Bonjour !

Nous y sommes, ça y est, au dernier chapitre avant l'épilogue. Je suis déjà très émue et ce sera pire mercredi. Je vous remercie, encore une fois, d'être arrivé.e.s jusqu'ici et j'espère très profondément que cette histoire vous aura plu, diverti et captivé autant que possible.

RRA :

Elena : Ne t'inquiète pas ! Ce n'est pas encore fini ;) Il reste ce chapitre et un épilogue. Je suis vraiment très heureuse que tu aimes autant mon histoire. C'est vraiment motivant pour la suite... car oui ! J'ai encore d'autres projets dont je vais vous parler dans les notes du chapitre suivant. Merci d'avoir suivi cette aventure et d'avoir pris le temps de me donner ton avis. Voilà la suite !

Merci, Whimsikal, de rendre ma vie plus douce.
Bonne lecture !


Le commencement du reste de la vie

Pourquoi était-elle là ? Pourquoi diable se tenait-elle sur ce palier et se mettait-elle à parler ? Drago venait à peine de refermer la porte et se tenait droit comme un piquet à quelques centimètres du bois sombre. Il entendit la brune frapper une nouvelle fois et la sentit glisser jusqu'au sol. Et elle commença à parler. À lui parler. Bien sûr qu'il l'entendait et bien contre lui il l'écoutait. Il s'assit en silence et s'adossa au mur de l'entrée, croisant les bras sur ses genoux remontés contre son menton.

Elle lui disait qu'elle lui en avait voulu, qu'elle avait douté. Que leur relation n'avait pas été simple et qu'elle avait eu peur. Mais elle voulait lui parler si tout devait se terminer ; il ne voulait pas que tout se termine. Non, il voulait lui parler aussi, mais il lui en voulait de venir comme ça, chez lui. De lui imposer son discours qu'il acceptait néanmoins d'écouter. Qu'il était heureux d'entendre malgré tout.

L'épreuve de la gare n'avait pas été des moindres. Faire en sorte qu'Astoria vienne sans faire de scène et qu'ils ne finissent pas par s'envoyer des remarques acerbes avait été un grand exploit. Drago avait bien vu que Scorpius avait été heureux d'avoir ses deux parents réunis pour son grand départ. Qui ne l'aurait pas été ? Rose et Hugo devaient ressentir la même chose… Mais les voir tous ensemble avait été si dur. Et voilà qu'Hermione était là, à une poignée de porte, à un pas.

Quelqu'un transplana dans son salon et Drago leva à peine les yeux avant de les replonger dans la contemplation du parquet. Blaise, qui venait d'arriver, était sur le point de lâcher une blague sur son ami ratatiné par terre avant de se raviser. Que se passait-il au juste ? Le métis s'approcha et une fois près de la porte, il entendit la voix d'Hermione de l'autre côté qui continuait de parler.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu n'ouvres pas ? demanda doucement Blaise en approchant sa main de la poignée.

– Non ! s'exclama Drago dans un chuchotement ferme alors qu'il se levait d'un bond.

Les deux hommes se regardèrent de travers alors que la jeune femme poursuivait. Plus elle parlait, plus Blaise se disait qu'il était en train d'envahir un moment d'intimité entre les deux autres sorciers. Son meilleur ami semblait profondément perdu et il vit son expression se tordre alors que sur le palier, Hermione se mettait à pleurer.

– Si tu ne lui ouvres pas, je le fais, déclara le métis.

Le blond passa une main crispée sur son visage.

– Je ne sais pas, murmura-t-il en se reculant dans son salon.

– Tu ne sais pas ? Sérieusement, Drago ? Après tout ce qu'elle te dit alors que de vous deux c'est toi qui aurais dû aller ramper chez elle, tu ne sais pas si tu veux lui parler ? se scandalisa Blaise.

Son ami lui lança un regard sévère dans lequel perçait néanmoins l'incertitude.

– Des fois, tu me désespères, soupira le métis. J'espère que si je me case bientôt, je ne serai jamais aussi ingrat que toi. »

Hermione leva ses yeux remplis de larmes et d'une touche d'espoir vers le visage qui apparaissait dans l'entrebâillement de la porte s'ouvrant, mais elle déchanta. Si Blaise était là, Drago ne l'était sûrement plus. Le métis lui tendit une main qu'elle attrapa et il la tira vers lui avec force. « Viens par-là», murmura-t-il. La brune se laissa enserrer par ses bras puissants, réfugiant son visage larmoyant contre son épaule.

Elle se sentait vidée, fatiguée. Triste. Hermione renifla contre la veste de Blaise et respira profondément avant de s'écarter de lui. Et alors qu'elle relevait les yeux, elle vit dans son champ de vision brouillé et flou Drago qui se tenait au fond du salon. Il la regardait, presque craintif de la voir si près de lui, chez lui, en pleurs.

La jeune femme se dégagea complètement de l'étreinte et adressa un regard gratifiant au métis. Ce dernier se retourna et rentra dans l'appartement. Il saisit un parchemin sur le bar de son ami et inscrivit quelques mots dessus.

« Lis ça quand tu pars d'ici, chuchota-t-il à l'oreille d'Hermione sur le pas de la porte en lui donnant le papier plié. Si ça ne te fait pas sourire, viens te saouler chez moi. »

Hermione laissa un petit sourire se dessiner sur ses lèvres alors que Blaise s'en allait. Le sourire disparut aussi rapidement qu'il était arrivé quand elle se retrouva là, tendue comme un piquet mais si faible sur ses jambes, avec les yeux perçants de Drago sur elle. Le silence dura un moment pendant lequel aucun des deux ne bougea ; Hermione dans l'encadrement de la porte ouverte et Drago entre son canapé et sa fenêtre. Il y avait quelque chose de lourd dans l'atmosphère, mais une sorte de soulagement sous-jacent flottait. Le soulagement de se revoir, de pouvoir s'observer. Se détailler, profiter de la présence de l'autre avant de devoir se parler et risquer la suite.

La brune brisa l'instant en s'essuyant le visage. Elle avait arrêté de pleurer et seuls ses yeux bouffis et rouges la trahissaient. Quand elle prit la parole, sa voix fut couverte par celle du blond qui parla en même temps.

« Est-ce que je peux entrer ?

– Tu peux entrer si tu veux.

Sourires gênés puis visages fermés. Hermione fit un pas hésitant dans l'entrée et referma la porte derrière elle. Après avoir tant tourné en rond dans sa tête, le fait d'avoir la jeune femme en face de lui privait Drago de paroles. Et comme elle ne disait rien non plus, il sentait le malaise monter en lui.

– Pourquoi est-ce que tu es venue ? finit-il par demander.

– Parce que j'avais besoin de te parler. De te voir aussi.

Drago se repassait le monologue qu'il avait entendu plus tôt. Des tonnes de questions fusaient, mais il n'osait en poser aucune.

– On ne s'est pas vus de tout l'été, constata la brune.

– Ça n'avait pas l'air de te poser problème, accusa le sorcier. Je l'ai compris quand Weasley m'a ouvert la porte de chez toi.

– Quoi ? fit Hermione en fronçant les sourcils.

Le blond balaya la question d'un geste énervé de la main et détourna ses yeux ténébreux.

– Drago…, tenta la jeune femme en s'avançant vers lui. Je te promets que j'ignorais que tu étais venu.

Elle s'arrêta à une paire de mètres de lui, mais si elle estima la distance raisonnable, l'envie de s'approcher davantage et de le toucher ne la lâcha pas. Avait-il entendu ce qu'elle avait dit derrière cette porte ?

– Si ça doit se terminer comme ça, répéta-t-elle fébrilement alors que Drago posait ses yeux sur elle à nouveau, je voulais simplement te dire que j'étais désolée qu'on en soit arrivés là. Je…

Hermione s'arrêta, cherchant quoi dire. Si elle ne pouvait plus se serrer contre lui, l'embrasser, vivre avec, elle ne voyait pas bien quoi rajouter.

– J'ai été heureuse avec toi, déclara-t-elle d'une voix tremblante d'émotion.

Et elle s'éloigna rapidement, comme gênée par cet aveu déchirant, prenant la direction de la porte. La sorcière inspira profondément alors que son estomac était de plus en plus douloureux.

– Ne t'en vas pas, murmura Drago.

Trop heureuse d'entendre sa voix, Hermione se retourna vivement et le regarda intensément avec l'envie profonde de se jeter à son cou.

– Je ne veux pas que tu t'en ailles et je ne veux pas que ça se termine, reprit le blond et les mots s'enchaînèrent. Tu avais raison de m'en vouloir et d'être en colère ; je n'aurais jamais dû te demander de t'éloigner de Weasley. Je n'aurais pas dû me comporter avec toi comme avec n'importe quelle femme et t'imposer ce rapport ambigu dès le début. Je suis navré qu'Astoria soit venue t'importuner. Ça me faisait enrager de savoir que tu étais liée à un autre homme par un passé si lourd, par des enfants, alors que j'étais moi-même lié à elle par la même chose. C'est moi qui n'aurais jamais dû te laisser partir et je n'aurais jamais dû agir comme je l'ai fait. Je ne veux pas que ça se termine. Je ne l'ai jamais voulu.

Il se tut finalement, comme essoufflé d'avoir tout déblatéré ainsi et d'avoir ouvert son cœur aussi largement après l'avoir gardé emmuré si longtemps. Durant toute sa tirade, il avait pu voir le visage d'Hermione changer d'expression et la contemplait désormais dans son silence. Sa lèvre supérieure tremblait et ses joues se coloraient alors que ses yeux se remplissaient de larmes. La grande émotion qui l'habitait faisait cogner son cœur dans sa poitrine.

– Oh… Drago…, commença-t-elle avant que les mots ne meurent dans sa gorge. »

Elle franchit les quelques mètres qui les séparaient et se jeta à son cou, enfouissant son visage contre son torse. Le blond referma ses bras autour d'elle et la serra fort. Il ferma les yeux, humant sa douce odeur de lavande. Son cœur battait la chamade en écho au sien. Il aurait pu rester là des siècles, à ressentir sa chaleur sous son tailleur, à écouter sa respiration près de son oreille. À se laisser envahir par tous ces souvenirs des moments passés tous les deux. Comment avait-il fait pour saborder ce bonheur ?

Quand Hermione releva la tête en s'écartant un peu de lui, il approcha ses mains de son visage pour y effacer les traces de larmes. Dans son sourire, il lut le soulagement, la joie, la reconnaissance. Ô combien c'était lui le plus reconnaissant des deux qu'elle soit venue jusqu'ici ce soir-là. Il répondit à son sourire et s'approcha un peu plus d'elle pour déposer ses lèvres sur les siennes. Ce contact libérateur et réconfortant les emporta dans les confins de l'allégresse. C'était un baume qu'ils s'appliquaient mutuellement pour cicatriser leurs blessures les plus profondes.

« Que Merlin me bannisse si je te fais pleurer à nouveau, murmura Drago alors qu'ils se séparaient pour mieux s'enlacer.

– Je t'assure que ces larmes-là ne sont pas tristes, chuchota Hermione contre lui alors que le blond passait une main dans ses cheveux.

– Reste ici ce soir, pria-t-il. Reste avec moi.

La jeune femme sourit contre son torse.

– Il faut que je passe chez moi d'abord, répondit-elle. Mais oui, je veux bien rester.

Hermione s'écarta et encadra le visage de Drago avec ses mains.

– Il va falloir qu'on parle de nous, déclara-t-elle avec sérieux. Nous maintenant et nous après. Il est hors de question de revivre ces horribles mois de malheur.

Le ton sans appel sur lequel elle dit ces mots rappela Drago à la réalité. Oui, il fallait qu'ils fassent le point et c'était effectivement impensable que les choses se reproduisent dans l'avenir.

– Je reviens vite, sourit Hermione en l'embrassant encore une fois. »

Elle s'éloigna de quelques pas et se retourna vers la porte. Un dernier sourire avant de la refermer et Drago se retrouva à nouveau seul. Il resta immobile un instant, accusant le coup des dernières minutes et le flot d'émotions qui l'avait envahi. Il avait l'impression que tout était allé à une allure folle, mais il se sentait si bien désormais. Un petit sourire fleurit alors au coin de ses lèvres alors qu'il s'asseyait sur l'accoudoir de son canapé. Quand la brune revint quelques minutes plus tard, elle avait détaché ses cheveux et sorti sa chemise de son pantalon de tailleur. Elle se glissa sur le canapé en même temps que le blond qui décida de commencer à parler.

« Après ce temps passé loin de toi, je me rends bien compte que c'était ma faute et que ce que je te demandais n'était rien d'autre qu'un caprice jaloux. Je m'en excuse une nouvelle fois et je ne laisserai pas cela arriver se reproduire.

– C'est aussi un peu mon tort, répondit Hermione. Je savais que tu n'arrivais pas à accepter Ron dans mon entourage et j'ai insisté. Au lieu de vouloir absolument faire changer tes sentiments à son égard, j'aurais dû faire en sorte d'éviter les situations de crises et en parler avec toi.

Les deux sorciers échangèrent un regard bienveillant : d'accord, la faute était partagée.

– Ça ne devrait plus vraiment être un problème, enchaîna la brune. Ron va déménager sous peu.

Elle s'amusa de voir Drago se retenir de laisser transparaître son enthousiasme à cette idée.

– Je ne vais pas dire que ça m'attriste, avoua-t-il avec une touche d'ironie. Mais c'est une décision récente ?

– Il semble y avoir réfléchi depuis quelques temps, mais il ne me l'a dit que ce matin. On doit en reparler dimanche. »

Drago acquiesça et la discussion se poursuivit. Même si les sujets qu'ils abordaient n'étaient pas toujours faciles et qu'ils soulevaient parfois des souvenirs désagréables et des doutes, Hermione se sentait soulagée. Tout était allé vite, mais cela n'avait pas été simple. Elle était rassérénée et apaisée que les choses se soient réglées et sentait que le nouveau départ dont lui parlait le blond serait le bon pour eux.

Il y avait de l'espoir dans les paroles de Drago, dans son esprit et dans son cœur comme rarement il y en avait eu. Depuis la dernière dispute qu'ils avaient essuyée, il s'était peu à peu laissé dépasser par le découragement et l'aigreur. Maintenant qu'il apercevait son avenir aux côtés d'Hermione, il prenait pleinement conscience de ce qu'il s'était infligé à lui-même en l'éloignant de lui. Alors qu'elle parlait d'eux, des jours à venir, il aurait tout accepté pour que rien ne les sépare à nouveau.

Le silence s'installa dans l'appartement quand aucun des deux ne trouva plus rien à dire. Ils avaient fait le tour de leurs pensées du moment et profitaient désormais de l'instant d'être avec l'autre tout simplement. Les cheveux d'Hermione étaient éparpillés sur les genoux de Drago où elle avait couché sa tête. Le blond caressait les contours de son visage du bout des doigts, imprimant ses traits dans sa mémoire. Le calme qui les entourait était empreint de tendresse et de sérénité.

Le ventre de la sorcière gargouilla presque en même temps que l'horloge du salon sonna vingt-et-une heure trente. La brune tourna la tête vers elle, réalisant que plus de trois heures s'étaient écoulées depuis qu'elle avait quitté le Ministère.

« On pourrait aller au restaurant, proposa Drago sans toutefois bouger.

– On est bien tous les deux, non ? marmonna Hermione en remontant une main jusqu'à la nuque du jeune homme pour l'inviter à l'embrasser.

– On est très bien tous les deux, répondit doucement le blond en s'exécutant.

Il attrapa sa baguette et commanda des plats asiatiques qui arrivèrent après un quart d'heure.

– J'y vais, fit la brune en se redressant aux coups de poing contre la porte.

Elle ouvrit au livreur et attrapa le sac en papier qu'il lui tendit. Quand elle plongea sa main dans sa poche pour sortir les mornilles nécessaire, elle trouva également un bout de parchemin totalement oublié là. La jeune femme paya le repas et retourna dans le salon en dépliant le mot que Blaise lui avait laissé. Un sourire amusé et surpris prit place sur son visage alors qu'elle tendait le parchemin à Drago.

Si j'avais été là pour Roméo et Juliette, ils auraient survécu.

PS : Il faut que tu me donnes l'adresse de ta directrice de Justice.

– C'est tout Blaise, déclara le blond en reposant le papier sur la table basse où Hermione avait étalé leur commande.

– Il peut s'accorder un peu de crédit, sourit la brune. C'est quand même lui qui a ouvert la porte. Je me demande bien ce qu'il peut vouloir à Dorine.

– Tu te poses vraiment la question ? demanda Drago en levant un sourcil qui sous-entendait beaucoup de choses.

– Tu crois ? s'étonna Hermione qui comprenait ce qu'il voulait dire. Mais ils sont tellement… différents.

Drago haussa les épaules, se désintéressant de cet autre couple en devenir. C'était son couple à lui qui était le plus important de tous.

– Je ne t'aurais pas laissée partir, assura Drago en glissant ses doigts sous une mèche de la jeune femme pour la remettre derrière son oreille. »

Elle lui sourit et versa de la sauce soja sur son riz. C'était comme la première fois qu'elle avait mangé chez Drago, pensa-t-elle. Asiatique, canapé, réconfort. Ils partagèrent ce repas comme on partage un thé entre amis de longue date. Laissant couler leurs regards l'un sur l'autre, ils redécouvraient les délices de passer du temps ensemble en ne souhaitant pas autre chose pour les jours qui suivraient.

Abandonnant leurs plats sur la table basse, ils se faufilèrent jusqu'à la salle de bain. Espiègles, ils jouèrent comme des enfants dans la baignoire à s'éclabousser gentiment tout en échangeant des baisers langoureux qui nourrissaient le désir montant. Après de longues minutes, Hermione s'extirpa de l'eau moussante et s'enroula dans une serviette une fois rincée. Elle s'en alla vers la chambre de Drago qu'elle découvrait une nouvelle fois. Comme dans ses souvenirs, la pièce était sobre et parfaitement rangée.

La jeune femme s'étendit sur le lit, croisant les jambes et entremêlant ses doigts sur son ventre. Elle fixait le plafond au-dessus d'elle, semblant y voir défiler sa soirée mouvementée. Quelques heures écoulées et elle se retrouvait là alors qu'elle s'était imaginée les pires scénarios après sa venue dans cet appartement. Elle se remémora la première nuit qu'elle avait passée ici : la sauvagerie de leurs ébats, le désir de sentir le corps de Drago contre le sien, le plaisir à son paroxysme.

« À quoi tu penses ? demanda le blond qui entrait dans la chambre et la trouvait les yeux dans le vague.

Hermione les posa alors sur lui. Ses pensées plus la vue du sorcier seulement vêtu d'une serviette de bain autour de la taille suffirent à embraser son esprit et ses pommettes.

– À toi, susurra-t-elle en se redressant légèrement sur le matelas.

Un sourire brûlant se dessina sur le visage de Drago qui grimpa sur le lit et se positionna au-dessus de la jeune femme.

– Et je peux savoir ce qui te fait penser à moi ? sourit-il en retour alors qu'il déposait un baiser léger sur ses lèvres. »

Pour toute réponse, Hermione glissa une main sur sa serviette et en défit le nœud, exposant sa poitrine nue à la vue du blond. Il sourit davantage et fondit sur son cou, le couvrant de sa bouche ardente alors que ses doigts allaient se balader au creux des reins de sa belle brune. En quelques instants, ils se retrouvèrent tous les deux nus et enveloppés dans une bulle d'allégresse et de jouissance.

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La douce chaleur de l'automne pénétra dans la chambre à travers les persiennes en même temps que les premiers rayons du soleil. Drago profita quelques secondes de son réveil agréable en gardant les yeux fermés. Plus son esprit émergeait de la brume nocturne, plus il semblait se réveiller d'un songe enchanté. Il sentait sur son corps chaque caresse de la veille, chaque mot susurré, chaque baiser. Il eut du mal à réaliser ce qu'il s'était passé jusqu'à ce qu'il ouvre enfin les paupières.

Les deux serviettes de bain au sol, les draps défaits et vaguement rabattus sur lui rappelaient à sa mémoire les moindres détails de l'amour de la nuit. Il tourna la tête et tomba sur le visage endormi d'Hermione à moitié recouvert par ses cheveux. Pas une seule fois il n'aurait suspecté à quel point il se trouva empli de bonheur de la voir là. La trouver encore là, dans son lit ce matin. Elle n'était pas partie à l'aube, elle n'avait pas disparu de son appartement. Non, elle se trouvait là, encore endormie et l'air si paisible.

C'était cela qu'il voulait pour tous ses matins. Se sentir heureux et léger. Riche et chanceux de l'avoir près de lui. Drago attendit patiemment que la jeune femme papillonne des yeux pour lui offrir un magnifique sourire. Il l'embrassa passionnément alors qu'elle venait se blottir contre lui. Ils restèrent ainsi toute la matinée faisant l'amour, échangeant des paroles tendres, sommeillant dans les bras de l'un et l'autre.

Demain, Hermione irait dîner chez les Weasley, elle parlerait avec Ron. Elle raconterait probablement ce qu'il s'était passé à Harry et Ginny. Demain, Drago irait chez Blaise, il le remercierait à demi-mot d'être venu dans son appartement et d'avoir ouvert la porte tout en maintenant qu'il l'aurait fait de toute façon. Demain serait rempli de beaucoup de choses, mais jusque-là, c'était une journée ensoleillée qui attendait les deux sorciers et aujourd'hui était un jour pour eux. Aujourd'hui était un jour heureux où ils pouvaient profiter l'un de l'autre et c'était tout ce qui comptait désormais.