Adossé contre un arbre, il regardait devant lui.
Tout c'était passé comme il l'avait prévu. Oh oui il s'était rassuré que les parents de Levy étaient bel et bien allés rencontrer Gajeel.
Qu'elle tête Redfox faisait ? se demanda t'il fier. Il ne s'attendait sûrement pas à ça.
Kenji était à peu près sûr qu'il viendrait à sa rencontrer pour le donner une bonne correction ?
Il était un peu trop vif celui-là, il ne pensait qu'avec les poings contrairement à lui.
Mais il lui avait vachement fait mal la dernière fois.
Son visage grimaça à ces souvenirs.
Il n'avait aucune envie de se frotter à lui une seconde fois. Il n'était pas de taille, il devait le reconnaître.
Un son désagréable sortit d'entre ses lèvres. Il ne devait sûrement pas croisé Redfox.
Kenji tourna la face de côté, son appartement était en vue. Enfin il revivait chez lui.
C'est vrai que pour de simple congés vivre avec ses parents étaient étouffant. Toujours à vouloir tout contrôlés, que tout soit parfait.
Qu'il soit parfait.
C'était l'image qu'il donnait à son entourage alors qu'il voulait tout simplement être lui-même.
Durant toute son enfance, il avait été contraint d'adopter un caractère qui n'était pas le sien. Tout c'était accumulé au point qu'il était devenu extrême dans ses actes.
Cette étiquette de personne parfaite était collé sur lui qu'il était prêt à mentir et à commettre certains actes pour qu'il soit toujours vu ainsi.
Alors dès sa majorité, il n'avait pas hésité à quitter la demeure familiale pour ne plus subir tout ça et puis il y'avait eu Levy.
Elle était si amoureuse de lui, mais il se sentait blesser, elle aimait juste l'image qu'il avait reflété et non le véritable lui.
Mais lui aussi il l'aimait et il ne pouvait pas l'en vouloir pour ça. On ne tombe amoureux que de ce qu'on croit connaître.
Il ne se connaissait pas lui même, depuis petit il jouait un rôle refoulant le véritable lui.
Alors avec elle, il avait voulu être lui, juste lui et tout s'embroullait. Il ne faisait que ce qui lui venait à la tête que se soit bon ou mauvais, il voulait juste se découvrir.
Et elle lui disait qu'il avait changé, qu'il était blessant voir violent. Ça le blessait mais c'était avec elle qu'il voulait être.
Et il allait être avec elle quoi qu'il devait faire. Elle était son aide, son amour.
Elle était à lui, rien qu'à lui.
Kenji avançait pour rentrer quand il sentit une présence derrière lui quand il se retourna, il ne fut pas très surpris, il avait vu juste.
— Redfox. Quel bon vent t'amènes ?
Il ne cachait pas son air furieux et il le vit serrer des poings.
— Tu n'aimes pas ma surprise on dirait. Ça fait quoi d'être éloigné de celle qu'on aime ?
— T'es qu'un sale type.
— Pense comme tu veux. Fallait que tu perde de ta crédibilité devant ses parents, les seuls qui pouvaient te tenir éloigner d'elle.
Kenji sourit.
— J'ai eu ce que je voulais.
— Tu l'as drogué, siffla t'il.
— Ce n'est qu'un détail.
Kenji se sentait soulever du sol, son visage près des yeux couleur sang qui le transperçait avec haine.
— Redis ça voir, grinça t'il.
Kenji se mit à rire juste pour cacher son air de peur.
— Tu vas me tabasser ? Devant tout ces gens ? Tu confirmera encore plus à ses parents que t'es de mauvaise fréquentation.
— Si tu crois m'intimider.
Gajeel lui assena un coup violent et il fut projeter au sol.
Kenji porta sa main à la joue, et il recracha une fil de sang.
Bon sang il allait fort.
Gajeel se baissa à son niveau, sans se soucier des gens qui leur regardait.
— Je compte pas me répéter une troisième fois, ne t'approche plus d'elle, siffla t'il entre ses dents.
Il poussa Gajeel avec son pied et se releva en prenant appui sur le poteau, le trouble aux yeux.
Il l'avait sûrement peter une dent. Quelle brute.
S'il se prenait un autre coup tout aussi violent, il risquerait de ne plus tenir sur ses pieds.
— T'as du mal on dirait. Je serais moins d'être doux la prochaine fois si tu oses ne serait-ce que t'approcher d'elle. Alors n'essaye pas de la toucher.
Gajeel s'en alla après un regard terrifiant faisant fuir ceux qui étaient présent.
Kenji quant à lui reprenait tant bien que mal le chemin pour rentrer alors qu'on essayait de l'aider.
— Poussez-vous, leur dit-il en écartant ceux sur son chemin.
Un coup, juste un coup et il se sentait humilier.
Il n'imaginait même pas ce qu'il le ferait s'il s'approchait encore de Levy.
Mais il n'allait pas se laisser faire, il allait se débarrasser de lui même si ça le prendrait du temps.
Levy était à lui.
Mais pour l'instant, il allait devoir la laisser tranquille.
— Redfox je te hais !
Kenji rentra chez lui, il ne s'était jamais senti aussi faible.
* * * * *
Trois semaines, trois longue et interminables semaines aux yeux de Levy venaient de terminer, on entamait la quatrième.
Elle n'arrivait pas à tenir, c'était injuste et encore plus injuste qu'il acceptait ça, qu'il acceptait de ne pas la voir.
Il s'était conformé aux exigences de ses parents, alors qu'il n'avait rien fait.
Elle avait voulu le voir, même un instant, mais il avait refusé disant qu'il ne voulait pas qu'elle se rebelle contre ses parents à cause de lui, ça confirmera juste ce qu'ils pensait de lui.
Le voir et ne pas pouvoir aller le parler, juste le saluer de loin et elle voyait au fond de ses yeux, qu'il était tout aussi troublé qu'elle par cette situation.
Parfois elle voulait désobéir et aller s'adresser à lui, rester avec lui et même se tenir contre lui.
Elle aimait sa présence, être avec lui. Elle... Elle...
Son cœur battait simplement fort quand elle pensait à lui et pour se consoler elle repensait aux beaux moments qu'ils avaient déjà eu à passer ensemble.
A leur baiser qui la rendait rouge.
— A quoi tu penses Levy ? demanda Lucy vu son air ailleurs.
Elle accorda un regard à ses amies, alors qu'elles étaient tous réunis dans la cour de l'école.
— J'ai envie de voir Gajeel, se plaignit-elle.
— Woh ! Ton envie se sent à dix kilomètres là.
— C'est si fort qu'on le ressent nous même.
— J'ai vraiment envie de le voir.
— Tu ne crois pas que tout ça c'est parce que tes sentiments pour lui son clairement en train d'évoluer ?
— P-Peut-être c'est ça.
— Bonne nouvelle, se rejouissèrent les filles.
— Juvia ne lui dit rien. J'ai envie de lui parler de tout ça moi-même mais je ne me sens pas encore prête.
— On comprends t'inquiètes. prend ton temps mais bon entre temps c'est Gajeel qui souffre.
— Ne dit pas ça je vais me sentir mal.
— T'en fais pas il est résistant. Il peut t'attendre toute sa vie.
Levy rougit.
— Tu exagères.
— Non il me l'a dit hier.
— Vraiment ?
— Bon il ne l'a pas dit comme ça mais c'était clairement ça.
Levy baissa la tête en rougissant.
— Je n'imagine même pas comment je serais si on m'interdissait de voir Grey.
— Et moi Luxus.
— Ça doit être horrible, souffla Lucy.
— Tu n'imagines même pas, dit Juvia. Gajeel va mal même s'il essaye de ne pas le montrer.
Levy avait de la peine pour lui, elle devrait parler à son père, il était beaucoup plus compréhensif.
Les cours reprit jusqu'à la fin de l'heure.
*
Avec tout ça, les notes de Levy étaient en baisse et son père était en train de le lui faire savoir.
Il l'avait fait venir dans son bureau, pendant lequel il lui posait des questions sur son travail en baisse encore une fois.
— La dernière fois c'était parce que tu vivais une relation difficile avec Kenji cette fois-ci c'est quoi ? Si tu as un problème il faut m'en parler je te l'ai déjà dit.
— Oui je sais.
— Je comprends qu'après ce qui s'est passé tu dois te sentir troubler et contre la décision qu'on avait prise.
— C'est injuste, souffla Levy.
Son père remonta ses verres.
— Je veux que tu répondes à ma question. Je ne sais pas si tu veux en reparler mais est-ce que ce jour là tu avais reçu un appel de Kenji en journée ?
— Kenji ? Non. Et je n'aurais jamais répondu.
— Tu es sur ou tu ne t'en souviens plus ?
— J'en suis sur et il ne peut pas me joindre de son portable je l'avais bloqué.
Son père fronça les sourcils, Kenji leur avait donc menti. Il s'était un peu douté de cela. Il se méfiait de lui depuis qu'il avait fait une chose à sa fille dont il ignorait encore.
Il avait été occupé ses derniers jours qu'il n'avait pas eu le temps d'en reparler
— Tu as des souvenirs de ce jour ?
— Toujours pas. Parfois j'ai des flashs mais c'est très flou.
Son père hocha la tête.
— Je vois bien que tu es touché par le fait que tu sois séparé de... ton ami si je peux dire ça comme ça.
Ça lui faisait un peu bizarre de le qualifier ainsi mais bon, elle se demandait ce que son père comptait lui dire.
— Tu m'avais demandé de le faire confiance, dit-il.
Il avait bien y réfléchi et ce jour où il était parti parler à ce garçon avec sa femme, il avait bien remarqué la lueur sincère dans ses yeux quand il avait demandé si Levy allait bien.
Ça l'avait tourmenter et s'il prenait cette décision c'était pour le bien de sa fille. Tout ce qu'elle vivait dernièrement était néfaste pour elle.
— Papa tu dois me croire il n'a...
— Écoute Levy, coupa son père. Je ne veux pas entendre de justification sur cette histoire pour le moment. J'ai déjà prise une décision.
— Laquelle ? demanda t'elle
— Fais le venir j'aimerais lui parler.
— Tu veux le voir ? Mais c'est que à cet heure si je ne sais pas s'il est déjà rentré.
— Il peut passer directement ici, s'il n'est pas trop tard pour lui. Tu peux le prévenir.
— Oui c'est d'accord.
Levy envoya donc un message à Gajeel, de l'appeler quand il sera libre.
Et puis quelques minutes plus tard, elle reçu son appel.
Elle décrocha alors, ne s'attendant à ce qu'il l'appel aussi vite.
— Gajeel ? Tu es déjà rentré ?
— Pas vraiment je viens juste de me libéré et j'ai vu ton message. Il y'a un problème ?
— Non aucun. C'est mon père qui aimerait que tu passe à la maison, il voudrait te parler.
— Hmm, je suis accusé de quoi cette fois-ci ?
— De rien. Tu peux venir ? C'est important.
— C'est bon j'arrive.
— Merci.
*
Gajeel venait d'arriver et Levy vint l'accueillir.
Ils ne savaient pas trop quoi se dire malgré tout ce temps qu'il ne s'étaient vu.
C'était un silence gênant et Levy décida de prendre la parole.
— Ta journée c'est bien passé ?
— Euh... Oui oui.
Un nouveau silence.
— Et toi ?
— C'était bien, répondit-elle faiblement.
Un nouveau blanc tout aussi gênant.
Gajeel souffla.
— Je sais pas trop quoi dire.
— Moi aussi. C'est pas grave. Je suis contente de te voir et pas de loin cette fois-ci.
— Ouais t'es plus belle de près.
Il se tapa le front.
— Enfin je veux dire, pas que t'es pas belle de loin mais... Euh...
Levy rit.
— J'avais compris.
Ils s'arrêtèrent devant une porte et Levy le fit entrer dans le bureau de son père.
— Levy tu peux nous laisser ? demanda son père.
— Oui.
Elle sourit à Gajeel avant de sortir.
