Les événements décrits ne se passent pas tous dans la série, certains sont modifiés et la temporalité est différente, certains événements se produisent à un autre moment que dans la série.

Je ne suis pas médecin, je ne connais absolument rien aux procédures de réanimation, de chirurgie ou de quoi que ce soit d'autre. Je m'inspire de ce que j'ai vu dans Grey's Anatomy pour écrire les scènes qui contiennent des détails médicaux, je sais donc que ce que j'écris n'est pas nécessairement réaliste ou correct !

Les personnages et Grey's Anatomy en général ne m'appartiennent pas et je ne gagne pas d'argent en écrivant cette fanfiction.

Cette fanfiction est la mienne, merci de ne pas la copier sans ma permission. Si vous souhaitez la traduire, demandez-le-moi. Soyons respectueux les uns des autres.

Meredith était installée dans l'observatoire, observant Derek s'occuper un saignement cérébral de la taille d'une bille. Dans sa main droite, le téléphone allumé dans l'espoir de recevoir un appel du centre de dons. Sous sa main gauche, sa jambe frappait frénétiquement le sol. Elle le regardait, imaginait ses yeux se lever vers le haut, l'observer avec tant d'intensité qu'il y a des années. Elle voulait le sentir contre sa peau, sentir ses lèvres sur les siennes et ses mains dans ses cheveux. Mer ferma les yeux et s'imagina, avec Derek, dans la caravane, sous les étoiles, enveloppés par la chaleur de leur corps.

Un toussotement retentit près de l'entrée de l'observatoire, Meredith sursauta.

« Docteure Bailey. »

Miranda s'assit à côté de sa résidente.

« Écoute, pour ce qu'il s'est passé hier, on n'a qu'à mettre ça de côté. Tu sais que je t'apprécie. »

« Très bien. De toute façon, je me sens trop coupable de vous en vouloir. »

« Coupable ? »

« Vous avez été gentille avec moi. »

« C'est vrai. »

Elles observèrent tous deux le docteur Shepherd arrêter le saignement, lever les yeux et regarder Meredith avec fierté. Même si ce n'était pas une opération spectaculaire ou particulièrement compliquée, il avait cette étincelle, celle qu'elle aimait. La jeune femme ne put s'empêcher de lui sourire.

« Ç'a fini par s'arranger, on dirait. »

« Eh bien… en quelques sortes. »

« C'est bien. »

Soudain, la sonnerie du téléphone portable de la résidente se répandit dans la galerie. Sa jambe cessa de trembler et elle se précipita sur l'option décrocher.

« Docteure Grey.

Très bien.

Le Minnesota ? Combien de temps ça va prendre ?

D'accord. Vous avez besoin qu'on envoie quelqu'un ?

Génial. Prenez soin de ce foie. »

Et une seconde plus tard, le docteure Bailey se retrouvait seule dans la pièce.

« Docteure Paulson ! Docteure Paulson ! »

« Arrête de crier, Grey, et reprend ta respiration. »

Mer entra dans l'ascenseur avec sa cheffe, à bout de souffle après sa course à travers tout l'hôpital.

« On a un foie pour madame Osborne. »

« Vraiment ? Déjà ? »

« Je sais, c'est dingue. »

« Où est-il ? »

« Ophelia Memorial Hospital, dans le Minnesota. »

« Il faut qu'on envoie quelqu'un ? »

« Non, quelqu'un sera ici avec dans six heures. »

« C'est parfait. Envoie un de tes internes faire les examens pré-op, la totale, sang, urines, écho, IRM, elle doit être prête. »

« Je m'en occupe. »

La porte s'ouvrit au deuxième étage.

« Oh, et Grey, augmente sa… »

« Sa perf d'héparine, je sais. »

Meredith traversa le couloir au pas de course, poussa une porte à sa gauche, puis une autre et s'assit sur les toilettes avec soulagement. Une fois sa vessie totalement vide, elle sortit de la cabine et se dirigea vers les lavabos. Alors que l'eau coulait sur ses mains, une chasse d'eau puis le claquement d'une porte résonnèrent dans les toilettes pour dame.

Le docteure Yang et le docteure Grey se lavèrent les mains en silence, les yeux baissés. Mer fut la première à sortir, sans un regard pour son amie, sans un mot. Une fois dehors, elle s'appuya quelques secondes contre le mur. Comment avait-elle pu en arriver là ? Cristina était son pilier, celle qui l'avait convaincue de revenir, celle qui l'avait appelée toutes les semaines pour s'assurer que tout allait bien dans le Maryland.

Lorsque les pas de Yang se firent entendre près de la porte, Meredith se dépêcha de déguerpir. Ce n'était pas le moment d'avoir cette discussion qui, elle le savait, serait douloureuse. Elle se concentra sur June, les analyses, le Minnesota, le foie. Et peut-être qu'elle parviendrait à tenir debout le reste de la journée.

« Le greffon est prêt, Grey, écarte la cavité abdominale, DeLuca, irrigue. »

Le docteure Paulson plaça avec délicatesse le foie flambant neuf dans le trou de l'abdomen de la patiente.

« Grey, écarte plus. C'est bon, il rentre parfaitement. DeLuca, plus d'irrigation. Quelle est la prochaine étape ? »

« On rattache les vaisseaux, » répondit l'interne.

« Bien. Wilson, prends les écarteurs. Grey, repère les vaisseaux encore viables dans le cadran inférieur. »

L'autre interne s'empressa de prendre la place de Meredith et tint fermement les écarteurs.

« Merde. »

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demandèrent Margot, Wilson et DeLuca, alarmés.

« Il y a une tache. »

« C'est sûrement une ombre. »

« Ce n'en est pas une, docteure Paulson. Aspiration, s'il vous plait. »

Elle secoua la tête.

« C'est une tache. Le foie est endommagé. »

« Merde ! » s'exclama la cheffe.

« Wilson, qu'est-ce qu'on fait ? »

« On inspecte le greffon pour voir s'il y d'autres anomalies. »

« Et ensuite ? »

« Ensuite, on envoie un échantillon à l'anapath. »

« Exactement. Aiguille à biopsie, s'il vous plait. »

« Bipez-moi quand on a les résultats, Grey, je te laisse gérer. »

« Quoi ? Mais vous allez où ? »

« Je serai revenue dans une vingtaine de minutes. »

« Où allez-vous ? » redemanda plus fort la résidente.

« Tu peux gérer, Grey, tu peux garder ma patiente en vie, n'est-ce pas ? »

« Oui. »

« Très bien. Alors tu me bipes quand tu as les résultats. Je dois parler à sa famille. »

Une quinzaine de minutes plus tard, elle revint dans le bloc.

« Alors, ces résultats ? »

« Ce n'est pas cancéreux, j'ai déjà commencé à m'occuper du cadran inférieur. »

« Super. Préparez-moi, s'il vous plait. »

La cheffe, une fois prête, rejoignit la table d'opération et commença à travailler les vaisseaux d'origine et du greffon.

« Ce foie est parfait, la dissection est tellement précise. Tu sais qui l'a prélevé ? »

« Un certain docteur Lewis, je crois. »

« J'ai lu un article qu'il a écrit sur la régénération de cellules souches chez les patients transplantés, c'était très passionnant, » fit remarquer Wilson.

« Je me disais bien que j'avais vu son nom quelque part. DeLuca, irrigue là. Grey, où en es-tu ? »

« Je viens de finir la partie inférieure, je passe à la supérieure. »

« Très bien. DeLuca, quelle est la prochaine étape ? »

« On rattache le greffon aux vaisseaux d'origine. »

« Alors, vous avez parlé à la famille ? » demanda Meredith.

« En effet. Il se trouve que j'ai opéré son fils d'une appendicite au début de mon internat. »

« Vous avez été interne à Mass Gen, c'est ça ? »

« On dirait que tu en sais plus sur moi que je ne le pensais. »

« Mes internes sont des vraies fouines. »

« Monsieur Osborne, je vous présente le docteure Grey, elle a opéré votre femme avec moi. »

« Est-ce que tout va bien ? Et cette tache dont vous avez parlé ? »

« Cette tache a été analysée, et elle est totalement inoffensive. Le foie que nous avons greffé à June est parfaitement sain, » répondit la résidente.

« Alors vous avez réussi ! »

« Oui. Vous pourrez voir votre femme quand elle sera réveillée, dans plus ou moins deux heures. »

« C'est merveilleux. »

Garry Osborne serra le docteure Paulson dans ses bras, la faisant se crisper.

Une minute plus tard, un adolescent les rejoignit, les écouteurs enfoncés dans les oreilles.

« Est-ce que ma mère va bien ? »

« L'opération s'est très bien passée. »

« Cool. Merci, doc. »

Margot réussit à se défaire du mari.

« Une infirmière viendra vous chercher quand vous pourrez aller voir June, le docteure Grey et moi passeront la voir plus tard. N'hésitez pas à me faire appeler si vous avez des questions. »

« Merci beaucoup, docteure Paulson. Vous avez sauvé ma femme, toute les deux. »

Alors que Garry commençait à sangloter de soulagement, les deux chirurgiennes s'éloignèrent.

« C'est le problème quand on sauve des vies. Les gens sont trop reconnaissants. Tu as dix minutes pour un café ? J'aimerais te parler d'un cas. »

« Pas maintenant, désolée, je dois aller faire des examens à monsieur Lynch. »

« Ce soir alors ? Au bar d'en face ? »

« Au bar ? Je pensais que vous… »

« Eh bien je suis de bonne humeur aujourd'hui. 21 heures. Ne sois pas en retard. »

Mer prit le chemin du service des soins intensifs, troublée par l'attitude du docteure Paulson, peut-être n'était-elle pas la chirurgienne froide et solitaire qui ne vivait que pour découper des gens. Peut-être. La résidente grimpa les escaliers, pris un ascenseur et entra dans l'unité de soins intensifs.

« Bonjour, Augie, comment vous sentez-vous ? »

« Doc ! Je vois que vous ne m'avez pas tué. »

« Je vous l'avait dit. Des douleurs ? »

« Avec tous ces médicaments qu'on me donne, je ne suis pas capable de sentir grand-chose alors je vais vous répondre non. »

« C'est bon signe. L'opération s'est très bien déroulée, j'ai enlevé la tumeur en entier. »

Le vieil homme sourit.

« Vous avez dit que vous y arriveriez. J'avoue que j'ai eu un doute, j'ai toujours cru que les jolies blondes n'étaient pas des lumières. »

« Eh bien, sans prétention, il semblerait que vous vous soyez trompé. »

Il rit.

« Dites, j'ai quelque chose à vous demander. »

Elle s'assit au bord du lit.

« Bien sûr. »

« Répondez-moi franchement. Elle était belle ? »

« Elle ? »

« Ma tumeur. »

« Oh. »

Le docteure se pencha vers monsieur Lynch.

« Elle était spectaculaire. »

« Je le savais ! »

« Une des plus belles tumeurs que j'ai vues. Très maligne. Et sournoise. »

« Cette chose a fait partie de moi pendant tellement longtemps, j'ai l'impression de la connaître. Mais bien réfléchi, peut-être que je n'aurais pas dû vous laisser me sauver la vie, maintenant je me sens vide. »

« Vous voulez voir quelque chose qui va vous remonter le moral ? »

Il leva un sourcil dubitatif.

« Allez-y. »

La jeune femme sortit son téléphone portable et tourna l'écran vers lui.

« Regardez. »

« C'est la mienne ? »

Elle hocha la tête.

« Vous avez pris des photos de ma tumeur ! Vous êtes un chenapan, doc. »

« Vous croyez que j'aurais laissé passer une merveille comme celle-là avant qu'elle ne finisse aux déchets médicaux ? »

« Vous avez raison. J'espère que ma tumeur vous a rendue encore plus douée parce que ça ne sert à rien d'être « L'une des meilleurs ». Il faut être LA meilleure ! »

Mer rit.

« Merci pour le conseil, j'y réfléchirai quand je sauverai la vie d'un autre vieil homme aigri comme vous. »

« Vous avez de la chance d'être médecin, vous, sinon, vous en vous n'en sortiriez pas comme ça. »

« Allez, je dois vous laisser, monsieur Lynch, vous devez vraiment vous reposer. Je repasserai plus tard, si vous… »

« Je sais, doc, je sais, je vous fais biper si j'ai des questions. »

« Très bien. À plus, Augie. »

« Salut, doc. »

Avec un sourire en coin, elle rejoignit le poste des infirmières, prit une tablette et encoda les dernières constantes de son patient. Le docteur Webber se matérialisa à ses côtés.

« Comment va ton patient à l'énorme tumeur ? »

« Très bien, aucune complication en vue. »

« Bon travail. J'aurais aimé travailler sur une tumeur aussi grosse. »

« C'était génial, c'est vrai. J'ai entendu dire que la pilote n'allait pas mieux. »

« Yang a remarquablement réparé son aorte mais je crains qu'on doive amputer sa jambe, ses os sont en miettes, même Torres ne peut rien faire. »

« Je suis désolée. »

« C'était son premier vol, je doute qu'elle puisse un jour remonter dans une cabine de pilotage. »

« Quel âge a-t-elle ? »

« Vingt-six ans. »

« Elle est tellement jeune. Est-ce qu'elle a de la famille ? »

« Son frère arrive de Baltimore, c'est le seul qu'on a pu contacter. »

Le téléphone portable de Meredith vibra dans sa poche. Un message d'Alex.

« Quand t'as le temps, j'ai besoin d'une consult pour mon patient. »

« Je suis désolée, il faut que j'y aille. »

Alors qu'elle quittait l'unité de soins intensifs, elle s'arrêta brusquement devant une chambre à sa droite et se retourna vers Richard.

« Votre patiente, elle s'appelle comment. »

« Alicia Luddington. Pourquoi ? »

« Oh mon dieu. »

« Qu'est-ce qu'il y a, Grey ? »

La porte de l'unité s'ouvrit et un homme entra.

« Meri ? »

« Clive ? »