Je dédie cette histoire à Julie et Nathanaël.


~Chapitre 39:~

L'Héritage d'une vie.

Les jours passèrent doucement, Gabrielle n'eut guère le temps de voir le Roi Elessar, en effet ce dernier était occupé à ses nouvelles tâches et les assumaient pleinement. Elle avait alors mis à profit ces jours pour passer du temps avec les membres de l'ancienne Communauté. Ainsi, elle avait pu parler avec Frodon et Sam mais aussi passé du temps avec Elinë qui regardait son amie d'un drôle d'air.

Ce matin là, Elessar s'était levé à l'aube et du balcon de sa chambre il regardait la cour pavée de l'Arbre Blanc. Il vit alors la silhouette d'une personne qui marchait le long des murs qui ornaient la cour. Rapidement il passa une de ces royales tuniques et sortit de sa chambre le pas pressé.

Marchant à pas lent, Gabrielle s'arrêta devant un petit banc. Elle eut un léger soupir, ce matin, elle s'était encore levée à l'aube, de plus, elle se sentait nauséeuse comme jamais, sensation particulièrement désagréable de bon matin. Elle reprit sa marche, sur son dos dansait la demi tresse qu'elle avait fait avec ses cheveux, sa tenue était toute simple, une robe vert foncé au reflet doré, ceinturé à la taille mais pas de façon serré comme à son habitude. Elle arriva à un petit muret et s'assit là laissant vagabonder son esprit à la lueur de l'aube naissante. Tellement perdu dans sa contemplation, elle n'entendit pas les bruits de pas derrière elle et tressaillit quand une légère cape vint se poser sur ces épaules. Se retournant, elle croisa le regard sombre d'Elessar.

« Vous m'avez fait peur… »

Il vint s'asseoir à ces côtés et reprit :

« Je croyais que nous avions dépassés depuis longtemps le stade du vouvoiement. »

Gabrielle eut un petit sourire :

« Vous êtes Roi à présent, il y a une certaine bienséance à avoir. »

D'un geste il lui prit la main et répondit :

« Pas de cela entre nous Gabrielle, pas après tout ceci. Tu restes pour moi, ma chère et tendre Gabrielle, alors pas de vous entre nous, je t'en pris. Sinon, je vais moi aussi me mettre à t'appeler par ton titre. »

A cette évocation, le visage de Gabrielle s'empourpra et elle se défendit :

« Je ne suis héritière de rien ! Plus maintenant et surtout pas d'un titre qui ne me revient pas. »

Ils tournèrent simultanément le regard et s'affrontèrent pendant un bref instant. Elessar lu dans les yeux de Gabrielle une crainte dont il ignorait totalement l'origine. Il la prit par les épaules :

« Calme-toi Gabrielle ! Je ne voulais pas te faire peur ainsi voyons. Je parlai de ton titre de Princesse de Lórien, tu es leur héritière la plus proche par ton lien de parenté. »

Il put voir ses traits se détendre, elle posa d'instinct sa tête sur son épaule. Elessar reprit :

« De quoi croyais tu que je parlai pour que je lise autant de crainte dans tes yeux ? »

Il put la sentir tremblée contre lui et raffermit son étreinte.

« Gabrielle ? Répond moi… »

Il entendit alors dans un murmure :

« De là-bas. De ces Terres Maudites… Aragorn, promet moi une chose… »

Il comprit rapidement le cheminement qui s'était fait dans l'esprit de l'elfine. Il fit alors doucement :

« Quoi donc ? »

Elle se redressa et le regarda dans les yeux :

« De ne jamais me demander quoi que ce soit concernant ces Terres aussi longtemps que je suis sur cette Terre. Je ne suis pas son Héritière, je ne le suis plus, j'y ai renoncé quand je l'ai fait disparaître du Néant. Je ne veux pas être associé à lui où à quoi que ce soit qui le touche. Promet moi que tu oublieras que je suis censée être l'Héritière du Mordor. »

Pour lui cela avait été une évidence. Ces Terres étaient stériles et le mal qui y avait régné durant ces derniers millénaires avait entaché la vie qui était censé y pousser. Jamais il n'avait ne serait ce eu la pensée que Gabrielle pourrait revendiquer ces Terres comme les siennes.

«Pour moi s'était une évidence Gabrielle, pour moi tu es… »

Il prit son visage dans ces mains et colla son front au sien :

« …Tu es Gabrielle, Princesse héritière du Royaume elfique de la Lothlorièn. »

Ils restèrent ainsi tout les deux à regarder le soleil se dresser dans le ciel. C'est ensemble qu'ils gagnèrent la salle du petit déjeuner où était déjà présent Faramir ainsi que Gandalf. Quand ils entrèrent, l'odeur de la nourriture sauta au nez de Gabrielle qui pâlit en ce raccrochant au bras d'Aragorn qui à cette pression tourna le regard vers elle.

« Gabrielle ? » Interrogea t-il.

Elle ne put répondre qu'un haut le cœur la prit et elle du sortir rapidement de la salle sous les regards surpris des trois hommes. Elle courut au travers un couloir, descendit les escaliers et se trouva dans la cour pavée. Là, elle essaya de se retenir de rejeté le peu d'élément que contenait son estomac. Alors qu'elle parvenait enfin à calmer cette nausée, un bras ce glissa sous le sien et la mena à un des bancs. Elle ne réagit pas de suite, une fois assise, elle croisa le regard d'Estebal qui tenait dans sa main une tasse fumante.

« C'est passé ? » Demanda t-il doucement.

Elle hocha la tête et il lui tendit la tasse :

« C'est une tisane à base de plante calmante. Cela devrait apaiser vos nausées, pas d'autres problèmes ? »

Gabrielle prit la tasse, et en huma l'odeur, aucun signe que cette dernière la ferait vomir alors elle la bu d'une traite.

« Pas d'autre problème visiblement, enfin, je vous dirai cela plus tard dans la journée. »

Elle retendit le gobelet à Estebal qui l'observa. La voix de Gabrielle était calme, trop calme. Il posa ledit objet, glissa un bras sous celui de l'elfine et la releva.

« Je vous ramène chez vous, vous n'êtes pas en état de faire quoi que ce soit ce matin. Est-il au courant ? »

Doucement il la mena par les couloirs :

« Pas encore… Ce n'est pas le moment.

- Pourtant Gabrielle, vous ne pourrez le taire longtemps au vu de vos symptômes. »

Gabrielle ne répondit rien, elle se laissa mener jusqu'à ces appartements. Là Estebal la laissa, elle se sentait fatiguée alors que la dernière phrase du guérisseur résonnait en son esprit. Elle eut un soupir et se laissa tomber sur un fauteuil.

« - Je le sais bien. »

Fermant un instant les yeux, elle ne se rendit pas compte qu'elle s'assoupit, la chambre était calme et seul le bruit des différentes activités du palais rompait ce silence. Quand Gabrielle rouvrit les yeux quelques minutes plus tard, elle se releva et alla vers la fenêtre. Là, elle regarda au dehors avant de ce dirigé vers la salle de bain où elle se dévêtit et entra sous la douche. Ouvrant les conduites d'eau, elle laissa le liquide se répandre sur son corps et la délasser.

Haldir remonta de la salle à manger en portant un plateau. Il y était descendu espérant voir Gabrielle qu'il n'avait une fois de plus pas trouvée à son réveil. Une fois là-bas, il apprit de la bouche d'Aragorn qu'elle venait de sortir précipitamment et qu'elle n'était pas revenue. Après avoir échanger quelques mots avec les personnes présentes, apprenant de ce fait qu'elle n'avait ainsi pas pris de petit-déjeuner, il prit le plateau que lui tendit alors Gandalf et repartit en direction des appartements. Lorsqu'il y entra, il entendit l'eau coulée dans la salle de bain lui signifiant ainsi que Gabrielle était bien là. Il posa le plateau sur une des tables et s'y dirigea. Là, il vit la silhouette de Gabrielle qui semblait immobile sous le jet d'eau, ôtant ses vêtements, doucement il se glissa à ces côtés et la prit par la taille la faisant ainsi sursauté.

« - Haldir ! Décidemment, je me trouve facilement … »

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que des lèvres douces glissaient le long de son cou. Elle sentit la peau d'Haldir contre son dos et ses mains glisser autour de sa taille pour venir se serrer contre son ventre. A ce geste, elle pensa à cette vie qui grandissait en elle, elle devait le lui dire mais comment allait-il le prendre ? Jamais ils n'avaient évoqués leur futur possible, leur vie après toutes ces horreurs vécues… Mais elle ne put bientôt plus pensée de façon cohérente. Il lui faisait perdre pied sous ce jet d'eau, leur corps humides collés et les caresses dont il la gratifiait de la plus merveilleuse des façons… Elle se retourna soudainement et attrapa ces lèvres. Ils échangèrent un baiser enflammé avant de ce perdre tout les deux dans la danse éternelle des amants. Les soupirs et les gémissements qui s'échappaient de la salle de bain ne faisaient aucun doute quand à leur activité…

Enveloppée dans un peignoir de coton, Gabrielle se tenait dans les bras d'Haldir, les yeux clos, reposant contre son torse. Lui était juste couvert par une serviette, ainsi les cheveux encore humide de Gabrielle était contre ce dernier et leurs mains étaient jointe.

« Rumil et Orophin sont partis à la rencontre des Seigneurs ainsi que Elladan, Elrohir et Glorfindel. Ils devraient tous être à la cité d'ici peu. Murmura t-il à une des oreilles de l'elfine.

- Enfin, le jour qu'il attend depuis si longtemps…. » Répondit-elle sur le même ton.

Elle le sentit hocher la tête.

« Gabrielle ?

- Oui, c'est moi… »

Haldir eut un sourire avant de lui demander :

« Si tu avais un problème, tu m'en parlerais n'est ce pas ? »

Elle sentit le ton de sa voix changer pour ce transformé en pointe d'inquiétude. Se détachant de son emprise, elle se tourna vers lui et planta son regard dans le sien.

« Pourquoi cette question Haldir ? »

Ce dernier lui caressa une de ces joues et répondit :

« Parce que tu es encore si pâle et tu sembles étrange à certains instants, comme ailleurs, je ne suis pas le seul à me poser cette question. Tu me le dirais n'est ce pas si tu avais une de ces visions ? »

Gabrielle comprit ce qu'avait dû penser cet homme qu'elle aimait si fortement. Elle lu dans son regard cette interrogation et cette crainte des jours sombres. Alors elle leva vers lui ces deux mains et prit son visage entre ces paumes. Elle les caressa tendrement et vint coller son front au sien.

« Depuis qu'Il est tombé, je n'ai plus eu de vision d'aucune sorte ce qui, crois moi, est une excellente chose de mon point de vue. Je ne sais pas si elles reviendront, quoi que j'en doute puisque la plupart des images qui m'étaient envoyés l'étaient par Lui. »

D'un mouvement de la main, il se mit lui aussi à caresser l'une de ces joues.

« Alors pourquoi cette fatigue ? Pourquoi tes insomnies ? »

A cette question, elle eut envie de tout lui dire mais quelque chose l'en empêcha. Elle se contenta alors de dire :

« J'ai déployé une force que moi-même je ne soupçonnais pas. Je ne savais pas que j'avais en moi autant… Crois-moi quand je te dis qu'il me faudra encore un petit moment avant de retrouver une certaine force. Mes insomnies sont simplement dues au fait que ce que j'ai vécu reste là, en moi, je ne pourrai pas oublier de si tôt ce qui c'est passé… Là aussi, j'ai besoin de temps… »

Dans un murmure, il posa alors cette question qu'il voulait lui poser depuis son réveil :

« S'il te plait… Veux-tu m'en parler ? »

Elle lu dans son regard tout l'amour et toute la confiance qu'il lui offrait, alors, elle se laissa aller contre lui, posa sa tête sur son épaule nue et d'une petite voix, commença le récit de ce combat qu'elle avait mené, là où elle avait sombré…

La matinée déclinait quand Haldir sortit des appartements. Il était vêtu d'une tunique bleue ciel aux reflets argentés, son pantalon foncé accentuait la couleur claire de ce vêtement. Ces cheveux reposaient sur son dos parfaitement coiffés et tressés à la mode elfique. Il jeta un dernier coup d'œil dans la pièce où sur le lit, Gabrielle dormait enfin d'un sommeil réparateur. Avec un sourire il referma la porte et s'éloigna. Il rejoignit Legolas qui se trouvait assis à contempler l'ouest, sur le rebord de l'un des murs.

« Bien le bonjour Mellon ! » Fit le gardien en s'asseyant à ces côtés.

L'elfe sylvain tourna son regard bleu vers Haldir et lui sourit en hochant la tête.

« Belle matinée vous ne trouvez pas ? »

Haldir approuva en hochant la tête.

« Tant de choses vont changer… Le monde tel que nous le connaissons va disparaître pour laisser place à autre chose… »

Le gardien écouta les paroles de son ami sylvain.

« Bientôt nous n'aurons plus notre place ici, notre peuple va partir pour laisser les Hommes enfin dominer toutes choses…

- Mais nous avons encore quelques années devant nous… Si les Premiers-Nés partiront d'ici peu, nous nous avons encore certaines choses à accomplir ne crois tu pas ? Seras tu de ceux qui partiront dès que les choses ce seront stabilisés ? »

Haldir put alors voir Legolas hocher négativement la tête avant de répondre :

« Je maintiendrai le plus longtemps possible la paix entre les Nains et notre peuple. Je m'installerai sans doute en Ithilien où alors je remonterai à Mirkwood. Mais si la deuxième idée ce concrétise, mon Royaume aura une nouvelle reine… »

A ces mots Haldir eut un sourire mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, Legolas termina :

« … Enfin dès que j'aurai prit mon courage à deux mains pour le lui demander ! »

Cette phrase fut ponctuée par un éclat de rire de la part du gardien. Legolas haussa les épaules et fit :

« Ce n'est pas drôle, j'aimerai vous y voir moi ! »

Haldir s'arrêta net et répondit :

« Guère besoin mon ami ! Je suis exactement dans la même situation ! »

Ils se regardèrent mutuellement et se mirent à rire.

Dans le palais, Elinë marchait la tête visiblement ailleurs. Elle ne se rendit pas compte qu'on l'appelait. Sa robe de couleur rouge et or virevoltait autour d'elle et ces cheveux détachés volaient sur ces épaules.

« Elinë ? Elinë! »

Une main se posa sur son bras la faisant ainsi tressaillir. Cette dernière se retourna brusquement pour faire face à…

« Gandalf ! Par tout les Valars vous m'avez fait peur… »

Le magicien blanc eut un sourire indulgent :

« Je trouve la gente elfique bien préoccupée ces derniers jours : Vous, le prince Legolas, Haldir et enfin Gabrielle… »

A l'évocation de ce prénom, Elinë leva les yeux et les planta dans ceux de Gandalf :

« Gabrielle ? Il y a un problème avec Gabrielle ? Je le savais ! J'en étais sûr ! »

Quand Gandalf la vit s'énerver, il la prit aussitôt par les bras et gentiment il la secoua afin qu'elle reprenne ces esprits.

« Elinë ! Calmez-vous enfin, Gabrielle est juste disons un peu trop fatiguée à notre goût mais bon… Je ne pense pas qu'il y ait matière à s'inquiéter non plus… »

L'elfe regarda le magicien incrédule et ce reprit :

« - Pardonnez-moi… Je pense à autre chose et suis totalement ailleurs… »

Gandalf sourit et la prit par le bras.

« Marchons un peu… »

Ils se mirent à arpenter les couloirs du palais. Elinë confia ces craintes à un Gandalf qui réussit à la calmer.

Dans sa chambre, Gabrielle ouvrit ses prunelles émeraude. Elle se sentait enfin bien reposer, se levant, elle constata qu'elle était encore en peignoir. Se dirigeant vers l'armoire, elle l'ouvrit et en sortit une robe blanche et une ceinture fine dorée. Passant dans la salle de bain, elle revêtit le vêtement dont les manches étaient largement évasées à partir des bras, le tissu qui recouvrait les avants bras était un fin voilage blanc légèrement transparent. Le reste de la robe était d'un blanc pur et elle épousait parfaitement jusqu'à la taille ses courbes parfaitement dessinés. Le bas lui était ample, elle passa la ceinture et la fit retomber sur le devant puis elle passa à son coup un petit collier d'or fin. Elle se dirigea vers un miroir et se contempla, une chose alors la frappa, retraçant le contour de ses formes avec ces mains, elle se rendit compte d'une chose qui n'allait pas passer inaperçus aux yeux de son cher et tendre. S'attardant sur sa poitrine, elle remarqua que cette dernière semblait avoir légèrement augmenté. A cette constatation, elle leva les yeux au ciel et haussa les épaules.

« Et bien si avec cela il ne ce pose pas des questions… »

Puis, se dirigeant vers sa coiffeuse, elle prit soin de ces cheveux et les attacha rapidement de tresses elfiques qui retombaient le long de ces épaules sur le reste de sa chevelure.

Elle se releva et entreprit de sortir de ces appartements. Une fois dans les couloirs, elle ne croisa pas âme qui vive, ayant une petite faim, elle se dirigea vers les cuisines et là, auprès des serviteurs elle demanda de quoi se nourrir mais sans excès. Elle parvint ainsi à manger un léger bouillon et quelques fruits.

Pendant ce temps, Gandalf avait rejoint Aragorn et tout deux étaient partis ensemble. L'après midi commençait quand Gabrielle rejoignit Haldir qui était à présent seul sur les murs. Elle passa ses bras autour de sa taille et posa sa tête sur son épaule. Aucun mot ne fut échangé et ensemble ils regardèrent vers l'ouest.

« Haldir ? »

Pour réponse il fit une pression sur sa main :

« Quand tout cela sera terminé, on rentrera d'accord ? »

Il se tourna vers elle et planta ses yeux dans les siens :

« Et rentrer où mon cœur ? »

Elle passa une de ces mains dans ces cheveux, joua avec quelques mèches et répondit :

« Chez nous… En Lórien. »

A ces mots, il eut un sourire et s'approcha de ces lèvres :

« Oui… Chez nous, en Lórien. On y rentrera, je te le promets. »

Et sur ces mots ils échangèrent un doux baiser. Legolas avait été rejoint par Elinë, tout deux regardait le couple elfique s'embrasser sous le soleil. Le prince elfe tourna un instant le regard et observa l'horizon. Son visage s'illumina alors qu'il glissait à Elinë :

« - Bientôt… »

Et il enlaça l'elfe.

[…]Ce fut la veille du Solstice d'été que des messagers vinrent d'Amon Dîn à la cité pour annoncer qu'il y avait un cortège de belles gens du Nord et qu'elle approchait des murs du Pelennor. Et le Roi dit : « Ils viennent enfin. Que toute la Cité s'apprête ! »

La Veille même du Solstice d'été, tandis que le ciel était d'un bleu de saphir et que les étoiles commençaient à briller à l'Est, mais que l'Ouest était encore tout doré et l'air frais et odorant, les Cavaliers arrivèrent par la route du Nord aux portes de Minas Tirith. En tête chevauchaient Elrohir et Elladan avec une bannière d'argent, puis Glorfindel et Erestor et toute la maison de Fondcombe, et après venaient la dame Galadriel et Celeborn, Seigneur de la Lothlorièn, montés sur des coursiers blancs et avec eux maintes belles gens de leur pays comme Ealron, Rumil, Orophin, vêtues de manteaux gris avec des gemmes blanches dans les cheveux, à leur suite, sur une monture blanche, sa cape brune couvrant ses épaules, son regard pétillant et sa barbe volant au vent frais avec ces cheveux, vint Cirdan ; et enfin, arrivaient derrière eux, Maître Elrond, puisant parmi les Elfes et les Hommes, portant le sceptre d'Annuminas, et à côté, montée sur un palefroi gris, sa fille Arwen, Etoile du Soir de son peuple.[…]

Gabrielle était tenu par la taille par Haldir, à leur côté se tenait Legolas et Elinë mais aussi Gimli, Sam, Frodon, Pippin, Merry, Faramir qui tenait la main d'Eowyn, Eomer et l'ensemble du palais de la Haute Cité.

Un sourire se dessina sur le visage de Gabrielle quand elle reconnut Cirdan, elle se colla un peu plus à Haldir alors que les larmes brillaient à ces yeux. Elle avait envie de courir dans ces bras mais elle se retint, ce n'était pas le moment…

[…]Le Roi accueillit alors ses hôtes, et ils mirent pied à terre ; et Elrond rendit le sceptre et mit la main de sa fille dans celle du roi ; ils montèrent ensemble à la Cité Haute, et toutes les étoiles fleurirent dans le ciel. Aragorn, Roi Elessar, épousa Arwen Undomiel dans la Cité des Rois, le jour du Solstice d'été […], sous les regards émus de leurs familles, leurs amis…

La cérémonie avait laissé place par la suite à un somptueux banquet comme si tout avait été organisé depuis de longues dates. Gabrielle délaissa à cet instant Haldir pour se diriger vers Cirdan. Ce dernier était en grande discussion avec Elrond quand Gabrielle s'avança. Elle s'arrêta se sentant soudain émue. Tant de choses c'étaient passées depuis son départ. Combien de temps déjà ? Plus de un an et demi… Elle le regarda, il ne lui semblait pas qu'il avait changé, ces cheveux toujours de la même couleur, cette barbe qui le caractérisait… Gabrielle sentit son cœur battre la chamade et tourna la tête vers Haldir qui l'encourageait du regard. Cirdan lui s'arrêta de parler à un mouvement de tête que lui fit Elrond. Il se tourna et son regard croisa celui de Gabrielle. Il lui sourit et c'est le plus simplement du monde qu'il ouvrit ses bras et qu'elle courut vers lui pour s'y blottir. Gabrielle ressentit une vague de bonheur intense alors que Cirdan, lui, la faisait tourner dans ses bras un sourire aux lèvres. Haldir regarda cette scène avec affection, il n'osa pas s'approcher et ce contenta de rester où il était, l'œil rivé sur elle, l'objet de toute son affection.

Quand Cirdan reposa Gabrielle, cette dernière avait les larmes aux yeux, il prit son visage dans ses mains et observa chacun de ces traits, passant les doigts sur ces yeux, sur ces joues…

« Tu es magnifique ma Gabrielle. »

Elle ne répondit pas beaucoup trop émue, elle cligna juste des yeux, laissant ainsi une larme couler le long de sa joue et venir se perdre sur la main de Cirdan toujours sur cette dernière.

« Il n'est pas souhaiter de pleurer dans un tel moment. Je te sens tellement changer, je crois que nous avons certaines choses à nous dire. »

Il prit le bras de Gabrielle, puis, la prenant par la taille, il l'amena hors de la salle et ils prirent place sur un des bancs à l'extérieur. Personne n'alla les déranger, chacun des compagnons conscients de ce qui pouvait se produire dans l'esprit de Gabrielle.

La fête battait son plein, Elfes et Hommes se mélangeaient, festoyaient, dansaient sous l'œil du couple royal plus heureux que jamais. Quand Cirdan et Gabrielle les rejoignit une heure plus tard, ils purent voir Arwen et Elessar danser sous le regard de leurs familles. A la vision de sa bien-aimée, Haldir la rejoignit, s'inclinant devant Cirdan, il fit :

« Seigneur, je suis heureux de faire enfin votre connaissance. »

Le Charpentier eut un sourire et répondit :

« C'est plutôt moi mon ami qui suis plus qu'heureux de rencontrez celui à qui je dois ces étoiles dans le regard de Gabrielle. Merci de l'avoir soutenu avec autant de force et autant d'amour… »

Son regard tomba sur le pendentif qu'Haldir avait toujours autour de son cou. Il leva la main et le montra du doigt.

« Faut il qu'elle vous aime pour s'en être ainsi départie. »

Le fier Gardien se sentit gêné, il baisa la tête alors que Cirdan s'avança vers lui, il posa un bras sur le sien et fit :

« Tâchez de la rendre aussi heureuse qu'elle l'est actuellement et vous ferez de moi le plus heureux des tuteurs. »

Et il les laissa. Gabrielle vint se placer dans les bras d'Haldir ce dernier embrassa ses cheveux et demanda :

« Es tu heureuse ? »

La simple réponse de l'elfine accentua encore son sourire.

« Très… Je suis très heureuse… »

Du coin de l'œil, le couple regarda leurs amis. Faramir évoluait avec Eowyn la rendant éclatante de joie et de bonheur. Plus loin, Legolas et Elinë riant aux éclats près d'Arwen et Elessar plus resplendissant que jamais. Derrière eux se tenaient les trois grands elfes Elrond, Cirdan et Galadriel en compagnie de son époux qui ne lâchait pas des yeux Gabrielle. Ils n'avaient pas eu le temps de la voir et attendaient patiemment de pouvoir la voir en privé. Mais Celeborn n'y tint plus, il abandonna un instant sa femme et les autres pour se diriger vers Gabrielle. C'est ainsi qu'il parvint près du couple qui parlait doucement.

« Gabrielle ? »

A l'entente de son prénom, elle se retourna et croisa le regard azur de son oncle, un nouveau sourire vint éclairer ses traits alors que Celeborn continua :

« N'ai-je pas le droit à une tendre étreinte ? »

Alors qu'Haldir s'inclinait à la vue de son Seigneur et que derrière lui venait Ealron et ces frères, Gabrielle se dirigea vers son oncle et se blottit dans ses bras.

« Bien sûr que si tu as le droit ! » murmura t-elle.

Haldir après un dernier regard, s'éloigna en compagnie de ces frères et de son ancien commandant. Celeborn chuchota alors :

« Rien a changé alors ? »

Elle releva son regard émeraude sur lui et répondit :

« Pourquoi les choses auraient elles changés ? Tu es mon grand-père, Galadriel ma grand-mère, Elrond mon cousin et Arwen ma petite cousine. Cela personne ne pourra me l'enlever, plus personne ne pourra m'enlever ce qui a fait de moi celle que je suis. »

Pour toute réponse, Celeborn la serra plus fortement contre lui. Derrière eux vint Galadriel, elle posa une main sur l'épaule de son époux, ce dernier se détacha de Gabrielle et les deux femmes elfes se sourirent avant que Galadriel ne prennent le visage de sa nièce et l'embrasse sur le front.

« Que je suis fière de toi. »

La soirée passa doucement entre sourire, éclats de rires et danses. Plus d'une fois Gabrielle se retrouva sur la piste de danse au bras de différents cavaliers comme Elessar, Ealron mais aussi et surtout Haldir. Le couple était d'ailleurs la cible des regards des Trois Elfes qui du coin de l'œil la regardait évoluer.

« Vous ne la trouvez pas changer ? Questionna Cirdan.

- Niveau psychologique c'est un fait mon ami mais il y a aussi niveau physique… Reprit Elrond

- Ce qui me surprend c'est qu'elle n'en est toujours pas parlée avec Haldir. » Continua Galadriel.

Les deux autres tournèrent un regard interrogateur vers celle qui était leur aîné. Celeborn lui observait silencieusement sa nièce.

« De quoi parles-tu Galadriel ? Pourrais-tu nous éclairer ? »

Cette dernière leva les yeux au ciel.

« Ne jouez pas trop à ce jeu là, chacun d'entre nous l'a senti et si ce n'est le cas c'est que vos capacités elfiques ont bien changés. Cependant je tiens à rappeler malgré tout que mon cher gendre vous êtes guérisseur, et vous ne pouvez pas ignorer certaines choses… »

Elrond haussa les épaules, Celeborn regardait à présent Gabrielle qui était au buffet en compagnie d'Haldir et qui dévissait avec Elessar et Arwen.

« Je la trouve en appétit pas vous ? » Reprit Cirdan innocemment.

Celeborn parla enfin :

« Si elle a le même appétit que Galadriel, je plains fortement Haldir… Il lui arrivait de me demander du Lembas et des fruits secs au beau milieu de la nuit ! »

A cette évocation, Galadriel eut un petit sourire, Elrond lui se souvint aussi :

« Celebrian pour nos deux premiers ne résistait pas à tout ce qui était à base de sucre. Pour la deuxième ce fut les fruits sous toutes leurs formes possibles… Des cerises au mois de novembre… Je m'en souviens… »

La souveraine de la Lórien eut un petit rire à l'évocation de ce souvenir, puis elle reprit.

« Mais pourquoi ne l'a-t-elle toujours pas dit à Haldir ? »

Cirdan ponctua doucement :

« La peur du rejet mon ami… Elle craint sa réaction… »

Les quatre elfes se mirent à regarder de nouveau Gabrielle qui fut entraîné par Haldir dans une danse.

Sur la piste, elle suivait tant bien que mal. Depuis quelques minutes, elle ne ce sentait pas très bien, elle ne souhaitait qu'une chose, sortir prendre l'air. Du regard elle avait cherché Estebal mais ne le trouva pas. Rapidement elle fut invitée sur la piste par Haldir qui ne s'était rendu compte de rien. Tout tournait autour d'elle, elle ne se sentait vraiment pas bien et tout d'un coup, ce fut le noir complet…

Haldir sentit Gabrielle s'effondrer. Il eut juste le temps de tendre les bras et elle s'affaissa contre lui. Il se laissa tomber au sol avec elle plus blanche que jamais.

« Gabrielle ? Gabrielle ! »

La musique s'arrêta, autour d'eux, les personnes se pressèrent. Elessar fut rapidement à son tour à genoux, Faramir lui chargea Eowyn d'aller chercher Estebal, l'inquiétude se faisait sentir et aucun d'entre eux excepté Gandalf et Arwen ne remarquèrent l'étrange calme des quatre elfes qui n'avaient pas bougé. Le magicien blanc s'approcha d'eux :

« Sauriez-vous quelque chose que nous ignorons ? »

A sa question Galadriel répondit :

« Attendons de voir comment tout ceci va tourner… »

Perplexe, Gandalf se tourna vers la foule, il put la voir ce scinder à l'arrivée d'Estebal. Ce dernier s'agenouilla à son tour. Elessar le regarda avec interrogation, le guérisseur répondit avec un léger sourire et un hochement de tête significatif que tout allait bien. Haldir, quand à lui était totalement paniqué. Voyant son état, Ealron s'en approcha et se plaça à ces côtés.

« Haldir… »

Ce dernier avait placé la tête de Gabrielle sur ces genoux et se lamentait :

« Mais pourquoi faut elle qu'elle ne dise rien ! Que lui arrive t-il ? Je ne comprends rien ! Gabrielle ! Aller revient ! »

Il lui tapota les joues. Ealron posa une de ces mains sur son épaule.

« Haldir, calme-toi ! Le guérisseur est là, laisse le faire son travail.»

Le Gardien leva les yeux sur Estebal qui avait sortit une petite fiole de sa poche et qui la rapprochait des narines de l'elfine. Elessar avait rejoint Arwen qui d'un mouvement de la tête lui indiqua le groupe des quatre elfes plus Gandalf.

« Ils savent quelque chose que nous ignorons.»

Au même instant et grâce à la fiole d'Estebal, Gabrielle rouvrit les yeux un peu déstabilisés. Elle essaya de se redresser et fut rapidement aider par Estebal qui lui demanda doucement :

« Tout ira ? »

Elle hocha la tête et sentit bientôt un bras lui enserré la taille.

« Mais bien sûr que non ! Cela est une évidence ! Elle ne va pas bien du tout ! Il faut faire quelque chose ! »

Sans se rendre compte de ce qu'elle disait car légèrement fatiguée, Gabrielle leva une de ces mains et ce la passa sur le visage tout en répondant ces quelques mots qui laissèrent l'assemblée figée :

« Haldir, je suis enceinte pas agonisante ! »

Quand elle se rendit compte de ce qu'elle venait de dire, elle leva les yeux sur Estebal qui était fort surpris de la manière dont elle venait d'annoncer la nouvelle. Faramir manqua de s'étrangler, Gimli recracha sa bière, les quatre hobbits restèrent bouche bée alors que sur le visage d'Arwen se dessinait un sourire et que sur celui d'Elessar la surprise s'y lisait. De leur côté, Cirdan manqua d'éclater de rire, Elrond ferma un instant les yeux et Galadriel elle posa une main sur ces lèvres. Ce fut Celeborn qui ponctua :

« Et bien ça, c'est dit ! »

Gandalf lui arborait un doux sourire.

De son côté, Gabrielle s'adressa à Estebal :

« Je ne viens pas de dire ce que je crois que j'ai dis si ? »

Le guérisseur hocha positivement la tête.

« Je crois que si. »

Legolas et Elinë qui s'était éclipsé rentrèrent à ce moment, ils virent le visage de Gabrielle, le silence de la salle juste entrecoupé de quelques murmures mais ce qu'ils virent par-dessus tout c'est Haldir s'effondrer sous le regard d'une Gabrielle blanche comme un linge.

« Haldir ! »

Elle s'agenouilla près de lui et lui releva la tête :

« C'est moi qui suis censé me trouver mal… Pas toi ! »

Cette phrase eut pour effet de détendre l'atmosphère. Quelques rires fusèrent alors qu'Estebal se penchait sur Haldir et le redressait :

« Aller Seigneur Haldir ! Je vous ramène, je crois que vous avez à parler avec Gabrielle. »

Gabrielle prit un de ses pans de robes et suivit le guérisseur, ne saluant personne au passage, trop occupé à penser à ce qu'elle allait dire dès qu'il serait de nouveau capable de raisonner.

Dans la salle, le rire du Roi se fit bientôt entendre, suivit par d'autre. Elessar ponctua à une Elinë perplexe :

« Ils ne feront rien comme tout le monde ! Mais au moins je sais à présent pourquoi elle était aussi étrange ces derniers temps ! Venez je vais vous expliquer… »

De leur côté, Galadriel, Celeborn, Cirdan et Elrond avait un sourire aux lèvres alors qu'Arwen s'approchait d'eux :

« Vous le saviez ?

- Disons que certaines choses nous avaient été dévoilées… » Répliqua Cirdan.

La nouvelle reine du Gondor hocha avec amusement la tête avant de partir dans une discussion avec sa grand-mère.

De son côté, Gabrielle refermait la porte sur Estebal, puis elle vint s'asseoir sur un des fauteuils près du lit où Haldir toujours inconscient reposait. Elle ferma les yeux et se mit a caresser son ventre.

« Comment va-t-il réagir ? Je n'aurai jamais dû le lui dire ainsi, Maman a été stupide petit être tu ne t'imagine pas à quel point. »

Perdue dans ces pensées, elle ne vit pas Haldir reprendre conscience, se redresser et l'observer.

« Que va-t-il penser ? Ce n'est pas possible, vraiment, mais je n'ai pas fait attention, je me sentais si fatiguée. »

Elle caressa de plus belle son ventre ce qui ne put qu'émouvoir Haldir qui se leva du lit et s'agenouilla devant elle. Il joignit alors ses mains aux siennes et reprit alors qu'elle ouvrait les yeux de surprise :

« Quelle idée Maman a eut de ne pas prévenir Papa de ta venue. Avait-elle peur qu'il ne veuille pas d'un si merveilleux présent que la vie et que la femme qu'il aime lui fasse ? Quelle idée Maman elle a eut de faire s'inquiéter Papa de la sorte, n'est ce pas Petit Etre ? »

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux, il se redressa et l'aida à en faire de même. Ils étaient à présent tout deux debout et se regardaient.

« Depuis quand ? » Interrogea t-il.

Elle répondit doucement :

« Je le sais depuis mon réveil mais selon Estebal depuis à présent un bon mois et demi.

- Pourquoi ? Pourquoi ne m'avoir rien dit ? »

Il la prit par les bras, elle baissa la tête mais il la lui releva doucement :

« Parce que jamais nous n'avons évoqué notre futur, parce que je savais pas comment te le dire, ce n'était pas le moment, et puis… J'avais peur…

- Peur de moi ? Mais voyions Gabrielle, c'est le plus beau cadeau que tu puisses me faire… Un enfant de toi, te rends tu compte ? Le fruit de notre amour, notre avenir… »

Les yeux de l'elfine brillèrent de plus belle.

« Tu ne m'en veux pas ? Tu es heureux ? »

A ces mots, Haldir prit Gabrielle par la taille et la souleva afin de la faire tourner autour de lui.

« Heureux ? Si je suis heureux ? Je suis le plus heureux des elfes ! Gabrielle, tu me fais le plus beau des présents ! Je t'aime mon cœur ! »

Elle se laissa porter, soulever elle entendit ce cri du cœur d'Haldir et eut un rire de joie profond et intense. Quand il la reposa à terre, ils échangèrent un long et tendre baiser emplit de promesse. Ils se séparèrent à bout de souffle et avec douceur il la mena s'allonger, il se colla à elle et d'instinct posa une main sur son ventre où bientôt une autre la rejoint. Ils restèrent ainsi pour le reste de la nuit à parler de ce petit être et de leur futur.

L'aube avait déjà pointé ses rayons depuis un long moment, le palais fonctionnait un peu au ralentit encore embrumé des vapeurs des noces de la veille. Mais un cri de joie vint troubler la quiétude matinale, une porte qui s'ouvre à la volée, un éclat de rire, une cavalcade dans les couloirs et dans les escaliers.

Dans la salle du trône, Arwen observait son royal époux parler avec Elrond, Celeborn et Cirdan. Elle se tenait là avec Galadriel et tous tressaillir quand la porte principale s'ouvrit et qu'une voix fit :

« Elle a dit OUI ! »

A ce moment, Elessar releva la tête et répondit :

« - En doutiez vous mon ami ? »

Ce qui eut pour effet de faire sourire les trois personnes aux côtés du Roi ainsi que Galadriel et sa petite fille. Haldir que rien ne pouvait ébranler reprit :

« Elle a dit oui ! OUI ! OUI ! »

Cirdan ferma les yeux et murmura :

« Le voici, l'héritage d'une vie, de sa vie. »

Puis, il les rouvrit croisant ainsi les prunelles azur de la souveraine de la Lórien en face de lui.