Point De Vue d'Aelita :
Je souris. Oui, Sam s'intéressait à un garçon, mais je ne le dirais pas. Pas à Odd.
— S'il te plaît ! s'exclama mon copain.
Je remuai la tête de droite à gauche. Hors de question de lui dire.
— Mais c'est ma meilleure amie, j'ai le droit de savoir ! se plaint-il.
— Non.
Je l'embrassai et me levai.
— Bon, ce n'est pas tous mais j'y vais.
— Où ? demanda-t-il.
Il y avait un brin de jalousie dans sa voix, et ça me faisait rire.
— Voir ma mère.
Je l'embrassai et sortis.
Je commençais à bien connaître ce chemin. Trop bien. Les travaux de la maison avaient bien avancés. Mais il restait des travaux. Il fallait tout remettre dans l'ordre.
— Aelita ! dit-elle en me serrant dans ses bras.
Je lui racontai tout ce qu'il s'était passé. Comme une petite fille qui s'adresse à sa maman. Alors que quand on a mon âge, on ne dit pas tous.
— Tu es sûre de vouloir continuer ? Enfin... Je veux dire, j'ai peur pour toi. C'est dangereux, me dit ma mère.
— Maintenant que j'ai accepté il faut continuer. Je ne peux plus faire machine arrière.
Ma mère ne me répondit pas mais me regarda intensément.
— Je n'ai juste pas trop envie de mêler Anita et ses amis à ça.
— S'ils acceptent ils connaîtront les dangers. Ce ne sera pas de ta faute, et c'est un peu Anita qui a été décisive dans ton choix.
C'est vrai. Mais ça pouvait mal tourner, et j'en avais conscience. Et je ne voulais pas trop les mêler à ça. En tous, cas, une chose était sur pour moi, on n'allait pas encore finir d'entendre parler du couple Hopper.
De Damien Hopper.
Et par la même occasion.
De Christina.
Et m'imaginer refaire face à... Cette personne aussi diabolique me faisait froid dans le dos. Mais on n'avait pas encore de plan. Mais on allait en avoir un.
Un vrai.
Mais avant, il allait falloir s'assurer de beaucoup de choses.
Comme savoir si les Nioto guerriers allaient se porter présent cette fois ? Mais Anita était directement reliée à la raison de cette mission, donc il n'y avait pas d'inconvénient. Mais il n'y avait pas qu'eux.
Notamment Samantha.
Parce qu'elle avait beau être sympa. Elle ne connaissait rien de Lyoko. Rien de ma mère, mon père, ma demi-sœur qui était aussi ma cousine. Et je ne voulais pas la risquer dans cette affaire même si elle était notre amie. Parce qu'elle ne connaissait rien.
Ses prochains jours n'allaient pas être de tout repos. Et je le savais au fond de moi, et le ressentais énormément.
