Harry Potter
And the Prince of Slytherin TRAD
Livre 2: Harry Potter et l'Ennemi Secret
Disclaimer : Harry Potter et tous personnages associés appartiennent à J.K Rowling, l'histoire appartient à l'auteur connu sur ce site sous le pseudo de « The Sinistre Man ». Aucun personnage ne m'appartient.
Résumé : Harry Potter a été répartit à serpentard suite à une enfance malheureuse. Son frère Jim a été sacré Survivant. Vous pensez connaitre cette histoire ? N'en soyez pas si sur ! TRADUCTION de la Deuxième année (Harry Potter et l'Ennemi Secret). Il n'y aura aucune trame romantique avant au moins la Quatrième année. Bashing limité.
Chapitre traduit par : Xangel-15X
Bêta : Chysack
Note traducteur: L'auteur a qui appartient cette fiction « The Sinister Man » a également publié un roman original intitulé « Strangers In Boston », sous le nom de plume T.S. Mann. Il est disponible sous forme d'ebook sur Amazon avec une édition de poche à paraître prochainement. N'hésitez pas à aller jeter un coup d'œil à son travail ! Disponible uniquement en anglais pour le moment.
Bonne Lecture
¤ Harry Potter and the Secret Enemy ¤
Chapitre 06: Ron's Day
(La journée de Ron))
Vers vingt et une heure, Harry et Percy retournèrent au Terrier. Harry s'était fait un point d'honneur à présenter Percy à Artemus Podmore, et les deux s'était tellement bien entendu qu'ils en étaient arrivé à échanger leurs anecdotes de « guerre », Artie ayant lui-même été préfet durant sa scolarité. Quand ils arrivèrent par cheminée, Molly les attendait déjà avec de délicieux encas. Ron aussi était assit sur le canapé, occupé à lire un livre, qu'il referma immédiatement à la vue d'Harry, avant de monter précipitamment dans sa chambre. Harry soupira et décida qu'il était peut-être temps de confronter Ron à propos de son comportement.
Quelques instants plus tard, Harry frappa doucement à la porte de la chambre de Ron.
« Qui est-ce ? » Demanda le roux.
« C'est Harry. Est-ce que je peux entrer ? »
Il y eut une longue pause, avant que la porte ne s'ouvre finalement sur le garçon. « Qu'est-ce que tu veux ? »
« Parler. Je viens en paix, promis. »
Ron ne dit rien. Il se contenta de laisser la porte ouverte avant de retourner s'allonger sur son lit. Harry entra, détaillant la chambre du regard, et fermant la porte derrière lui. Quelques jours auparavant, il s'était moqué avec Snape, du fait que la chambre de Ron était probablement décorée au couleur de Gryffondor, et placardée de posters des Canons de Chudley, mais visiblement, ses mots avaient été plus prophétiques que ce qu'on pouvait penser, puisqu'ils décrivaient parfaitement la chambre du roux. Harry prit place sur une chaise près de la porte, tandis que Ron se contentait de contempler le plafond au-dessus de son lit.
« Ron, j'ai conscience que tu n'es pas… très heureux de ma présence ici. Honnêtement, ce n'était pas ma première option non plus. Non pas que ta famille ne soit pas géniale. Ils le sont, et pour être tout à fait honnête avec toi, je dois avouer que je t'envie de les avoir. Mais je n'avais aucune autre option, et je suis encore ici pour le restant de la semaine. Donc j'aimerai au moins qu'on essaye de s'entendre un minimum sans que je n'aie l'impression que tu m'en veux de respirer trop fort ou un truc du genre. D'ailleurs, est-ce que j'ai fais quelque chose pour que tu m'en veuille autant ? Ou bien c'est juste parce que je suis un Serpentard ? Parce que je te rappel qu'on s'est tous entraidé pour combattre Voldemort, pas plus tard que le mois dernier. Je pense que j'ai mérité qu'on m'accorde un minimum de crédit, tu ne crois pas ? »
Ron ferma les yeux et garda le silence quelques secondes avant de répondre. « Nous n'avons pas combattus… Tu-Sais-Qui. »
« Et qu'est ce que ça veut dire ? »
« Qu'on ne le pas combattus. Tu l'as combattu, avant que Jim ne le fasse fuir. Pendant ce temps là, Zabini et Nott nous ont libérés, Neville s'est presque tué en détruisant le piège enflammé, Hermione a été celle qui a indiqué à Neville comment détruire le piège enflammé, et moi… je suis resté planté là à les regarder faire comme un idiot incapable. Pendant que mon meilleur ami se battait contre Tu-Sais-Qui, moi je m'enfuyais en courant comme un lâche.
« Ron, tu ne t'es jamais enfuis comme un lâche, tu t'es mis à l'abri comme toute personne sensé l'aurait fait. J'ai essayé de convaincre Jim de suivre ton exemple et de se diriger vers les escaliers, quand Voldemort nous a coincés. Nous n'étions que des premières années. Aucun d'entre nous n'aurait dû se battre contre Quirrell et encore moins contre Voldemort. Tu ne peux pas t'en vouloir de ne pas avoir tenu tête à un ennemi beaucoup plus fort que toi, quand même le Survivant n'a réussit à le mettre hors d'état de nuire que grâce à un pouvoir mystérieux que lui-même ne comprend ni ne maitrise. Et puis de toute façon, si c'est ça qui te dérange, en quoi t'en prendre à moi va résoudre le problème ? »
« Parce que c'est toi qui a passé l'été à balancer tes galions et ta fortune dans des cours particuliers, que ma famille ne pourrait se permettre en mille ans ! » Répondit Ron d'un ton échaudé.
« Ah ! Et bien tu m'en vois navré. Non, attends un peu ! Je n'en suis d'ailleurs pas navré du tout ! J'ai passé dix ans à être traité comme un elfe de maison par une famille de moldus tellement horrible qu'à côté, Draco Malfoy passerait pour un préfet Pouffsoufle ! Je ne vais m'en m'excuser auprès de toi ou de qui-que ce soit d'autre pour avoir découvert à l'âge de onze ans que je ne suis pas qu'un pauvre orphelin sans le sous, mais un bébé née avec une cuillère d'argent dans la bouche, avant d'être abandonné par des parents négligents. Et encore plus quand j'utilise cet argent pour m'améliorer au lieu de le gaspiller en balai et chocogrenouilles.
Au fur et à mesure du discours d'Harry, Ron se recroquevilla sur lui-même, ne trouvant rien à lui répondre.
« Maintenant qu'on a mit ça au claire, » Reprit Harry d'un ton plus calme, « je sais que tu es contrarié par le fait que j'essaye d'améliorer mes capacité en utilisant mon argent. Et bien saches, que tu n'as pas besoin de dépenser de l'argent pour progresser en tant que sorcier, bien que j'admets que ça peut aider. Mais qu'as-tu fais cet été pour chercher à t'améliorer sans avoir besoin de dépenser ? Est-ce qu'au moins tu as fini tes devoirs de vacances ? »
« Mais on ne doit pas les rendre avant Septembre ! » Répliqua Ron horrifié.
« Et alors ? J'ai fini les mien. Hermione a finit les siens. Et je te parie un galion que Lily Potter a fait en sorte que Jim ait fini les siens. Les gens qui sont en tête de classe n'y arrivent pas en s'inventant des excuses ou en procrastinant. Si tu es réellement inquiet de ne pas être capable de venir en aide à Jim dans ses petites aventures, alors soit tu te mets au travail jusqu'à ce que tu sois capable de l'aider, soit tu te trouve un autre ami. Parce que et bien que ça me coûte de le dire, Jim est le Survivant, et il aura probablement toujours des psychopathes au trousse et ce, jusqu'à la fin de sa vie. »
Tandis que les mots durs du brun raisonnaient, Ron fixa intensément Harry avant de se rallonger et de reporter son regard sur le plafond. « Si tu le dis. De toute façon j'ai bien l'impression qu'on se dirige vers la deuxième option dans tout les cas. Jim ne veut rien à avoir avec moi. »
« Oh, n'importe quoi ! Je vous ai vu tout les deux à la station de train, et vous étiez copain comme cochon. »
« Ouais, bah ça c'était avant qu'on ne rentre à la maison. Depuis, je lui ai envoyé une demi-douzaine de chouettes et il ne m'a toujours pas répondu. Je pense qu'après m'avoir vu m'enfuir devant Tu-Sais-Qui, il doit surement penser qu'il ne peut pas compter sur moi et a décidé de couper les ponts. Et je ne peux même pas lui en vouloir pour ça. »
Harry prit quelques secondes pour réfléchir. « Est-ce qu'il t'a envoyé une invitation pour anniversaire ? »
« Sa mère nous à envoyer une invitation à moi et aux jumeaux. Je pense qu'ils ont dû inviter tout notre promo de Gryffondor ainsi que toute l'équipe de Quidditch, sans oublier les enfants de tout les officiels un tant soit peu influent au Ministère et qui aurait rencontré Jim quelque part. Ce n'est pas comme si c'était Jim qui avait fait la liste. »
Harry se massa les temps avant de répondre. « Donc tu es invité à son anniversaire, mais tu n'as pas eu de ses nouvelles personnellement. Je vois. Dis-moi Ron, est-ce que quelqu'un t'as conté ma rencontre au début de l'été avec cet elfe de maison un peu taré ? »
« Cet elfe un peu… de quoi ?! »
« La nuit où j'ai été attaqué par les doxies, j'ai fait une rencontre un peu étrange avec un elfe de maison pas totalement équilibré dans sa tête, qui a essayé de me prévenir qu'un des jumeaux Potter, peut-être même les deux, seraient en danger s'ils revenaient à Poudlard cette année. Et de manière totalement tordue, il a intercepté mon courrier afin de me dissuade de retourner à Poudlard cette année. Je suppose qu'il a du faire la même chose au courrier de Jim. »
Ron se releva d'un air excité. « Tu veux dire… »
« Je veux dire que Jim a probablement passé les dernières semaines à se morfondre sur le fait qu'aucun de es mais n'a répondu à ses lettres. Maintenant, tu fais ce que tu veux, mais je te conseil de demander à ta mère de contacter par cheminette le manoir Potter dès demain et de voir avec Lily si Jim à essayer de te contacter par hibou et qu'il est resté sans réponse. Si c'est le cas, peut-être même qu'ils te permettront de lui rendre visite. »
« Wow ! Ok je vais faire ça ! Et, hum…. Merci… Harry. »
« Pas de problème Ron. Je te dis à demain. » Harry soupira se demandant comment était-il devenu le courrier du cœur de la Maison Gryffondor et combien de temps lui restait-il avant que des lionceaux en quêtes de conseil amoureux ne commencent à le traquer.
11 Juin 1992
Le matin suivant, à la requête de Ron, Molly contacta le manoir Potter via cheminette pour discuter avec Lily et la théorie d'Harry s'avéra correcte : Jim n'avait reçu aucun courrier de ses amis et ce depuis le début de l'été. Lily était ravie que Ron puisse venir rendre visite à Jim puisque ce dernier « avait vraiment besoin d'un ami ». Harry qui avait écouté la conversation depuis la table de la cuisine où il était installé, décida de mettre l'information de côté pour plus tard. Une demi-heure plus tard, Ron se rendit par cheminée chez Jim, pour la journée.
Pour sa part, Harry passa la majorité de la journée à pratiquer ses exercices d'Oclumencie et à revoir ses notes sur les différents domaines dans lesquels ildevait s'améliorer ainsi qu'à préparer une liste préliminaire d'amis et d'associés susceptible d'être acceptée par les Potter, à leur fête. Il passa son après-midi à voler avec les jumeaux et à discuter avec eux de leurs idées de farces les plus intéressantes. Ils eurent un fou rire en se remémorant la blague qu'Harry avait fait à Jim durant les vacances de pâque à propos de sa cape d'invisibilité. Bien qu'ils ne fussent pas d'accord sur le fond, ils pensaient tout de même que « Les Serpentards Dominent et les Gryffondors Ruminent ! » restait une très bonne vanne. Ron revint à 17h30 juste avant le diner (et juste à temps pour écouter l'histoire d'Harry) bien qu'il semblait étrangement ailleurs. Après le diner, Harry le prit à part et lui demanda si tout allait bien avec Jim.
« Hein ? Oh… oui, tout va bien. Il s'est avéré que tu avais raison. Il n'avait juste reçu aucun de mes messages. Il a demandé à sa… à ta… enfin bref il a demandé à Mrs. Potter si je pouvais lui rendre visite un peu plus souvent- deux à trois fois par semaine si ma mère m'autorise et peut-être même dormir là-bas le week-end. »
« C'est... Plutôt bien, n'est-ce pas ? » Demanda Harry.
« Ouais, c'est juste que… et bien je pense que tu avais raison quand tu m'as dis que si je voulais rester ami avec Jim, je devrais me prendre en main afin de devenir un meilleur sorcier. Il s'est vraiment… concentré, depuis qu'on a quitté King Cross. Enfin bref, je vais monter à l'étage. Jim m'a prêté un livre que je dois lire. » Fit-il en lui montrant le livre qu'Harry identifia comme étant un ancien bouquin de DCFM – la même édition que celle qu'utilisait Tonks pour lui enseigner. Toutefois, il resta silencieux, tandis que Ron se dirigeait ver les jumeaux afin de leurs demander s'il pouvait se joindre à eux durant leur session de musculation.
« Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que le ciel va bientôt nous tomber sur la tête ? » Murmura Harry tout en observant le roux monter les escaliers.
Plutôt dans la matinée…
La cheminée principale du Manoir Potter se trouvait dans le grand hall et était placée de manière à ce qu'un visiteur qui en sorte, se trouve immédiatement confronté à un grand mur où étaientépinglésles portraits des Lords et Ladies Potter, qui n'hésitait pas à darder le nouvel arrivant de leurs regards intimidants. Au centre du mur, se trouvait un énorme portrait de Guy Dupoitier qui était le premier de sa lignée à prendre place au sein du Mangenmagot dès ses débuts et qui était également le fondateur de sa lignée, l'Ancienne et Noble Maison Dupoitier (qui deviendra, quelques centaines d'année plus tard La Maison Potter, une fois débarrassée des vestiges de ses racines françaises). Le portrait de Sir Guy faisait un bon cinq mètres de long et deux et demi de large et ne serait jamais entré dans aucune chambre du manoir Potter, excepté le Grand hall. Comme la plus part des portraits faisant face à la cheminée, celui de Dupoitier avait été peint des centaines d'années avant l'invention des portraits vivants, ce qui faisait que son image était à la fois silencieuse et immobile. Mais cela ne réduisait en rien l'aura d'importance qui se dégageait de lui. Ainsi, quand Ronald Weasley sortit de la cheminée et jeta un regard au tour de lui, sa première impression fut de voir le légendaire fondateur Potter le regarder de haut, d'un air méprisant.
Presque immédiatement, Lily Potter le rejoignit pour l'accueillir. « Bonjour Ron ! Je suis heureuse que tu ais pu venir. Suis-moi, je vais te montrer les chambres de Jim. » Le sourire de Lily réussit à mettre Ron un peu plus à l'aise, mais il n'en était pas moins nerveux. C'était une chose de savoir que Jim Potter, le Survivant, était également le fils de l'illustre Maison Potter. C'en était une autre de mettre les pieds dans une Maison aussi réputée un manoir ancestral qui n'avait que quelques année de moins que Poudlard. Par reflexe, il regarda la veste orange des Canons de Chudley qu'il portait, celleavecla tâche de graisse que sa mère n'arrivait pas à enlever. Pendant un instant, il se dit qu'il aurait peut-être dû suivre les conseils de sa mère et s'habiller un peu mieux avant de venir. Toutefois, Lily elle-même portait de confortables vêtements moldus, mais cela n'empêchait pas Ron de se sentir submergé par la grandeur du manoir.
« Jim a des chambres ? Genre, plusieurs ? »
« Et bien, il a sa propre chambre bien sur. Mais ces dernières semaines, il a également investit la chambre d'à côté et en a fait une sorte de salle d'entrainement. »
« Entrainement en sortilège ? »
« Entrainement physique, » Répondit Lily d'un air étrange. « Il travail vraiment dur depuis le début de l'été. » Elle mena Ron vers un escalier. « Donc, d'après ce que m'a dit Molly, il y aurait eu un problème avec un elfe de maison qui aurait volé le courrier. Qu'est-ce-que c'est que cette histoire ? »
« Je ne sais pas vraiment Mrs… euh, Lady Potter. C'est ce que m'a expliqué Harry. Un elfe de maison lui a dit que lui ou Jim ou peut-être les deux, seraient en danger s'ils retournaient cette année à Poudlard. C'est pour ça qu'il leurs a volé leurs courriers, afin qu'ils se sentent rejetés. »
« Une stratégie bien étrange. Mais bon, les elfes de maison sont eux-mêmes d'étranges créatures. Pour être honnête, je ne me suis jamais sentie complètement à l'aise avec eux. Pas même avec ceux qu'on a ici, mais ils m'ont assuré qu'ils étaient capable d'empêcher un elfe de maison étranger d'entrer au Manoir. Oh et d'ailleurs appelle-moi Mrs. Potter, je ne suis pas trop fan de tout le Lady par-ci lady par-là, surtout quand je peux m'éviter ça. » Elle hésita un instant avant de continuer. « Comment va Harry ? »
« Il a l'air d'aller bien Mrs. Potter. Il s'est plutôt bien intégrer dans ma famille et c'est lui qui m'a conseillé de demander à ma mère de vous appeler à propos du courrier. Il passe ses journées à étudier et à jouer au Quidditch avec les jumeaux et il a même commencé à suivre des cours particuliers au Chemin de Traverse. Mon frère Percy l'accompagne à chaque fois pour être sur qu'il ne lui arrive rien. »
« Bien, je suis contente de voir qu'on prenne soin de lui, » Répondit-elle d'une voix légèrement triste. A ce moment, ils arrivèrent en haut des escaliers, et Ron entendit un son étrange. Un « thump-thump » étouffé qui provenait du fond du couloir. Lily soupira.
« De ce que j'entends, » Commença-t-elle, « je ne pense pas que Jim ait finit sa séance d'entrainement matinale. Il te demandera probablement de l'attendre quelques minutes. »
Elle hésita avant de poser un regard intense sur Ron. Il y avait quelque chose dans son expression, que Ron était probablement trop jeune pour comprendre. Une grande partie d'inquiétude parentale qu'il voyait également parfois dans les yeux de sa propre mère. Mais les yeux de Lily étaient marqués de subtilités plus profondes, au-delà de sa propre expérience.
« Ron, » dit-elle, « Sois patient avec lui. Ce qui s'est passé à la fin de l'année avec Quirrell et avec… enfin, tout ça l'a affecté. Plus que ce que je ne pensais. Je ne pense pas que cette phase de changement qu'il traverse soit… forcément mauvaise, mais il est devenu un peu… intense, peut-même à un tel point que cela pourra parfois t'alarmer. Mais malgré tout ça, je sais qu'il te considère comme son meilleur ami. Et je pense qu'il a vraiment besoin d'un ami en ce moment. Je te pris donc de te rappeler de ça si jamais il agit de manière… difficile. Ok ? »
Ron ne comprit pas vraiment les sous-entendus de Lily Potter, mais il savait que Jim était son meilleur ami aussi, donc il hocha solennellement la tête pour signifier son accord. Ils continuèrent leur chemin à travers le couloir, tandis que le bruit sourd leur parvenait de mieux en mieux. A présent ils pouvaient même distinguer les grognements étouffés de Jim.
Lily ouvrit la porte et conduit Ron à travers « le gymnase ». Il s'agissait d'une grande pièce d'à peu près dix mètres carré, avec de une immense baie vitrée d'où pendaient de lourds rideaux opaques qui plongeaient la pièce dans la pénombre. La seule source de lumière provenait d'une lampe magique qui pendait du plafond et qui illuminait la pièce d'une faible lueur lugubre. Une forte odeur de sueur embaumait également la pièce. Dans un coin près de la porte, on pouvait distinguer un ensemble tout neuf de poids et autres équipements sportifs. Les jumeaux aussi avaient le même type d'équipement, bien que le leur soit plus modeste et semblait de seconde main – les batteurs étant censé avoir plus de muscle que n'importe quel autre joueur. A côté des poids, Ron fut un peu perturbé de remarquer ce qui semblait être une cible à fléchette… sauf que les fléchettes avaient été remplacée par de petit couteaux, planté dans la cible. Enfin certain étaient planté dans la cible, les autres se trouvaient autour – Jim n'étant pas encore très habille avec un couteau. D'ailleurs ce dernier se trouvait dans le coin le plus éloigné de la porte, et était habillé d'un pantalon de sport noir et d'un t-shirt gris. Il était pied nu et ses mains étaient enroulées de scotch, tandis qu'il frappait de manière répétitive un énorme punching-ball presque aussi grand que lui. En sueur, il mit quelques instants à remarquer la présence de Ron et de Lily, avant d'accueillir son ami d'un sourire, le souffle court.
« Ron ! Ça fait plaisir de te voir mon pote ! Accorde-moi juste un instant le temps de finir cette série de reps (1) et j'arrive, ok ? »
Ron qui n'avait aucune idée de ce que pouvait bien être une « reps », hocha de la tête. Lily, elle, observa son fils quelques instants avant de lui dire, la gorge nouée, « Je vous laisse entre vous les garçons. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, envoyez moi un elfe. Le déjeuné sera servit à midi ». Puis elle s'en fût, ne s'arrêtant qu'un instant pour jeter un dernier coup d'œil insondable à son fils. Jim, pour sa part, lui signifia qu'il avait comprit sans jamais détourner son regard du punching-ball. Puis, il fit un pas en arrière avant de se remettre à attaquer le sac dans une série de coup de pied latérale, suffisamment haut pour frapper un homme en plein estomac, voir même en plein plexus. Il fit un total de vingt coups de pieds, de chaque pied, chacun d'entre eux étant accompagné d'un « Kai ! » guttural, puis fit une pause et se dirigea vers Ron, ramassant sa serviette et sa bouteille d'eau au passage. Il sourit chaleureusement à Ron avant de lui tendre la main.
« Je te prendrai bien dans mes bras, mais je suis en sueur, » Fit-il encore à bout de souffle.
Ron serra avec joie la main de son ami. « Ce n'est rien. Qu'est-ce que c'est que tout ça ? »
« Ça s'appel du Taekwondo. C'est un sport de combat moldus, d'origine coréenne. Ma mère connait un cracmol qui a ouvert un dojo – c'est le centre d'entrainement au Taekwondo - à Londres. Il vient ici par cheminette deux fois par semaine pour m'entrainer. J'avais déjà commencé il y'a quelques années à m'entrainer juste pour le fun, mais je prends ça beaucoup plus au sérieux maintenant, après que… enfin après ce qui s'est passé. Je suis limité par temps dans mon entrainement avec une baguette durant l'été, mais j'aussi appris à mes dépends qu'un sorcier avait besoin de savoir se défendre sans baguette, puisqu'on ne sait jamais quand on risque de se la faire voler. »
« Oh, » Fit doucement Ron. Il était surprit de constater qu'il était possible d'utiliser sa baguette l'été, mais il ne fit aucune remarque. Les deux garçons s'observèrent dans un silence lourd, aucun des deux ne sachant quoi dire. Finalement, Jim prit place à la table qui se trouvait au milieu de la pièce, et fit signe à Ron d'en faire de même.
« Ok, on commence par le commencement je suppose. Maman m'a dit qu'il y avait un elfe de maison un peu taré qui a volé le courrier de tout le monde. C'est quoi cette histoire ? »
« Et bien, » commença Ron d'une voix hésitante, « Tout ce que je sais, c'est ce que m'a dit Harry, hier. »
« Harry était chez toi hier ? » l'interrompit Jim d'un air presque suspicieux.
« Ouais, il reste chez nous jusqu'en fin de semaine, avant d'emménager chez Neville. Pour faire court, la semaine dernière, alors qu'il était devant chez sa famille moldus, il a rencontré un elfe de maison. L'elfe lui a expliqué que soit toi, soit lui, seriez en danger cette année à Poudlard. Alors pour vous décourager d'y retourner, il a volé toute les lettres qu'on vous a envoyé cet été. » Ron hésita un instant avant de continuer. « Ainsi que toutes celles que tu aurais pu envoyer à tes amis. »
Jim garda le silence avant de prendre une autre gorgée d'eau, alors Ron continua.
« Enfin bref, l'elfe a finit par redonner ses lettres à Harry, et c'est la qu'un énormeessaim de doxies s'est attaqué à lui, avant qu'il ne réussisse finalement à entrer à l'intérieur de la maison. Après ça, ils ont décidé de l'enlever de chez ces moldus. Le Terrier est protégé contre les elfes de maison. Bill… c'est mon grand frère, le briseur-de-sort… quand il était à Poudlard, il s'est disputé avec un Serpentard quand il était en septième année, et durant l'été, le Serpentard a envoyé un elfe de maison ici au Terrier, afin de lui faire une sort de farce. Depuis, il a fait en sorte que la maison soit protégée contre les elfes de maison étrangers. C'est pour ça qu'ils ont envoyé Harry chez nous. »
Jim hocha la tête en signe de compréhension. « Est-ce qu'Harry a été gravement blessé ? »
« Je ne sais pas vraiment. Il a l'air d'aller bien maintenant. »
« Est-ce qu'ils savent à qui appartient l'elfe de maison ? Qui est-ce qui conspire pour nous tuer ? »
Ron se figea en entendant ça. Il n'avait pas réellement pensé qu'il s'agissait d'une conspiration meurtrière et il lui était très perturbant de constaté que le meurtre était la première chose à laquelle avait pensé Jim. « Je, euh, ne sais rien sur ça. Je ne pense pas qu'Harry soit au courant de quelque chose non plus. »
« Tu as surement raison, » répondit Jim avant de regarder au loin, frustré. « Non pas qu'ils nous disent quoi que ce soit, même s'ils savaient. Il vaut mieux qu'on reste dans le noir et qu'on ne sache rien d'important afin que l'on puisse prétendre que le monde est tout beau tout rose. »
L'amertume qui suintait de la voix de Jim, troubla le roux. Au cours de sa première année, le brun s'était toujours montré ouvertement hostile envers les Serpentards et particulièrement envers Harry. En effet, le Survivant était arrivé à Poudlard avec un énorme égo qui dégonfla rapidement suite à sa première semaine de cours et plus particulièrement après son premier cours de potion. Après cet incident, le garçon s'était rapidement calmé, développant à la fois une certaine discipline ainsi que quelques aptitudes sociales. A la fin de l'année, il avait la réputation d'un garçon sympathique, quoiqu'un peu caractériel, avec beaucoup d'amis bien que très peu d'entre eux soient issus d'autre maisons, et aucun à Serpentard. D'un autre côté, ce Jim là, semblait sur le point de développer des tics nerveux.
« Jim, tu commences à me faire peur. Qu'est-ce qui s'es passé ces dernières semaines ? »
Jim passa nerveusement sa main sur sa bouche, en essayant de déterminer ce qu'il pouvait révéler à Ron. « J'ai… appris certaines choses cet été. Des choses que je n'étais pas censé apprendre. » Dit-il en lâchant un petit rire nerveux. « C'est assez drôle quand on y pense. J'avais pour habitude de toujours m'énerver après mes parents et Dumbledore quand je sentais qu'ils me cachaient des choses. Où quand ils me traitaient comme un enfant. A présent que je comprends pourquoi ils ont fait ça, une part de moi souhaite redevenir cet enfant ignorant. »
Il fixa Ron d'un regard intense. « Et j'en suis désolé, mais il y a beaucoup de choses dont je ne peux pas te parler. Du moins pas encore. Peut-être même que je ne pourrai jamais te les dire. Tu sais que Voldemort, » Ron tressaillit, « peut lire dans les esprits, et les informations qu'il nous a soutiré… qu'il m'a soutiré, lui ont quasiment permis de revenir d'entre les morts. Si lui ou l'un de ses disciples venaient à apprendre ce que je sais, ça pourrait finir en désastre. Je veux apprendre l'Oclumencie, mais mes parents ne sont pas de mon avis. Maman m'a dit que j'avais besoin de plus de discipline et qu'elle en reparlera à papa une fois que j'aurai passé ma ceinture bleue. »
Ron n'avait aucune idée de ce qu'était l'Oclumencie, ou encore de comment fonctionnait le système de classement au Taekwondo, et avait donc quelques difficultés à intégrer tout ce que Jim venait de lui dire. « Donc tu as appris des informations secrètes à propos de… Tu-Sais-Qui, que tes parents ne voulaient pas que tu saches. Est-ce qu'ils savent que tu es au courant ?»
« Non, et honnêtement, j'ai peur de le leur dire. Je ne pense pas qu'ils essayent de m'oblitéré, mais je ne veux pas prendre le risque. Je ne peux pas retourner à mon état de … stupide ignorance. »
« Comment est-ce que je peux t'aider ? » Fit Ron d'une voix pressante.
Jim hésita. « Avant que je ne te réponde… je dois te révéler quelque chose. Tu as dis qu'un elfe de maison à intercepter le courrier que j'ai envoyé. C'est une bonne chose en réalité, parce que je ne t'ai envoyé qu'une seule lettre quelques jours après avoir… après avoir appris la vérité. Je suis content qu'elle ne te soit pas parvenue. C'était… lâche de ma part de t'écrire une lettre au lieu de t'avouer ce que j'avais à te dire en face. Tu mérites mieux que ça. En réalité, j'ai pensé que tu avais reçu la lettre et que c'est pour ça que tu ne m'avais jamais répondu. »
Ron sentit son estomac se tordre. On y était. Le moment où Jim allait couper les ponts avec lui parce que le Survivant ne pouvait pas se trimballer un lâche qui s'enfuyait au premier obstacle.
« J'ai dis beaucoup de chose dans cette lettre. A commencé par à quel point j'étais désolé que tu te sois retrouvé en danger simplement parce que tu es mon ami. A quel point j'étais désolé d'avoir agit en connard toute l'année envers beaucoup de personnes. A quel point j'ai finalement pris conscience pour la première fois de ma vie qu'être le 'Survivant' signifiait plus que simplement aller à des évènements ou avoir des livres pour enfants racontant mes supposées aventures. Être le 'Survivant' signifie littéralement que d'autres personnes sont morte. Une des choses que j'ai appris cet été et dont je peux te parler, c'est que mes quatre grands-parents sont mort avant même que je naisse. Je le savais bien sur, mais je ce que je ne savais pas, c'est qu'ils ont été assassinés par des Mangemorts qui voulaient se venger de mes parents parce qu'ils faisaient partis de la résistance. J'ai également appris la véritable raison pour laquelle mes parents ont envoyé Harry ailleurs – ils avaient tous les deux peur qu'il ne soit tué, juste en étant proche de moi. »
Il prit une autre gorgée d'eau avant de refixer Ron. « Donc, après tout ce que je viens de dire, as-tu toujours envie d'être ami avec moi ? En sachant le prix que tu pourrais avoir à payer ? En sachant qu'un jour, les Mangemorts pourraient s'en prendre à toi ou à tes proches, juste à cause de tes connaissances ? Tu fais déjà partie aujourd'hui des rares personnes à avoir vu le visage de Voldemort et à y avoir survécu. Je me souviens de ta bravoure durant la partie d'échec, quand on était partit récupérer la Pierre – a quel point tu étais prêt à te sacrifier afin d'être sur que je n'arrive pas trop tard. Es-tu sur de vouloir retenter ta chance ? »
Ron resta sans voix devant les déclaration de Jim. Il avait tellement honte de son comportement dans la chambre au mirroir qu'il avait omis ce qu'il s'était passé durant la partie d'échec et de comment il s'était sacrifier pour permettre à Jim d'aller plus vite et de comment il serait probablement mort, si Neville n'était pas intervenu. A présent et après plusieurs semaines de doute, Ron commençait enfin à sentir son courage Gryffondor lui revenir. "Alors, qu'est ce que tu veux que je fasse ?"
Jim sourit avant de relâcher son souffle. Ron fut frappé de voir à quel point Jim avait peur de se faire rejeter. D'être rejeté par Ron weasley. Personne au monde n'avait jamais tenu à ce point là à l'amitié de Ron.
"Et bien rien de particuliers, là tout de suite. On va commencer par déjeuner et peut-être aller voler un peu plus tard. Et puis après on fera un programme. On a encoure tout les deux beaucoup à apprendre."
Ron hôcha la tête. "Oui. On doit s'entrainer pour combattre... Voldemort." Il frissona en prononçant le nom, mais n'en était pas moins fière d'avoir réussit à le dire, tout comme Jim était fière de lui. Malgré ça, le brun secouat la tête.
"Non, Ron. On ne s'entraine pas pour battre Voldemort." Fit Jim, une expression dure sur le visage. "On s'entraine pour tuer Voldemort."
(1)Reps : Utilisé en sport pour désigner la répétition d'un même mouvement.
Note d'Auteur :
A propos de l'attitude de Jim : Il y a une petite partie de gens sur les fandom HP qui ont été consterné par l'attitude de Dumbledore à la fin de l'ordre du phoenix, lorsque le vieil homme révèle qu'il a caché la prophécie (entre autres) à Harry pendant des années, afin de permettre au garçon de profiter de son enfance aussi longtemps que possible. Il me semble que la majorité reste convaincue par le raisonnement de Dumbledore, particulièrement à la lumière de ce qu'a été l'enfance d'Harry chez les Dursley. Toutefois, les scénaris où Harry apprend la prophécie très tôt et passe des années à s'entraîner afin de battre Voldemort restent très communs. Mais puisque cette histoire va souvent à l'encontre du scénario habituel, je me demandais : Et si Dumbledore avait raison ? Et si révéler à un enfant de 11 ans déjà bien traumatisé, qu'il était celui qui devait tuer Voldemort et que personne d'autre à part lui ne pourrait le faire,était une très mauvaise idée qui allait certainement provoquer de profonds problèmes psychologiques à cet enfant ? Des problèmes tels que la Paranoïa, la dépression et un intérêt obsessionnel pour tout ce qui pourrait l'aider, du Taekwando à la Magie Noire, dans sa lutte contre le plus grand Mage Noir du sciècle. Ainsi,Jim Potter qui prit connaissance de presque l'ensemble de la prophécie dans le dernier chapitre du premier tome, s'est transformé à l'âge de 11 ans en une espéce de Bruce Wayne et décida qu'il devait s'entrainer comme un taré jusqu'à atteindre le niveau de Voldemort. Le problème étant, bien sur, que contrairement à Bruce Wayne, Jim n'est pas le protagoniste de cette histoire. :)
