu peux nous dire ce qui s'est passé ?
— Je suis sortie pour aller rejoindre Gajeel et j'ai pris un taxi.
— Après ça.
— Je ne sais plus, c'est flou dans ma tête et j'ai mal quand j'essaye de me souvenir.
— Ne force pas, dit son père.
— Je vais faire à manger. Tu voudrais quoi ?
— J'ai pas faim.
— Tu dois manger, tu n'as rien avaler depuis hier soir.
— Je ne me sens pas très bien.
Levy se recoucha dans le lit.
— Comment je suis rentrée et pourquoi mon corps est comme ça ? Vous aviez dit que vous alliez me dire.
Son père et sa mère se regardèrent.
— D'abord tu vas prendre un bain ensuite tu vas manger et on va parler, dit sa mère en caressant ses cheveux.
— Oui c'est d'accord, accepta Levy.
*
Le médecin l'examinait et ceci fini, il alla causer avec ses parents.
— Alors ?
— Les effets sont dissipés, elle a juste encore besoin d'un peu de repos, d'ici ce soir à demain je crois que ça iras.
— Et elle pourra se rappeler de ce qui s'est passé ?
— Ce n'est pas vraiment sur ou si non ses souvenirs seront mélangés.
Levy regardait le médecin s'en aller. Bien que ça l'avait paru lointain, elle avait quand même pu capter hier qu'elle avait été drogué. Par qui ? Et pourquoi ?
— Maintenant vous allez me dire ce qui s'est passé ? demanda t'elle.
— Ce qu'on peut dire c'est que tu es arrivé à ton lieu de rendez-vous et il n'y était pas. Après ça on ne sait pas mais tu as été drogué.
— Par qui ? Et... Et comment je suis revenue ?
— C'est Kenji qui t'as ramené.
Levy fit les yeux ronds.
— Non pas lui.
— Levy ne soit pas dure avec lui, grâce à lui tu es ici, lui dit sa mère.
Levy mit ses mains devant sa face et se mit à pleurer.
— Il m'a demandé de le rejoindre et il m'a laissé toute seule. Pourquoi il n'est pas venue ?
— Ce n'est pas ça la question, il n'aurait pas dû te demander de te rendre là bas. Il t'as mis en danger.
— Je... Gajeel... Il a sûrement une raison. S'il n'est pas venu il doit y avoir une raison.
— Levy ne l'excuse pas.
— Elisabeth laisse moi seul avec elle un instant.
Dès que sa mère partie, son père s'adressa à elle.
— Tu fais confiance à ce garçon ?
— Oui.
— Il est quoi pour toi ?
— Il est... Il est important pour moi.
— Il m'a dit qu'il t'aimait.
— Oui je sais.
— Tu le fais confiance à quel point ?
— Autant que je vous fais confiance.
Son père regarda Levy avec insistance.
— Alors je dois le faire confiance ?
— Oui. Je vous jure il y'a une raison pour laquelle il n'était pas là.
— Alors pourquoi te demander de le rejoindre dans un endroit aussi dangereux ?
— Je ne sais pas.
— D'accord. Je dois retourner travailler, prend soin de toi.
Son père sortit de sa chambre et dès qu'il fut loin, Levy récupéra son portable et décida d'appeler Gajeel. Avec tout ça elle n'avait pas su pourquoi il avait voulu la voir.
*
Gajeel vit que son portable sonnait et quand le nom s'afficha à l'écran, il décrocha à l'immédiat.
— Bon sang Levy tu vas bien ?
Il était un peu brusque mais il était si inquiet.
— Gajeel, souffla t'elle. Oui je vais bien.
Il entendait sa voix si faible.
— T'es sûr ?
— Je suis un peu fatiguée c'est tout mais ça ira d'ici ce soir.
— Qu'est-ce qui s'est passé hier ?
— Je ne me souviens pas. Juste que je suis venu te rejoindre et puis...
— Et puis ?
Elle hésitait à lui dire.
— J'ai été drogué.
Gajeel serra les poings, C'est sur Kenji allait le payer cher.
— Ce n'est pas moi qui t'as envoyé ce message, lui dit-il.
— Mais ça venait de ton numéro.
— Quelqu'un s'est chargé d'envoyer le message pour que tu ailles là bas, que ça tourne mal et que ça retombe sur moi.
Levy fut surprise, sa main se mit à trembler et un violent mal de tête la prit. Elle avait eu un flash bien que flou.
— Levy ? demanda Gajeel constatant son silence.
— O-Oui je suis là. Ma mère m'a dit que c'est Kenji qui m'a ramené. Je crois que c'est lui qui est derrière tout ça, il veut juste te causer du tort.
— Tu ne te rappelles vraiment de rien ?
— Oui et quand j'essaye de m'en souvenir j'ai très mal à la tête.
— J'aurais voulu te voir.
— Pourquoi tu dis ça comme ça ? Je peux venir te voir.
Elle ne savait pas ? Ses parents ne lui ont sûrement rien dit.
— C'est vrai qu'ils ne me laisseront pas sortir avec ce qui s'est passé mais peut-être en semaine.
— Levy écoute ça...
— Tu ne peux pas en semaine ?
— Laisse moi parler, c'est impossible, j'ai pas le droit de t'approcher.
— Pourquoi tu dis ça ? s'étonna t'elle.
— Je veux pas que tu aies des problème avec tes parents. Ils sont venu me voir ce matin.
— Tu n'as rien fais, il n'ont pas le droit de te demander ça. Je vais leur parler.
— Ils sont convaincu que c'est de ma faute. Ça sert à rien, tu vas juste te disputer avec eux. Je veux pas ça.
— Mais Gajeel...
— C'est pas grave, si tu vas bien c'est le plus important.
— Je veux pas que tu me laisses, dit-elle la voix nouée.
— Je suis toujours là pour toi si tu as besoin.
Levy ne répondit pas, elle forçait juste à ne pas pleurer.
— M-merci, dit-elle avant de racrocher.
Pourquoi Kenji réussissait toujours à la rendre malheureuse ?
Ses parents n'avaient pas le droit d'interdire à Gajeel de l'approcher, il ne pourrait jamais lui faire de mal.
Instinctivement, elle frôla son poignet mais ne sentit rien.
Elle n'avait plus le bracelet de Gajeel.
Elle se leva brusquement de son lit, se mettant à le chercher.
Ce n'était que maintenant qu'elle le remarquait. Son cœur se mit à battre fort, elle n'avait quand même pas pu le perde.
— Je l'avais hier, se souvint t'elle.
Elle se mit à fouiller toute sa chambre, affolée.
Et si ça c'était perdu, où elle avait été hier. Déjà qu'elle ne se souvenait de rien, elle ne savait même pas si hier Kenji l'avait ramené avec.
Levy sortit de sa chambre, allant rejoindre sa mère qui était en train de travailler.
— Levy ?
— Maman, mon bracelet je ne le retrouve plus.
— De quel bracelet tu parles ?
— On me l'avais offert, je l'ai toujours sur moi. Est-ce que hier je l'avais ?
— Euh et bien je nen suis pas sûr mais je crois que non.
Levy ne réagit pas, elle sentait juste un liquide chaud couler sur ses joues.
— Pourquoi tu pleures ? Ce n'est qu'un bracelet.
— Non, ce n'est pas qu'un bracelet, il me l'avait offert et je l'ai perdue.
— Ça peut arriver à tout le monde.
— Non ! Vous ne pouvez pas comprendre. C'était important pour moi.
Sa mère voulu lui prendre dans ses bras mais elle lui repoussa.
— Toi et papa vous n'avez pas le droit de lui demander ça, qu'il arrête de me côtoyer. Vous ne le connaissez pas. Vous ne savez pas tout ce qu'il a fait pour moi.
— Tu ne vas pas te mettre à le défendre, tout aurait pu mal se passer.
— Mais je vais bien. Et mon avis à moi ?
— C'est pour ton bien.
— Il me rend heureuse.
Elle se stoppa elle-même, ayant lâcher cela inconsciemment.
Son cœur s'était mis à battre fort.
Levy se retourna pour aller dans sa chambre ne prêtant pas attention à sa mère qui lui demandait de revenir.
Elle glissa contre la porte de sa chambre, repliant des pieds vers elle.
— Il... Il me rend heureuse, murmura t'elle.
Levy posa sa tête sur ses genoux et entoura ses mains sur elle-même.
— Gajeel...
Levy se mit à pleurer silencieusement. Gajeel ne méritait pas ça.
