Bonjour à vous ! J'espère sincèrement que vous allez bien. J'ai hâte que vous lisiez ce chapitre, honnêtement ! On m'a aussi fait remarqué le nombre d'erreurs et d'incohérences dans les derniers chapitres. Je m'en excuse. Bien sûr, le fait d'écrire un chapitre par semaine fait que je n'ai pas forcément le temps de relire et d'avoir un recul d'exception. Lorsque j'aurai fini cette fiction (ou que j'aurai simplement plus de temps), je prendrai le temps de tout corriger afin que vous ayez accès à une fiction complète et sans erreurs.

J'en profite aussi pour vous dire qu'on a dépassé les 4000 lectures sur cette histoire, ainsi que les 200 pages sur mon petit google doc. C'est énorme. De base, j'écrivais juste ça pour moi et bon... apparemment, ça plaît aussi !

J'ai également reçu quelques reviews auxquelles je n'ai pas encore répondu, je vais le faire ici. Je remercie chaleureusement celles et ceux qui me laissent des reviews. Connaître votre avis sur ce que j'écris, c'est un véritable plaisir pour moi et ça m'aide à continuer même quand je n'ai pas l'énergie ou, même, parfois, pas l'envie ou pas le temps d'écrire. Merci, vraiment.

Eanthy : Merci beaucoup pour ta review ! En ce qui concerne Drago/Pansy/Hermione, j'avoue qu'au départ j'étais partie sur un full Dramione mais, honnêtement, plus ça avance et plus j'hésite à partir sur du PolyA... Mes personnages font un peu ce qu'ils veulent et, pour le moment, je les laisse faire ! Je te souhaite une bonne lecture de la deuxième timeline

DouceVelane : Merci beaucoup pour tes deux reviews ! Pour le coup, au départ, je n'avais pas du tout prévu de rapprocher les deux timelines mais c'est vrai que ça serait mieux... Encore une fois, ce n'est pas du tout décidé pour le moment... Oups ? En tous cas, je te souhaite une bonne lecture également !

Depuis son arrivée à Gryffondor, Sirius n'avait fait que de défier ses parents. Entre être fier d'appartenir à cette maison et adorer rappeler son appartenance à tous ceux qui se trouvaient être à proximité de lui, Orion et Walburga Black avaient bien eu souvent recours à des punitions de plus en plus violentes. Ils s'étaient surtout retrouvés devant un enfant qui les écoutait, eux et leurs valeurs, de moins en moins. Mais cela valait-il réellement de couper les ponts une bonne fois pour toute ? Sirius n'en était pas sûr et cela le tracassait énormément, peut-être trop puisque même Lily, sa binôme en sortilèges pour l'examen, lui posa la question après leur passage.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive, le cabot ?

Depuis qu'elle avait découvert leurs formes d'animagi par l'intermédiaire de James, Lily n'avait cessé de l'appeler ainsi. Le chien représentait la fidélité et voilà qu'il était en train de penser à trahir l'entièreté de sa famille, quelle ironie.

Devant une absence de réponse qu'elle aurait pourtant trouvée si bienvenue en temps normal, Lily avait haussé les épaules avant d'écrire sur un petit parchemin qu'elle glissa sur le côté de la table qu'utilisait Sirius.

"Je sais que tu n'en as pas non plus parlé avec James. C'est parfois plus simple de dire ce qui ne va pas à une personne extérieure."

Elle avait peut-être raison, mais elle oubliait que certaines choses n'étaient jamais simples, peu importe avec qui on arrivait à les aborder. Sirius ne rebondit même pas sur le fait qu'elle discute de plus en plus avec James.

"Je pense à mes parents. A Narcissa, à Andromeda et à Regulus."

Née de parents moldus, Lily n'était réellement familière avec tout ce qu'impliquait être un sang-pur que depuis peu et la plupart de ce qu'elle savait venait des Maraudeurs. Andromeda avait été reniée de la famille Black après son mariage avec un né-moldu nommé Ted Tonks. Narcissa, elle, avait suivi les pas de sa plus grande sœur, Bellatrix, en épousant un sorcier au sang-pur. Sirius avait été obligé d'apparaître à ce mariage et ses parents, tout comme les parents de ses trois cousines, avaient tenté de lui présenter plusieurs prétendantes. Pour les faire enrager, leur fils avait pensé à leur dire qu'il était en couple avec un loup-garou, ce qui n'était, à l'époque, pas la vérité. Finalement, il s'était ravisé. Seul Merlin savait ce que ses parents auraient fait.

"Que penses-tu, exactement, par rapport à eux ?"

Du dégoût, de la peur, de l'envie, de la jalousie, de la tristesse, de la nostalgie, de l'envie de mieux faire… Trop de sentiments contradictoires n'étaient jamais bons. Sirius n'était pas de ceux qui avaient appris à les comprendre et à les traiter correctement.

"J'ai envie de partir."

C'était peut-être aussi simple que cela. Sirius avait tout simplement envie de partir et d'arrêter de faire semblant. Il ne pouvait pas continuer sans trop contredire ses parents et sa famille, ce n'était pas possible. Cela allait trop à l'encontre de ses principes. L'été approchait à grands pas et, honnêtement, Sirius ne se pensait pas capable de vivre plus longtemps au Square Grimmaurd. Et puis, il avait déjà fait le premier pas en ne rentrant pas chez lui de l'année, contrairement à ce qu'il lui était expressément demandé.

"James est prêt à t'héberger. Andromeda sait ce que c'est, elle sera là aussi pour toi. Et je ne parle même pas de Remus et Peter tant ça me semble évident."

Tout ce que disait Lily était vrai, comme d'habitude. Sirius se demandait souvent comment elle faisait pour toujours avoir raison même si, en réalité, ce qu'elle lui avait dit ce jour-là, il l'avait déjà pensé par lui-même. Peut-être avait-il simplement eu besoin que quelqu'un le pousse un petit peu.

"J'ai commencé à leur écrire une lettre, tu sais. Mais ça fait si peu courageux."

A côté de lui, Sirius sentit Lily soupirer et la vit lever les yeux au ciel. James était en train de passer avec sa coéquipière de l'année. De ce qu'ils pouvaient entendre de l'autre côté de la porte, quelqu'un se vantait un peu trop de ses capacités.

"Choisir de renier ta famille est déjà un acte extrêmement courageux. Si tu ne veux pas d'une confrontation directe sur le quai de la gare, c'est ton choix et c'est totalement valable. Tu n'en seras pas moins un Gryffondor."

Encore une fois, Lily avait raison. Elle avait passé plusieurs années à presque détester les Maraudeurs, James et Sirius en tête de liste et voilà que, maintenant, elle arrivait à lire en eux comme dans des livres ouverts. Sirius détestait cela autant qu'il adorait cette franchise. Lily avait beau ne pas être une Maraudeur, elle n'en était pas moins une alliée de taille, surtout depuis que sa relation avec Severus avait été tuée par ce dernier.

Sirius sortit de son sac un morceau de parchemin gribouillé et corné de avait commencé à écrire cette lettre, les raisons de sa fugue qu'il savait déjà être définitive. Il ne manquait plus qu'à la finir et, quelques jours plus tard, à mettre des actes sur ses mots en suivant Flearmont et Euphemia Potter plutôt qu'Orion et Walburga Black.

Le Poudlard Express se révéla être une épreuve pour Sirius. Il n'avait pas réussi à se concentrer sur les blagues de James, ni sur sa joie de voir sa relation avec Lily enfin avancer sans que les deux concernés ne le remarquent réellement. Même l'arrivée du chariot ne l'avait pas détourné de ses pensées. Pourtant, la famille Potter lui avait assuré un soutien à toute épreuve, de même qu'un toit tandis que Andromeda lui avait dit qu'il serait toujours le bienvenu chez eux et que Nymphadora, sa fille, attendait avec impatience de voir son grand-cousin préféré. Pourtant, le jeune homme ne pouvait rien faire d'autre que de se souvenir avec exactitude des mots que ses propres parents avaient utilisés contre lui.

"Sirius,

Nous sommes infiniment désappointés par ton comportement égoïstement rebelle. Le monde est fait de tel sorte que nous ayons à le gouverner et nous ne pensions pas avoir un fils faible au point qu'il choisisse la fuite. Nous pensons tous deux qu'il est temps que tu cesses ces enfantillages et nous aurons tout le temps d'en parler lors de ta prochaine venue au 12, Square Grimmaurd.

Nous espérons ne pas avoir à te faire disparaître de la tapisserie.

Orion et Walburga Black"

La lettre avait été scellée du sceau des Black avec la devise familiale "Toujours pur" qui avait presque fait vomir Sirius. Il avait décidé de ne pas répondre et avait choisi de montrer un visage neutre mais le regard déçu de Regulus lui avait piétiné le cœur. Son frère méritait mieux que cette famille, mais il aurait à le comprendre tout seul, malheureusement, surtout à présent que Londres se dessinait à vitesse grand V à travers les vitres du train.

Les élèves de Poudlard, tous âges confondus, commencèrent à reprendre leurs affaires et à se tasser dans le couloir dans l'espoir de sortir le plus tôt possible. Aucun des Maraudeurs ne bougea d'un pouce jusqu'à ce que quelqu'un décide de dégeler la situation.

- Hey Sirius, prêt pour descendre du train avec ta meilleure amie né-moldue ?

En voyant le regard assassin de James, Sirius eut presque envie de rire. C'était une idée de Lily; s'il était avec une né-moldue, ses parents auraient encore moins envie de venir le voir.

- Si tu es prête à peut-être te faire insulter devant tout le monde, quand tu veux.

Lily comprit instantanément que le clin d'œil que Sirius lui offrit n'était pas totalement sincère. James, Remus et Peter le savaient, eux aussi. Le groupe sortit de façon à ce que Sirius se retrouve au milieu, entouré de ses meilleurs amis. Sur le quai de la voie 9 ¾, plusieurs couples attendaient et, parmi eux, les Black et les Potter. Regulus était en pleine discussion avec ses parents. Sirius se figea.

Il aurait pu arrêter, quitter ces gens avec qui il se sentait si bien et retourner s'excuser devant les yeux intransigeants de ses parents.

Il aurait pu faire semblant un ou deux ans de plus. La liberté n'était, finalement, plus si loin.

Sirius aurait pu faire tellement plus pour arranger les choses. A la place de quoi, Orion et Walburga Black le virent aller saluer les Potter et quitter la gare en compagnie de cette sang-de-bourbe, du sang-mêlé et des deux traîtres à leurs sangs. Regulus ne comprit pas tout de suite le pourquoi d'une telle décision et regretta toute sa vie l'odeur qui embauma le boudoir vert pendant plusieurs jours.

Sirius avait été renié de la famille Black, déshérité de manière définitive. Il venait également sûrement de gâcher sa meilleure chance dans la société sorcière mais, en regardant auprès de lui James rire avec Peter, Lily n'avoir d'yeux que pour lui et Remus les observer en souriant sincèrement, il sut que c'était ce dont il avait toujours rêvé : des relations saines et des personnes qui ne militent pas pour la mort des né-moldus. Une bouffée d'air frais.

Les premiers jours, tout se passa bien. Sirius s'entendait bien avec les parents de James. Remus, Peter et même Lily passaient souvent pour vérifier qu'il n'y avait pas de problèmes. En fait, chacun prit plaisir à croire qu'un adolescent de seize ans vivait parfaitement cette situation.

Une semaine après l'arrivée de Sirius, les cauchemars commencèrent. Chaque nuit, James se retrouvait obligé de changer de chambre pour aller le calmer. Cela durait en général des heures où ni l'un ni l'autre ne dormaient. Ils se fatiguaient à vue d'œil. Les lettres n'étaient pas encore arrivée.

Un matin, tandis que Remus avait dormi avec Sirius afin de laisser un peu de repos à James, le petit-déjeuner, aussi délicieux que d'habitude, se retrouva totalement couvert de plumes de hiboux en tous genres.

- Alors ? demanda Remus à Sirius qui regardait les différentes enveloppes.

- Mes parents, mon frère, Andromeda, Narcissa et Gringotts.

Sirius refusa instantanément lorsque ses amis lui proposèrent de lire à sa place et de lui dire s'il y avait effectivement des informations importantes. Il préférait largement être seul pour découvrir le contenu de ses lettres.
La première, signée Orion et Walburga Black (mais définitivement écrite de la main de Mrs. Black) était une insulte à elle toute seule. Ils prévenaient leur fils de sa disparition de la tapisserie et du fait que, désormais, il ne devait plus se targuer d'être de leur sang. Désormais, il était seul.

La deuxième, signée Regulus Black mais sur laquelle ce dernier n'avait pas apposé le sceau familial, exprimait sa tristesse. C'était peut-être la lettre la plus destructrice du lot pour Sirius. Son frère lui demandait pourquoi une telle décision, pourquoi un tel abandon. Sirius pensa un instant à répondre mais se ravisa. Ce n'était plus la peine. Regulus aurait à comprendre tout seul.

La troisième, signée Andromeda Tonks, était fidèle à elle-même. L'expéditrice avait glissé à l'intérieur de l'enveloppe une petite photo sur laquelle étaient visibles un couple et leur petite fille. Nymphadora souriait de toutes ses dents.

La lettre la plus étonnante restait tout de même celle de Narcissa. Il était rare que cette dernière écrive, encore moins à son cousin rebelle.

"Sirius,

Avant toute chose, je te demanderai de brûler cette lettre lorsque tu auras fini ta lecture.

J'espère sincèrement que tu as trouvé un endroit où tu peux rester sain et sauf. Je ne peux pas te dire que je suis fière de toi et de ce que tu as fait. Je pense sincèrement que tu as pris une décision plus que stupide. Tu dois être préparé à tout ce qui va arriver. Ce ne sera pas facile.

Il faut que tu saches deux choses.

Tout d'abord, tes parents comptent fermer tes comptes à Gringotts. Tu devrais recevoir une lettre dans les jours qui arrivent et, si tu ne vas pas récupérer ton argent d'ici-là, alors ils le récupèreront. Avec cette lettre, tu trouveras ta clé de coffre. Je te conseille d'y aller rapidement et de déplacer ton argent. Tu ne peux pas encore créer de nouveau compte tant que tu n'es pas majeur mais je te connais assez pour savoir que tu trouveras une solution.

Ensuite, et je pense que tu voudras le savoir, il faut que tu saches que l'ordre du monde sorcier va changer. Cela a déjà commencé. J'imagine qu'il est trop tard pour te demander de choisir ton camp. Regulus, lui, l'a fait et communique de plus en plus avec Bellatrix.

Fait attention à toi, Sirius,

Narcissa Malefoy"

La clé en question accompagnait effectivement la lettre. Sirius la brûla comme demandé par sa cousine. Cette dernière ne l'avait pas dit mais il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait de la dernière lettre qu'elle lui enverrait.