Bonjour !
J'espère que vous allez bien en ce temps de reconfinement. Je me rends compte que la dernière fois que j'ai posté, c'était, eh bien, lors du premier confinement.
Mais bonne nouvelle, ou mauvaise selon la manière dont vous le prenez, cette histoire est entièrement fini. Il ne restera donc qu'un chapitre après celui-ci, plus l'épilogue, et je pourrais enfin dire avec fierté que j'ai terminé cette fanfiction.
271 reviews, 119 favoris et 185 followers. Merci à vous d'être toujours aussi nombreux et d'avoir participé à cette histoire d'une manière ou d'une autre.
Je ne blablate pas plus longtemps !
Bisous les lucioles !
Un mot de la merveille des merveilles : "On n'est pas au bout de nos peines, les personnages non plus ! Personnellement, clapouche m'entraîne tellement dans son univers que j'ai même de la peine pour les méchants... Mais comment tout cela va-t-il se terminer ?"
Bonne lecture !
Musique :
Can we still be saved
Fearless Motivation
Chapitre 35
Il y avait eu comme une fêlure en lui.
Ce n'était pas apparu tout de suite, mais il avait senti un étrange sentiment s'emparer de lui quand il avait compris que le Survivant prenait une place trop importante dans la vie de Tom. C'était ridicule, il le connaissait depuis bien plus longtemps que lui, pourtant, le Seigneur des Ténèbres passait son temps à chercher un moyen de le détruire. Et s'il y avait bien une chose que Duncan détestait, c'était qu'on le laisse de côté pour s'occuper d'élaborer un plan stupide pour éliminer un pauvre sorcier inutile.
C'était la première fois qu'il se rendait compte que quelque chose clochait chez lui. En plus de 1000 ans d'existence, Duncan n'avait jamais été agacé par l'indifférence de quelqu'un, et encore moins de cette manière-là. C'était comme si un monstre plus hideux que lui-même prenait possession de lui pour lui insuffler de détruire tout ce qui l'empêchait d'avoir l'attention complète de Lord Voldemort.
Et puis il avait disparu.
Duncan ne se souvenait pas vraiment de cette période, si ce n'est qu'elle fut sombre et épuisante. Eux, les Chevaliers de l'Ombre s'étaient aussitôt retranchés dans leur Manoir, incertains quant à la tournure des évènements. Leur Maître, imposant son aura démoniaque les avait enfermés dans leurs propres cellules, comme des chiens affamés qu'on tenait en laisse avant de les lâcher sur leurs proies. Ce fut comme s'il n'avait jamais existé.
Jusqu'à ce que le Seigneur des Ténèbres renaissent et que leurs chaînes fussent brisées. C'était comme si Duncan se réveillait d'un long sommeil. Aveuglés par leur loyauté au Mal, la liberté n'en fut que plus douloureuse. Cela n'avait pris que quelques heures avant que les souvenirs de leur captivité déferlent en eux, déclenchant avec détresse leurs pouvoirs. Seul Tom, ne s'effondra pas de douleur, observant la scène sans un mot.
Duncan avait levé sur lui ses yeux cernés d'ombres, cherchant dans son regard un signe qu'il ne s'agissait là aucunement de la réalité. Mais c'était bien réel. Et son esprit assimilait durement les années de torture qu'il avait subi sans pouvoir y remédier.
La fêlure s'était agrandie.
Alors que la pluie déversait sur les carreaux ses larmes de tristesse, Duncan souffrait. Chaque seconde qu'il passait allongé sur son lit augmentait son angoisse, et son propre piège se refermait sur lui-même. Il n'avait jamais ressenti les effets de ses propres maux, et l'expérience n'en était que plus déplaisante. Il passait ses journées enfermé dans la piteuse chambre de la vieille maison qu'ils avaient dénichée après avoir tué les pauvres moldus qui s'y trouvaient. Il n'avait même pas réussi à lever la main sur eux et prétexté une excuse pour sortir vomir toutes ses tripes dans l'herbe haute des champs.
Tom avait bien essayé plusieurs fois de le faire parler, mais Duncan, après s'être fermé aux autres magiquement, avait fini par s'isoler physiquement. Quand il ne cédait pas à ses angoisses, il laissait sa magie et sa haine déferler dans la chambre, détruisant tout sur son passage, mais plus personne ne venait. Il rêvait de quitter ces lieux qui le dégoûtaient, de fuir au plus loin ces hommes avec qui il partageait sa folie, mais il n'était pas dupe. Jamais il ne pourrait leur échapper.
Et l'idée de ne plus jamais avoir l'occasion de voir le visage de Tom n'était pas acceptable.
Il avait perdu la notion des jours et quand il descendit cette nuit-là les marches pourries de la maison, jusqu'à la pièce miteuse qui leur servait de cuisine, il fut surpris d'y trouver ses trois acolytes attablés, face à un homme qu'il ne connaissait que trop bien.
- Que nous vaut cet honneur ? demanda-t-il, sa voix ne laissant transparaître aucun sentiment.
Jade se tenait loin d'eux, son visage affichant un masque de dégoût non feint.
- Arrêtez cette mascarade.
Un rire sans joie s'échappa de l'un d'eux, mais Duncan ne chercha pas à savoir qui pouvait bien trouver ça drôle.
Jade frappa soudainement la table de son poing, et l'Angoisse osa enfin le regarder dans les yeux. L'aura de colère qui émana du sorcier l'effleura, mais ce n'était en rien comparable à celle que ses ennemis déclenchèrent à son attaque. Jade vacilla mais tint bon, agrippant la table.
- Tout ce que vous avez prévu, ça ne fonctionnera pas, réussit-il à dire en serrant les dents, luttant pour ne pas succomber à leurs auras violentes.
Duncan aurait dû lui donner raison, mais à vrai dire, tout ça ne l'intéressait plus.
- Mettez-le dehors, lâcha-t-il sans un regard pour les autres, détournant les pieds pour sortir de la pièce.
Il n'attendit pas une seconde pour monter les escaliers et fuir, entendant déjà les pas précipités derrière lui. Il n'avait que faire de Jade et du sort qu'ils lui réservaient, même s'il était certain qu'ils le laisseraient partir.
Il avait à peine posé sa main sur la poignée de sa chambre qu'il fut attrapé et plaqué contre la porte encore fermée.
- À quoi tu joues ? siffla Tom en le fixant rageusement. Si tu…
- Si je quoi ? lui répondit Duncan, le plus calmement possible, faisant vaciller, l'espace d'une seconde, la poigne de fer du Lord.
Duncan savait qu'ils avaient besoin de lui. Leurs pouvoirs combinés seraient alors une arme massive de guerre, imparable par les balbutiements de Potter et sa clique. Et c'était pour cela que Jade était ici.
Essayer de les acheter ne fonctionnerait pas. Pas seulement parce qu'ils étaient trop fous pour accepter d'abandonner leur envie de destruction, mais surtout parce qu'ils avaient tant besoin de sentir les immondices de leurs actes couler dans leurs veines.
Et Tom le savait aussi bien que lui. Il savait que sans son pouvoir, Aliénor et Darius seraient trop incontrôlables et que les plans du mage noir tomberaient à l'eau.
- Tu n'es qu'une vermine, murmura Tom en le lâchant.
Duncan le fixa sans un mot avant qu'il ne disparaisse dans le couloir sombre. Il avait mal à la poitrine et il serra les dents furieusement pour effacer les mots douloureux qu'il avait reçus en plein cœur.
Il se retourna et posa son front contre la lourde porte noire, frappant du poing contre le bois d'ébène avec une violence à s'en briser les os, et jusqu'à l'épuisement.
Quand il rentra dans sa chambre et qu'il s'assura que ses barrières étaient suffisamment élevées pour qu'on ne l'entende pas, il laissa échapper une première larme.
Puis l'angoisse, devenue si familière, s'insinua sournoisement en lui jusqu'à se loger dans son cœur.
Chaleur.
Douceur, et souffle.
Il inspira profondément, son nez frôlant la peau sucrée du Survivant. Drago se sentait bien et il se blottit un peu plus contre le brun, appréciant chacun des frissons qui traversait son corps au contact de celui de Harry.
Il n'avait jamais aussi bien dormi que cette nuit et pour la première fois depuis longtemps, pas un cauchemar n'était venu hanter ses songes.
Sa main se faufila dans la chevelure d'ébène de l'homme qu'il aimait, redescendit jusque dans sa nuque, glissa sur son épaule et le long de son bras jusqu'à venir entrelacer ses doigts aux siens. Ses lèvres, affamées, accrochèrent sa mâchoire, se rapprochant de celles, invitantes, du brun, desquelles il s'empara avec avidité, arrachant un gémissement au jeune homme.
Le plaquant contre le lit, Drago se glissa au-dessus de Harry, leurs lèvres toujours soudées et affamées les unes des autres. Leurs mains se faufilèrent sur leurs corps encore nus, appréciant chaque courbe et chaque caresse. Le blond se frotta lascivement contre lui avec un grognement de plaisir, puis se redressa, le regarda avec envie.
- Laisse-moi m'occuper de toi, susurra-t-il d'une voix rauque.
Sous son corps, celui du brun frémit et Harry se mit à respirer plus fort. Drago se faufila plus bas, l'empoignant avec douceur, appréciant sa chaleur et sa dureté. Son envie le dévorait et il ne désirait qu'une seule chose, envoyer le Survivant au septième ciel. Il s'appliqua avec délectation, sa langue glissant sur sa peau, le goûtant, le faisant gémir et s'aggriper à lui avec passion. Et il le prit jusqu'au bout.
Peau contre peau, Drago ne voulait qu'une chose, vivre ce bonheur jusqu'à la fin de ces jours. Oublier les combats qui les attendaient pour ne garder que ces moments précieux qu'il acceptait enfin.
- Je t'aime, chuchota Drago dans un souffle.
Et il le ressentit autant qu'il le dit. Leurs cœurs battant à l'unisson, leurs magies pulsant en harmonie.
Il était près de midi quand ils sortirent du lit.
Drago avait tant bien que mal essayé d'empêcher le brun de se lever, mais Harry avait fini par gagner et il ne pouvait finalement s'empêcher de penser que retirer ces vêtements bien trop sexy de son homme serait une bien meilleure idée que de sortir de la chambre.
Mais le Serpentard, buté et boudeur, l'ignora royalement quand le Gryffondor lui caressa le bras en se mordant les lèvres et, sous les jacassements indignés du brun, s'était dirigé vers la cuisine d'un pas nonchalant.
Harry avait fini par rire et l'avait suivi avec précipitation, accompagné par son estomac, plus bruyant qu'un botruc.
Sa bonne humeur s'envola quand il vit l'humeur maussade des membres de l'Ordre présents dans la cuisine. Drago était resté près de l'entrée, encore incertain de ce qu'il pouvait faire ou non au Square. Harry s'approcha de lui et s'arrêta à ses côtés.
- Quand comptais-tu nous dire qu'un mangemort de plus logeait ici ? cracha soudainement Seamus en fixant d'un regard mauvais Drago, puis Harry.
Le Survivant fronça les sourcils et, alors que la colère commençait à s'emparer de lui, il fut stoppé par Drago qui attrapa sa main et la serra dans la sienne. Son geste, à la vue de tous, le détendit immédiatement et il respira un grand coup avant de répondre à Seamus le plus calmement possible.
- Je ne permettrai pas qu'on remette en question mes décisions, Lucius Malefoy est ici parce qu'il en avait besoin.
- Qui nous dit qu'il ne transmettra pas des informations à nos ennemis ? demanda Dean.
- Lucius Malefoy n'est pas un problème, répondit Jade d'une voix lasse.
Harry tourna la tête, croisant son regard. Il fronça les sourcils quand il le sentit s'immiscer dans ses pensées.
"J'ai essayé de vous prévenir."
"Nous prévenir de quoi ?" demanda Drago.
"Vous étiez occupés, ce n'était pas vraiment le moment" les nargua Rubis avec un sourire en coin.
Harry rougit aussitôt.
- Harry, est-ce que ça va ? Demanda Hermione.
Le jeune homme acquiesça d'un air gêné, se raclant la gorge en essayant de paraître le plus naturel possible.
"Heureusement que j'ai insonorisé la chambre" ajouta Drago en ricanant intérieurement.
Harry se mit à tousser bruyamment, attirant les regards surpris sur lui. Il se racla la gorge et se redressant, posa son regard sur eux. Tous ces sorciers et ces sorcières, qui, effrayés par le combat qu'ils menaient, ne désiraient qu'une seule chose : croire en lui, et croire en leur victoire.
Il inspira profondément.
- Je sais que vous avez peur. Et je sais que tout ce que nous avons appris sur nos ennemis ces dernières semaines a semé le doute dans vos esprits. Je n'ai jamais demandé à ce qu'on me suive, je ne vous ai jamais demandé de vous battre à mes côtés parce que le combat contre Voldemort est le mien, et uniquement le mien. Mais je ne prendrais jamais de décision qui aille à l'encontre de ce que nous voulons tous : la paix dans le monde sorcier, et moldu.
Tous le fixèrent sans un mot et, avant que quelqu'un n'ajoute quelque chose, Harry reprit.
- Mais s'il y a bien une chose que j'ai comprise, c'est que je ne vous sacrifierai pas pour un combat qui ne peut être le vôtre à présent.
Certains se levèrent, d'autres essayèrent de protester, mais le Survivant continua, parlant plus fort.
- Ceux que nous affrontons désormais en ont après nous plus particulièrement.
Il désigna Drago, Rubis et Jade d'un signe de tête.
- Et vous n'êtes pour eux que des dommages collatéraux qu'ils doivent éliminer pour nous atteindre. Ce que je vais vous demander va à l'encontre de ce que vous êtes et de ce que vous souhaitez, mais je ne tolérerai aucun refus de votre part, et n'hésiterai pas à faire usage de ma magie pour vous empêcher de nous accompagner.
Un lourd silence s'abattit dans la pièce.
- Je vous demande de ne pas nous suivre et de nous laisser nous battre sans risque que vous soyez tués par notre faute. Partez, occupez-vous de ceux qui ont besoin d'aide et qui ont été lésés par tout le chaos que nous avons créé, mais je vous en supplie, malgré votre désir de vengeance et votre soif de combat, fuyez notre combat. Il n'est plus le vôtre désormais.
- Harry… commença Hermione.
Mais le brun secoua la tête négativement. Il ne reviendrait pas sur ses paroles et il était obstiné à les protéger du combat auquel il devrait prendre part. Il avait compris, au ton soucieux de Jade et au regard peiné de Rubis, que ce qu'ils s'apprêtaient à faire serait peut-être leur dernière action pour sauver le monde. Et il refusait d'y mêler ses amis, sa famille et tous ceux qui, il le savait, ne sortiraient pas indemnes d'un combat comme celui-là.
Il lâcha la main de Drago et érigea ses barrières aussi vite qu'il le put avant de fuir cette pièce sans un mot.
Il s'était assuré qu'on ne le suive pas.
Et il savait qu'on ne le ferait pas, pas après son discours et son besoin de solitude.
Il avait préféré laisser à Rubis et Jade la lourde tâche de gérer l'Ordre et leur colère face à sa décision. Tout comme il savait que Ron et Hermione ne respecteraient aucunement ce qu'il avait décidé.
Et puis Drago lui en voudrait. De ne pas lui en avoir parlé avant ça, d'avoir lâché sa main et de s'être lâchement enfui.
Mais il en avait besoin. Il avait besoin de se retrouver seul un instant pour gérer l'angoisse qui avait commencé à le ronger quand il s'était réveillé ce matin, le 31 janvier. 2 jours avant la Purification.
2 jours avant que le sort du monde soit scellé.
Et il n'était pas prêt. Comment l'être, quand l'issue la plus probable de ce combat était sa mort ou celle de celui qu'il aimait. Il n'avait pas osé en parler à Drago, et supposer un seul instant qu'il avait envie de l'éloigner de ce combat pour le protéger n'aurait fait que le vexer et le blesser.
Mais Harry crevait de peur. Il avait déjà perdu tant de gens, il avait vu Ron mourir sous ses yeux avant de pouvoir le sauver et il avait déjà vécu avec l'absence de Drago pour savoir que, s'il venait à le perdre, il n'y survivrait pas.
Plus maintenant.
Harry rêvait de sa fin heureuse, ce "happy ending" qu'il ne s'était jamais imaginé avoir jusqu'à ce qu'il comprenne l'étendu des sentiments qu'il ressentait pour Drago.
Il pleurait déjà depuis quelques minutes, les mains transies par le froid, ses pieds enfoncés dans la neige, son corps fatigué soutenu par la balançoire du quartier qui tenait encore debout malgré les tremblements incessants qui secouaient leur planète. Personne ne le trouverait ici, ou ne s'imaginerait qu'il était un des seuls capables de sauver leur monde, assis à pleurer comme un enfant.
Pourtant, la neige craqua et quand il leva les yeux, il ne put s'empêcher de sourire. Drago portait un bonnet noir, dont s'échappaient quelques mèches blondes saupoudrées de neige. Mais le plus surprenant était l'écharpe qu'il portait. Aux couleurs de Gryffondor, elle ne laissait apparaître que son nez rougi par le froid.
- Je n'ai trouvé que celle-ci, maugréa-t-il en faisant la grimace.
Harry ne put s'empêcher de rire et Drago s'accroupit devant lui.
- Est-ce que tu pensais sincèrement pouvoir te cacher de moi ? lui demanda le blond avec un léger sourire en coin qui rassura le brun.
- J'aurais essayé, lui répondit le Gryffondor avec une moue moqueuse.
Drago lâcha un pff qui arracha un rire au brun. Il posa sa main sur le genou du Survivant et il consentit à lui laisser l'accès à son esprit. Harry avait rapidement compris que le blond avait plus de facilité à s'exprimer ainsi qu'en prononçant les mots à haute voix.
"Je croyais que les Gryffondor ne fuyaient pas."
"J'ai eu peur."
"De quoi peux-tu bien avoir peur ?"
- J'ai peur de te perdre, murmura Harry en posant sa main sur celle du blond, toujours logée sur sa jambe.
Il la serra avec force, lui transmettant ses sentiments, sa peur de vivre sans lui et la force de l'amour qu'il ressentait.
Drago se rapprocha aussitôt, attrapant de sa main libre le visage du brun pour l'embrasser avec force. Harry le laissa faire, l'embrassant en retour avec désespoir. Il savait que c'était sa manière à lui de le rassurer. Lui montrer que lui aussi ressentait tout ça et qu'il avait tout autant besoin que lui d'être proche physiquement pour assouvir et calmer la folie de son cœur.
"Quelle que soit l'issue de cette bataille, je te le jure Potter, que rien ni personne ne nous séparera."
Il était près de 23 heures quand ils rentrèrent au Square. Ils avaient déambulé dans les rues vides de Londres, désertées depuis que les tremblements de terre continuaient de rugir, tout en prenant garde à ne pas être reconnus.
Hermione, Ron, Molly, Narcissa, Blaise, Jade et Rubis les attendaient dans la cuisine, et la matriarche des Weasley s'était empressée de déposer devant eux, deux assiettes fumantes de rôti de porc aux légumes.
Aucune des personnes dans la pièce n'évoquèrent sa fuite ou la décision qu'Harry avait prise quelques heures plus tôt, jusqu'à ce que leurs assiettes soient complètement vides.
- Nous avons pris notre décision, annonça Hermione en se levant. Nous ne t'abandonnerons pas, nous ne vous abandonnerons pas. Nous nous sommes promis de tout faire pour détruire Voldemort et c'est ce que nous ferons, quoi que tu en dises Harry.
- Je sais, lui répondit simplement Harry en lui offrant un sourire qui se voulait rassurant.
La jeune femme souffla.
- Bien, quel est le plan ? demanda-t-elle en les regardant tour à tour.
Un ange passa, puis deux.
- Quoi ?! Vous n'avez pas de plan ? s'exclama-t-elle d'une voix ahurie.
- Je sais où ils vont, osa répondre Jade.
- Bien ! Personne n'ira dormir tant que nous n'aurons pas trouvé comment détruire ces ploucs.
"J'avais oublié qu'elle était une Miss-Je-Sais-Tout et que j'adorais ça."
"Ô très cher Drago, ce sera répété et déformé."
Le rire du blond résonna en lui toute la nuit et Harry se promit qu'il ferait tout son possible pour l'entendre à nouveau.
Et voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plu ! Je vous dis à samedi prochain !
Bisous les lucioles !
