Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennet pas.


L'enfer sur terre, il avait devant ses yeux une représentation de l'enfer. Ce feu partout, pourtant, il avait vu un village brûler devant ses yeux. Mais une ville aussi grande consumée par les flammes, ça n'annonçait rien de bon. Le nombre de victimes collatérales que ça engendrerait. Le souverain n'avait pas voulu de ça. Il attrapa la main de Greta. Il ne voulait pas perdre sa future fille dans cette agitation. Vraiment pas. Voilà qui était un mauvais plan.

« Voilà qui tombe bien, certaines personnes voulaient construire un temple. Et voilà le quartier des plaisirs purifier par le feu. »

L'homme partit dans un rire qui annonçait rien de bon. Il faisait très méchant de série à la noix qui passait parfois à la télévision. Ce qui inquiétait un peu plus le maoh. C'étaient les gens qui brûlaient peut-être vivant dans les maisons. Il n'y avait pas une solution pour atteindre de façon efficace ce feu. Il y avait sa magie élémentaire. Pas pas sûr que ça soit un bon plan. Il ferait peut-être plus de mal que de bien. Sa maîtrise était encore très incertaine. Il vit des personnes sortir, mais pas ceux qu'il avait pu voir dans cet endroit horrible. Des hommes et des femmes importantes oui. Mais les gens vivant des plaisirs de la chair étaient absents.

« Où sont les gens que j'ai vu l'autre jour dans votre salon. Les avez-vous mis dans un endroit sûr au moins ?
- Ah ces gens, j'ai fait en sorte de fermer leurs chambres alors qu'ils étaient endormis. Après tout, personne ne se souviendra d'eux. Bien entendu, ils ne peuvent pas s'échapper… »

Cet homme était un monstre. Un monstre que l'appât du gain avait rendu encore plus vile. S'il était l'ami de Hysclyff, il avait dû être plus gentil… Ou quelque chose du genre. Mais ces personnes étaient en danger. Oui, il travaillait dans le monde de la prostitution. Mais ils n'avaient pas tous voulu ça. Certains se servait de cet argent pour tenter de vivre plus ou moins correctement. Certaines de ces personnes étaient si jeunes. Elles avaient encore beaucoup de choses à vivre. D'autres enfants comme Greta seraient en grande difficulté. Combien y avait de jeunes mères. Que pouvait-il faire ? Devait-il craquer et faire appel à sa magie. Celle-ci semblait vouloir être libéré, un peu comme si elle se mettait à lui chuchoter tout ce qu'il pourrait fait avec ce pouvoir. Car dans ce monde, il était un possesseur de pouvoir puissant. Qu'il pourrait aider cette ville et ces gens. Protéger ces personnes et ses amis. Il ne devait pas trop en faire. Il posa ses mains sur sa tête. Ses doigts venant toucher ces cheveux sombres. Il sentait cette puissance déferler en lui. Cette injustice ne devait pas rester impunie. Cette vague devint de plus en plus forte. Il entra dans un état second avec comme dernière vision. Conrad et Wolfram qui s'inquiétait pour lui. Sa magie avait été plus forte que sa volonté. Celle de faire en sorte de contrôler un peu cette envie de sauver ces pauvres gens. Il était inconscient.

C'était le corps de Yuuri, mais ce n'était pas tout à fait lui. Cette puissance le faisait voler, et ses cheveux noirs s'agitaient dans une danse qu'eux seuls connaissaient. Le regard sur lui ne fit que plus sourire la force qui habitait à présent le corps du Maoh. Toute la magie environnante semblait aller vers lui. La fumée, les flammes sans que ça l'inquiète. Conrad comme Wolfram restèrent prudents face à cette démonstration de pouvoir.

« Sous prétexte qu'ils n'ont pas le droit de vivre à cause de leur métier, vous vous sentez un homme bon et pur. Que l'église pardonnera votre geste. »

Même sa voix semblait venir d'un autre monde. Comme lointaine et si proche. Un timbre qui n'annonçait rien de bon. L'homme avait les bras croisés et les sourcils froncés. Il fixait l'homme qui avait défié Yuuri. À part l'apparence, il n'avait pas vraiment la même façon que se comporter que leur souverain. Ça ressemblait plus à ce qu'était narré du premier maoh.

« Vous avez fait de ces personnes ce qu'elles sont. Pour avoir plus d'argent sur vous, vous avez dû leur payer pas grand choses quelques pièces tout au plus. Ces hommes et femmes ne méritent pas ça. Personne ne mérite un tel traitement. Exploités, violés, frappés et je ne sais encore quel traitement donne les gens à qui vous les confiez. Maintenant que votre commerce est mis en avant avec toutes ses horreurs, vous préférer tout brûler et prétendre que tout ça c'était pour purifier ces personnes monstrueuses. C'est ce que vous avez plus que sous-entendu. Mais je dois vous dire quelque chose, écouter, car je ne répéterais pas. C'est vous le monstre dans cette histoire. Une horrible créature qui s'est déguisée en humain. Et même certaines bêtes ont bien plus de moral que vous le prétendez devant tous vos hommes riches. Et vous cacher derrière la foi. Que c'est pratique. Toutes ces vies que vous avez brisées ? Seront-elles pardonnées par votre culte ? Je n'en suis pas sûr. Posséder un être humain mazoku ou non ne vous donne déjà pas beaucoup d'éligibilité. Vous n'êtres pas droit dans les chausses. Et votre immobilisme face au danger que ces personnes courent est encore plus impardonnable... »

L'homme accablé tentait de fuir, mais le corps de Yuuri le suivait. Il flottait toujours de façon fière. Jugeant l'homme sans faiblir. Jusqu'à ce qu'un éternuement vraiment mignon lui échappe. Si c'était l'esprit du premier roi des terres mazokus, il ne devait pas aimer cette interruption.

« Votre majesté, votre nez coule.
- Je sais, pas la peine de m'interrompre pour ça. Je m'en occupe. Il doit avoir ça dans ses poches. Deux secondes, que je m'ôte de ce souci embarrassant. »

Il sortit d'une des poches un mouchoir brodé avec le nom du souverain dessus. En mazoku, bien évidemment. Il se moucha de façon bruyante.

« Ces personnes n'ont en aucun demandé à ce que l'on leur ôte la vie. Mais à être aidé dans leurs soucis grâce au salaire qu'elle sont censé obtenir avec vous. Donc, je suis bien obligé de passer par la manière forte, vu que ne faites rien pour ces personnes. »

Le corps de Yuuri décroisa les bras pour les laisser tomber le long de son corps, doucement et avec grâce le bras droit se leva et ses doigts s'écartèrent. De l'eau commença en même temps à former des choses. D'abord, ce n'était que des vagues, puis les formes se précieusèrent pour former des têtes de dragons occidentaux qui semblait sur le point d'attaquer.

L'homme avait bien vu qu'il était sérieux et s'était reculer dans l'espoir d'échapper à la colère qui menaçait de s'abattre sur lui. Mais la magie en Yuuri était présente pour rendre la justice telle que le souverain la voyait. Bien que là, son esprit était éteint. Dans un geste vif, les dragons se mirent à foncer à toute vitesse vers l'homme grondant presque. C'était surtout de l'eau, comme s'il s'agissait d'un fleuve particulièrement agité. Il avait beau courir, il voyait de plus une tête s'approche pour finir par le percuter avec force. L'assommant à moitié.

L'eau avait rapidement entouré l'homme pour l'enveloppé coupant ainsi son air. La tête se reformait au-dessus de l'homme comme si la créature l'avait avalé.

« C'est étrange… C'est un dragon. Ce n'est pas une forme très conventionnelle pour un sort mazoku. Normalement, c'est bien plus élégant.
- Wolf, je pense que ce n'est pas le moment pour genre de chipoteries.
- Non, mais vraiment, c'est bizarre, il peut pas faire les choses dans les règles pour une fois. Si c'est parce qu'il veut impressionner un amant, je l'étrangle.
- Tu sais très bien qu'il ne se contrôle pas sa magie. Pas tout à fait en tout cas... »

En pleine dispute, Greta, qui avait été depuis lâchée par la main du souverain, était admirative, si bien qu'elle ne lâchait pas des yeux l'eau formant des dragons éteignant le feu de la ville doucement et sûrement.

« C'est… C'est vraiment beau et si cool... »

Wolfram avait une partie de sa réponse, ce n'était pas pour impressionner un amant éventuel, mais surtout pour impressionner la jeune fille qu'il considérait comme son héritière. Il vrai que des dragons, c'était un animal qui en imposait en plus d'être rare. Surtout de cette forme. Il n'avait pas à faire le show comme ça. C'était un peu inutile. Mais l'admiration de la demoiselle ne faisait aucun doute. Pour l'avoir vu dans ses yeux, Wolfram pouvait en témoigner.

L'eau continuait son œuvre et le corps du roi tomba doucement. Pour finir par être rattrapé par Conrad et Wolfram. Le duo alla dans l'hôtel alors que la pluie tombait drue sur les bâtiments, mettant fin définitivement à l'incendie de cette manière. Cette pluie battante était là pour sauver le plus de personnes possibles. L'homme était sûrement à moitié mort, capturé par Hyscliff.

C'est le corps douloureux et sous le bruit de cette averse digne des meilleure mousson dans les îles tropicales que Yuuri finit par retrouver son corps. Il avait quelques douleurs.

« Eiji, le dauphin… Les dragons... »

Pourquoi ces images venait soudainement à lui. Yuuri avait mal à la tête. Il ouvrit doucement les yeux. Il s'était endormi sûrement après avoir senti sa magie déferler en lui.

« On se réveille de son rêve ?
- Hm ? »

Le maoh n'avait pas reconnu tout de suite son fiancé. Ce dernier le fixait de ses yeux verts et les sourcils froncés. Il était installé sur ses genoux. Un peu surpris, il sursauta et tenta un moment de redresser avant de retomber sur les genoux de son fiancé.

« Désolé pour ça. Je me suis encore endormi. Pourquoi ma tête me fait si mal et tourne.
-Imbécile, tu as encore utilisé trop de magie mazoku et ça fini comme ça. J'ai beau savoir que tu ne maîtrises pas, c'est toujours aussi effrayant de te voir perdre les pédales, littéralement. Je ne t'ai presque pas reconnu. Après ce que tu as fait, tu t'es endormi. Et j'ai installé ta tête sur mes genoux.
- J'ai remarqué… Parle-moi un peu de ce qui s'est passé. S'il te plaît.
- Beaucoup de ta magie a été utilisée pour ton sort. Tu as invoqué des dragons d'eau qui ont eux-mêmes provoqué cette pluie que tu peux entendre si tu tends l'oreille. Le feu est éteint grâce à toi. Grâce à ta magie et ton élément de prédilection. Mais cette fois-ci, tu as dormi que quelques heures, il y a du progrès face à ta magie.
- Et le lord Biron.
- Arrêté par Hyscliff et les hommes sous ses ordres.
- Il est vivant ?
- Tu n'as jamais tué avec ta magie, tu as toujours fait en sorte que les gens s'en sortent… Bien sûr, le feu a détruit beaucoup de choses. Mais comme tu peux le voir comme ici. Certaines choses sont encore debout. Toute la région est sauvée par la pluie. Par contre l'eau dans les bains a disparu. Je suppose que c'est elle que tu as utilisé dans ta magie en plus de l'eau dans l'air. Tu te souviens de quoi ?
- pas grand-chose en vérité. Je me souviens avoir été en colère pour le feu. Pour ces personnes qui étaient en danger. Puis de dragons occidentaux. Comme ceux que je peux voir en illustration dans l'autre monde. Après, c'est le néant. Et je me suis réveillé que maintenant.
- Repose-toi encore un peu. Tu en as besoin…
- J'aimerais tellement libérer ces hommes et ses femmes, Wolf.
- Je sais… Mais tu as vu comment tu es tombé alors que tu voulais te lever.
- Je sais. Mais je ne peux pas rester les bras croiser. »

Wolfram lâcha un soupir alors que sa main vint caresser la joue du souverain. Avec une douceur presque inhabituelle de sa part. Il put voir plus loin, Conrad qui s'appuyait sur le mur en souriant doucement.

« Je peux m'en charger s'il fait, Yuuri.
- Je dois savoir s'ils vont bien. J'aimerais les savoir vivant en parfaite santé.
- C'est tout à tout honneur, mais s'il te plaît. Repose-toi. Elles n'auront pas toutes envie de se faire sauver par un mazoku. »

Il est vrai que la réaction de la femme de tout à l'heure était encore fraîche dans son esprit. Il avait fait de son mieux pour elle. Et cette femme avait eu peur. Peur de lui et de sa magie.

« Je suis un imbécile…
- Je ne te le fais pas dire, mais ça fait aussi partie de ce que j'apprécie chez toi malgré tout, boulet.
- Tu peux rester avec moi Wolf le temps que Conrad s'occupe de ça.
- Bien entendu. »

Yuuri était un peu plus rassuré de savoir que ces personnes seraient bientôt libre. Pas forcément dans le meilleur des état, mais au moins dehors elles pourraient être soignées. Qui sait, elles pourront prendre un autre chemin de vie. Il avait très envie de voir les gens en dehors de ce genre de magouille, mais même dans le monde où n'était qu'un simple universitaire. Il y avait encore ce genre de personnes. Il avait le goût d'une réussite amère dans la bouche.

« Je ne serais pas seul, Anissina est là. J'ai pu sentir sa magie dans les environs. Elle nous aidera à sa façon. J'espère qu'elle comprendra ce qui s'est passé. Il reste plus qu'à attendre. »

Cette femme était à la fois quelqu'un d'intelligent, mais aussi d'incroyablement dangereux pour ces proches. Toutes ses inventions ne fonctionnaient pas de façon optimale du premier coup. Parfois même, elles explosaient. Yuuri ne voulait en aucun cas blesser ces personnes avec ce genre d'invention. Il ferma les yeux, essayant de voir ce qui serait le mieux pour ces personnes. Déjà récupérer l'eau qu'il avait utilisée, où chercher une source. Il devait en avoir une dans le sol. Sinon la ville balnéaire ne serait pas là. Ensuite, la vie pourrait reprendre. Avec un peu de jugeote, il pourrait adapter les métiers dans ce monde. Afin qu'humain comme mazoku puisse trouver leur bonheur et prendre soin des gens qui venaient ici. C'est comme ça que ça fonctionnait. Il sentit la main de Wolfram dans ses cheveux. Il se détendit un peu. Il savait que ces deux personnes avaient confiance en cette femme un peu extravagante, mais pas méchante. C'était une inventrice digne de personnages historique créatifs qui avait fait progresser l'humanité par des essais et des erreurs, mais aussi des réussites. Peut-être que cette fois, il assisterait ou Conrad assisterait et lui raconterait l'exploit de cette demoiselle mazoku fantasque, mais géniale.

« J'aimerais qu'un jour, je puisse utiliser ma magie à son plein potentiel sans ce genre d'ennui.
- Même moi, je n'emploie pas ma magie à son plein potentiel sans en subir les conséquences. Ce qu'il te manque, c'est le dosage, c'est tout. Ainsi, tu pourras de grandes choses sans douleurs ensuite... »